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Déchets de construction et de démolition

Les déchets de construction et de démolition, qui constituent le plus important flux de déchets à Bruxelles, se composent en grande partie de déchets inertes qui sont recyclés en granulats. Découvrez-en plus sur l’évolution de ce secteur et son potentiel circulaire.
  • Déchets
  • Économie circulaire
  • État des lieux de l'environnement
  • Recyclage
  • Réutilisation
le 28 septembre 2026

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Indicateur - Actualisation: Septembre 2026

Les déchets de construction et de démolition représentent plus de la moitié des déchets produits dans la Région. 94 % sont recyclés ou réutilisés, principalement sous forme de granulats pour le remblais ou les fondations. Le réemploi dans le secteur de la construction est déjà en progression. Que fait la Région bruxelloise pour améliorer la situation ?

Production et composition de déchets de construction et de démolition

Les déchets de construction et de démolition (DCD) sont les déchets issus des activités de construction (y compris l'entretien et la rénovation) et de démolition, y compris les terres excavées provenant de sites contaminés, les boues de dragage et le ballast de voie ferrée. Tant les travaux de construction de bâtiments que les travaux d'infrastructure sont pris en compte. Les déchets de construction sont explicitement exclus des déchets municipaux, qu'ils soient produits par les ménages ou non.

En 2023, 1.134.000 tonnes de déchets de construction et de démolition ont été générés en Région bruxelloise. Cela représente 54 % du total de déchets collectés dans la Région cette année-là.

  • La moitié (51 %) des DCD est constituée de terre, de pierres et de boues de dragage :
    • Terre et pierres provenant de déblais, éventuellement sur des sites contaminés (51 % des DCD),
    • Des boues de dragage ou des matériaux provenant de travaux de dragage ou de curage (
    • Ballast ferroviaire (en 2023, aucun ballast ferroviaire n'a été produit).
      Les terres excavées, qu'elles soient polluées ou non, étaient donc considérées comme des déchets jusqu'il y a peu. La réglementation bruxelloise a donc été récemment revue de manière à ce que les terres ne soient plus considérées comme des déchets dès lors qu'elles sont déplacées (voir ci-dessous).
      En outre, les boues de dragage et le ballast ferroviaire ne proviennent pas d'activités de construction ou de démolition, mais relèvent de la définition et du reporting des déchets de construction et de démolition (voir la fiche méthodologique pour plus de détails). Tous ces flux représentent toutefois une part significative des DCD, ce qui fait que les parts des autres flux de DCD semblent moins importantes. Il s'agit d'une nuance importante à prendre en compte lors de l'interprétation des données ci-dessous.
  • En outre, 29 % des DCD sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques.
  • D'autres flux tels que le métal, le bois, le verre, les plastiques, les bitumes et les produits contenant du goudron tels que le roofing, les matériaux à base de gypse (p. e. plâtre), les matériaux d'isolation et les matériaux contenant de l'amiante ne représentent ensemble que 5 % de tous les DCD.
  • Les "autres" déchets de construction représentent 15 % de tous les DCD. Ce flux contient des déchets contenant du mercure ou des PCB et d'autres déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc. pour l'homme, les animaux ou l'environnement, ainsi que des déchets non dangereuxTous les déchets qui ne sont pas des déchets dangereux conformément à l’ordonnance du 14/06/2012 relative aux déchets (article 3,2°)"déchet dangereux" : tout déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés dangereuses énumérées à l'annexe 3.

Nous pouvons donc constater que la plupart des DCD sont des "déchets inertes" ou des déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique susceptible d'entraîner une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé humaine.

La production de DCD a été d'environ 1.530 kilotonnes par an au cours des 6 dernières années, avec un pic important de 2.015 kilotonnes en 2020, pour lequel aucune explication claire ne peut être donnée. La production de DCD dépend toutefois du nombre et de la taille des chantiers de construction, un facteur qui peut varier considérablement d'une année à l'autre. Une explication plausible est que pendant la crise du Covid, davantage de Bruxellois ont effectué des travaux d'aménagement et de rénovation et que le nombre de chantiers a donc fortement augmenté en 2020 après le déblocage du secteur de la construction.

