Limiter les bruits de voisinage à Bruxelles
- Inspection
- Bruit
- Quartier
- Nuisances sonores
- Voisinage
Avec le plan QUIET.BRUSSELS, la Région vise à améliorer la qualité de vie de ses habitants et habitantes en agissant contre le bruit. Ce plan a 3 objectifs principaux : réduire les effets du bruit sur la santé, permettre à chacun et chacune d'avoir accès au calme et maintenir l'attractivité de la ville.
Lutter contre les bruits de voisinage avec le plan QUIET.BRUSSELS
À Bruxelles, les secteurs qui font l'objet du plus grand nombre de plaintes sont le secteur Horeca, le secteur résidentiel (comportement des personnes et des installations) et le secteur de la vente au détail. Les bruits de voisinage peuvent donc être extrêmement gênants.
Pour lutter contre les bruits de voisinage, le plan QUIET.BRUSSELS prévoit les mesures suivantes :
- revoir et développer le cadre de gestion des bruits de voisinage ;
- appliquer la législation sur le bruit amplifié ;
- tenir compte de l'aspect acoustique lors de la réalisation de nouveaux équipements publics ;
- initier des plans locaux de réduction du bruit ;
- soutenir les actions de lutte contre le bruit à l'échelle locale ;
- réduire le bruit des sirènes des véhicules d'urgence.
Bon à savoir
En région bruxelloise, plusieurs législations fixent des seuils de bruit à ne pas dépasser pour protéger le voisinage. Certaines sources de bruit ne sont pas couvertes par ces seuils, mais plusieurs mesures sont prises pour réduire leur impact.
Consultez les pages Plaintes, signalement et alertes dédiées au bruit pour :
- comprendre les différentes sources de bruit ;
- identifier les acteurs qui peuvent intervenir ;
- signaler les nuisances sonores à l'aide d'un formulaire en ligne sécurisé ;
- vous tenir au courant des procédures à suivre en cas de problème persistant ;
- demander des mesures contre le bruit, si la législation le prévoit.
Conseils pour vivre au calme
Pour bien vivre en ville, une bonne entente de voisinage est déterminante. Nos droits et obligations sont définis par la loi, mais si celle-ci détermine nos devoirs, un peu de respect et beaucoup de bon sens permettent aussi de ne pas faire subir aux autres ce que l’on ne voudrait pas subir soi-même.
À la maison
Le bruit peut vite gâcher le plaisir d’être chez soi. Sachez d’ailleurs que le tapage est interdit, de jour comme de nuit. En appartement comme en maison individuelle, n’oubliez pas que le son se propage facilement. Quelques mesures simples permettent de réduire les nuisances sans trop d’efforts.
- Modérez le volume sonore: évitez de crier, de mettre le son de la télévision et de la chaîne hi-fi à un niveau trop élevé, ou de laisser votre chien aboyer sans cesse.
- Déplacez-vous doucement: évitez de claquer les portes, de dévaler les escaliers, de marcher en talons ou de courir dans l'appartement.
- Pensez aux autres: évitez de bricoler en dehors des heures raisonnables et le dimanche ou les jours fériés, d'utiliser vos appareils ménagers ou de faire couler de l'eau en pleine nuit, jouez de votre instrument de musique pendant la journée dans une pièce insonorisée, prévenez vos voisins en cas de travaux ou de fête.
- Équipez-vous: collez des patins sous les pieds des chaises et autres meubles que vous déplacez fréquemment, achetez des appareils ménagers moins bruyants.
Dans le jardin
Tout le monde aime profiter de son jardin en toute tranquillité. Les animaux aussi sont facilement effrayés par le bruit. Pour la nature comme pour la convivialité, pensez également aux règles de bon voisinage au jardin.
- Respectez le calme : évitez de crier, de laisser votre chien aboyer, de tondre la pelouse ou d'utiliser d'autres appareils bruyants en dehors des heures autorisées (tous les jours de 7h à 20h, sauf le dimanche et les jours fériés).
Dans la rue
La ville est suffisamment bruyante pour ne pas en rajouter. Dans la rue aussi, tout le monde peut contribuer à la tranquillité, gage de bon voisinage.
