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Stratégie des R : Réduire, réutiliser, recycler...

Réduire la production des déchets à Bruxelles est le meilleur moyen de limiter l’impact sur l’environnement. S’ils ne peuvent être évités, peuvent-ils être réutilisés comme ressource secondaire, grâce à la réutilisation, au recyclage, au compostage, ... comme dans une économie circulaire ?
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le 17 mars 2026

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Documentation et outils

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Politique régionale

  • Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD)
  • L’ACR+ : Association des Villes et Régions pour la Gestion Durable des Ressources
  • Rapport d’activité du PGRD : 5 ans de résultats pour de nouvelles recommandations

Sommaire

  • L’économie sociale dans la prévention des déchets par le réemploi
  • Motivations et comportements des Bruxellois vis-à-vis des pratiques de réemploi
  • Challenge zéro déchet
  • Responsabilité élargie du producteur

L’économie sociale dans la prévention des déchets par le réemploi

Focus - Actualisation : février 2020

Les ménages bruxellois ont produit en moyenne 339.000 tonnes de déchets annuellement entre 2014 et 2017. Dans ce volume, figure une part importante d’objets d’équipements. Dans le meilleur des cas, ils sont recyclés et, dans le pire, ils sont directement incinérés. Or les équipements jetés par les ménages sont souvent réparables, ré-employables ou re-qualifiables, et pourraient donc connaître une nouvelle vie. L’économie sociale joue un rôle important pour remettre ces objets en circulation et créer les boucles de réemploi qui permettent d’allonger la durée de vie des équipements.

Allonger la durée de vie des équipements  ou prévenir les déchets par le réemploi

Les ménages bruxellois ont progressivement pris l’habitude de trier leurs déchets et le taux de préparation au recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. et au réemploi atteint 43,5 % en 2017 (voir l'indicateur  « Part et gestion des déchets préparés en vue du réemploi et du recyclage »). Pour autant, le recyclage des déchets demeure intensif en énergie, puisqu’il implique la destruction du produit d’origine et sa séparation en ses composants utiles. De plus, il ne permet de valoriser qu’une partie de la matière tandis que les parties non recyclables rejoignent les déchets à éliminer. De ce fait, plus on intervient en amont de la production de déchets, plus les retombées sont positives pour l’environnement. 
Les déchets des ménages comportent une part importante d’objets d’équipements qui passent généralement dans la catégorie de déchets à éliminer alors que leur usage pourrait être prolongé, moyennant éventuellement une étape de réparation ou de requalification. Retarder l’arrivée de ces flux d’équipements dans le recyclage et à l’incinération contribuerait à réduire significativement l’ empreinte écologiqueMesure de la pression exercée par l'homme sur son environnement. Cet outil évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins en absorption de déchets. L'empreinte écologique est exprimée en hectares. des consommateurs bruxellois.
Les entreprises d’économie sociale jouent un rôle clé dans la collecte de divers flux d’objets usuels usagés pour les préparer au réemploi ou, le cas échéant, au recyclage. Les différents biens collectés sont valorisés au mieux et remis sur le marché via les boutiques de seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. , créant ainsi des boucles de consommation en circuits courts.

Les acteurs de l’économie sociale à Bruxelles

Les acteurs de l’économie sociale peuvent adopter différentes structures : coopératives, sociétés à finalité sociale, associations, mutuelles, fondations. Certaines entreprises d’économie sociale sont agréées et subsidiées par la Région pour développer la préparation au réemploi des textiles, des encombrants (meubles, articles ménagers et de loisirs) et des déchets électriques et électroniques. Outre l’accès aux subsides, cet agrément leur permet de pratiquer un taux de TVA réduit. Les entreprises actives à Bruxelles sont connues par deux sources : la fédération Ressources, qui rassemble des entreprises d’économie sociale des Régions Wallonne et de Bruxelles-Capitale actives dans la réduction des déchets par la récupération, la réutilisation et le recyclage, et Bruxelles Environnement, organisme qui gère les subsides et collecte des données relatives aux performances du secteur.
De même que les structures subsidiées, le nombre d’entreprises bruxelloises membres de la fédération Ressources augmente peu ; il est passé de 9 à 12 entre 2004 et 2016, avant de redescendre à 11 en 2017 (Ressources, 2018. Voir fiche documentée « Prévention des déchets par le réemploi »). Ces chiffres cachent néanmoins des mouvements d’entrée et de sortie, et un certain roulement s’observe d’une année à l’autre.
Les entreprises d’économie sociale représentent également une source de création d’emplois non négligeable, en particulier d’emplois peu qualifiés. Le secteur représente également une opportunité d’insertion professionnelle. Un nouveau métier a d’ailleurs émergé : le valoriste, dont le rôle est de veiller à maximiser l’utilisation des ressources.

Les performances du secteur : un potentiel à développer…

Selon les données collectées par Bruxelles Environnement, le volume collecté annuellement depuis 2010 par les entreprises subsidiées par la Région est compris entre 6.000 et 7.000 tonnes. En 2017, 6.823 tonnes ont été collectées pour les 4 flux principaux (données Bruxelles Environnement, 2019) : textiles, encombrants & brocante, déchets électriques et électroniques (DEEE) et consommables informatiques. Ceci représente 5,8 kg par habitant.  Un des obstacles à l’augmentation des volumes traités est l’accès au gisement de certains flux et le fait de bénéficier de collectes suffisamment préservantes (des collectes qui préservent le potentiel de réparation et de réutilisation des équipements). Si les résultats actuels sont encourageants, le potentiel reste cependant encore important. En 2015, la Fédération Ressources avait estimé qu’environ 10.000 tonnes d’équipements supplémentaires pouvaient être collectés et réemployés à Bruxelles, tous flux confondus. Le développement du réemploi ne pourra donc se faire sans travailler sur la captation du gisement.
Du volume total collecté en 2017 par les entreprises subsidiées, 52 % (3.556 tonnes) a effectivement été proposé au réemploi après une phase de tri et de contrôle, et éventuellement moyennant une étape de réparation, de nettoyage ou de reconditionnement. Cette quantité  représente une moyenne de 3 kg par habitant par an. La part de recyclage est de 31% tandis que 17% du volume collecté est éliminé. Les résultats relevés par Ressources auprès de ses membres bruxellois sont similaires avec, pour 2017, un taux de réutilisation de 54% pour 32% de mise au recyclage et 14% de déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables. (éliminés). De plus amples informations concernant les performances de réemploi par filières sont disponibles dans la fiche documentée « Prévention des déchets par le réemploi ».

Volume collecté total et par flux, et montants des subsides alloués par la Région bruxelloise aux entreprises actives dans l’économie sociale pour la collecte et le traitement

Source : Bruxelles Environnement, données 2019
illu_fd_reemploi_tonnage_subsides_fr

… dans un cadre régional renforcé

Soutenir les efforts déployés par les entreprises de l’économie sociale permet de prévenir la production des déchets en allongeant la durée de vie des équipements. Au vu des défis environnementaux actuels, la définition d’un cadre pour le développement du réemploi d’équipements répondant à la demande des ménages comme des professionnels apparaît aujourd’hui indispensable. Le cinquième plan de gestion des ressources et des déchets (PGRD), approuvé en 2018 par le gouvernement de la Région bruxelloise, définit de nouvelles mesures visant à soutenir l’économie sociale par la garantie d’une collecte préservante et d’un accès aux gisements collectés. Ainsi, le plan prévoit de combiner des infrastructures mobiles et temporaires aux dispositifs classiques (tels que les collectes en porte-à-porte, ou les diverses collectes par l’économie sociale). L’objectif est également d’assurer un service de collecte intégré, professionnel et financièrement abordable. Par ailleurs, le plan assure désormais aux acteurs du secteur l’accès prioritaire et gratuit au gisement des flux, que ceux-ci soient collectés par l’Agence Bruxelles Propreté, dans le cadre de la mise en œuvre de certaines REP, ou par les communes.  
En outre, l’engagement des citoyens pour une transition vers des modes de consommation, d’utilisation et de gestion plus durables des objets du quotidien est un facteur prépondérant de la mise en place d’une logique de gestion plus circulaire des équipements. Les services offerts par les acteurs du réemploi doivent donc tenir compte des particularités des populations (type d’habitat, ménages non motorisés, etc.) et de leurs épisodes de vie (emménagement, déménagement, naissance, décès, etc.) (voir le focus « Motivations et comportements des Bruxellois vis-à-vis des pratiques de réemploi »).