Une progression fluctuante de DCD ces dernières années en Région bruxelloise

Source : reporting des collecteurs de déchets via Brudaweb
*Autres déchets de construction et de démolition : déchets contenant du mercure, des PCB ou d'autres substances dangereuses, ou déchets en mélange non couverts par d'autres catégories.
Une progression fluctuante de DCD ces dernières années en Région bruxelloise

Lire le texte de transcription

En 2018, 1.660 kilotonnes de déchets de construction et de démolition (DCD) ont été produites. Parmi ces déchets, 61 % sont de la terre, des pierres, des boues de dragage ou des ballasts de voie, et 28 % sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques.

En 2019, 1.525 kilotonnes de DCD ont été produites. Parmi ces déchets, 52 % sont de la terre, des pierres, des boues de dragage ou des ballasts de voie, et 30 % sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques. En 2020, 2.015 kilotonnes de DCD ont été produites. Parmi ces déchets, 62 % sont de la terre, des pierres, des boues de dragage ou des ballasts de voie, et 28 % sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques.

En 2021, 1.559 kilotonnes de DCD ont été produites. Parmi ces déchets, 64 % sont de la terre, des pierres, des boues de dragage ou des ballasts de voie, et 23 % sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques. En 2022, 1.297 kilotonnes de DCD ont été produites. Parmi ces déchets, 49 % sont de la terre, des pierres, des boues de dragage ou des ballasts de voie, et 36 % sont constitués de béton, de briques, de carrelages et de céramiques..

En 2023, 1 134 kilotonnes de DCD ont été produites. Sur ce total, 51 % étaient constitués de terre, de pierres, de boues de dragage ou de ballast ferroviaire, et 29 % de béton, de briques, de tuiles et de produits céramiques. Les autres flux : matériaux de construction à base de gypse ; matériaux d’isolation et matériaux de construction contenant de l’amiante ; bois, verre et plastique ; mélanges bitumineux et goudron ou produits contenant du goudron ; et métaux représentent chacun au maximum 14 %. Les autres déchets de construction et de démolition, ou les déchets contenant du mercure, des PCB ou d'autres substances dangereuses, ou encore les déchets en mélange non inclus dans d'autres catégories, fluctuent chaque année autour de 11 % du poids total des DCD.

Comment nos déchets de construction et de démolition sont-ils traités ?

Le traitement des déchets de construction et de démolition (BSA) peut être défini de différentes manières :

  • D'une part, on peut prendre en compte tous les déchets qui, selon la liste des déchets, relèvent de la catégorie des déchets de construction et de démolition. Cela inclut tous les flux évoqués ci-dessus.
  • D’autre part, conformément à la directive européenne, le pourcentage de déchets de construction et de démolition préparés en vue de leur réutilisation, de leur recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement., et d’autre valorisationsToute opération dont le résultat principal consiste à conférer un objectif utile à des déchets en remplaçant, soit dans l’installation en question, soit dans l’économie plus large, des matériaux qui sinon auraient été affectés à une fonction spécifique, ou par laquelle les déchets sont préparés à cette fonction. est calculé selon une méthode spécifique. Les déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc. ne sont pas comptabilisés dans les quantités valorisées (numérateur), mais restent pris en compte dans le total de déchets concernés (dénominateur). Les terres excavées, les pierres et les boues de dragage sont quant à elles exclues du calcul.

La « préparation en vue de la réutilisation, du recyclage ou d'une autre valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. » englobe également les activités de remblayage dans lesquelles les déchets sont utilisés en remplacement d'autres matériaux. Ces deux méthodes de calcul sont abordées ci-dessous.

Traitement des déchets de construction et de démolition : principalement par recyclage de faible qualité en granulats

Source : reporting des collecteurs de déchets via Brudaweb
Traitement des déchets de construction et de démolition : principalement par recyclage de faible qualité en granulats

Lire le texte de transcription

En 2023, 94 % des BSA ont été recyclés, récupérés ou réutilisés. 5 % ont été éliminés. 1 % a été incinérée avec récupération d’énergie. En 2022, 96 % des DCD ont été recyclés, récupérés ou réutilisé. 4 % ont été éliminés. En 2021, ces chiffres étaient respectivement de 85 % et 15 %. En 2020, ils étaient de 90 % et 10 %.

