Espèces exotiques envahissantes
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Indicateur - Actualisation : juin 2023
Parmi les 88 espèces de la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes adoptée au niveau de l'Union européenne, 20 espèces ont été observées en Région bruxelloise. Plusieurs dizaines d’autres espèces, non ciblées par la liste européenne mais figurant dans l’annexe de l’ordonnance nature sur les espèces invasives et/ou dans la base de données du forum belge sur les espèces invasives, sont également présentes en Région bruxelloise.
Des impacts sur les écosystèmes mais aussi parfois sur la santé humaine et sur l’économie
Depuis des siècles, l’homme a introduit, volontairement ou accidentellement, des espèces animales et végétales ainsi que des champignons et microorganismes en dehors de leur aire naturelle de distribution. Certaines d’entre elles s’acclimatent aux conditions locales, parviennent à se reproduire et se dispersent parfois largement en colonisant notamment des habitats semi-naturels. Ces espèces sont de plus en plus nombreuses en raison de la mondialisation croissante de l’économie et de l’explosion du tourisme.
La propagation de certaines de ces espèces exotiques dans notre environnement est susceptible d’entraîner la disparition d’espèces indigènes et d'altérer fortement le fonctionnement des écosystèmes (compétition avec les espèces locales pour la nourriture ou les lieux de reproduction, comportement envahissant en l’absence ou en présence réduite d’ennemis naturels, prédation excessive, envahissement des plans d’eau, transmission de pathologies…). La présence de ces espèces exotiques, qualifiées d’invasives ou envahissantes, constitue une pression majeure sur la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et les écosystèmes.
Elles peuvent également avoir des impacts économiques (dégâts aux cultures, restriction d’activités telles que la navigation ou les loisirs aquatiques, mesures de régulation et mesures de restauration de la biodiversité,...) et sanitaires (maladies infectieuses, allergies, brûlures de la peau,…) non négligeables. Dans un article publié dans la revue Nature, une équipe de recherche internationale (Diagne et al. 2021) a estimé que la présence de ces espèces exotiques a coûté au moins 1 288 milliards de dollars US entre 1970 et 2017 à l’échelle planétaire. Le coût annuel moyen a triplé à chaque décennie, jusqu'à atteindre 162,7 milliards de dollars pour la seule année 2017. Cette somme est 20 fois supérieure aux budgets combinés de l'OMS et du Secrétariat de l'ONU de la même année.
Compte tenu de ces différents impacts, les espèces exotiques envahissantes font l’objet d’études qui s’attachent à observer leur présence et leur progression, à caractériser leur écologie et leurs effets possibles ainsi qu’à identifier les mesures de gestion à mettre en œuvre afin de limiter ceux-ci.
Un cadre légal européen concernant les espèces exotiques envahissantes
Un règlement européen relatif aux espèces exotiques envahissantes est entré en vigueur le 1er janvier 2015. Il a pour objectif de prévenir et de limiter autant que possible l'impact négatif de l’introduction et de la propagation au sein de l’Union européenne d’espèces exotiques envahissantes en apportant une réponse globale et coordonnée entre les Etats membres.
Le règlement s’applique à un certain nombre d’espèces reprises dans une liste établie sur base de différents critères incluant notamment la capacité des espèces à se propager dans l’environnement et leur impact négatif important sur la biodiversité, la santé humaine ou l’économie. L’inclusion dans la liste tient également compte de la nécessité de mener une action concertée au niveau de l’Union européenne et de l’efficacité présumée des mesures qui seront prises. L’évaluation scientifique des risques est contrôlée par une plate-forme scientifique rassemblant des experts des 27 Etats membres.
Cette liste doit faire l’objet de mises à jour régulières ainsi que d’un réexamen complet au moins tous les 6 ans. Adoptée en 2016, elle a été actualisée à trois reprises (2017, 2019 et 2022) et comporte actuellement 88 espèces préoccupantes pour l'Union européenne. La plupart d’entre elles sont encore très peu présentes en Europe, mais leur prolifération pourrait causer d’importantes nuisances à l’environnement. Leur impact peut toutefois être atténué au travers d’une action concertée en Europe.