A télécharger

Fiche(s) de l’Etat de l’Environnement

  • Indicateur : Part et gestion des déchets préparés en vue du réemploi et du recyclage 
  • Focus : Part et gestion des déchets préparés en vue du réemploi et du recyclage (édition 2015-2016)

Fiche(s) documentée(s)

  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT, 2020, « Prévention des déchets par le réemploi »
  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT, 2020, « Cadre politique et législatif, acteurs et infrastructures de la gestion des ressources et des déchets »

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT, 2019. Carte « Zéro Waste » 

Etude(s) et rapport(s)

  • COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS, décembre 2015, « Boucler la boucle - Un plan d'action de l'Union européenne en faveur de l'économie circulaire », COM/2015/0614. 
  • DEDICATED, 2018. « Baromètre des opinions et des comportements de la population bruxelloise en matière environnementale », étude pour le compte de Bruxelles Environnement
  • ECORES sprl, ICEDD, BATir (ULB), juillet 2015. « Métabolisme de la Région de Bruxelles-Capitale: identification des flux, acteurs et activités économiques sur le territoire et pistes de réflexion pour l’optimisation des ressources ». Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 305 pp. (.pdf)
  • MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L’ENERGIE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, octobre 2016, « Ensemble, faisons tourner l’économie en développant l’économie circulaire en Belgique », 23pp.
  • RESSOURCES, 2022. « Observatoire de la réutilisation du réemploi et de la réparation Wallonie/Bruxelles ». Synthèse réalisée avec le soutien de Bruxelles Environnement et du Service Public de Wallonie, 24 pp
  • RESSOURCES, 2018. « Observatoire de la réutilisation Wallonie/Bruxelles – Edition 2018 », 34 pp.

Plan(s) et Programme(s)

  • Cinquième plan de gestion des ressources et des déchets en Région de Bruxelles-Capitale, adopté le 15 novembre 2018 (.pdf)

Liens utiles

  • BRUXELLES-PROPRETE/NET BRUSSEL
  • BRUXELLES-RECYCLAGE S.A./BRUSSEL-RECYCLAGE N.V.
  • RES-SOURCES

Motivations et comportements des Bruxellois vis-à-vis des pratiques de réemploi

Focus – Actualisation : Janvier 2026

Saviez-vous que plus de 9 Bruxellois sur 10 ont des objets de seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. chez eux ? C'est ce qui ressort d'une enquête en ligne menée auprès des Bruxellois sur le réemploi. Un Bruxellois a acquis en moyenne 45 kg d'objets de seconde main en 2024. Mais y a-t-il un effet rebond lorsque l’on achète en seconde main ? Généralement, l’acquisition d'un bien de seconde main permet d’éviter l'achat d'un article neuf. 

Les Bruxellois et la seconde main : qui achète quoi ? 

A Bruxelles, plus de 9 personnes sur 10 possèdent au moins un article d’occasion. Et, dans la plupart des cas, ces consommateurs ne se limitent pas à une seule catégorie d’objets : lorsque les Bruxellois possèdent un article de seconde main, il y a de fortes chances qu’ils en aient d’autres, et d’une nature différente. En effet, ils seraient 6 sur 10 à posséder des articles de seconde main dans six catégories ou plus. Ces détenteurs “convaincus” sont majoritairement âgés de 18 à 54 ans, avec une proportion particulièrement élevée chez les 18-34 ans.

Les Bruxellois optent plus souvent pour la seconde main que pour le neuf lorsqu’il s’agit de médias (livres, musique et multimédia) et de meubles. Les Bruxellois ont aussi souvent chez eux en seconde main toutes sortes de textiles (tels que des vêtements, du linge de maison ou des peluches), des articles ménagers (décoration, vaisselle), des articles de loisirs (jeux, matériel de sport) et des vélos (voir la figure ci-dessous). 

La majorité des personnes interrogées ont indiqué que, dans la plupart des cas, l'achat d'un article de seconde main permet d’éviter l'achat d'un article neuf. L’effet rebond, qui consiste à acheter plus en raison des prix plus avantageux de la seconde main, semble donc évité dans la plupart des cas, ce qui réduit l’impact environnemental de notre consommation. 

Pour autant, l’achat de produits neufs reste le mode de consommation principal, toutes catégories d’objets confondues. Dans le reste de la Belgique également, la majorité privilégient toujours encore le neuf à la seconde main pour leurs achats (OVAM, 2020 ; SPW & Opinioway, 2022). 

Les Bruxellois possèdent plus d'articles neufs que de seconde main, dans presque toutes les catégories d’articles

Source : Sondage réemploi (Bruxelles Environnement, d'après IPSOS 2024)
Graphique : Les Bruxellois [SD4.1]possèdent plus d'articles neufs que de seconde main, dans presque toutes les catégories d’articles

Lire le texte de transcription

Dans presque toutes les catégories, les gens ont plus d'articles neufs que d'articles de seconde main. A la question "Dans quelle mesure possédez-vous des articles de seconde main dans les catégories suivantes ?", les réponses proposées pour chaque catégorie étaient "Plus de neuf que de seconde main", "Autant de neuf que de seconde main", "Plus de seconde main que de neuf" ou "Je ne possède pas". Les catégories suivantes étaient listées :

  • Matelas
  • Équipements électriques et électroniques (EEE)
  • Articles ménagers, vaisselles, décoration
  • Textiles : vêtements, chaussures, linge de maison, maroquineries, peluches
  • Articles de jardinage et outils de bricolage
  • Articles de loisirs (jeux, jouets, etc.) et de sports
  • Meubles
  • Livres, musique, multimédia
  • Produits et matériaux de construction
  • Vélos (non électriques)

Les Bruxellois et la seconde main : où et en quelle quantité ? 

Les Bruxellois achètent (52%) à peu près autant de produits de seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. qu'ils en reçoivent (48%). Nous nous situons donc entre les Flamands et les Wallons, qui achètent respectivement 64% et 38% de leurs produits en seconde main (OVAM, 2020 ; SPW & Opinioway, 2022). 

Les Bruxellois achètent le plus souvent leurs articles d’occasion dans des magasins physiques (51% des achats de seconde main), répartis de manière assez homogène entre les magasins de l'économie sociale (24%) et les magasins privés (27%). Les autres canaux d'achat sont les plateformes en ligne (19%), la famille et les amis (13%), les brocantes, vide-greniers (11%) et autres (7%). Il existe bien sûr des différences selon les catégories d’âge. Par exemple, les jeunes de 18 à 34 ans achètent plus souvent dans des magasins d'économie sociale que les autres catégories d'âge. 

