Aller au contenu principal
Accueil professionnel de Bruxelles environnement
  • Citoyen
  • Professionnel
  • Enseignement
  • Blog Citoyen
  • Blog Professionnel
  • Contact
  • Offres d'emploi
  • À propos
  • Agenda
FR
  • NL
  1. Home
  2. Documentation et outils / État des lieux de l'environnement
  3. Surveillance des espèces et habitats

Surveillance des espèces et habitats

Découvrez comment la biodiversité de notre Ville-Région est suivie et quel rôle jouent les citoyens dans ce monitoring. Que nous enseignent ces suivis et quelles sont les principales tendances ?
  • Biodiversité
  • Espaces verts
  • État des lieux de l'environnement
  • Faune
  • Flore
le 11 février 2025

Sur le même sujet

Documentation et outils

  • Couverture végétale et qualité biologique
  • La faune en Région bruxelloise
  • Forêt de Soignes

Gestion environnementale

  • Planter et entretenir les plantes grimpantes
  • Mettre en oeuvre l'éco-pâturage
  • Redonner vie à la Woluwe : la renaissance bleue du site de la Royale Belge

Services et demandes

  • Le Facilitateur Nature vous aide à soutenir la biodiversité
  • Appel à projets « Natura 2000 à l’honneur »

Réglementation et inspection

  • La réglementation européenne et bruxelloise pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes

Politique régionale

  • Le Plan Nature
  • Le Conseil supérieur bruxellois de la conservation de la nature (CSBCN)
  • Plan de gestion pour la forêt de Soignes

Sommaire

  • Surveillance des espèces
  • Surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise
  • Etat local de conservation des espèces couvertes par les directives "Habitats" et "Oiseaux"
  • Sciences participatives : collecte de données sur la biodiversité bruxelloise

Surveillance des espèces

Indicateur - Actualisation : janvier 2023

Quelles espèces d’animaux, de plantes, de champignons et de lichens sont présentes en Région bruxelloise? Où sont-elles localisées? Sont-elles rares ou fréquentes? Des espèces disparaissent-elles et, a contrario, d’autres apparaissent-elles ? Lesquelles sont exotiques? Pour répondre notamment à ces questions, la faune et la flore bruxelloises font l’objet d’une surveillance et d’un suivi scientifiques. Les données collectées contribuent à l’élaboration des politiques et mesures de gestion de la nature.  Malgré son contexte urbain et sa taille limitée, la Région bruxelloise abrite une biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). relativement importante pour certains groupes. 

Une surveillance et un suivi scientifique en support à la gestion de la biodiversité

La surveillance et le suivi de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). font partie des missions de Bruxelles Environnement. 

Dès 1992 le ‘Réseau d’information et de surveillance de l’évolution de l’état de l’environnement par des bioindicateurs’ a été lancé par Bruxelles Environnement. Depuis, la répartition et les exigences écologiques de dizaines de groupes d’espèces ont été étudiées.

Cette mission repose essentiellement sur des inventaires et des études dont la réalisation est confiée, via des marchés publics, à des universités et instituts de recherche ou, via des subsides, à des associations de protection et de conservation de la nature.

Les données collectées dans ce cadre répondent à divers objectifs :

  • répondre aux obligations internationales et bruxelloises liées à la surveillance de la nature et aux rapportages qui s’y rapportent (notamment dans le cadre des directives Natura 2000 et Oiseaux, de l’ordonnance relative à la conservation de la nature, etc.) ;
  • contribuer à mettre en évidence les changements intervenant dans l’environnement ;
  • élaborer et évaluer les politiques et mesures de gestion en matière de biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). ;
  • informer et sensibiliser le public par rapport aux enjeux liés à la biodiversité.

Afin de rationaliser ses divers besoins en informations et ses initiatives de suivi relatifs à la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)., Bruxelles Environnement a développé en 2009 une stratégie de monitoring pour le suivi de la biodiversité en Région de Bruxelles-Capitale. Cette stratégie a été actualisée en 2020 pour tenir compte des évolutions récentes en matière de besoins, techniques et  méthodes de recherche ainsi que de données disponibles.

Par ailleurs, en application de l’ordonnance Nature (art.15 §1er), un arrêté établissant un schéma de surveillance de l'état de conservation des espèces et habitats naturels présents en Région de Bruxelles-Capitale a été adopté en 2018.

Depuis 2009, Bruxelles Environnement centralise au niveau d’une seule base de données les données dont elle dispose sur les espèces observées en Région bruxelloise.  Cette base de données constitue un important point d’appui pour la politique bruxelloise en matière de biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore).. Les données encodées dans le site web observations.be (voir focus Sciences participatives : collecte de données sur la biodiversité bruxelloise) y sont également intégrées.

De nombreux inventaires et atlas de la flore et de la faune bruxelloises

Cette fiche se rapporte spécifiquement aux inventaires et suivis de groupes d’espèces effectués à l’échelle de la Région bruxelloise.

D’autres dispositifs de surveillance en lien avec la biodiversité sont présentés par ailleurs dans divers documents constitutifs des rapports sur l’état de l’environnement bruxellois, en particulier ceux relatifs:

  • à la qualité biologique des cours d’eau et étangs ;
  • à l’état sanitaire des hêtres et chênes en forêt de Soignes ;
  • à l’évolution de l’avifaune ;
  • à l’état de conservation de certaines espèces visées par les directives Habitats et Oiseaux (voir focus sur l’état de conservation des espèces et focus sur le Lucane cerf-volant) ;
  • aux espèces exotiques envahissantes ;
  • à la surveillance des habitats naturels ;
  • au patrimoine forestier de la forêt de Soignes ;
  • au suivi qualitatif et quantitatif des espaces verts (voir focus sur la couverture végétale en Région bruxelloise et focus sur la carte d’évaluation biologique de la Région bruxelloise) ;
  • à la plateforme belge de partage et gestion de données d’observations naturalistes (voir focus Sciences participatives : collecte de données sur la biodiversité bruxelloise). 

En complément, des paramètres abiotiques, tels que l’état de la nappe phréatique, sont également mesurés.

La surveillance des espèces a notamment abouti à la réalisation de plusieurs inventaires ou atlas couvrant l’ensemble de la Région bruxelloise.

Les tableaux ci-dessous présentent de manière extrêmement synthétique, pour les différents groupes taxonomiques inventoriés, les principales données quantitatives ressortant de ces études à savoir : le nombre d’espèces recensées pendant la période d’investigation sur le terrain (en distinguant les espèces indigènes des espèces introduites de façon volontaire ou accidentelle) ainsi que, lorsque les données sont disponibles, le nombre d’espèces éteintes au niveau bruxellois.

L’inventaire des espèces localement éteintes repose sur des données historiques (anciens relevés floristiques ou faunistiques, archives, anciens herbiers ou boîtes à insectes, etc.).

La période prise en compte, variable selon les études, est indiquée dans les tableaux ci-dessous.  Pour les poissons, les données sont issues de 5 campagnes de mesures effectuées dans le cadre de l’évaluation de la qualité biologique des cours d’eau et étangs bruxellois (voir fiche documentée « Poissons »).

Au-delà des quelques chiffres présentés dans les tableaux ci-dessus, ces inventaires sont surtout intéressants du fait des analyses auxquelles ils aboutissent et qui permettent par exemple :

  • d’établir des tendances par rapport à l’abondance et à la répartition spatiale des différentes espèces et de mettre en évidence les espèces les plus vulnérables ;
  • d’identifier les sites les plus intéressants d’un point de vue biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). ;
  • de recenser l’implantation de nouvelles espèces, que celle-ci soit le fait de l’intervention humaine ou résultant d’un processus naturel (suite par ex. aux changements climatiques) ;
  • d’identifier (ou de contribuer à identifier) les facteurs à la base des évolutions constatées.

Ces études, généralement très riches en informations et nuancées quant au constat, peuvent difficilement être résumées en quelques lignes. Pour de plus amples informations, les lecteurs intéressés peuvent se reporter aux divers documents disponibles on-line (publications dans leur intégralité ou synthèses, voir encadré ci-dessous reprenant les liens vers les différents documents).

Certains groupes taxonomiques sont bien représentés sur le territoire bruxellois

Une comparaison des données présentées ci-dessus avec un inventaire des espèces établi par la DG statistique en 2017 (SPF Economie) montre qu’environ deux tiers des espèces de mammifères et d’odonates (libellules et demoiselles) présentes en Belgique sont également présentes en Région bruxelloise. Pour les groupes des oiseaux, amphibiens, orthoptères (criquets et sauterelles) et plantes vasculaires, cette proportion est de l’ordre de 40 à 50%.

En ce qui concerne les abeilles, 381 espèces ont été dénombrées en Belgique dont 45 sont aujourd’hui éteintes à l’échelle du pays (Liste rouge des abeilles de Belgique, 2019).  La Région bruxelloise compte de l’ordre de 60% de l’ensemble des espèces contemporaines présentes en Belgique.