En 2023,

  • 94 % de tous les DCD (sur un total de 1.134 kt) ont été recyclés, récupérés ou réutilisés. Le recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. concerne principalement des déchets inertes, des métaux et, dans une moindre mesure, du bois, recyclés pour la majorité en dehors de la Région. Une grande partie de ces déchets est déjà triée sur chantier afin d'être acheminée vers les centres de recyclage. Les déchets inertes, tels que les pierres concassées et les gravats de béton, qui constituent la majeure partie des DCD (voir ci-dessus), sont généralement concassés et recyclés en granulats pour le remblai ou les fondations. Il s'agit toutefois d'un recyclage de faible qualité ou "downcycling" qui implique une perte de qualité d'un produit ou d'un matériau.
    Nous remarquons que, dans les déchets de construction et de démolition (DCD) considérés comme « recyclés, valorisés ou réemployés », sont également comptabilisés les déchets enregistrés comme « échangés ou stockés en vue d’un réemploi, d’un recyclage ou d’une valorisation énergétiqueUtilisation de déchets combustibles en tant que moyen de production d'énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles, ou par tout autre procédé, mais avec récupération de la chaleur. La valorisation énergétique consiste à utiliser le pouvoir calorifique du déchet en le brûlant et en récupérant cette énergie sous forme de chaleur ou d'électricité. Elle peut être réalisée en usine d'incinération ou cimenterie. par incinération ». Cela s’explique par le caractère principalement inerte des DCD et, par conséquent, par les possibilités très limitées de les incinérer avec récupération d’énergie.
  • seulement 1 % est incinéré avec récupération d'énergie, principalement parce que les déchets de construction et de démolition se composent essentiellement de déchets non combustibles.
  • Quelque 5% sont "éliminés" sans valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie., comme l'incinération sans récupération d'énergie ou la mise en décharge. Il s’agit notamment de l’amiante et d’autres déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc.. Pour des raisons de protection de la santé humaine et de l’environnement, ces déchets ne peuvent pas faire l’objet d’une valorisation telle que le réemploi, le recyclage ou l’incinération avec récupération d’énergie.

En moyenne, 91 % des DCD est utilisée de manière utile (calcul conforme à la directive européenne)

Source : reporting des collecteurs de déchets via Brudaweb
En moyenne, 91 % des DCD est utilisée de manière utile (calcul conforme à la directive européenne)

Lire le texte de transcription

En 2023, 89 % des déchets de construction et de démolition ont été valorisés. En 2022, 2021, 2020, 2019 et 2018, le taux était respectivement de 92%, 90%, 93%, 91% et 93%.

Au niveau européen, l’objectif fixé était d’atteindre 70 % des déchets de construction et de démolition préparés en vue de leur réemploi, de leur recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. ou d'autres valorisationsToute opération dont le résultat principal consiste à conférer un objectif utile à des déchets en remplaçant, soit dans l’installation en question, soit dans l’économie plus large, des matériaux qui sinon auraient été affectés à une fonction spécifique, ou par laquelle les déchets sont préparés à cette fonction. à l’horizon 2020 (directive Déchets 2008/98/CE). En 2023, la Région de Bruxelles-Capitale affichait un taux de 89 %, calculé conformément à la méthode prévue par la directive européenne. Au cours des six dernières années, ce taux a oscillé autour de 91 %.

Les DCD ont encore un grand potentiel circulaire. Quelle est l'action de la Région?

La meilleure façon de minimiser l'impact des déchets de construction et de démolition sur notre environnement est d' éviter leur production. Cela peut se faire en gardant un maximum de bâtiments et d'éléments existants, en privilégiant des travaux de rénovation plutôt qu’une démolition complète. En outre, en planifiant bien, en choisissant des conceptions adaptables et réversibles, et en optant pour certaines techniques et certains matériaux de construction dans le cadre des travaux de construction, de démolition et de rénovation, il est possible d’éviter les déchets (non recyclables).