Qu’en est-il de l’essor du numérique ? Si on exclut les canaux d’achat informels (brocante, famille, amis, etc.), on constate que les Bruxellois sont encore beaucoup plus enclins à effectuer leurs achats de seconde main dans des magasins physiques (73%) qu'en ligne (27%). Le textile (vêtements, chaussures, linge de maison, maroquinerie, peluches) est la catégorie de produits que les Bruxellois achètent le plus souvent en ligne (25%), devant des catégories telles que les médias, les articles de loisirs et le mobilier. Néanmoins, cet état des lieux étant le reflet d’une situation à un moment donné, il sera intéressant de suivre l’évolution de ces proportions dans les années à venir. 

Nous savons déjà que les Bruxellois achètent chaque année 3,6 kg d’articles dans les magasins agréés de l'économie sociale (2023, Bruxelles Environnement, reporting annuel dans le cadre de l’grément Réemploi). Sachant que ces magasins représentent seulement 16% des canaux d’achat, qui ne représentent eux que 52% de la seconde main (voir ci-dessus), cette enquête permet d’estimer que l'habitant moyen réutilise au total environ 45 kg d'objets par an, achats et dons confondus. En comparaison, en 2023, environ 243 kg de déchets ménagers ont été produits par habitant (expliqué dans l'indicateur relatif aux déchets municipaux), ce qui permet de situer l’ampleur du réemploi par rapport à la production globale de déchets ménagers. 

En revanche, les articles de seconde main gratuits sont le plus souvent obtenus auprès d'amis et de membres de la famille (27%) ou par l'intermédiaire de plateformes en ligne (24%). 

Motivations, craintes et perceptions des Bruxellois vis-à-vis de la seconde main 

Pour leurs achats de seconde main, les Bruxellois attachent de l'importance surtout au fait de pouvoir économiser de l’argent, à l’hygiène et à la qualité (garantie) et à la possibilité de renvoyer les articles. Lorsque ces critères sont présents, les Bruxellois se disent davantage motivés à acheter en seconde main. Les préoccupations en matière d'hygiène, de propreté et de garantie en cas de défauts sont souvent mentionnées comme étant un frein à l'achat en seconde main. Par ailleurs, de nombreux Bruxellois (69%) déclarent qu’ils n'ont pas l'habitude d’envisager d’acheter certains articles en seconde main, ce mode d'achat exigeant plus de temps et d’efforts. 

Les freins à l’achat de produits de réemploi (de la plus importante à la moins importante)

Source : Sondage réemploi (Bruxelles Environnement, d'après IPSOS 2024)
Graphique : Les freins à l’achat de produits de réemploi (de la plus importante à la moins importante)

Lire le texte de transcription

A la question "Dans quelle mesure les motifs suivants ont-ils joué un rôle dans le fait que vous n'avez pas ou pas souvent acheté d'articles de seconde main au cours de l'année écoulée ?", les personnes interrogées pouvaient répondre pour chaque affirmation par "n'a pas joué de rôle ", " a joué un rôle " ou " a joué un rôle important ". Les affirmations suivantes ont été choisies, classées de la plus importante à la moins importante.

  • Je n'en avais pas besoin, même en neuf
  • Je n’ai pas l’habitude d’acheter en seconde main
  • J'ai peur que l’article de 2e main ne fonctionne pas bien / qu’il tombe en panne rapidement
  • Je crains que l’article de 2e main ne soit pas propre / qu’il transporte des bactéries
  • L’article de 2e main n'a pas de garantie, et c'est difficile à échanger / de se faire rembourser
  • Je n'ai pas confiance dans les achats en ligne
  • Je n’y pense pas lorsque je fais des achats
  • Il y a moins de choix en modèles et tailles pour les articles de seconde main
  • Je pense qu'un produit de seconde main ne dure pas aussi longtemps qu'un neuf
  • Je ne connais pas bien les endroits ou sites internet pour acheter en seconde main
  • Il n'y a pas assez de magasins de seconde main près de chez moi
  • Le dernier modèle n'est pas disponible en seconde main
  • J'ai peur de ce que les autres pourraient penser

Les incitants à acheter plus souvent des articles de seconde main (du plus important au moins important)

Source : Sondage réemploi (Bruxelles Environnement, d'après IPSOS 2024)
Graphique : Les incitants à acheter plus souvent des articles de seconde main (du plus important au moins important)

Lire le texte de transcription

A la question "Quels sont les facteurs suivants qui vous encourageraient à acheter (plus souvent) des articles de seconde main (à la place du neuf) ?", les personnes interrogées pouvaient répondre pour chaque affirmation par "Cela ne m'encouragerait pas du tout ", " cela m'encouragerait moyennement " ou " cela m'encouragerait fortement ". Les affirmations suivantes ont été choisies, classées de la plus importante à la moins importante.

  • Je peux réaliser des économies car le prix des articles en seconde main est plus bas que les articles neufs
  • S’il y avait une assurance que les produits sont nettoyés et réparés pour une meilleure hygiène et qualité
  • S’il y avait une garantie et des possibilités de retour ou remboursement
  • S’il y avait davantage de points de vente et de produits disponibles en seconde main
  • S’il y avait des réductions et des offres spéciales par les vendeurs de seconde main
  • Si j’avais la conviction que cela réduit l'empreinte carbone et les déchets
  • Si l’accès à la seconde main était facilité, par exemple via des plateformes en ligne ou des applications mobiles
  • Si les projets de seconde main étaient des initiatives locales et sociales et que je voudrais y apporter mon soutien
  • Si j’avais une meilleure connaissance de la seconde main, p.ex. Grâce à des campagnes d'information sur les avantages de la seconde main

L'enquête montre également que la perception de la seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. est majoritairement positive chez les Bruxellois. 60 à 70% des Bruxellois reconnaissent les avantages de la seconde main :

  • C'est bon pour l'environnement car les objets ne sont pas gaspillés, leur durée de vie est prolongée et il y a donc moins de matériaux à extraire pour fabriquer de nouveaux objets.
  • C'est une bonne chose pour le portefeuille de chacun, car ces articles sont souvent moins chers que les produits neufs et vous pouvez même en tirer quelque chose lorsque vous les vendez.
  • Il y a également des avantages sociaux, car des prix plus bas conviennent aux personnes moins aisées.
  • Enfin, les Bruxellois reconnaissent également les vertus de l'achat et de la vente en seconde main : cela donne l'impression de faire quelque chose d'utile pour les autres et pour la société. 

Selon un sondage réalisé en 2018 (Dedicated, 2018), 68% des répondants estimaient que leur façon de consommer avait un impact sur l'environnement.

Bon à savoir

Conclusion : La majorité des Bruxellois possède des articles de seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. et sont convaincus des avantages environnementaux, sociaux et financiers de cette pratique. Bien que la prise de conscience soit là, l’achat neuf reste pourtant la norme. La question centrale est la suivante : comment stimuler encore davantage le réemploi et réduire ainsi notre impact matériel ?

Acheter et vendre en seconde main, c'est bien

Source : Sondage réemploi (Bruxelles Environnement, d'après IPSOS 2024)
Graphique : Acheter et vendre en seconde main, c'est bien

Lire le texte de transcription

A la question "Parmi les affirmations ci-dessous, à quel point êtes-vous d'accord avec chacune d'entre elles ?", les personnes interrogées pouvaient répondre pour chaque affirmation par "pas (du tout) d'accord", "ni d'accord, ni pas d'accord" ou "(complètement) d'accord". Les affirmations suivantes ont été choisies, classées du moins d'accord au plus d'accord.