Ces pourcentages sont particulièrement élevés compte tenu de la petite taille du territoire bruxellois et de son caractère extrêmement urbanisé.  Ce constat positif doit néanmoins être nuancé dans la mesure où un certain nombre d’espèces sont rares, voire très rares.

En revanche, avec moins d’un tiers d’espèces présentes, les reptiles, papillons diurnes et poissons sont nettement moins représentés en Région bruxelloise. 

206 espèces d’abeilles sauvages présentes en Région bruxelloise

Le premier atlas des abeilles sauvages de la Région bruxelloise (2020) établit une liste de 248 espèces d’abeilles sauvages observées entre 1841 et 2020 sur le territoire régional. 

Parmi celles-ci, 42 espèces (17%) sont considérées éteintes à l’échelle régionale (37 non observées depuis 1990, 5 depuis 2004). Parmi les 206 espèces encore présentes, près de 60% sont estimées dans une situation favorable (non menacé ou en expansion) et près de 40% dans une situation défavorable (vulnérable ou en danger). Les espèces en expansion sont dans la plupart des cas des observations isolées d’espèces qui n’avaient jamais été observées dans les données historiques. Animal d’élevage considéré éteint à l’état sauvage, l’abeille mellifère ou domestique, est la 249ème espèce d’abeille bruxelloise et n’est pas menacée sur le territoire.

Identifiée comme l’un des sites naturels les plus riches de Belgique, la fricheZone de terrain laissée à l'abandon et progressivement colonisée par la végétation spontanée. Josaphat compte 127 espèces, dont 4 trouvées exclusivement dans ce site.

Depuis 2001, 2 espèces de mammifères terrestres absentes depuis des décennies ont à nouveau été observées et 3 nouvelles espèces de chauves-souris se sont implantées

En ce qui concerne les mammifères, une comparaison entre les 2 atlas ainsi que l’analyse des données collectées dans le cadre du suivi des populations bruxelloises de chauve-souris montrent que 2 espèces observées durant la période 1909-2000 n’ont plus été observées depuis la fin des années ‘80, à savoir : la Barbastelle (Barbastella barbastellus, espèce de chauve-souris) et la Loutre d’Europe (Lutra lutra).

Depuis 2001, 7 espèces qui n’avaient pas été observées auparavant ont été inventoriées :

  • 5 espèces indigènes dont 3 espèces de chauve-souris: le Castor européen (Castor fiber), le Sanglier (Sus scrofa), le Verspertilion bicolore (Verspertilio murinus), le Pipistrelle de Kulh (Pipistrellus kuhlii) et l’Oreillard gris (Plecotus austriacus) ;
  • 2 espèces non indigènes (reprises dans la liste européenne des espèces invasives, voir indicateur sur les espèces exotiques envahissantes) : le Muntjac de Chine (Muntiacus reevesi, quelques observations, un individu a été capturé en 2016) et le Raton laveur (Procyon lotor) dont la présence actuelle en forêt de Soignes n’est pas établie avec certitude.

La comparaison des 2 atlas montre que pour respectivement 65% et 7% des espèces de mammifères présentes en Région bruxelloise, l’étendue du territoire sur lequel des observations ont été réalisées a augmenté ou est resté stable.  Cette information doit néanmoins être considérée avec prudence compte tenu du fait que pour de nombreuses espèces la connaissance de leur écologie et des zones où elles sont présentes ainsi que les méthodes de détections se sont améliorées.

La richesse spécifique de chauves-souris de la Région bruxelloise est remarquable puisque 20 espèces de chauves-souris (dont une n’a plus été observée depuis une trentaine d’années), sur les 24 espèces de chauves-souris recensées à ce jour en Belgique, ont jusqu’ici été trouvées dans la Région.

Le nombre d’espèces d’oiseaux nichant en Région bruxelloise reste stable mais la composition de l’avifaune évolue rapidement

L’évolution de la composition de l’avifaunePartie de la faune d'un lieu constituée par les oiseaux. est rapide, tant du point de vue des espèces indigènes que des exotiques. Depuis la réalisation du dernier atlas de l’avifaune (2000-2004), des espèces se sont éteintes en tant que nicheuses certaines, le statut d’autres espèces a été revu à la baisse en « nicheur probable ». A l’inverse, de nouvelles espèces ont fait leur apparition. Des espèces qui dans l’Atlas 2000-2004 avaient été considérées comme récemment éteintes localement sont réapparues. Parmi les espèces nicheuses disparues, 2 sont exotiques (Cygne noir et Ouette de Magellan).

Les amphibiens et reptiles ont particulièrement souffert de la détérioration, destruction et fragmentation de leurs habitats

Le premier atlas de l’herpétofaunePartie de la faune constituée par les amphibiens et reptiles. de Bruxelles faisait le constat d’un déclin généralisé des espèces indigènes suite à la destruction, la détérioration et la fragmentation des milieux favorables. Six espèces indigènes sur les quatorze historiquement signalées dans la capitale étaient considérées comme éteintes. L’atlas 2004-2019, réalisé une dizaine d’années plus tard, confirme ce constat, puisque, à une exception près (la Grenouille verte), aucune des espèces considérées comme éteintes n’a pu être retrouvée, et ce, malgré une augmentation importante des connaissances.

Le phénomène de l’installation ré­cente d’espèces étrangères à la faune bruxelloise, mis en évidence lors du premier atlas, s’est amplifié au cours des dernières années. Il concerne à la fois des espèces exotiques (au moins deux espèces de grenouilles naturalisées et diverses espèces de tortues aquatiques non naturalisées) et deux espèces néo-indigènes (espèces introduites, délibérément ou non, en Région bruxelloise mais qui sont présentes naturellement dans un territoire voisin de celui de l’aire d’introduction).

Les poissons, de retour dans la Senne depuis 2016, ont souffert en 2019

Les campagnes d’échantillonnages menées dans le cadre de l’évaluation de la qualité biologique des cours d’eau (trisannuelles) ont mis en évidence une nette amélioration de l’état de la faune piscicole au niveau de la Senne. En effet, lors des campagnes effectuées en 2007 et 2013, seul un poisson avait été capturé dans la Senne bruxelloise en 2013. Par ailleurs, aucun échantillonnage n’y avait été effectué lors de la campagne 2004 dans la mesure où la qualité de l’eau ne permettait pas d’accueillir une vie piscicole.

Ces résultats contrastent fortement avec ceux obtenus lors de la campagne de 2016 durant laquelle de l’ordre de 300 individus appartenant à 15 espèces différentes ont été recensés dans la Senne. Si l’on se réfère à la liste de référence des espèces historiquement présentes dans ce cours d’eau lorsque celui-ci n’était pas ou peu perturbé par les activités humaines, on constate que 11 espèces sur les 17 figurant dans cette liste ont été observées (parfois à une seule reprise). Parmi les espèces inventoriées en 2016 figurent des espèces écologiquement exigeantes dont, notamment, la Bouvière, espèce bénéficiant d’un statut de protection particulier dans le cadre de la législation européenne Natura 2000 (voir focus sur l’état de conservation des espèces).

Cette progression est avant tout à mettre en relation avec les efforts réalisés en matière d’épuration des eaux uséesL'épuration des eaux usées est l'élimination des déchets organiques et chimiques de l'eau jusqu'à un point permettant à la vie biologique dans les rivières, les lacs et les mers de ne pas subir les conséquences du déversement des ces eaux usées purifiées. et ce, tant en amont de Bruxelles qu’au niveau régional (voir thématique Eau et milieux aquatiques de l’état de l’environnement bruxellois).

Cette tendance positive ne s’est cependant pas confirmée lors de la dernière campagne (2019) laquelle a permis d’inventorier dans la Senne seulement une dizaine d’espèces et un nombre de spécimens largement inférieur à celui obtenu en 2013.  Parmi les explications avancées figure notamment la sécheresseLa sécheresse est un phénomène naturel où la disponibilité de l'eau diminue en raison du manque de précipitations, ce qui - à terme - peut engendrer une pénurie d’eau. A ne pas confondre avec ‘vague de chaleur’ et ‘canicule’ même si celles-ci ont un impact sur les disponibilités en eau (augmentation de la demande). observée en 2019 durant laquelle le faible débit de la Senne combiné à des rejets pollués en charge organique a entrainé une chute des teneurs en oxygène dissous. La présence croissante d’une espèce invasive, à savoir le Crabe chinois, est également une explication avancée (voir indicateur sur la qualité biologique des eaux de surface).

Les libellules et demoiselles, bioindicateurs de l’état des écosystèmes d’eaux douces

L’atlas des libellules et demoiselles (Odonates) réalisé de 2015 à 2019 pour le territoire bruxellois, a permis de répertorier 51 espèces contemporaines sur les 69 espèces observées en Belgique sur la même période. 8 espèces sont considérées comme régionalement éteintes.

