Production des déchets totaux
- Déchets
- Économie circulaire
- Consommation durable
- État des lieux de l'environnement
- Recyclage
- Réutilisation
Indicateur - Actualisation : Juin 2026
Saviez-vous qu’environ 2,10 millions de tonnes de déchets ont été générées en Région de Bruxelles-Capitale en 2023, dont 54 % provenaient du secteur de la construction ? Une fraction importante de ces déchets est recyclée ou réemployée, tandis qu’une part significative est encore incinérée. Découvrez ici d'où proviennent tous les déchets de Bruxelles et comment ils sont traités.
Production de déchets à Bruxelles
En 2023, 2,10 millions de tonnes de déchets ont été collectées en Région bruxelloise, sur la base des quantités déclarées par les différents collecteurs de déchets opérant à Bruxelles.
- La majeure partie (54 %) sont des déchets de construction et de démolition (DCD).
- Les déchets municipaux, produits par les ménages ou les entreprises, représentent 32 % de l'ensemble des déchets bruxellois.
- 10 % des déchets collectés proviennent des installations de gestion des déchets et de traitement des eaux.
- Les autres secteurs produisent chacun 1 % ou moins de l'ensemble des déchets. La part des déchets industriels n'est que de 0,2 %. L'industrie (en dehors du secteur de la construction) occupe en effet une place restreinte dans l'économie bruxelloise et elle produit donc peu de déchets.
Au cours des quatre dernières années, nous avons constaté une forte diminution de la quantité totale de déchets produits par la Région, malgré la croissance de la population. La différence est principalement due à la quantité de déchets de construction et de démolition (DCD). La raison exacte n'est pas connue, bien que la production de DCD dépende du nombre et de la taille des chantiers de construction, un facteur qui peut varier considérablement d'une année à l'autre. On observe donc une forte fluctuation des DCD au cours des cinq dernières années, avec un pic en 2020.
Le secteur de la construction est celui qui génère la plupart des déchets en Région bruxelloise
Source : rapports de collecteurs des déchets
Les chiffres sont arrondis.
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En 2020, 2 884 kilotonnes de déchets ont été produites. Sur ce total, 2 015 kilotonnes étaient des déchets de construction et de démolition, 639 kilotonnes étaient des déchets municipaux et 172 kilotonnes étaient des déchets provenant de la gestion des déchets et du traitement de l'eau.
En 2021, 2 434 kilotonnes de déchets ont été produites. Sur ce total, 1 559 kilotonnes étaient des déchets de construction et de démolition, 672 kilotonnes étaient des déchets municipaux et 142 kilotonnes étaient des déchets provenant de la gestion des déchets et du traitement de l'eau.
En 2022, 2 149 kilotonnes de déchets ont été produites. Sur ce total, 1 297 kilotonnes étaient des déchets de construction et de démolition, 637 kilotonnes des déchets municipaux et 150 kilotonnes des déchets provenant de la gestion des déchets et du traitement de l'eau.
En 2023, 2 097 kilotonnes de déchets ont été produites. Sur ce total, 1 134 kilotonnes étaient des déchets de construction et de démolition, 676 kilotonnes des déchets municipaux et 219 kilotonnes des déchets provenant de la gestion des déchets et du traitement de l'eau, 30 kilotonnes des déchets provenant de l'agriculture, de la pêche, de la transformation et de la préparation des aliments, 10 kilotonnes des déchets médicaux et vétérinaires, 5 kilotonnes des déchets industriels et 26 kilotonnes d'autres déchets.
À titre de mise en contexte, selon les données de Statbel, 62 millions de tonnes de déchets ont été produits en Belgique en 2022. Alors qu’au niveau national, la construction et l’industrie génèrent la majeure partie des déchets, les déchets produits à Bruxelles se caractérisent principalement par l’importance des déchets de construction et de démolition et par la très faible contribution de l’industrie (0,2 %). Ces chiffres reposent toutefois sur une méthodologie différente et ne sont donc pas directement comparables aux données bruxelloises.
Estimation de la production totale de déchets à Bruxelles en 2011
Sur la base d'une étude ponctuelle, on a estimé qu'environ 1.670.000 tonnes de déchets ont été collectées sur le territoire bruxellois en 2011. Toutefois, par manque de statistiques pour certains flux, il n'a pas été possible de calculer la production totale de déchets et cette quantité est donc sous-estimée. En outre, une méthode de calcul différente a été appliquée, ce qui rend impossible la comparaison des données avec celles de 2020 et au-delà.