  • Il vaut mieux donner ou vendre les produits dont on ne se sert plus plutôt que de les jeter
  • Donner des produits inutilisés aide les personnes dans le besoin
  • Il vaut mieux donner ou vendre les produits dont on ne se sert plus plutôt que de les garder
  • Il est important de soutenir les initiatives de recyclage et de réutilisation
  • Les produits de seconde main sont souvent moins chers que les produits neufs
  • Donner en seconde main est gratifiant
  • Acheter des produits de seconde main est une manière de consommer de manière responsable
  • Acheter des produits de seconde main permet de préserver des ressources naturelles
  • Acheter en seconde main est gratifiant.

Bon à savoir

Des recherches menées par des spécialistes en sciences comportementales montrent que les déterminants du réemploi peuvent être classés en quatre catégories (Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement par Egérie Research, 2015 et Sonecom, 2016). Beaucoup de ces constatations ont été confirmées par l'enquête menée par Bruxelles Environnement en 2024, décrite ci-dessus et consultable ci-dessous:

  • Facteurs sociodémographiques : les familles avec enfants, par exemple, optent davantage pour le réemploi. Les jeunes sont plus enclins au réemploi que les personnes âgées, et les femmes plus que les hommes.
     
  • Facteurs contextuels :
    • Le contexte économique tendu encourage le réemploi : cela permet en effet de réaliser des économies en reportant ou en évitant l'achat de nouveaux articles plus coûteux.
    • Le modèle sociétal engageant à la surconsommation a, paradoxalement, permis au marché de l’occasion de se développer au niveau de l’offre.
    • Au cours des dernières décennies, le réemploi est devenu une pratique socialement valorisée;
    • Se débarrasser des déchets est de plus en plus découragé (cela coûte plus cher, il y a davantage de règles et de contrôles...) et le réemploi est de plus en plus encouragé, ce qui incite à l’adoption de nouveaux comportements.
    • L’exigüité des logements en milieu urbain et le manque de moyens de transport pour se rendre aux déchetteries sont des obstacles pratiques, de même que, le nombre limité de collectes d'encombrants à domicile ou les tarifs élevés pratiqués par les sociétés spécialisées en vide grenier.
    • La « fast fashion » permet certes d'obtenir des objets bon marché, mais ceux-ci sont souvent victimes d'une obsolescence programmée et sont de qualité médiocre. Leur bas prix rend les alternatives d'occasion peu avantageuses à l'achat, tandis que leur mauvaise qualité réduit leur durée de vie.
       
  • Facteurs internes, tels que les préférences et les réticences personnelles vis-à-vis du réemploi :
    • L’inertie au changement, dont font partie le manque de temps ou d’envie de sortir des circuits classiques de consommation.
    • L’envie de posséder tout de suite quelque chose ou de se débarrasser immédiatement d’un objet.
    • La méfiance à utiliser des objets que d’autres ont portés ou utilisés avant nous, la réticence à rencontrer ou à faire des transactions avec des inconnus.
    • La méconnaissance des initiatives existantes et des règles du marché de l’occasion (incertitudes sur les modalités de la transaction, sur la valeur des objets…).
       
  • Facteurs liés à l'objet : le type d'objet détermine souvent la forme de réutilisation préférée des utilisateurs (donner, échanger, réparer, acheter en seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets., prêter, louer, etc.).

Méthodologie

A la demande de Bruxelles Environnement, une enquête en ligne sur la demande de seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets. a été menée fin 2024 auprès de plus de 800 Bruxellois âgés de 18 à 75 ans par IPSOS. Le taux de réponse a été supérieur à 80% et l'échantillon interrogé, pondéré en fonction de l'âge et du genre, était représentatif de la population bruxelloise.

A télécharger

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Infographie « Les déchets en RBC - Les chiffres-clés de 2023 ». (.pdf)
  • Reporting annuel dans le cadre de l’Agrément Réemploi, 2023. Document interne.

Etudes et rapports

  • IPSOS, novembre 2024. « Réemploi à Bruxelles : habitudes, perceptions et motivations ». Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement. (.pdf)
  • Dedicated, 2018. « Baromètre des opinions et des comportements de la population bruxelloise en matière environnementale ». Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement. (.pdf)
  • Sonecom, 2016. « Sondage du comportement relatif à la réutilisation et à la réparation de produits en Région de Bruxelles-Capitale ». Document non publié.
  • Egérie Research, 2015. « Analyse qualitative des comportements de réutilisation et de réparation des produits en région de Bruxelles-Capitale à l’aide de focus-groupes ». Document non publié.
  • OVAM, 2020. « Reuse. The understudied circular economy strategy ». (.pdf)
  • Opinioway, 2022. « Baromètre de la prévention des déchets ménagers en Wallonie ». Étude réalisée pour le compte de la Direction des Infrastructures de Gestion et de la Politique des Déchets (DIGPD) de la SPW. (studie 2022 niet meer beschikbaar)

Challenge zéro déchet

Focus - Actualisation : janvier 2023

Lors du challenge zéro déchetL’expression « zéro déchet » recouvre une idée, un mode de vie et un mouvement sociétal. L’idée, mise en avant par quelques pionniers, est pour un citoyen, un ménage, une organisation ou encore un processus industriel de progresser vers un fonctionnement qui tende à ne plus produire aucun déchets, et en corollaire quasi automatique, de consommer moins de ressources. Bien que le « zéro déchet » absolu soit sans doute impossible à atteindre, la radicalité de l’expression dénote son ambition : il s’agit de réévaluer toutes les facettes d’un fonctionnement pour diminuer massivement la production de déchets. de 2021, les participants sont parvenus à réduire leurs déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables. à un cinquième de ce que le Bruxellois moyen produit. Les challengers ont même réussi à faire baisser la quantité de déchets recyclables (PMC et papier-carton). Le défi zéro déchet montre donc qu’il exist un grand potentiel de réduction des déchets. Non seulement en triant mieux les déchets pour faire maigrir le sac de tout-venants, mais surtout en consommant plus consciemment et en appliquant d’autres pratiques zéro déchet telles que l’utilisation de l’eau du robinet, l’achat en vrac, la réutilisation, le « do-it-Yourself », la réparation, le compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques.… que l’on peut éviter les déchets !

Qu’est-ce que le zéro déchet et quel est son but ?

Le zéro déchet ou zero waste est une idée, un mode de vie et un mouvement civil visant à ne plus produire aucun déchet et à préserver toutes les ressources. Etant donné qu’il est probablement impossible d’arriver à zéro déchet, on entend aussi par-là tenter de réduire les déchets par le biais d’une production et d’une consommation responsables, du réemploi et du recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. de produits, d’emballages et de matériaux afin de consommer moins de ressources et de supprimer les émissions nocives liées aux déchets. 

Il faut en effet réduire la production de déchets pour contrer les changements climatiques et pour réduire la pression sur l’environnement. La fabrication et la distribution d'un produit, mais aussi le traitement en fin de durée de vie, sont autant d'opérations qui consomment des ressources qui se raréfient telles que les matières premières, l’eau, l’énergie, les combustibles, etc., s’accompagnent d’émissions de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3)., et d’autres déchets et produits secondaires, et contribuent à la pollution de l'air, du sol et des eaux souterraines, notamment. L’extraction et le traitement des ressources est en effet responsable d’environ la moitié des émissions mondiales totales de gaz à effet de serre et de plus de 90 % des impacts sur la terre et l’eau (perte de biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et stress hydriqueLe stress hydrique est une situation critique qui surgit lorsque les ressources en eau disponibles sont inférieures à la demande en eau.) (UN Environment, International Resource Panel, Global Resource Outlook, 2019 (.pdf)).