Si la production de déchets ne peut pas être évitée, nous devons essayer de les valoriser un maximum, en privilégiant le réemploi puis le recyclage, tout en préservant autant que possible la qualité du matériau. La démolition ou le démantèlement sélectif permet d’obtenir des flux de déchets propres qui peuvent être valorisés au maximum.

L'élimination des déchets sans aucune forme de valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. doit être évitée, sauf pour les déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc., par exemple.

Bon à savoir

Un secteur de la construction durable suit donc le principe de l'économie circulaireL'économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu'ils conservent leur valeur. où les déchets sont utilisés comme matière première secondaire, réduisant ainsi la quantité de matières premières primaires à utiliser.

Bien que les déchets de construction et de démolition soient en grande partie recyclables ou réutilisables, le recyclageToute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage. Ces opérations impliquent une modification structurelle (physique ou chimique) de la matière. Le recyclage peut impliquer différentes actions de prétraitement comme, par exemple, le démantèlement. et le réemploi sont souvent entravés par le manque de confiance dans la qualité des matériaux de construction et de démolition recyclés, le manque de temps et le manque d'espace de stockage. Comme indiqué ci-dessus, la plupart des BSA sont broyés et recyclés en granulés de remplissage, ce qui réduit la qualité du matériau d'origine. Dans le secteur de la construction en général, le principe de réemploi est encore relativement peu utilisé. Malgré une augmentation des projets de réemploi et de construction circulaire en Région bruxelloise, il existe encore un grand potentiel de développement, compte tenu de la forte densité de chantiers de construction. En outre, le recyclage des DCD a lieu principalement en dehors de la Région, ce qui entraîne la perte de nombreuses opportunités économiques, notamment en matière d'emploi. La transition vers un secteur de la construction circulaire nous rendrait moins dépendants des matières premières importées, ce qui nécessiterait moins de transport. Cela permettrait également de maintenir au niveau local non seulement les matériaux mais aussi les activités (démantèlement, préparation au réemploi, entretien et réparation, etc.).

Par conséquent, outre les nombreux projets soutenus, plusieurs mesures et actions sont prévues pour encourager la démolition sélective et le réemploi des DCD dans la Région et pour améliorer la qualité du recyclage dans le secteur. Par exemple :