A la fin du 20ème siècle, suite à la disparition ou régression de nombreuses zones humides, à la canalisation des cours d’eau et à l’aménagement des berges, à l’exploitation piscicole intensive des plans d’eau ou encore, à la pollution et eutrophisationApport excessif d'éléments nutritifs dans les eaux, entraînant une prolifération végétale, un appauvrissement en oxygène et un déséquilibre de l'écosystèmeC'est l'ensemble des êtres vivants (faune et flore) et des éléments non vivants (eau, air, matières solides), aux nombreuses interactions, d'un milieu naturel (forêt, champ, etc.). L'écosystème se caractérise essentiellement par des relations d'ordre bio-physico-chimique.. des cours d’eau, la Région bruxelloise n’abritait plus que 27 espèces de libellules et demoiselles. En moins de 2 décennies, l’état des populations d’odonates s’est fortement amélioré tant au niveau du nombre d’espèces observées que de leur statut de conservation.  Selon les chercheurs, cette évolution est notamment liée à une amélioration générale de la qualité des eaux et de la gestion des berges, à l’augmentation des surfaces d’eau libre (cf. programme de maillage bleuLe Maillage bleuProgramme mis en place depuis 1999 par la Région de Bruxelles-Capitale pour remettre en valeur l'eau et les zones humides sur son territoire. Le programme se décline en plusieurs objectifs : 1) séparer les eaux usées des eaux propres, afin de limiter l'apport d'eau aux stations d'épuration ; 2) restaurer certains éléments du réseau hydrographique de la Région ; 3) réaménager des tronçons de rivières, des étangs et des zones humides, pour leur rendre toute leur valeur biologique, et leur faire éventuellement bénéficier de mesures spéciales de protection ; 4) assurer la fonction paysagère et récréative de ces sites. est un programme mis en œuvre depuis 1999, qui vise plusieurs objectifs : séparer les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. des eaux propres afin de limiter l'apport d'eau aux stations d'épuration, restaurer certains éléments du réseau hydrographiqueLe réseau hydrographique regroupe l’ensemble des cours d'eau, étangs, mares, zones humides… de la Région, réaménager des tronçons de rivières, des étangs et des zones humides pour leur rendre toute leur valeur biologique, et leur faire éventuellement bénéficier de mesures spéciales de protection, et assurer la fonction paysagère et récréative de ces sites. avec remise à ciel ouvert de certains tronçons de cours d’eau) ainsi qu’à une diminution des populations excédentaires de poissons fouisseurs et herbivores. Elle démontre qu’une gestion adaptée peut très rapidement se traduire par des répercussions bénéfiques en termes de biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)..

A télécharger

Fiches méthodologiques

  • Indicateur : Evolution du nombre d’espèces de la flore et de la faune (par groupe taxonomique) (.pdf)

Fiches documentées

  • n°1. Les Mammifères en Région bruxelloise, 2021 (.pdf)
  • n°2. Oiseaux, 2018 (.pdf)
  • n°5. Les Amphibiens et Reptiles en Région bruxelloise, 2022 (.pdf)
  • n°6. Plantes supérieures, 2003 (.pdf)
  • n°7. Bryophytes, champignons et lichens, 2003 (.pdf)
  • n°8. Poissons, 2024 (.pdf)
  • n°9. Invertébrés, 2017 (.pdf)
  • n°11. Lichens épiphytes, 2012 (.pdf)
  • n°12. Champignons, 2013 (.pdf)
  • n°23. Avifaune liée au bâti, 2024
  • n° 25. Les abeilles en Région de Bruxelles-Capitale, 2022 (.pdf)
  • n°26. Les chauves-souris en Région de Bruxelles-Capitale, 2022 (.pdf)

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Evolution de l’avifaune (2023)
  • Les amphibiens et reptiles en Région bruxelloise (2022)
  • Libellules et demoiselles en Région bruxelloise (2022)
  • Qualité biologique des principaux cours d’eau et étangs (2022)
  • Les mammifères en Région bruxelloise (2021)
  • Sciences participatives : collecte de données sur la biodiversité bruxelloise (2024)
  • Champignons et lichens (édition 2011-2012)
  • Habitats naturels dans les espaces verts bruxellois (édition 2007-2010)
  • Biodiversité : les papillons de jour (édition 2007-2008) (.pdf)
  • Environnement semi-naturel et espaces verts publics bruxellois : Etat de la flore et de la faune (édition 2003-2006) (.pdf)

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Les abeilles sauvages en Région de Bruxelles-Capitale, 2018 (.pdf)
  • Amphibiens et reptiles en Région de Bruxelles-Capitale, 2017 (.pdf)
  • Les papillons de jour en Région de Bruxelles-Capitale, 2017 (.pdf)
  • Les mammifères en Région de Bruxelles-Capitale, 2017 (.pdf)
  • Les champignons en Région de Bruxelles-Capitale, 2017 (.pdf)
  • Oiseaux en Région de Bruxelles-Capitale, 2018 (.pdf)
  • Les chauves-souris – Connaître et protéger, 2019 (.pdf)
  • Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale, 2012 (.pdf)
  • Carte « Evolution de la population de papillons »