De nombreux types de déchets peuvent déjà être recyclés, mais la collecte, le tri et le recyclage nécessitent également de l’énergie, de l’eau et d’autres ressources, produisent des émissions, ont un coût financier et engendrent presque systématiquement une perte de matière. Même s’il vaut mieux recycler les déchets que de les incinérer avec une récupération d’énergie - c’est le cas actuellement de nos déchets résiduels -, il convient donc de privilégier la prévention des déchets. 

La réduction des déchets commence donc à la source : en consommant moins et davantage en conscience. Grâce à la réutilisation et à l’upcycling des objets, en achetant par exemple en seconde mainPrincipe selon lequel on donne, revend, reçoit, achète ou échange des biens en bon état, dont le premier propriétaire veut se débarrasser, afin d'éviter qu'ils ne finissent comme déchets., en empruntant, en partageant, en louant ou en réparant, nous prolongeons la durée de vie d’un produit et nous évitons de devoir en produire de nouveaux.

Il faut dès lors abandonner le modèle de consommation linéaire “produire-consommer-jeter” et évoluer vers une économie circulaireL'économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu'ils conservent leur valeur.. Il s’agit d'un modèle économique dans lequel les ressources sont mises dans un circuit afin de préserver leur valeur le plus longtemps possible. Chaque produit est conçu de telle façon qu’il peut être (ré)utilisé le plus possible, réparé et recycléLe recyclage consiste à décomposer les déchets pour en faire de nouveaux matériaux. Par exemple : des déchets inertes sont broyés pour produire des agrégats qui seront utilisés dans des fondations de voiries. de façon optimale. Les déchets sont donc aussi considérés comme des ressources pour viser au final une situation de zéro déchet.

Grâce à la directive-cadre européenne relative aux déchets , une hiérarchie est imposée à la gestion des déchets. La priorité est donnée aux mesures ayant le moins d’impact : la prévention, le réemploi, le recyclage, la valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. comme l'incinération avec récupération d’énergie et enfin, l’incinération ou la mise en décharge. Les Etats membres se voient imposer des règles en matière de prévention des déchets et ils doivent prendre des mesures concernant la production de déchets. 

Le challenge zéro déchet 

Au cours des challenges, il a été question de savoir dans quelle mesure il est possible pour les Bruxellois de limiter leurs déchets. En 2021, Bruxelles Environnement a organisé la troisième édition du challenge zéro déchet. Des ménages ou des équipes bruxelloises se sont engagées à réduire au maximum leur production de déchets pendant une période de 9 mois et ce, malgré les difficultés inhérentes au confinement lié au Covid. Les éditions précédentes avaient eu lieu en 2019 et 2020. A l’origine, on se concentrait uniquement sur les déchets résiduels mais à partir de la troisième édition, les PMC et les papiers-cartons ont aussi été examinés de près. Car comme on l’a dit précédemment, hormis la nécessité de mieux trier pour faire maigrir le sac poubelle contenant les déchets résiduels, la prévention (de tous les types) des déchets est d'une importance cruciale !

Bon à savoir

En 2020, le Bruxellois moyen a produit 282,2 kg de déchets ménagers, dont quelque 170 kg de déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables.. Ce sont les déchets qui ne sont pas collectés sélectivement et ne peuvent donc pas être recyclés ou réutilisés. Ils finissent donc à l’incinérateur. Les déchets résiduels produits (le sac blanc) contiendraient toutefois encore 65% de matériaux recyclables, et peuvent donc encore être largement réduits si nous trions mieux (voir indicateur Déchets préparés en vue du réemploi et du recyclage).

Cinquante équipes ont été sélectionnées lors de la première édition. 152 personnes y ont participé au total. Lors de la deuxième édition, 201 équipes sélectionnées (491 personnes) ont relevé le défi et la dernière édition a rassemblé 154 équipes (soit 366 personnes). Pour prouver que tout le monde peut vivre avec moins de déchets, des ménages bruxellois aux profils très divers ont été sélectionnés  afin de constituer une bonne représentation de la population bruxelloise : différentes catégories d'âges, diverses situations familiales ou compositions d’équipes, et différents nombres de personnes par ménage ou par équipe (isolés, familles uniparentales, ménages avec enfants, couples, colocataires, équipes de collègues ou d’amis, voisins, etc.), différents types de logement, répartition géographique dans la Région, etc.

Workshops, événements, visites d’installations liées aux déchets et séances de rencontres ont été organisés pour soutenir et accompagner les challengers. Ils pouvaient y apprendre par exemple à composter, à faire eux-mêmes des produits, à upcycler, à lutter contre le gaspillage alimentaire, etc. mais aussi y échanger des expériences et des conseils, discuter des difficultés rencontrées et chercher des solutions. De nombreux conseils pratiques, adresses utiles, etc. sont également disponibles sur le site Internet de Bruxelles Environnement.

Pour pouvoir évaluer les progrès des participants, la quantité de déchets ménagers de chaque équipe a été déterminée au début et à la fin du challenge. Les participants devaient peser leurs déchets durant un mois avant le challenge et lors du dernier mois. Lors des deux dernières éditions, la quantité de déchets produits durant le challenge n’a pas fait l’objet d'un suivi hebdomadaire. Lors de la première édition, les équipes étaient invitées à peser leurs déchets chaque semaine, ce qui était trop contraignant pour beaucoup d’entre elles et les a amenées à arrêter avant la fin (voir plus loin). Lors de la dernière édition, un monitoring a été fait non seulement du sac blanc (déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables.) mais aussi du sac bleu (PMC) et facultativement, du sac jaune (papier-carton).

Ce défi représentait une occasion idéale de rassembler et traiter les expériences et visions des équipes participantes afin d’identifier les pièges et les difficultés majeures de la réduction des déchets. 

Afin de mesurer les habitudes des participants, on a eu recours à une enquête qui évalue 31 gestes zéro déchetL’expression « zéro déchet » recouvre une idée, un mode de vie et un mouvement sociétal. L’idée, mise en avant par quelques pionniers, est pour un citoyen, un ménage, une organisation ou encore un processus industriel de progresser vers un fonctionnement qui tende à ne plus produire aucun déchets, et en corollaire quasi automatique, de consommer moins de ressources. Bien que le « zéro déchet » absolu soit sans doute impossible à atteindre, la radicalité de l’expression dénote son ambition : il s’agit de réévaluer toutes les facettes d’un fonctionnement pour diminuer massivement la production de déchets.. Concrètement, on a examiné à quelle fréquence chaque action considérée comme zéro déchet était appliquée dans la vie de tous les jours et dans quelle mesure cette action était considérée comme ‘valant la peine’. Pour la troisième édition, on a demandé aux participants de remplir l’enquête au début et à la fin du challenge. Lors de la deuxième édition, les participants avaient été sondés à mi-chemin du challenge. L’enquête est une liste de questions qui ont été utilisées en 2019 dans le cadre d’une étude sur les habitudes zéro déchet des ménages bruxellois (SONECOM, 2019). A la fin de la première édition, 20 équipes ont été interrogées par téléphone pour évaluer leur expérience et leurs habitudes.

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Tableau 1 : résumé du challenge

Lors du premier défi, les déchets ont été pesés chaque semaine. Lors des deuxième et troisième éditions, les déchets ont été pesés un mois avant le défi et à la fin du défi. Le premier défi a duré 4 mois, le deuxième et le troisième 9 mois. Lors de la première édition, 50 ménages ou équipes ont participé, soit 152 personnes, lors de la deuxième édition 201 équipes soit 491 personnes, et lors de la troisième 154 équipes soit 366 personnes. À la fin de chaque défi, les données de pesage utilisables provenaient respectivement de 27, 44 et 62 équipes ou ménages.  