Les déchets du secteur de la construction ont principalement fait l'objet d'une collecte sélectiveCollecte de certains flux de déchets, préalablement triés, en vue d'une valorisation ou d'un traitement spécifique. La collecte sélective s'applique autant aux déchets ménagers qu'aux déchets industriels., mais il existe très peu d'options de réemploi pour ces flux (voir "Déchets de construction et démolition"). Les déchets des ménages, des entreprises, des organismes non commerciaux et des pouvoirs publics qui n'ont pas fait l'objet d'une collecte sélective ont été incinérés avec récupération d'énergie. Les déchets « autres » (notamment les boues de balayages et de curage, les déchets de nettoyage et les déchets issus des stations d’épuration) ont été principalement incinérés.
Estimation de la production de déchets en 2011 à Bruxelles
Source : ECORES, ICEDD, BATir, 2015
* principalement de l'amiante
** les boues de balayages et de curage, les déchets de nettoyage et les déchets issus des stations d’épuration.
Lire le texte de transcription
D'après les estimations, sur l'ensemble des déchets produits à Bruxelles en 2011 :
- 49 % provenaient des ménages, des entreprises et des autorités publiques. Sur ce total, 55 % ont été collectés en mélange et 45 % ont été collectés de manière sélective.
- 38 % provenaient du secteur de la construction et de la démolition. Sur ce total, 9 % ont été collectés en mélange et 91 % en collecte sélective.
- 9 % étaient d'autres déchets. Il s'agit des boues provenant des activités de balayage et de curage, des déchets de nettoyage et des déchets provenant des stations d'épuration.
- 4 % étaient des déchets dangereux. Il s'agit principalement d'amiante.
Traitement des déchets à Bruxelles
La directive-cadre européenne relative aux déchets (2008/98/CE, modifiée par 2018/851) impose aux États membres une hiérarchie dans la gestion des déchets et a été intégrée dans l'ordonnance bruxelloise relative aux déchets :
- Prévention : empêcher la production de déchets
- Réemploi : pour la même fonction ou une autre fonction
- RecyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement.
- ValorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. : en pratique, cela revient souvent à une incinération avec récupération d’énergie
- Élimination : incinération sans valorisation énergétiqueUtilisation de déchets combustibles en tant que moyen de production d'énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles, ou par tout autre procédé, mais avec récupération de la chaleur. La valorisation énergétique consiste à utiliser le pouvoir calorifique du déchet en le brûlant et en récupérant cette énergie sous forme de chaleur ou d'électricité. Elle peut être réalisée en usine d'incinération ou cimenterie. ou mise en décharge
S'efforcer d'utiliser des matériaux et des ressources de la meilleure qualité possible permet de prolonger leur durée de vie, de réduire les besoins en matières premières et l'impact sur l'environnement, et de produire moins de déchets. Chaque kilo de déchets évité permet en effet d'économiser 60 kilos de ressources naturelles à l'échelle mondiale. Et moins de déchets, c'est aussi moins de camions poubelles dans les rues, moins d'émissions, moins de bruit, etc.
C'est pourquoi le Programme régional d'économie circulaireL'économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu'ils conservent leur valeur. (PREC, 2016) insiste sur la nécessité de passer à une économie circulaire dans laquelle les ressources sont mises dans un cycle afin de préserver au maximum leur valeur. Ces objectifs sont à présent repris dans la stratégie de transition économique bruxelloise, la Shifting Economy.
La plupart des déchets sont traités par incinération avec récupération d'énergie, recyclage ou réemploi (2023).
Sources : rapports de collecteurs des déchets
1 en vue de leur réemploi, de leur recyclage ou de leur valorisation énergétique par incinération
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Parmi les déchets municipaux, 35 % ont été recyclés ou réemployés, 65 % ont été incinérés avec récupération d’énergie et moins de 1 % ont été éliminés. Les déchets de construction et de démolition ont été recyclés ou réemployés à 94 %, éliminés à 5 % et incinérés avec récupération d’énergie à 1 %. Quant aux déchets provenant d’autres secteurs, 19 % ont été recyclés ou réemployés, 24 % ont été échangés ou stockés en vue d’une valorisation, 52 % ont été incinérés avec récupération d’énergie et 5 % ont été éliminés.
Les déchets produits à Bruxelles sont souvent triés ou traités en dehors de la Région bruxelloise. Les chiffres présentés ici concernent donc les déchets collectés à Bruxelles mais pas nécessairement traités dans la Région. Les déchets peuvent donc encore être éliminés par incinération sans récupération d'énergie ou par mise en décharge, même si ces techniques ne sont plus pratiquées sur le territoire bruxellois. En outre, une partie des déchets destinés à l'incinération avec valorisation énergétiqueUtilisation de déchets combustibles en tant que moyen de production d'énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles, ou par tout autre procédé, mais avec récupération de la chaleur. La valorisation énergétique consiste à utiliser le pouvoir calorifique du déchet en le brûlant et en récupérant cette énergie sous forme de chaleur ou d'électricité. Elle peut être réalisée en usine d'incinération ou cimenterie. ou au recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. est stockée, à Bruxelles mais également dans des centres de tri situés en dehors des frontières régionales, avant que l'étape suivante du processus de traitement ne soit déterminée.