Etudes et rapports

  • ADRIAENS P. 2020. “ Actualisatie van de monitoringstrategie voor de evaluatie van de natuur in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.” Corridor cvba, étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, Nazareth, 38 p. (néerlandais uniquement)
  • ALLERMEERSCH L. 2006. "Opmaak van volledige floristische inventaris van het BHG en een florakartering", étude réalisée par le Jardin Botanique National de Belgique pour le compte de Bruxelles Environnement, 322 p. (.pdf) (néerlandais uniquement)
  • BECKERS, K., OTTART, N., FICHEFET, V., BECK, O., GRYSEELS, M., MAES, D. 2009. "Papillons de jour en Région de Bruxelles-Capitale (1830 - 2008): distribution et conservation", Bruxelles Environnement & Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek, Bruxelles, 157 p. (En vente auprès du Service Info-environnement de Bruxelles Environnement)
  • BRABANT C., NYSSEN P., WEISERBS A. & SAN MARTIN G., 2019. “Analyse des données de monitoring et développement de critères pour l’état de conservation local des ChiroptèresOrdre de mammifères souvent nocturnes et insectivores, adaptés au vol grâce à des membranes alaires fixées entre leurs doigts, sur les flancs et parfois sur la queue, et appelés communément chauves-souris. en Région de Bruxelles-Capitale”, étude effectuée par Natagora à la demande de Bruxelles environnement
  • Website Rode Lijsten in Vlaanderen (néerlandais uniquement) 
  • DEVILLERS P., DEVILLERS-TERSCHUREN J. 1998. “Mammifères de Bruxelles, facteurs de risque et mesures de gestion” in IBGE "Qualité de l'environnement et biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). en RBC", document de travail de l'I.R.Sc.N.B. nr. 93: 147-164.
  • GRAITSON E., PAQUET A., VERBELEN D. 2022. “Atlas des Amphibiens et Reptiles de la Région de Bruxelles-Capitale”, étude effectuée par Natagora, Natuurpunt & BE/LB à la demande de Bruxelles Environnement, 106 p.
  • IPBES 2018. “The IPBES regional assessment report on biodiversity and ecosystem services for Europe and Central Asia”, 892 p. (.pdf) (en anglais uniquement).
  • JEUNES ET NATURE & JEUGDBOND VOOR NATUUR EN MILIEU   "Atlas des orthoptères (criquets et sauterelles) de Bruxelles",  étude réalisée par le groupe de travail Saltabel dans le cadre du projet SaltaBru avec le soutien de Bruxelles Environnement, publiée dans la feuille de contact n°3 (été 2006) de J&N et JNM, 11 p. (.pdf)
  • JOORIS R. 2007. “Inventarisatie amfibieën en reptielen in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest”, rapport de Natuurpunt (studie 2007/3, werkgroep Hyla), réalisé pour le compte du Ministerie voor Leefmilieu, Energie en Waterbeleid et Bruxelles Environnement – département biodiversité, Mechelen, 19 p. (.pdf) (néerlandais uniquement)
  • LAFONTAINE, R-M., CARPENTIER, C., GOFFETTE, J., OGER, M., MAREE S., PASAU, B., DAEMS, V., DE BOECK, B., BOECKX, A., BOON, L. & DEVILLERS, P. 2019. “Atlas des libellules de la Région de Bruxelles Capitale”. Rapport final lié à la subvention SUB/2018/IRSNB – Bruxelles Environnement (.pdf)
  • LAFONTAINE R.-M., DELSINNE T., DEVILLERS P. (IRSNB) "Evolution des populations de libellules de la RBC - leurs récentes augmentations - importance de la gestion des étangs" in  Les Naturalistes belges 2013, 94, 2-3-4: 33-70.  (html)
  • MAES D., BAERT K., CASAER J., CRIEL D., CREVECOEUR L., DEKEUKELEIRE D., GOUWY J., GYSELINGS R., HAELTERS J., HERMAN D., HERREMANS M., HUYSENTRUYT F., LEFEBVRE A., OKELINX T., STUYCK J., THOMAES A., VAN DEN BERGE K., VANDENDRIESSCHE B., VERBEYLEN G., VERCAYIE D. 2014. « De IUCN Rode Lijst van de zoogdieren in Vlaanderen », rapport de l’ Instituut voor Natuur-en Bosonderzoek (INBO.R.2014.182811), Brussel. (html) (néerlandais uniquement)
  • MAES D.,VANREUSEL W., JACOBS I., BERWAERTS K., VAN DYCK H., « De IUCN Rode Lijst van de dagvlinders in Vlaanderen », rapport de l’Instituut voor Natuur-en Bosonderzoek (21), Brussel. (html) (néerlandais uniquement)
  • PAQUET A. 2022. « Monitoring des populations d’oiseaux en Région de Bruxelles-Capitale  - rapport 2021 », rapport annuel effectué par Natagora Aves pour le compte de Bruxelles Environnement, 97 p. (.pdf) (autres années disponibles)
  • STEEMAN R., ASPERGES M., BUELENS G., DE CEUSTER R., DECLERCQ B., KISZKA A., LEYSEN R., MEUWIS T., MONNENS J., ROBIJNS J., VAN DEN WIJNGAERT M., VAN ROY J., VERAGHTERT W. & VERSTRAETEN P. 2011. “Paddenstoelen in Vlaams-Brabant en het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. 1980-2009. Verspreiding en ecologie”, étude de Natuurpunt réalisée avec le soutien de Bruxelles Environnement, 725 p. (néerlandais uniquement) (En vente auprès de Natuurpunt)STIERS I., AYMERE AWOKE A., VAN WICHELEN J., BREINE J., TRIEST L., 2021. « De biologische kwaliteit van waterlopen, kanaal en vijvers in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest in 2019. Fytoplankton, fytobenthos, macrofyten, macro-invertebraten en vissen », étude VUB & INBO réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 111 pp. (seulement en néerlandais)  VAN CALSTER H., BAUWENS D. 2010. “Naar een monitoringstrategie voor de evaluatie van de toestand van de natuur in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest”, étude effectuée par Instituut voor Natuur-en Bosonderzoek (INBO.R.2010.37) pour le compte de Bruxelles Environnement, Brussel, 183 p. (.pdf) (néerlandais uniquement)
  • VAN DEN BROECK D. 2012. « Atlas van de epifytische korstmossen en de erop voorkomende lichenicole fungi van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest”, étude effectuée par le Jardin Botanique National de Belgique pour le compte de Bruxelles Environnement, 161 p. (.pdf) (néerlandais uniquement)
  • VANDERPOORTEN A. 1997. “A bryological survey of the Brussels Capital Region”, in Scripta Botanica Belgica, vol 14, pp 1-51. (html) (anglais uniquement)
  • VAN LANDUYT W., HOSTE I., VANHECKE L., VAN DEN BREMPT P., VERCRUYSSE W. en DE BEER D. 2006. “Atlas van de Flora van Vlaanderen en het Brussels Gewest”, Instituut voor natuur- en bosonderzoek, Nationale Plantentuin van België & Flo.Wer., 99 p. (.pdf) (néerlandais uniquement)
  • Van Onsem S., BREINE J.,  TRIEST  (VUB & INBO),  2017. “De biologische kwaliteit van waterlopen, kanaal en vijvers in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest in 2016”,  étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 92 p. + annexes. (.pdf)  (néerlandais uniquement)
  • Vercayie D., Paquet A., Feys S., Willems W. & PaquET J-Y. 2020. « Zoogdierenatlas van het Brussels Gewest. 2001-2017 », rapport Natuurpunt Studie 2017/39 réalisé pour le compte de Bruxelles Environnement, Mechelen.
  • VEREECKEN NJ., DE GREEF S., VERTOMMEN W., PAULY A., MOLENBERG J-M. & D’HAESELEER J., 2022. « WildBnB : Atlas des abeilles sauvages de la Région de Bruxelles-Capitale », rapport final, étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 202 p. (.pdf)
    https://document.environnement.brussels/opac_css/doc_num.php?explnum_id=10747
  • WEISERBS A., JACOB J.-P. 2007. « Oiseaux nicheurs de Bruxelles 2000-2004: répartition, effectifs, évolution », étude effectuée par Aves pour le compte de Bruxelles Environnement, Liège, 292 p. (En vente auprès de Natagora)
  • WEISERBS A., JACOB J.-P. 2005. «Amphibiens et reptiles de la Région de Bruxelles-Capitale", étude effectuée par AVES et Bruxelles Environnement - IBGE, Bruxelles, 107 p. (.pdf)

Plans et programmes

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale, 2016 (.pdf)
  • Stratégie pour les insectes pollinisateurs et auxiliaires en Région de Bruxelles-Capitale 2023-2030, 2022 (.pdf)
  • Biodiversité 2020 - Actualisation de la Stratégie nationale de la Belgique, 2013 (.pdf)

Liens utiles

  • EUROPEAN TOPIC CENTRE ON BIOLOGICAL BIODIVERSITY, species assessments at Member State level
  • EUROPEAN TOPIC CENTRE ON BIOLOGICAL BIODIVERSITY, population status and trends at the EU and Member State levels

Surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise

Focus - Actualisation : Décembre 2020

Les habitats d’intérêt communautaire (Natura 2000) ainsi que les habitats d’intérêt régional font l’objet d’un suivi scientifique. Celui-ci permet d’évaluer l’état de ces habitats et d’orienter les mesures de gestion. Pour la plupart des habitats, le nombre d’espèces clé de la strate herbacée et leur couverture s’avèrent insuffisants sur les zones échantillonnées. Les indicateurs liés à la perturbation et à la structure des habitats forestiers bénéficient très souvent d’une évaluation positive. Par contre, la présence de bois mort est le plus souvent insuffisante. Pour les milieux autres que forestiers, le suivi met notamment en évidence l’eutrophisationApport excessif d'éléments nutritifs dans les eaux, entraînant une prolifération végétale, un appauvrissement en oxygène et un déséquilibre de l'écosystème. de plusieurs habitats ainsi que l’excès de boues et le manque de structure horizontale dans les étangs suivis. Du côté des points positifs, on relève une présence non significative d’espèces invasives et une rudéralisation limitée ou inexistante.

Des habitats naturels protégés en Région bruxelloise

Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels ou semi-naturels (zones spéciales de conservation) qui font l’objet d’un statut spécial de protection en raison des habitats ou des espèces qu’ils contiennent. La Région bruxelloise compte 10 types d’habitats naturels dits d’intérêt communautaire. Ceux-ci figurent dans l’annexe 1 de la directive Habitat reprenant notamment des habitats en danger de disparition ou dont l’aire de répartition est réduite.
De plus amples informations concernant la directive Habitats, les habitats d’intérêt communautaire présents et le suivi des espèces et habitats protégés par la législation européenne en Région bruxelloise sont disponibles dans les fiches documentées consacrées respectivement à l’état local de conservation des espèces des directives Habitats et Oiseaux, à la surveillance des habitats naturels, aux espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection ainsi que sur le site de Bruxelles Environnement (description des habitats d’intérêt communautaire présents en Région bruxelloise). 
La législation bruxelloise introduit, via l’ordonnance nature, le concept d’habitats naturels d'intérêt régional (HIR).  Ces derniers sont définis comme des «habitats naturels (…) pour la conservation desquels la Région a une responsabilité particulière en raison de leur importance pour le patrimoine naturel régional et/ou de leur état de conservation défavorable». Ces HIR se rapportent en grande partie à des habitats ouverts (prairies, roselières, etc.) qui tendent à se raréfier en Région bruxelloise de même que la flore et la faune qui leur sont inféodés. De plus amples informations concernant les HIR sont disponibles dans la fiche documentée consacrée aux espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection.
Les habitats d’intérêt communautaire et les HIR inclus en zone Natura 2000 ou dans des réserves naturelles font l’objet d’objectifs qui doivent permettre d’atteindre un « état de conservation favorable »  et de mesures de gestion visant à atteindre ces objectifs.  