Résultats du challenge : D’un point de vue quantitatif

La pesée au début du 3e challenge a démontré que chaque participant produisait en moyenne 48 kg de déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables. par an. A la fin, ce chiffre avait baissé à 35 kg de déchets résiduels par personne par an. Cela représente une réduction d’environ 27% en 9 mois. Lors des éditions précédentes également, les participants étaient parvenus à réduire considérablement leurs déchets résiduels. En 2020, le poids moyen de déchets résiduels est passé de 63 kg participant par an à 43 kg, soit une réduction de 32% sur une période de 9 mois. Les challengers de la première édition ont réussi à ramener leurs 61 kg de déchets à 43 kg par an (-30%) en à peu près 4 mois. 

Lors de la troisième édition, deux tiers des personnes interrogées avaient réduit leurs déchets et parmi eux, 50% avaient même réduit leurs déchets de moitié. Un tiers produisait toutefois plus de déchets à la fin du challenge, tout en restant pour la majorité d’entre eux sous la barre des 35 kg par habitant par an. Des résultats similaires avaient été observés lors du challenge précédent, en 2020. Les causes de l’augmentation au niveau de la production de déchets étaient liées à du rangement, un déménagement, l’arrivée d’un bébé ou d’un nouvel animal domestique, le partage d’un flat ou un volume déjà très faible de déchets au début du challenge. 

Comparaison de la production de déchets résiduels ménagers : le participant moyen au début et à la fin du challenge zéro déchet vs. le Bruxellois moyen.

La quantité moyenne de déchets résiduels produite en 2021 n’est pas encore connue. C’est donc la moyenne des années précédentes (2019-2020) qui est indiquée. © Bruxelles Environnement, Département Déchets
La quantité moyenne de déchets résiduels produite en 2021 n’est pas encore connue. C’est donc la moyenne des années précédentes (2019-2020) qui est indiquée.

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En 2019, un Bruxellois produisait en moyenne 171 kg de déchets résiduels par an. Au début du premier défi zéro déchet, en 2019, les participants produisaient en moyenne 61 kg de déchets résiduels par an chacun. Et à la fin du défi, 43 kg.  

En 2020, un Bruxellois produisait en moyenne 170 kg de déchets résiduels par an. Au début du deuxième défi zéro déchet, en 2020, les participants produisaient en moyenne 43 kg de déchets résiduels par an chacun. Et à la fin du défi, 43 kg.  

En 2021, un Bruxellois produisait en moyenne 170 kg par an, sur la base de la moyenne des années précédentes. Au début du dernier défi zéro déchet, en 2021, les participants produisaient en moyenne 48 kg de déchets résiduels par an chacun. Et à la fin du défi, 35 kg de déchets résiduels.

Comparé au Bruxellois moyen qui, comme indiqué ci-dessus, a produit 170 kg de déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables. en 2020, les participants au challenge zéro déchetL’expression « zéro déchet » recouvre une idée, un mode de vie et un mouvement sociétal. L’idée, mise en avant par quelques pionniers, est pour un citoyen, un ménage, une organisation ou encore un processus industriel de progresser vers un fonctionnement qui tende à ne plus produire aucun déchets, et en corollaire quasi automatique, de consommer moins de ressources. Bien que le « zéro déchet » absolu soit sans doute impossible à atteindre, la radicalité de l’expression dénote son ambition : il s’agit de réévaluer toutes les facettes d’un fonctionnement pour diminuer massivement la production de déchets. ont généré près de 5 fois moins de déchets résiduels. A la fin des deux premiers challenges, la diminution se situait à un quart de la moyenne bruxelloise Il convient de noter que la plupart des participants produisaient déjà des quantités nettement moindres au début du challenge comparé à la plupart des Bruxellois, probablement parce qu’ils étaient déjà sensibles à la problématique des déchets et de la consommation avant leur participation. 

Potentiel de réduction des déchets en Région bruxelloise si tous les Bruxellois adoptaient le même comportement zéro déchet que les participants.

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En 2020, 207.000 kg de déchets résiduels ont été produits par les ménages bruxellois. Si les ménages bruxellois adoptaient le même comportement que les challengers zéro déchet, ils produiraient 5 fois moins de déchets résiduels, ce qui ne représente que 41.000 kg de déchets résiduels par an.

Une baisse moyenne de 14% a été constatée au niveau du sac bleu : on est passé de 14 kg de PMC par personne par an au début du challenge à 12 kg à la fin. Les challengers sont donc parvenus à faire maigrir leur sac PMC malgré l’extension de la gamme de déchets étant acceptés dans le sac bleu, qui peut contenir (pratiquement) tous les emballages en plastique depuis 2021. La moyenne bruxelloise s’élevait à 16,5 kg de déchets d'emballages par an en 2021. 

Pour les papiers-cartons, les participants sont passé d’une moyenne de 22 kg à 16 kg par personne par an. Durant la période 2017-2019, le Bruxellois moyen a produit plus de déchets de papier et carton que le challenger moyen, à savoir 23,26 kg par personne par an. 

Les résultats précités ne sont pas le fait de tous les participants initiaux des challenges. Lors de chaque édition, certaines données qui ne semblaient pas vraisemblables ont été écartées du calcul des moyennes afin de ne pas fausser l’analyse générale. A la fin de la troisième édition, seules 62 équipes ont transmis des données de pesée exploitables. Lors de la deuxième édition, elles étaient 44. Les équipes pour lesquelles on disposait de moins de 5 données ou dont les données couvraient moins d'un mois n’ont pas été reprises dans l’analyse du premier challenge. C’est ainsi que les données de 27 équipes (87 personnes) ont été analysées. Les pesées des déchets, notamment, ont démotivé certains participants, mais aussi le confinement lié au Covid, qui a réduit le nombre de rencontres, et a amoindri le sentiment d’implication et la motivation. 

Pour se débarrasser de leurs biodéchets (déchets de jardin et de cuisine), les participants n’utilisaient pratiquement jamais le sac blanc alors que plus de la moitié des Bruxellois le font (selon l’enquête de 2019). Le sac blanc moyen se composerait encore de quelque 40% de biodéchets (voir Indicateur Tonnage de déchets ménagers et assimilés ). Les participants utilisaient essentiellement le compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques. (à domicile, bokashi ou via des composts de quartier), les parcs à conteneurs ou la collecte sélectiveCollecte de certains flux de déchets, préalablement triés, en vue d'une valorisation ou d'un traitement spécifique. La collecte sélective s'applique autant aux déchets ménagers qu'aux déchets industriels. (sac orange et vert).  

Résultats du challenge: les comportements zéro déchet

L'enquête qui évalue 31 actions zéro déchetL’expression « zéro déchet » recouvre une idée, un mode de vie et un mouvement sociétal. L’idée, mise en avant par quelques pionniers, est pour un citoyen, un ménage, une organisation ou encore un processus industriel de progresser vers un fonctionnement qui tende à ne plus produire aucun déchets, et en corollaire quasi automatique, de consommer moins de ressources. Bien que le « zéro déchet » absolu soit sans doute impossible à atteindre, la radicalité de l’expression dénote son ambition : il s’agit de réévaluer toutes les facettes d’un fonctionnement pour diminuer massivement la production de déchets. nous aide à épingler les différences de comportement entre la population bruxelloise générale et les challengers. Les gestes zéro déchet les plus ancrés dans la population bruxelloise, ou les actions que les personnes interrogées déclarent appliquer toujours, sont : 

  • Utiliser un sac ou contenant réutilisable pour les achats au supermarché ;
  • Utiliser un sac ou contenant réutilisable pour les achats dans les petits commerces ;
  • Faire une liste avant d’aller faire les courses ;
  • Cuisiner en fonction de ce qui est disponible à la maison et des restes à consommer ; 
  • Nettoyer avec du matériel réutilisable (torchon, chiffons, etc. au lieu de lingettes) ; 
  • Ranger le frigo une fois par semaine pour éviter d’oublier des aliments.