  • Un protocole de démolition permettant d’établir, avant le début des travaux de démolition ou de rénovation, un inventaire en 3 étapes un inventaire des déchets dangereuxDéchets de toute provenance possédant des propriétés dangereuses. Ils peuvent être nocifs pour les organismes vivants et l'environnement, inflammables, toxiques, oxydants, corrosifs, radioactifs, etc., des matériaux réemployables, des déchets recyclables, etc. Les travaux sont répartis en plusieurs étapes, parmi lesquelles :
    • Élimination sélective des déchets dangereux, y compris les matériaux contenant de l'amiante.
    • Démantèlement pour récupérer un maximum de matériaux réutilisables.
    • Démolition sélective avec tri des matériaux recyclables.
      Le but est de produire des déchets inertes propres en vue de leur recyclage en granulats de meilleure qualité et d’assurer une gestion appropriée des déchets dangereux sans risque pour l'environnement ou la santé.
  • La réglementation relative aux terres excavées et aux granulats recyclés provenant de travaux de démolition, qui constituent les flux de déchets les plus importants à Bruxelles, a été récemment revue. L’arrêté modifié relatif à la gestion des déchets, Brudalex 3.0, publié le 13/02/2025, établit un cadre légal pour l'utilisation des terres excavées et des granulats recyclés sur les chantiers bruxellois, et garantit la traçabilité des déchets et des matériaux. Il sera ainsi plus facile de réutiliser les terres non-pollués et les granulats recyclés, sur chantier ou dans d'autres projets, sans devoir demander une autorisation distincte pour chaque utilisation. Si les conditions en matière de normes et de traçabilité de l’arrêté sont respectées, les terres excavées et les granulats recyclés perdent le statut de déchets.
  • Le tri sur chantier est encouragé par une tarification variable des conteneurs de déchets : le traitement d'un conteneur comprenant une fraction de déchets triés est moins coûteux que celui de conteneurs comprenant des déchets non dangereuxTous les déchets qui ne sont pas des déchets dangereux conformément à l’ordonnance du 14/06/2012 relative aux déchets (article 3,2°)"déchet dangereux" : tout déchet qui présente une ou plusieurs des propriétés dangereuses énumérées à l'annexe 3 mélangés, qui doivent être séparés au centre de tri. En effet, les déchets triés à la source sont plus faciles à recycler.
  • RENOLUTION est la stratégie bruxelloise de rénovation du bâti (2023-2030) visant à réduire l'impact environnemental des bâtiments existants, notamment grâce à une rénovation plus circulaire et durable. Le maintien de ce qui existe, la valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie., le réemploi et la qualité des techniques et des matériaux sont au cœur de la démarche. RENOLUTION vise avant tout à réduire les émissions directes de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). en encourageant la rénovation énergétique des bâtiments afin d'améliorer leur performance énergétique. En effet, le chauffage (résidentiel et tertiaire) des bâtiments représente plus de la moitié des émissions directes de gaz à effet de serre en RBC (voir l'indicateur des Émissions de gaz à effet de serre). Elle vise également à réduire les émissions indirectes par une utilisation plus efficace des ressources. À cette fin, elle propose un large éventail de soutiens techniques et d'accompagnement à la rénovation. Les primes RENOLUTION accordées pour les travaux de rénovation durable ne sont actuellement plus accessibles pour les nouvelles demandes.
  • La stratégie "Good Soil" souligne l'importance d'une bonne gestion des sols, car un sol sain est essentiel pour un cadre de vie de qualité (voir l’indicateur de la santé des sols). Avec cette stratégie, adoptée en 2024, Bruxelles Environnement vise à promouvoir la gestion intégrée des sols, notamment une utilisation responsable des terres excavées et des matériaux de remplacement des terres tels que les boues de dragage et les granulats recyclés, qui prête également attention à l'économie circulaireL'économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible afin qu'ils conservent leur valeur. et à la lutte contre le réchauffement climatique. Parce que le sol est une ressource limitée d'une valeur inestimable.
  • Plusieurs outils peuvent être utilisés pour réduire la production de déchets et/ou l'impact environnemental des bâtiments :
    • GRO est un outil belge servant à mesurer et augmenter la durabilité des projets de constructions. L'ambition de GRO est de créer des bâtiments habitables et tournés vers l'avenir, avec un engagement fort en faveur de la construction circulaire. Ainsi, au cours du cycle de vie d'un bâtiment - de la construction à l'exploitation, la rénovation et parfois la démolition - chaque phase fait l'objet d'une réflexion et d'une conception.
    • TOTEM est un outil gratuit destiné à évaluer et réduire les impacts environnementaux des bâtiments et matériaux, à chaque étape d'un projet, en utilisant des scores environnementaux. Il permet de comparer des systèmes constructifs et différents scénarios de rénovation, de démolition ou de réemploi, et aide à affiner vos choix architecturaux.
    • Le passeport des matériaux contient des informations numériques sur un matériau ou un produit. Son utilisation peut faciliter le réemploi ou le recyclage de haute qualité d'un produit à l'avenir.

A télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur : Déchets de construction et de démolition (.pdf)

Tableau reprenant les données

  • Déchets de construction et de démolition (.xls)

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Infographie, « Les déchets en RBC - Les chiffres-clés de 2023 » (.pdf)

Liens utiles

  • Bruxelles Environnement – Déchets de chantier : obligations lors des travaux de construction et la voie de l'économie circulaire
  • Bruxelles Environnement –  Brudalex 3.0: Terres et granulats recyclés
  • La stratégie Rénolution
  • Embuild.Brussels
  • Guide bâtiment durable
  • Guide bâtiment durable : Protocole déconstruction
  • GRO-tool
  • TOTEM building
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