Un suivi scientifique des habitats protégés 

La directive Habitats impose d’effectuer un monitoring et un rapportage concernant l’état des habitats et espèces à l’échelle de la région biogéographique (région biogéographique atlantique en ce qui concerne la Région bruxelloise) et à l’échelle de la zone spéciale de conservation.
Au-delà de ces obligations, la Région bruxelloise, tout comme la Flandre et d’autres Etats membres, a souhaité développer un instrument permettant de déterminer l’état de conservation des espèces ou habitats au niveau local. Ceci répond à un besoin de disposer d’un instrument concret pouvant servir de base pour évaluer l’état de conservation aux niveaux supérieurs mais, également, de disposer d’un outil de suivi et d’évaluation permettant d’orienter les mesures de gestion sur le terrain.  
Ce focus présente les résultats de la surveillance de l’état de conservation des habitats naturels d’intérêt communautaire et d’intérêt régional à l’échelle locale effectuée en Région bruxelloise depuis 2011 (2011, 2012, 2016, 2018 et 2019). 
La méthodologie d’évaluation se fonde sur des études scientifiques réalisées par l’Instituut voor Natuur- en Bos Onderzoek (centre flamand de recherche et de connaissances pour la gestion durable de la nature) et qui s’appuient notamment sur des documents de référence établis au niveau européen.  
Cette méthode se base sur des paramètres définis pour chaque habitat et qui permettent de décrire son état de conservation. Ces paramètres ont été déclinés en un ou plusieurs indicateurs reflétant la perturbation de l’habitat, sa qualité et sa structure (composantes physiques d’un type d’habitat, dimensions, relations spatiales, etc.). Pour chaque indicateur, on compare la valeur observée à des valeurs de référence, ce qui détermine une note par indicateur.
Les protocoles d’échantillonnage, de travail de terrain et d’évaluation ont été progressivement améliorés d’une campagne à l’autre. L'objectif principal étant d’arriver à une standardisation de l’échantillonnage et de la méthodologie d’évaluation afin de pouvoir comparer les données entre elles (d’un site à l’autre ou d’une campagne à l’autre). La méthodologie d’évaluation est décrite de manière détaillée dans la fiche documentée consacrée à la surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise. 
Les résultats sont présentés pour les habitats forestiers, d’une part, et pour les autres habitats, d’autre part.  Notons que certains habitats Natura 2000 sont assez hétérogènes d’un point de vue écologique.  De ce fait, certains d’entre eux ont fait l’objet d’une subdivision en sous-types plus pertinents. 

La plupart des habitats forestiers suivis ont une bonne structure mais insuffisamment de bois mort 

Pour chaque habitat et chaque indicateur évalués, les tableaux indiquent le pourcentage de zones d’échantillonnage visitées qui se trouvaient dans un état de conservation favorable pour l’indicateur considéré.  
Le tableau ci-dessous se rapporte aux habitats forestiers d’intérêt communautaire présents en Région bruxelloise : 

Les résultats obtenus lors de l’évaluation 2019 suivent dans les grandes lignes les mêmes tendances que celles qui ressortent des 5 évaluations effectuées sur la période 2011-2019. 
En ce qui concerne les indicateurs de perturbation, les habitats forestiers échantillonnés obtiennent généralement de bons résultats. Les principales perturbations se rapportent à la présence, en proportion importante, d’espèces exotiques invasives au niveau de l’habitat 9190 (vieilles chênaies acidophiles où l’on retrouve du Chêne d’amérique, du Robinier faux-acacia, du Laurier-cerise, etc.) et, dans une moindre mesure, de l’habitat 91E0 sous-type Aulnaie-Frênaie mésotrophe. L’habitat 91E0 Forêts alluviales sous-type forêt à Saules blancs apparaît quant à lui fortement impacté par une rudéralisation (perturbation du sol liée à l’intervention humaine) marquée par une forte présence d’orties et de gaillets gratteron. Cette évolution pourrait être liée à un assèchement du milieu.
De manière générale, on observe un manque d’espèces clés sur les zones échantillonnées, surtout au niveau de la strate herbacée. La présence limitée d'espèces clés dans les placettes d’échantillonnage apparaît comme l’une des contraintes principales dans la réalisation d’un état de conservation favorable de ces habitats.  Néanmoins, si l’on considère l’ensemble du massif forestier, les espèces clés sont présentes en grande partie dans les 5 types d’habitats forestiers. Ceci signifie qu’il existe un potentiel de développement qualitatif particulièrement bon mais que de nombreuses espèces clés sont relativement rares et trouvent un nombre limité d'endroits où les conditions de croissance sont favorables. Par ailleurs, les parcelles visitées ne sont pas pauvres en espèces mais, dans la plupart des cas, les espèces clés différenciant les habitats sont absentes ou sous-représentées. 
Les habitats forestiers obtiennent de bons résultats pour les paramètres structurels tels que le nombre de strates de végétation et le nombre de classes de croissance. En plus d'une strate de mousses, d'herbes, d'arbustes et d'arbres, les habitats forestiers présentent également une strate arborée comportant différentes hauteurs. Notons que la classe de croissance 7, correspondant à des troncs très épais, n'a pas été trouvée dans tous les habitats forestiers. Néanmoins, le respect de ce critère n’est pas indispensable pour que la structure horizontale soit évaluée comme étant dans un état de conservation favorable.
La “surface structurelle minimale” est la surface minimale nécessaire pour que tous les stades de développement de la forêt soient continuellement présents côte à côte, sans intervention humaine. Sa taille dépend du type de forêt. La plupart des habitats forestiers obtiennent de mauvais résultats pour ce paramètre de structure, ce qui est à mettre en relation avec la fragmentation du massif forestier sonien. Ces résultats doivent cependant être interprétés avec prudence en particulier du fait que seules les surfaces présentes en Région bruxelloise ont été prises en compte pour l’évaluation de ce paramètre, sans tenir compte des superficies d’habitats à cheval avec la Région flamande.  La méthode et l’interprétation actuellement utilisées pour évaluer cet indicateur sont sujettes à caution et pourraient être revues dans le futur.
Excepté pour certains sous type de forêts alluviales, la présence de bois mort est insuffisante (trop peu de bois mort de grande dimension et proportion trop faible de bois mort).

Généralement de bons scores pour les indicateurs liés à la perturbation des prairies et milieux humides suivis 

Le tableau ci-dessous se rapporte aux habitats, autres que forestiers, d’intérêt communautaire ou régional de la Région bruxelloise :

Parmi les indicateurs ayant des mauvais scores sur la majorité des sites échantillonnés, on peut notamment citer : 

  • La fréquente insuffisance d’espèces clés et ou de couverture par les espèces clés dans la strate herbacée ;
  • L’eutrophisationApport excessif d'éléments nutritifs dans les eaux, entraînant une prolifération végétale, un appauvrissement en oxygène et un déséquilibre de l'écosystème. ou l’enrichissement excessif en azote de certains milieux (étangs, roselières, landes sèches, prairies à Potentille des oies, prairies à Crételle) ;
  • L’excès de boues et de sédiments et l’insuffisance de structure horizontale dans les étangs suivis.

De plus amples informations sont disponibles dans la fiche documentée consacrée à la surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise. 
Du côté des éléments positifs, relevons les bons scores associés à certains critères dont, en particulier, la présence non significative d’espèces invasives et une rudéralisation limitée ou inexistante.

La plupart des habitats de bruyère sont dans un état défavorable 

En forêt de Soignes, les landes sèches constituent un habitat relictuel subsistant avec une superficie limitée sur certains sites.  Ce type d'habitat, dans le contexte du massif sonien, est dès lors davantage considéré comme un élément de qualité structurel des habitats forestiers acidophiles. Il joue un rôle important et efficace en tant qu'habitat pour des espèces d'intérêt européen et régional telles que des Chauves-souris, l'Orvet fragile (Anguis fragilis), le Lézard vivipare (Lacerta vivipara), etc.
Lorsque l'on examine les évaluations faites sur les habitats européens “lande sèche” durant la période d’évaluation 2011-2019, on constate que la plupart des points d’échantillonnage présentent quelques lacunes. Soit l'habitat est absent et correspond plutôt à une situation boisée, soit l'habitat est complètement dégradé. Le tableau montre donc que les habitats de bruyère sont dans un état défavorable en raison notamment des critères “ reboisement” et  “présence d'espèces clés”.

A télécharger

Fiches documentées

  • 10. Habitats naturels dans les espaces verts bruxellois (.pdf)
  • 18. Etat local de conservation des espèces des directives habitats et oiseaux en Région bruxelloise (.pdf)

Thème « Occupation des sols et paysages bruxellois »

  • 14. Espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection (.pdf)

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Sites semi-naturels et espaces verts protégés
  • Focus : Etat local de conservation des espèces couvertes par les directives "Habitats" et "Oiseaux" (édition 2015-2016)
  • Focus : Habitat naturels dans les espaces verts bruxellois (édition 2007-2010)

Autres publications de Bruxelles Environnement 

  • Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale, 2012 (.pdf)
  • Carte « Habitats Natura 2000 »
  • Carte « Sites Nature »

Etudes et rapports

  • ANTEA GROUP 2019 « Opvolging van de lokale staat van instandhouding van de habitattypes van communautair en gewestelijk belang in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest - Gegevensverzameling 2019 », rapport effectué pour le compte de Bruxelles Environnement. (.pdf)
  • BOSCH H., HOFFMANN M., VAN DEN BERGH E., VANDEVOORDE B., PROVOOST S. 2009. "Criteria voor de beoordeling van de lokale staat van instandhouding van de Natura 2000-habitattypen. Versie 2.0", rapport de l’Instituut voor natuur- en Bosonderzoek 2009 (46) , INBO, Brussel. (.pdf)
  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT (VANWIJNSBERGHE S., REINBOLD G., VAES F.,  ENGELBEEN M., VAN DER WIJDEN B., BECK O., ROTSAERT G., DO U.) 2019. « Plan de gestion de la Forêt de Soignes bruxelloise Livre I - Etat des connaissances », Bruxelles. (.pdf)
  • DE BIE E., WOUTERS J., OOSTERLYNCK P., DE SAEGER S., DENYS L., VANDEKERKHOVE K., THOMAES A., DE KEERSMAEKER L., VANDENBORRE J. & PAELINCKX D. 2018. "Beoordelingskader voor ‘regionaal belangrijke biotopen’ (rbb) en andere natuurstreefbeelden", rapport final, Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek 2018, Brussel. (.pdf)