Sur les 31 gestes zéro déchet, la moitié de la population bruxelloise en appliquerait toujours 7. Un tiers de la population en applique toujours 10. Parmi les challengers, la moitié en applique toujours 13 et un tiers toujours 16. Il ressort donc du questionnaire que les équipes participantes de la 3e édition ont appliqué systématiquement deux fois plus d’actions zéro déchet que la moyenne bruxelloise.

Par rapport à la population bruxelloise, les participants au challenge zéro déchet ont en général un mode de consommation plus conscient et optent davantage pour des alternatives réutilisables pour remplacer les articles jetables, telles que des torchons, etc. pour nettoyer au lieu de lingettes. Ils évitent les déchets d'emballages en utilisant des gourdes, des boîtes à tartines, des sacs ou contenants réutilisables pour leurs courses, etc., et font un maximum de produits de base eux-mêmes (aussi bien alimentaires que non alimentaires). Mais l’action qui fait le plus la différence est le fait de boire l’eau du robinet. Environ 50% des Bruxellois achètent en effet encore de l’eau en bouteille.

Comparaison des gestes zéro déchet des participants au challenge (CZD) et du Bruxellois moyen, basée sur l’enquête SONECOM.

Figure 3: Comparaison des gestes zéro déchet des participants au challenge (CZD) et du Bruxellois moyen, basée sur l’enquête SONECOM.

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Les personnes interrogées lors de l’enquête pouvaient choisir entre 6 réponses différentes par action zéro déchet:

  • Ce geste, je le pratique toujours et ça en vaut vraiment la peine;
  • ce geste, je le pratique parfois et ça en vaut la peine;
  • ce geste, je le pratique parfois mais je ne suis pas sûre que ça en vaille la peine;
  • ce geste, je le pratique jamais mais ça en vaut la peine ;
  • ce geste, je le pratique jamais et ça n’en vaut pas la peine ;
  • pas d’application.

L’enquête montre que: Environ 75% des participants cuisinent en fonction de ce qui est encore disponible à la maison et des restes à manger, ce qui correspond à la moyenne des bruxellois Plus de 95% d’entre eux font des préparations maison telles que des vinaigrettes, des soupes, des sauces, du houmous, des crêpes, etc. ; et plus de 60% font leurs propres biscuits, yaourts, pain, etc. 60% essaient même d’éviter le gaspillage alimentaire en utilisant également le feuillage des légumes, des pelures de fruits et des fruits et légumes trop mûrs dans des smoothies, des confitures, des soupes ou d’autres préparations. Plus de 95% des participants au défi boivent de l’eau du robinet à la maison et ils utilisent tous une gourde ou un autre récipient réutilisable (bouteille thermos, tasse, etc.) pour transporter des boissons. Pour le lrepas de midi, plus de 80% utilisent des emballages réutilisables (boîtes à tartines, sacs en tissu, pots à biscuits).

Dans la cuisine, plus de 80% ont progressivement remplacé les objets jetables à usage unique tels que les essuie-tout, les serviettes en papier et les mouchoirs par des alternatives en tissu. Plus de 45% utilisent des emballages réutilisables imbibés de cire d’abeille (bees wraps) et plus de 60% utilisent un percolateur avec filtre permanent ou une cafetière italienne ou à piston pour éviter les dosettes de café jetables. De plus, lors de l’organisation de fêtes, 90% évitent les articles jetables en utilisant non pas du plastique mais des gobelets, assiettes, couverts, pailles, etc. réutilisables et en emballant les cadeaux avec des tissus réutilisables (furoshiki – près de 70% des participants).

La plupart des participants sont bien organisés quand il s’agit de préparer et faire les courses. Ils rangent tous régulièrement le frigo pour éviter d’oublier des aliments. Comme la plupart des Bruxellois, ils établissent également une liste pour faire leurs courses, et utilisent un sac ou contenant réutilisable pour leurs achats dans les petits commerces ou les supermarchés. La plupart des participants s’assurent donc qu’ils ont un sac à vrac en tissu avec eux. La moitié d’entre eux utilise parfois un sac réutilisable pour acheter du pain. La grande majorité des participants achète régulièrement des produits en vrac pour éviter les déchets d’emballage : produits secs tels que pâtes, riz, céréales, farine, etc. (90%) ainsi que des produits « coupés » tels que viandes et charcuteries, des produits laitiers, etc. (75%).

Le reste de leurs achats est également soigneusement étudié. Les vêtements sont achetés d’occasion par plus de 75% des participants, mais bien que cela soit généralement considéré comme utile, les deux tiers des répondants ne le font qu’occasionnellement. Environ 60% d’entre eux préfèrent les appareils manuels aux appareils électriques ou aux appareils à piles, même lorsqu’ils achètent des jouets.

Le nettoyage est effectué par chaque participant avec des matériaux réutilisables (torchons, chiffons, etc.) au lieu de lingettes jetables, et près de 80% d’entre eux se limitent à seulement 1 ou 2 produits différents. Plus de 60% des participants fabriquent eux-mêmes des produits d’entretien, tels que la lessive. S’ils l’achètent, plus de 60% le font régulièrement en vrac.

La moitié fabrique elle-mêmes certains produits de soins (dentifrice, savon, etc.) et plus de 60% ont remplacé les cotons-tiges en plastique par une alternative réutilisable telle que les Oriculi.

Et pour lutter contre le gaspillage, près de 90% se désabonnent des publications qu’ils ne lisent pas (ou plus).

A télécharger

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Infofiche, « Les déchets en RBC - Les chiffres-clés de 2023 » (.pdf)

Etudes et rapports

  • SONECOM, 2019. « Baromètre des déchets 2019 ». Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement.(.pdf)

Plans et programmes

  • Un nouveau plan d'action pour une économie circulaire Pour une Europe plus propre et plus compétitive, Comission Européenne, 2020 (.html)
  • Plan de gestion des ressources et des déchets du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, 2018 (.pdf)
  • Programme régional en économie circulaire 2016-2020, 2016 (.pdf)

Liens utiles

  • Bruxelles Environnement – Challenge Zéro Déchet
  • Bruxelles Environnement - Agir éco-responsable 
  • Be circular

Responsabilité élargie du producteur

Focus - Actualisation : janvier 2018

En 2015, de l’ordre de 163.900 tonnes de déchets soumis au mécanisme de la responsabilité élargie du producteur (REP) ont été collectées en Région bruxelloise, ce qui correspond à 139 kg/Bruxellois (chiffres n’incluant pas les collectes de batteries au plomb et de vieux papiers). Ceci représente un gisement de déchets/ressources non négligeable équivalent à grosso modo 10% du gisement total des déchets produits dans la Région. Les emballages à usage unique représentent de loin le flux le plus important en termes de tonnage, viennent ensuite les véhicules hors d’usage et les déchets d’équipements électriques et électroniques. Les objectifs de recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. et de valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. calculés à l’échelle de la Belgique sont atteints pour les principaux déchets soumis au mécanisme de la REP. Néanmoins, une marge de progression en matière de collecte existe pour certains flux, en particulier au niveau de la Région bruxelloise où les quantités moyennes collectées par habitant sont sensiblement inférieures à celles des deux autres Régions pour la plupart des principaux flux.