Bon à savoir
Dans la Région bruxelloise, l'incinération des déchets s'effectue dans l'usine d'incinération de Neder-Over-Heembeek. La vapeur qui s'en dégage est transformée en électricité et la chaleur est acheminée par des conduites vers les Serres royales, le Palais royal de Laeken et le centre commercial DOK's, où elle est utilisée pour chauffer les bâtiments.
Bon à savoir
Étant donné que l'incinération des déchets contribue aux émissions de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3)., moins de déchets incinérés signifie moins de gaz à effet de serre émis. C'est pourquoi le Plan Régional Air-Climat-Energie (PACE) prévoit de réduire les flux de déchets incinérés de 30% d'ici 2030 (voir l'indicateur "Plans environnementaux pluriannuels")
Déchets de construction et démolition (DCD)
Quelques 94 % de tous les déchets de construction et de démolition sont recyclés ou réemployés, principalement en dehors de la Région. Il s'agit principalement du recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. de déchets inertes, de métaux et, dans une moindre mesure, de bois. Le flux le plus important, les déchets inertes tels que les gravats, est généralement broyé et recycléLe recyclage consiste à décomposer les déchets pour en faire de nouveaux matériaux. Par exemple : des déchets inertes sont broyés pour produire des agrégats qui seront utilisés dans des fondations de voiries. (downcyclé) en granulats pour le remblayage ou les fondations. Seulement 1 % est incinéré avec récupération d'énergie, principalement parce que les déchets de construction et de démolition se composent essentiellement de déchets non combustibles. Les 5 % de DCD "éliminés" comprennent notamment de l'amiante et des déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc.. Ces flux ne peuvent pas être valorisés pour une question de sécurité des personnes et de l'environnement.
Grâce à l’engagement de la Région bruxelloise via la stratégie Renolution - laquelle vise notamment à encourager la démolition sélective et le réemploi des matériaux de construction, à améliorer la qualité du recyclage des déchets dans le secteur, mais aussi à construire plus durable -, on assiste déjà à une augmentation du réemploi dans le secteur de la construction et des projets de construction circulaires. La nouvelle réglementation relative aux terres excavées et aux granulats recyclés provenant de travaux de démolition, la Brudalex 3.0, devrait également faciliter le réemploi de ces flux. Néanmoins, dans le secteur en général, le principe de réemploi est encore relativement peu utilisé. Pour plus de détails, voir l'indicateur des déchets de construction et de démolition.
Déchets municipaux
En 2023, la majeure partie des déchets municipaux à Bruxelles étaient incinérés avec récupération d'énergie, principalement des déchets résiduelsLes déchets résiduels sont les déchets qui restent après avoir trié les déchets recyclables.. Le taux de réemploi et de recyclage était de 35 %. La quantité de déchets municipaux produits chaque année est plus au moins stable. Les déchets ménagers, qui représentent environ la moitié des déchets municipaux, ont légèrement diminué en 2023, avec 243 kg par habitant par rapport aux années précédentes (moyenne de 273 kg/hab./an). Pour atteindre les objectifs, nous devrions produire moins de déchets et mieux les trier afin d'en recycler ou d'en réemployer une plus grande quantité. Pour plus de détails, voir l'indicateur des déchets municipaux.
Déchets d’autres secteurs
Les déchets des autres secteurs (agriculture, industrie, installations de gestion des déchets et de traitement des eaux, secteurs médicaux et vétérinaires, etc.) étaient réemployés, recyclés ou incinérés avec récupération d'énergie à 95 % en 2023, dont au moins 19 % recyclés ou réemployés. 5% ont été éliminés sans valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie.. Le flux le plus important est celui des déchets des installations de gestion des déchets et de traitement des eaux, tant des eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. que de la production d'eau destinée à la consommation humaine et à un usage industriel. Pour plus de détails sur la production et le traitement des boues d’épuration, voir l'indicateur des boues et sédiments.
À télécharger
Fiche méthodologique
Tableau reprenant les données
Fiches documentées
Autres publications de Bruxelles Environnement
- Infographie, « Les déchets en RBC - Les chiffres-clés de 2023 » (.pdf)
- Infofiche, 2022 “Brudalex 2.0” (.pdf)
Etudes et rapports
- STRATEC, avril 2018. « Rapport sur les incidences environnementales du projet de plan de gestion des ressources et des déchets ». Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement. 129 pp. (.pdf)
Plans et programmes