Plans et Programmes

  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre I, Etat des connaissances, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre II, Objectifs et mesures de gestion, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre III, Plans de gestion des réserves archéologiques, naturelles et forestières, 2019 (.pdf)
  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)

Etat local de conservation des espèces couvertes par les directives "Habitats" et "Oiseaux"

Focus - Actualisation : janvier 2018

Une évaluation de l’état de conservation, à l’échelle bruxelloise, de 12 espèces animales protégées par les directives « Habitats » ou « Oiseaux » a récemment été réalisée. Sur base des données d’observation disponibles, 7 de ces espèces ont été jugées dans un état de conservation favorable. Il s’agit de 5 espèces d’oiseaux (Bondrée apivore, Pic noir, Pic mar, Faucon pèlerin et Martin-pêcheur) et de 2 insectes (Lucane cerf-volant et Spinx de l’épilobe). Par ailleurs, pour une espèce de poisson (Bouvière), l’état de conservation a été jugé défavorable pour les populations établies au niveau de la Senne et du canal mais a par contre été jugé favorable pour les populations de la Woluwe et de ses étangs.

Un instrument pour évaluer à l’échelle bruxelloise l’état de conservation d’espèces protégées par les directives « Habitats » et « Oiseaux »

Les directives « Habitats » (92/43/CE) et « Oiseaux » (2009/147/CE) imposent aux Etats membres d’évaluer régulièrement l’état de conservation et les tendances de certaines espèces considérées comme étant en danger, vulnérables ou rares ou qui vivent dans des milieux très spécifiques.
Dans ce cadre, Bruxelles Environnement s’est attelé à développer une méthodologie lui permettant d’évaluer l’état local de conservation, à l’échelle bruxelloise, des espèces animales visées par ces deux directives et présentes sur le territoire régional (à l’exception des chauves-souris qui font l’objet d’un suivi spécifique). Ce projet répond à un besoin de disposer d’un instrument qui pourra servir de base pour déterminer, conjointement avec les autres Régions et Etats concernés, l’état de conservation de ces espèces à l’échelle de la zone biogéographique atlantique (pour les espèces autres que les oiseaux) - dont fait partie la Région bruxelloise - ou de la Belgique (pour les oiseaux) et de répondre ainsi aux obligations de rapportage imposées par les directives. La méthodologie se base par ailleurs sur le cadre d’évaluation établi pour la Flandre, excepté pour 2 espèces (Lézard des murailles et Sphinx de l’épilobe) pour lesquelles ce cadre n’existait pas encore.
L’état local de conservation d’une espèce correspond à l’état de conservation établi au niveau d’une population ou de l’habitat d’individus qui interagissent entre eux au niveau local. Les critères d’évaluation utilisés sont la situation de la population (densité de population, présence de juvéniles, etc.) et la qualité de l’habitat. Ces critères sont évalués concrètement à l’aide d’indicateurs mesurables qui diffèrent selon les espèces considérées. Contrairement aux évaluations établies au niveau de la région biogéographique ou de l’Etat membre, le critère relatif à l’évolution de l’aire de répartition n’est pas pris en compte de même que les tendances (éléments non pertinents à l’échelle locale).
Chaque indicateur a reçu une évaluation (favorable/défavorable) établie en comparant les données d’observation disponibles avec des valeurs de référence issues d’études scientifiques. En l’absence de données suffisantes, l’indicateur a été évalué sur base d’un jugement d’experts ou considéré comme «situation inconnue». En principe, selon la méthodologie développée par la Commisssion européenne,  l’évaluation globale est positive uniquement si tous les indicateurs sont évalués favorablement. Néanmoins, dans la mesure où cette approche apporte peu de nuances et d’informations, cette manière de procéder a été légèrement adaptée dans quelques cas. Par ailleurs, l’état de conservation est jugé inconnu si tous les indicateurs permettant d’évaluer le critère « population » ou le critère « qualité de l’habitat » sont considérés comme inconnus.
7 des 12 espèces évaluées ont été jugées dans un état local de conservation favorable
Le tableau suivant synthétise les résultats de l’évaluation de l’état local de conservation de 12 espèces animales visées par les directives Habitats et Oiseaux. Il reprend aussi une évaluation de l’importance relative, d’un point de vue écologique, des populations bruxelloises par rapport aux populations présentes dans la partie belge de la région biogéographique Atlantique (espèces visées par la directive Habitats) ou en Belgique (espèces visées par la directive Oiseaux).

see1516_illu_tab1_fr

L’état local de conservation s’avère favorable pour 7 espèces,  à savoir :

  • 5 oiseaux : Bondrée apivore, Pic noir et Pic mar (présents en forêt de Soignes), Faucon pèlerin et Martin-pêcheur (présent sur différents sites) ;
  • 1 papillon : Sphinx de l’épilobe (présent sur l’ensemble du territoire) ;
  • 1 insecte : Lucane cerf-volant (populations présentes dans 2 communes avec un statut favorable pour les populations de Watermael-Boitsfort mais inconnu par manque de données pour les populations d’Uccle).

Pour 1 espèce, à savoir la Bouvière (poisson), l’état local de conservation s’avère favorable seulement pour les populations présentes au niveau de la Woluwe et des étangs. Il est par contre défavorable pour les populations de la Senne et du canal.
L’état local de conservation s’avère par contre défavorable pour 2 espèces d’oiseaux : l’Engoulevent d’Europe et la Grande Aigrette. Enfin, les données disponibles concernant les populations de Lézards des murailles (site à Haren) et de Vertigo angustior (mollusque présent à Woluwé-Saint-Lambert, Hof Ter Musschen) sont insuffisantes pour évaluer leur statut de conservation.
De manière générale, on peut affirmer que les espèces qui se portent plutôt bien dans la Région sont des espèces dites « synanthropes » (c’est-à-dire liées à l’homme et à ses activités) avec une préférence pour l’environnement urbain ainsi que des espèces des massifs forestiers anciens qui trouvent dans la forêt de Soignes un biotopeAire géographique de dimensions variables, souvent très petites, offrant des conditions constantes ou cycliques aux espèces constituant la biocénose. qui leur convient.
L’évaluation réalisée a par ailleurs permis d’estimer que les populations bruxelloises de Faucons pèlerins et de Lucanes Cerf-volant représentent respectivement environ 15% et 20% des populations présentes en Région atlantique belge. A ce titre, ces populations revêtent une importance particulièrement élevée. Par ailleurs, la population bruxelloise du mollusque Vertigo angustior se révèle importante pour la Région atlantique belge de par sa localisation: une disparition de cette population signifierait une réduction de l’aire de répartition de l’espèce.
Précisons toutefois que les données disponibles n’ont pas permis de statuer sur certains des indicateurs sous-tendant l’évaluation. Les résultats présentés ci‐dessus doivent dès lors être interprétés avec la prudence nécessaire.

A télécharger

Fiches documentées

  • n°18. Etat local de conservation des espèces des directives habitats et oiseaux en Région bruxelloise  (.pdf)
  • n°2. Oiseaux (.pdf)
  • n°8. Poissons (.pdf)
  • n°10. Habitats naturels dans les espaces verts bruxellois (.pdf)

Thème « L’occupation du sol et les paysages bruxellois »

  • n°14. Espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Focus : Le lucane cerf-volant : une espèce européenne protégée (édition 2011-2014)
  • Focus : Habitats naturels dans les espaces verts bruxellois (édition 2007-2010)

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale,  2012 (.pdf)

Etudes et rapports

  • BELGIQUE 2013. «National summary for 2008-2012 for Article 12, Belgium », rapportage belge dans le cadre de la directive Oiseaux (79/409/EEC) et Habitats (92/43/EEC), 23 p. (.pdf) (en anglais uniquement)
  • LOMMELEN E., ADRIAENS D., POLLET M. 2016. "Lokale staat van instandhouding voor habitat- en vogelrichtlijnsoorten binnen het Brussels Hoofdstedelijk Gewest", rapport effectué par l’INBO (lnstituut voor natuur- en bosonderzoek) pour le compte de Bruxelles Environnement (INBO.R.2016.11510159), 74 p. (.pdf)  (en néerlandais uniquement)
  • WEISERBS A. 2013. «Statut des oiseaux Natura 2000 à Bruxelles - Oiseaux de Bruxelles n°4», étude effectuée par Natagora Aves pour le compte de Bruxelles Environnement, 7 p. (.pdf)

Plans et programmes

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale, 2016 (.pdf)
  • Biodiversité 2020 - Actualisation de la Stratégie nationale de la Belgique, 2013 (.pdf)

Liens utiles

  • EUROPEAN TOPIC CENTRE ON BIOLOGICAL BIODIVERSITY, species assessments at Member State level
  • EUROPEAN TOPIC CENTRE ON BIOLOGICAL BIODIVERSITY, population status and trends at the EU and Member State levels

Sciences participatives : collecte de données sur la biodiversité bruxelloise

Indicateur - Actualisation : novembre 2024

Les initiatives de sciences participatives qui visent à susciter la collecte de données environnementales par les citoyens sont de plus en plus nombreuses. Celles-ci constituent aujourd’hui un apport souvent précieux au développement des connaissances sur les espèces sauvages présentes sur un site. Selon les projets, les objectifs poursuivis peuvent également inclure un aspect pédagogique plus ou moins développé.