La responsabilité élargie du producteur (REP) : un instrument important de la politique de gestion de certains déchets

Pour certains flux, la législation bruxelloise impose aux acteurs économiques de reprendre, ou de faire reprendre, les déchets que sont devenus ou qu’ont généré les produits qu’ils ont mis sur le marché. Cette «  obligation de reprisePrincipe selon lequel le producteur ou l'importateur d un produit est tenu de reprendre ou de faire reprendre à sa charge les déchets issus de ce produit. Ce principe est assorti d'une obligation pour les producteurs ou importateurs d'atteindre des objectifs chiffrés de collecte, recyclage et/ou valorisation de ces déchets.  » est accompagnée d’une obligation de gestion adéquate de ces déchets, à travers notamment l’imposition d’objectifs de collecte et de valorisation. Elle fait partie du mécanisme de la responsabilité élargie du producteur (REP), mécanisme qui vise à responsabiliser, notamment financièrement, les producteurs de certains produits concernant la collecte et le traitement des déchets issus des produits qu’ils mettent sur le marché belge.
Cet instrument règlementaire permet d’organiser la gestion de certains flux de déchets - représentant des quantités importantes ou ayant un caractère spécifique ou dangereux - en s’appuyant sur le « principe du  pollueur-payeurPrincipe selon lequel quiconque cause un dommage ou une perturbation de l'environnement doit prendre en charge les frais liés aux opérations d'assainissement ou de rétablissement de la situation de départ (par le biais de taxes, etc.).  ». A l’origine, ce mécanisme a été mis en place en vue de réduire les coûts de gestion des déchets supportés par les pouvoirs publics, d’augmenter les taux de  réemploi , recyclage et valorisation, de pérenniser les filières de recyclage ainsi que de permettre des économies d’échelle. Il peut également induire un effet de prévention en incitant les producteurs à modifier la conception de leurs produits afin d’en améliorer l’éco-efficience (production avec moins de ressources ou des matières recyclées) et l’écoconception (démontage et recyclage plus faciles, moins de substances dangereuses). Actuellement, le mécanisme de la REP apparaît comme un instrument privilégié pour inciter à la mise en place de modèles d’économie circulaireL'économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu'ils conservent leur valeur.. Synthétiquement, ceux-ci peuvent être définis comme des modèles visant à augmenter l’efficacité d’utilisation de ressources tout en diminuant l’impact sur l’environnement et en créant des emplois liés à la circularité des déchets/ressources (récupération, requalification, recyclage, etc.).
Jusque fin 2016, 10 flux étaient soumis au mécanisme de la REP via une obligation de reprise en Région bruxelloise, à savoir, les emballages à usage unique, les piles et accumulateurs, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), les pneus, les véhicules hors d’usage (VHU), les huiles minérales, les huiles et graisses alimentaires (HGA), les médicaments, les vieux papiers et les produits photographiques. Pour certains flux (emballages, piles et accumulateurs, VHU et DEEE), le cadre légal bruxellois s’inscrit dans le cadre de directives européennes.  A partir de 2017, le régime lié au mécanisme de la REP connaîtra certaines modifications - y compris concernant les flux visés - suite à l’adoption par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, fin 2016, d’un nouvel arrêté relatif à la gestion des déchets (Brudalex).

Environ 10% des déchets collectés en Région bruxelloise sont soumis au mécanisme de la REP

En 2015, de l’ordre de 163.900 tonnes de déchets soumis au mécanisme de la REP ont été collectées (hors batteries au plomb et vieux papiers) en Région bruxelloise ce qui correspond à 139 kg/Bruxellois. Ce tonnage représente grosso modo 10% du tonnage de l’ensemble des déchets collectés sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale (gisement calculé pour l’année 2014). Notons que, faute de disposer de données régionales sur la collecte d’emballages, les quantités d’emballages collectées par Bruxellois sont considérées comme équivalentes à la moyenne belge ce qui, pour ce flux, pourrait constituer une surestimation. Les flux les plus importants en termes de tonnage sont les emballages (±86%), les VHU (±7%) et les DEEE (±3%).

Des quantités collectées par habitant moindres que dans les deux autres Régions

Le tableau suivant permet de comparer les quantités moyennes collectées par habitant au niveau belge et au niveau bruxellois :

Hormis pour les VHU, les quantités collectées par habitant en Région bruxelloise apparaissent donc sensiblement inférieures aux quantités moyennes collectées par habitant pour l’ensemble de la Belgique. Une étude destinée à objectiver la performance de la Région bruxelloise en matière de déchets par rapport aux facteurs explicatifs possibles sera lancée en 2018.

Des objectifs de recyclage et de valorisation atteints au niveau belge pour les principaux déchets soumis à la REP

En 2015, 1.340.775 tonnes d’emballages ont été recyclées en Belgique ce qui correspond à plus de 81% (en poids) des quantités d’emballages mises sur le marché. Le tableau suivant montre que les objectifs de recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. et de valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. (qui inclut le recyclage et l’incinération avec récupération d’énergie) fixés dans le cadre de l’accord de coopération interrégionale concernant la prévention et la gestion des déchets d’emballages sont atteints, voire largement atteints, au niveau belge (pour rappel, ces données ne sont pas disponibles au niveau régional).

En ce qui concerne les principaux flux autres que les emballages (soit les VHU, DEEE, pneus, huiles minérales, huiles et graisses alimentaires), les taux de réemploi et recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement., calculés au niveau belge, oscillent entre 81% et 96% (par rapport aux quantités collectées ou traitées) comme l’illustre le graphique ci-dessous. Pour ces 5 flux, les objectifs fixés en matière de traitement à l’échelle belge, sont atteints et souvent même dépassés. 
Pour les piles et accumulateurs, les objectifs de traitement diffèrent selon leur type.

Taux de réemploi et de recyclage et taux de valorisation de certains flux de déchets soumis au mécanisme de la REP (Belgique, 2016)

Source : Bruxelles environnement – département déchets & département Reporting et incidences environnementales (sur base des rapports annuels des divers organismes de gestion), 2017
illu_see2015_2016_rep_graph3_taux_reemploi_recyclage_fr

Ces bonnes performances en termes de traitement au niveau belge ne doivent toutefois pas occulter le fait qu’un potentiel de collecte existe probablement encore pour certains flux, en particulier en Région bruxelloise (DEEE, piles et accumulateurs portables, huiles et graisses alimentaires, etc.). Ceci fera partie de l’étude prévue en 2018 visant à objectiver la performance en matière de déchets en Région bruxelloise.

A télécharger

Fiches documentées

  • 3. Responsabilité élargie des producteurs (.pdf)

Etude(s) et rapport(s)

  • COMMISSION INTERRÉGIONALE DE L’EMBALLAGE. « Rapport d’activités 2018 » (.pdf)
  • BEBAT, dates diverses. « Rapport d’activités »
  • RECUPEL, dates diverses. « Rapport d’activités »

Plan(s) et Programme(s)

  • Quatrième plan de prévention et de gestion des déchets en Région de Bruxelles-Capitale, le 11 mars 2010 (.pdf)

Liens utiles

  • COMMISSION INTERREGIONALE de l’EMBALLAGE
  • BEBAT
  • RECUPEL
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