- Soyez « Gentlemen noceurs »: on peut faire la fête et respecter le sommeil des riverains. Si vous rentrez tard, baissez la voix et la musique, ne laissez pas tourner le moteur et ne claquez pas les portes.
- Conduisez en douceur: en moto ou en voiture, une conduite douce est plus silencieuse. Cela tombe bien, elle est aussi plus prudente.
Vous avez un litige avec vos voisins ?
Privilégiez toujours le dialogue et l’arrangement à l’amiable : c’est la solution la plus simple et la moins coûteuse. Des médiateurs (.pdf) sont d’ailleurs à votre service pour vous aider à résoudre vos problèmes de bruit de voisinage par le dialogue.
Si vous ne parvenez pas à un accord, il peut être nécessaire de déposer une plainte. Les procédures diffèrent selon le type de nuisance, les pages de la rubrique « Plaintes, signalements et alertes », thématique « Bruit », vous expliquent la législation applicable et vous aiguillent vers le formulaire de plainte adéquat.
Agissez contre le bruit
En ville, le bruit est presque permanent. Pourtant, il nuit à la santé. En adoptant quelques gestes simples, on peut facilement baisser le volume et améliorer sa qualité de vie.
Des bruits inévitables
Trafic, foule, musique, ventilation, terrasses de restaurant… La ville est vivante, donc inévitablement bruyante. Sans parler du bruit auquel nous nous exposons volontairement, en écoutant la musique dans des écouteurs, par exemple, ou en tondant la pelouse.
Près de 70% des Bruxellois et Bruxelloises considèrent le bruit comme une des nuisances environnementales principales qui perturbe leur qualité de vie. Pire encore : le bruit a des impacts réels sur la santé.
Quelques habitudes pour réduire l'impact du bruit sur la santé
Baisser le volume
On considère qu'un environnement est calme lorsque son niveau sonore est inférieur à 20 décibels. Au-delà de 60 décibels, le bruit devient fatiguant et à partir de 85 décibels, il peut provoquer des lésions. Avec un peu de bon sens et quelques gestes simples, il est facile de se protéger et de protéger les autres :
- Réduisez le volume de vos écouteurs. Vos oreilles vous en seront reconnaissantes, et vos voisins de tram aussi. Faites de même à la maison avec les haut-parleurs de votre stéréo ou de votre télévision.
- Coupez le moteur lorsque votre voiture est à l'arrêt : en plus, vous consommerez moins de carburant.
- En concert, ne vous placez pas trop près des baffles.
- Portez un casque de protection quand vous bricolez : perceuses, foreuses et scies ont des niveaux sonores dangereux, de l’ordre de 95 décibels.
S’exposer moins longtemps
Il n’y a pas que le niveau qui compte. La durée d’exposition au bruit joue aussi un rôle important. Pensez à limiter le temps passé dans un environnement bruyant, par exemple :
- 20 minutes sur un chantier de construction (100 décibels)
- 3 heures lors d’une soirée dansante (90 décibels)
- 8 heures dans le bruit du trafic routier (85 décibels)
S’équiper
Prendre en compte le niveau sonore dans ses achats permet d’améliorer considérablement le confort acoustique. Pensez par exemple à :
- vérifier le niveau de décibels en cas d’achat d’appareils électroménagers ;
- aménager votre habitation : par exemple, un tapis ou des patins sous les chaises permettent de réduire les bruits d’impact ;
- renforcer l’isolation acoustique : plancher anti-bruit, châssis performants ou isolation extérieure réduiront le bruit dans votre logement. Homegrade aide les particuliers dans leur démarche pour régler un problème acoustique dans leur logement en Région bruxelloise.
À télécharger
Conseils pour faire moins de bruit
- Comment faire moins de bruit ? - 10 conseils prioritaires (.pdf)
- Vivre au calme à Bruxelles - 100 conseils pour se protéger du bruit et éviter d'en provoquer (.pdf)
Fiches documentées bruit
- 1.Perception des nuisances acoustiques en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)
- 3.Impact du bruit sur la gêne, la qualité de vie et la santé (.pdf)
- 42.Traitement et analyse du bruit de voisinage et du bruit des installations classées (.pdf)
- 41.Cadre légal bruxellois en matière de bruit (.pdf)
- 37.Les valeurs acoustiques et vibratoires en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)