Le site web observations.be est un portail qui permet à toute personne, naturaliste confirmé ou amateur, d’enregistrer de manière régulière ou ponctuelle ses observations d’espèces animales, végétales et mycologiques en Belgique. En novembre 2024, la base de données totalisait plus de 1.900.000 d’observations en Région bruxelloise portant sur 6.640 espèces.

Les sciences participatives contribuent à la connaissance de la biodiversité locale … mais pas que

La participation du public à la collecte de données d’observation sur la faune, la flore ou les champignons est une pratique de plus en plus courante. Elle peut prendre des formes très variées, selon ses initiateurs (monde académique et/ou associations naturalistes, institutions publiques, groupes de citoyens…), les visées qu’elle poursuit (recherche scientifique, inventaire, sensibilisation, pédagogie, argumentaire pour la défense d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières., etc.), l’échelle du projet ou encore, les moyens mis en œuvre.  Au cours de ces dernières années, le développement de ces sciences dites participatives ou citoyennes a été favorisé par l’avènement d’innovations technologiques telles que les GPS, les applications et sites facilitant le partage des données, l’identification des espèces ou le partage de photos, etc. Elles associent souvent des professionnels de la recherche ou de la nature et des citoyens ou des associations.

Les activités d’inventorisation d’espèces dans le cadre de projets de sciences participatives (ou sciences citoyennes) participent directement à l’amélioration des connaissances sur la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). locale. Ces projets permettent par ailleurs de mener des activités d’information et de sensibilisation à la biodiversité urbaine. Une sensibilisation accrue du public est susceptible d’avoir de nombreuses retombées positives notamment en termes de respect des espaces verts et de la biodiversité, d’intérêt plus général pour les questions environnementales, d’éducation au monde du vivant - en particulier au niveau des enfants - ou encore, d’implication active dans des projets environnementaux. Les programmes de sciences participatives peuvent aussi contribuer à rapprocher les citoyens et le monde scientifique. En outre, le contact avec la nature entraîne d’importants bienfaits physiques et psychiques.

Les initiatives de sciences participatives s’accompagnent le plus souvent de formations ou de guides pour améliorer la fiabilité des données. Dans les projets à portée scientifique, des procédures de validation sont fréquemment prévues.

En Région bruxelloise, comme ailleurs, les projets de science citoyenne se multiplient.  Ils touchent à des domaines variés : biodiversité mais aussi, par exemple, pollution de l’air, gestion de l’eau ou encore, place de la femme dans l’espace public.  

Quelques projets s’appuyant sur la science participative pour améliorer les connaissances sur la biodiversité bruxelloise sont présentés dans ce focus : groupes moineaux, atlas et portail d’encodage d’observations naturalistes.  Les enseignements apportés par ce portail sont ensuite présentés de manière plus détaillée.

Un projet citoyen cartographie les « poches de survie » des moineaux domestiques

Le premier groupe moineau citoyen est né dans la commune de Saint-Gilles en 2016 avec comme objectif de faire revenir des moineaux sur la place Morichar d’où ils avaient disparu. 15 groupes moineaux citoyens ont depuis lors été créés, représentant autant de communes bruxelloises. Parmi les actions menées par les citoyens bénévoles figure la localisation géographique des « poches de survie » (petites colonies) des moineaux domestiques. Compte tenu du fait que les colonies de moineaux se développent par extension, cette connaissance permet de cibler géographiquement les actions à mettre en œuvre. Depuis 2020, la localisation géographique des poches de survie a été effectuée sur le territoire de six communes bruxelloises. Il apparaît que le nombre de poches de survie est très inégal selon les quartiers.

Pour plus d’informations, voir site « Moineaux & Biodiversité ».

Des ornithologues et botanistes bénévoles participent à la réalisation des atlas

Les atlas de la faune, de la flore et des champignons visent à avoir une image aussi complète que possible d’un groupe d’espèces (amphibiens et reptiles, oiseaux, plantes supérieures, mammifères, etc.). Vu l’ampleur du travail sur le terrain les atlas se font sur un rythme long (environ tous les 15-20 ans) et en s’appuyant sur le travail indispensable de nombreux bénévoles. Deux atlas sont actuellement en chantier, à savoir :

  • l’atlas des oiseaux nicheurs et hivernants de la Région de Bruxelles-Capitale 2022-2025 (initiative de Bruxelles-Environnement, prestataire : pôle ornithologique Aves de Natagora en association avec Natuurpunt) ;
  • l’atlas floristique de Bruxelles 2024-2027 (initiative de Bruxelles Environnement, prestataire : Natagora en association avec Natuurpunt).

La réalisation de ces atlas fait appel à la communauté d’ornithologues et de botanistes bénévoles. Concrètement chaque bénévole prend en charge l’inventorisation d’un ou plusieurs « carré atlas » (1 km*1 km) en suivant un protocole précis défini par les prestataires en charge de l’organisation et de la mise en œuvre du projet.

Pour plus d’informations, voir les sites « Atlas des oiseaux de la Région bruxelloise »  et « FloraBru, le grand recensement des plantes sauvages à Bruxelles ».

Les sciences participatives contribuent à la surveillance des espèces exotiques envahissantes

La détection précoce et la réaction rapide à la présence d’espèces exotiques envahissantes sont essentielles pour assurer une gestion efficace de celles-ci.  A cette fin, un outil d'alerte qui centralise les données disponibles provenant de diverses sources a été développé. Ces données proviennent de programmes de surveillance officiels et de projets scientifiques mais aussi d’outils tels que la plate-forme Internet observations.be (voir ci-dessous) permettant l’encodage par les citoyens de leurs observations de la faune et de la flore. Le projet « Life-Riparias », qui vise à optimiser la gestion de certaines espèces exotiques envahissantes en Belgique, s’appuie notamment sur la science participative pour assurer la surveillance des écrevisses et plantes aquatiques exotiques envahissantes. Cette participation citoyenne s’avère une aide précieuse pour identifier les sites concernés.

En 2024, plus de 4.000 personnes ont encodé des observations relatives à la Région bruxelloise dans observations.be

Les sites Internet waarnemingen.be et sa version francophone observations.be constituent  une interface de partage et de gestion de données d’observations naturalistes. Ce portail,  où chacun peut encoder ses propres observations pour le territoire belge, a été développé en 2008 à l’initiative de Natuurpunt, de Stichting Natuurinformatie et de Aves-Natagora. Une version bruxelloise du site a été développée en néerlandais et français (www.bru.waarnemingen.be).  Les sites francophones et néerlandophones partagent la même base de données, ce qui signifie que les observations encodées dans un système sont visibles et partagées par l'autre.

Ces sites sont alimentés par des observations effectuées tant par des groupes de travail et experts que de manière ponctuelle par des naturalistes amateurs ou confirmés. Une procédure de validation des observations est par ailleurs assurée.  Le portail connaît un succès croissant d’année en année passant de 431.356 observations en 2008 pour l’entièreté de la Belgique à 9.836.633 en 2024 (11/2024).

Les indicateurs repris dans les graphes ci-dessous présentent, pour les années 2020 et 2024 et en Région bruxelloise :

  • le nombre de personnes qui ont encodé des observations ;
  • le nombre d’observations encodées ;
  • le nombre d’espèces différentes observées encodées ;
  • le nombre moyen d’observations encodées par observateur.

Notons que ces données ne sont pas disponibles avant 2020. 

En l’espace de 4 ans, le nombre d’observateurs et d’observations couvrant la Région bruxelloise a respectivement presque triplé et doublé

Source : Bruxelles Environnement sur base de Observations.be / Natagora / Natuurpunt / Fondation "Observation Internationale », novembre 2024
Graphique : en l’espace de 4 ans, le nombre d’observateurs et d’observations couvrant la Région bruxelloise a respectivement presque triplé et doublé

Lire le texte de transcription

Nombre d'observateurs/an ayant encodé des données d'observations naturalistes  sur  www.bru.observations.be pour la Région de Bruxelles-Capitale :
2020                                       1.428  
2024 (novembre)                   4.030

Nombre d'observations/an enregistrées sur www.bru.observations.be pour la Région de Bruxelles-Capitale :
2020                                       143.552
2024 (novembre)                   268.238

Nombre d'espèces/an enregistrées sur www.bru.observations.be pour la Région de Bruxelles-Capitale :
2020                                       4.066
2024 (novembre)                   5.297

Malgré cette progression, le nombre d’observateurs encodant leurs observations s’avère limité si on le compare à la taille de la population. Une marge de progression subsiste certainement, en particulier pour certains groupes (mammifères, reptiles et amphibiens, etc.).

