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La faune envahissante

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L’introduction, volontaire ou non, de certaines espèces animales dans un milieu donné peut avoir des conséquences plus ou moins importantes sur la biodiversité locale et les équilibres écologiques en place.
A la fin du 19ème siècle, 24 lapins lâchés en Australie se multiplièrent pour atteindre des millions d’individus ravageant les grandes prairies du pays. Pour lutter contre le fléau, on introduisit des renards européens qui s’attaquèrent certes aux lapins, mais décimèrent aussi nombre des marsupiaux locaux !
Bref, relâcher dans la nature des animaux exotiques n’est jamais anodin. Sachez-le et surtout, ne le faites jamais. En Région bruxelloise relâcher des espèces exotiques est interdit. Il existe pour cela des centres à qui vous pouvez confier l’animal que vous ne pouvez/voulez plus garder chez vous.

Il existe deux listes qui répertorient les espèces exotiques envahissantes : La liste Européenne et la liste Bruxelloise

Voici quelques-unes de ces espèces:

La coccinelle asiatique

Les premières observations datent de la fin des années 90. Sensée devenir un prédateur redoutable engagé dans la lutte biologique contre les pucerons et autres nuisibles, elle s’est très rapidement adaptée à notre environnement. Trop même. Les larves de la coccinelle asiatique sont tellement voraces, qu’outre les pucerons, elles s’attaquent aussi aux larves des syrphes et de certaines espèces indigènes de coccinelles qu’elles supplantent progressivement.

A la recherche d’un abri pour l’hiver, elles se rassemblent à l’automne et pénètrent en grand nombre dans les habitations, ce qui ne va pas sans poser quelques désagréments.

La coccinelle asiatique figure sur la liste bruxelloise des espèces envahissantes depuis 2012.

La tortue de Floride

Beaucoup de tortues aquatiques originaires d’Amérique et achetées dans les animaleries comme tortues d’agréments ont été relâchées par leur propriétaire dans les mares et les étangs des parcs et des forêts bruxelloises. Omnivores, ces tortues se nourrissent de jeunes poissons, de larves d’amphibiens et d’amphibiens eux-mêmes, d’insectes ou de poussins d’oiseaux d’eau. Autant dire que les dégâts que leur présence occasionne dans les milieux biologiquement riches peuvent s’avérer problématiques.

Si vous possédez ce genre de tortues et que vous voulez vous en débarrasser, conduisez-les plutôt dans un refuge pour animaux. La tortue de Floride figure sur la liste européenne. des espèces envahissantes depuis juillet 2016.

La perruche à collier

La colonie bruxelloise de perruches à collier provient probablement du lâcher d’une quarantaine d’individus au moment de la fermeture d’un parc animalier bruxellois dans les années 70. A ce jour, leur multiplication (elles seraient plus de 10.000) pourrait concurrencer les sittelles, qui elles aussi nichent dans les cavités des arbres. L’impact n’est cependant pas encore avéré. Par contre, le bruit qu’elles génèrent, les déjections qu’elles laissent au pied des arbres dortoirs, leur goût prononcé pour les bourgeons et les fruits constituent d’importantes nuisances. La perruche à collier figure sur la liste bruxelloise depuis 2012.

La bernache du Canada

Ces oiseaux de parc ornementaux étaient très à la mode dans les jardins privés, d’où ils se sont échappés pour s’établir dans la nature. Ils se comptent actuellement par centaines. Ce sont des oiseaux nicheurs très discrets qui se rassemblent en groupes importants au début de l’été pour muer. Le rassemblement de ces oiseaux durant quelques semaines en un même endroit peut occasionner des dégâts importants suite au piétinement et aux déjections. Ces dernières rendent les sentiers de promenade et les pelouses impropres aux loisirs, et augmentent les quantités de nutriments qui parviennent dans l’eau, provoquant le développement d’algues bleues et du botulisme.

Dégâts causés par des bernaches du Canada

La bernache du Canada figure sur la liste bruxelloise depuis 2012.

Date de mise à jour: 11/07/2019