6.640 espèces observées en Région bruxelloise sont inventoriées dans observations.be en 2024

Plus de 1.900.000 observations se rapportant à  6.640 espèces différentes ont été encodées dans www.bru.observations.be, y compris un certain nombre d’observations antérieures à la création du site en 2008. En avril 2021, on comptait de l’ordre de 1.100.000 observations et 6.341 espèces.

Respectivement 71%, 15% et 8% de ces observations se rapportent aux oiseaux, insectes et plantes.  Les insectes les plus fréquemment observés et encodés sont les Hymènoptères et Rhopalocères (17%).

Répartition du nombre d’observations entre les différents groupes taxonomiques (Région bruxelloise, novembre 2024)

Source : Bruxelles Environnement sur base de Observations.be / Natagora / Natuurpunt / Fondation "Observation Internationale », site consulté le 30 novembre 2024
Graphique : répartition du nombre d’observations entre les différents groupes taxonomiques (Région bruxelloise, novembre 2024)

Lire le texte de transcription

Nombre total d'observations encodées dans le site www.bru.observations.be par groupes taxonomiques, toutes années confondues

Oiseaux : 1.383.235

Insectes : 282.981

Plantes : 146.700

Champignons : 45.509

Mammifères : 27.637

Autres : 48.893

Total : 1.934.955

Notons qu’en 2021, les oiseaux représentaient 78,7% des observations alors que ce pourcentage ne s’élève « plus qu’à » 71,5% fin 2024. Ceci signifie que les observations relatives à d’autres groupes taxonomiques ont proportionnellement davantage progressé, dénotant une diversification accrue des intérêts et/ou connaissances des personnes encodant leurs données (ceci est d’autant plus vrai que 2024 couvre la réalisation du nouvel atlas des oiseaux). A cet égard, probablement en lien avec l’élaboration en cours de l’atlas de la flore, les observations de plantes ont connu une forte progression, passant de 3,8% du total des observations en 2021 à 7,6% en 2024.

Le graphique ci-dessous reprend le nombre d’espèces observées par groupe taxonomique.  Les groupes les plus représentés en termes de nombre d’espèces sont les insectes (tous ordres confondus), les champignons et les plantes supérieures.

Répartition des espèces observées selon le groupe taxonomique, espèces exotiques comprises (Région bruxelloise, novembre 2024)

Source : Bruxelles Environnement sur base de Observations.be / Natagora / Natuurpunt / Fondation "Observation Internationale », site consulté le 30 novembre 2024
Graphique : répartition des espèces observées selon le groupe taxonomique, espèces exotiques comprises (Région bruxelloise, novembre 2024)

Lire le texte de transcription

Nombre d'espèces encodées dans le site www.bru.observations.be par groupes taxonomiques, toutes années confondues 

Insectes : 3.634

Invertébrés (autres que les insectes) : 357

Plantes : 947

Poissons : 14

Champignons : 1.117

Reptiles et amphibiens : 18

Mousses et lichens : 249

Mammifères : 48

Oiseaux : 256

Total : 6.640

Répartition des espèces d’insectes observés selon l’ordre taxonomique (Région bruxelloise, novembre 2024)

Source : Bruxelles Environnement sur base de Observations.be / Natagora / Natuurpunt / Fondation "Observation Internationale », site consulté le 30 novembre 2024
Graphique : répartition des espèces d’insectes observés selon l’ordre taxonomique (Région bruxelloise, novembre 2024)

Lire le texte de transcription

Nombre d'espèces d’insectes encodées dans le site www.bru.observations.be par groupes taxonomiques, toutes années confondues

Orthoptères (sauterelles, criquets , … ) : 22

Rhopalocères (papillons de jour) : 45

Odonates (libellules et demoiselles) : 50

Insectes (autres) : 144

Hémiptères (punaises, pucerons, etc.) : 311

Hymènoptères (abeilles, guêpes et fourmis) : 598

Diptères (mouches et moustiques) : 672

Coléoptères : 743

Hétérocères (papillons de nuit) : 1.049

Total : 3.634

Ces chiffres reflètent, dans une certaine mesure, la diversité d’espèces au sein de chaque groupe. Ils sont néanmoins aussi largement influencés par les efforts d’inventorisation ainsi que par la plus ou moins grande facilité d’observation et d’identification des espèces qui diffèrent selon les groupes taxonomiques. Notons aussi que certaines espèces ne sont observées que de manière exceptionnelle

A télécharger

Fiches méthodologiques

  • Indicateur : Collecte de données sur la biodiversité bruxelloise par des citoyens (« sciences participatives ») : nombre d'observateurs (.pdf)

Tableaux reprenant les données

  • Nombre d'observateurs/an encodant des données d'observations naturalistes sur bru.observations.be (2020 et 2024, RBC) (.xls)
  • Nombre d'observations/an enregistrées sur www.bru.observations.be (2020 et 2024, RBC) (.xls)
  • Nombre d'espèces/an enregistrées sur www.bru.observations.be (2020 et 2024, RBC)(.xls)
  • Nombre total d'observations encodées dans le site www.bru.observations.be par groupes taxonomiques, toutes années confondues (2021 et 2024, RBC) (.xls)
  • Nombre d'espèces encodées dans le site www.bru.observations.be par groupes taxonomiques, toutes années confondues (2021 et 2024, RBC) (.xls)

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Chapitre Faune
  • Chapitre champignons et Lichens

Autre publication de Bruxelles Environnement

  • Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale, 2024 (.pdf)

 Plan et programme

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale, 2016 (.pdf)

Liens utiles

  • Aves-Natagora, Natuurpunt, Stichting Natuurinformatie
< Espèces exotiques envahissantes Retour au thème Espaces verts et biodiversité

Partager:

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur BlueSky
  • Partager sur E-mail
  • Partager sur Imprimer

En direct du blog

Personnes qui se font un check

Activités de teambuilding écologiques à Bruxelles pour chaque saison

08/05/2026
  • Espaces verts
  • Biodiversité
Une activité de teambuilding écologique et durable par saison.
Lire la suite à propos de Quelles sont les activités de teambuilding écologiques proposées à Bruxelles ?

Transformez l'extérieur de votre crèche en un espace de jeu chargé de verdure

13/02/2023
  • Biodiversité
  • Espaces verts
  • Santé
Vous travaillez dans une crèche et souhaitez apporter un peu de verdure au jardin ou à la cour ? Le Guide Accueil Nature publié par Bruxelles Environnement saura vous aider à aménager votre espace extérieur.
Lire la suite Transformez l'extérieur de votre crèche en un espace de jeu chargé de verdure
Découvrir le blog
Gestion environnementale
  • Gérer les déchets
  • Rénover et construire
  • Devenir plus durable
  • Garantir la santé et la sécurité
  • Gérer les bâtiments et les sites
  • Assurer le bien-être animal
Gestion environnementale
  • Gérer les déchets
  • Rénover et construire
  • Devenir plus durable
  • Garantir la santé et la sécurité
  • Gérer les bâtiments et les sites
  • Assurer le bien-être animal
Services et demandes
  • Permis d’environnement
  • Conseils et accompagnement
  • Agréments et enregistrements
  • Plaintes, signalements et alertes
  • Primes et aides financières pour professionnels bruxellois
  • Répondre à un appel à projets
Services et demandes
  • Permis d’environnement
  • Conseils et accompagnement
  • Agréments et enregistrements
  • Plaintes, signalements et alertes
  • Primes et aides financières pour professionnels bruxellois
  • Répondre à un appel à projets
Réglementation et inspection
  • Obligations et autorisations
  • Contrôles et amendes
Réglementation et inspection
  • Obligations et autorisations
  • Contrôles et amendes
Politique régionale
  • Plans stratégiques régionaux
  • Rapports des projets environnementaux
Politique régionale
  • Plans stratégiques régionaux
  • Rapports des projets environnementaux
Documentation et outils
  • Cartes
  • Sites web et outils interactifs
  • État des lieux de l'environnement
  • Supports de formations et séminaires
Documentation et outils
  • Cartes
  • Sites web et outils interactifs
  • État des lieux de l'environnement
  • Supports de formations et séminaires
Bien-être animal
  • Presse
Site web Citoyen
Site web Enseignement
Blog professionnels

Suivez-nous

  • Facebook
  • Bluesky
  • Linkedin
  • Youtube
  • Instagram

Newsletters

Restez au courant

Je m'inscris
Accueil professionnel de Bruxelles environnement
  • Accès à l’information environnementale
  • Déclaration d'accessibilité
  • Écoconception
  • Mentions légales
  • Politique relative aux cookies
  • Transparence
  • Contacts de crise