Les mesures applicables à ces 88 espèces incluent :
- des mesures de prévention (interdiction de détention, commerce, transport, élevage et mise en liberté) ;
- la mise en place d’un système de surveillance permettant de détecter le plus rapidement possible la présence des espèces exotiques envahissantes ;
- l’éradication rapide des espèces ciblées observées pour la première fois (responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et les propriétaires des terrains concernés) ;
- le contrôle optimal des espèces ciblées qui sont déjà largement répandues (idem).
Selon le règlement, les Etats membres peuvent par ailleurs établir leur propre liste nationale des espèces envahissantes qui nécessitent une coopération régionale renforcée.
Et un cadre légal régional et national
En Région bruxelloise, l’ordonnance nature adoptée en 2012 prévoit la mise en œuvre de mesures visant à prévenir l'apparition de nouvelles espèces invasives sur le territoire régional et à atténuer l'impact, y compris éventuellement par des mesures d’éradication, des espèces invasives qui y sont déjà présentes. Elle interdit également la plantation d’espèces non indigènes dans les réserves naturelles. Elle comporte dans son annexe IV une liste d’espèces considérées comme invasives par la législation bruxelloise (28 espèces animales et 46 espèces végétales, 21 de ces espèces sont également incluses dans la liste européenne).
Pour tenir compte des nouvelles dispositions européennes et assurer une cohérence entre les législations européennes et bruxelloises, une adaptation du cadre légal régional s’avère nécessaire. Dans ce contexte, un avant-projet d’ordonnance relative à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes est en cours d’adoption. Ce projet consacre notamment un système de trois listes adoptées respectivement au niveau européen (voir ci-dessus), belge et bruxellois et exclusives l’une de l’autre. Une quatrième liste, la liste d’alerte, reprend les espèces exotiques non encore largement répandues mais dont il apparaît opportun d’assurer un suivi.
Ce système tient compte du fait que de nombreuses espèces exotiques présentes en Région bruxelloise et/ou en Flandre et en Wallonie ne sont pas reprises dans la liste européenne bien qu’elles soient également problématiques.
Par ailleurs, compte tenu du caractère transfrontalier de cet enjeu, un accord de coopération visant à coordonner les actions entreprises au niveau régional, communautaire et fédéral a été adopté (voir ci-dessous). La liste nationale, prévue dans cet accord, n’a pas encore été constituée.
Dans l’attente d’une telle liste, la base de données « Harmonia » sur les espèces invasives menaçant la biodiversité indigène, élaborée et mise à jour par le forum belge sur les espèces invasives, constitue une référence en la matière. Cette base de données comporte actuellement 102 espèces présentes en Belgique dont 44 appartenant à la liste noire (espèces ayant un impact environnemental élevé). Près de deux tiers de ces espèces envahissantes sont des plantes vasculaires (base de données consultée en juin 2023).
20 espèces exotiques envahissantes de la liste européenne observées
20 espèces de la liste européenne des espèces exotiques envahissantes ont été observées en Région bruxelloise. 13 d’entre elles figurent aussi dans la liste bruxelloise des espèces invasives figurant dans l’ordonnance Nature. Un tiers de ces 20 espèces constitue des plantes terrestres ou aquatiques. Le reste se répartit entre 4 espèces d’invertébrés et 9 espèces de vertébrés (1 reptile, 2 poissons, 2 oiseaux, 4 mammifères).
Notons que pour certaines espèces, telles que le ragondin, le nombre d’observations est extrêmement limité (2 dans l’exemple mentionné). Par ailleurs, une de ces espèces n’a plus été inventoriée depuis 2004.
Un muntjac de Reeves (Muntiacus reevesi), espèce figurant sur la liste europenne des espèces exotiques envahissantes, a également été observé en juillet 2016. Il s’agissait d’un individu captif échappé accidentellement et qui a pu être attrapé. Compte tenu de ces circonstances, l’espèce n’est pas reprise dans le tableau ci-dessus.
Lien vers la carte interactive des espèces exotiques envahissantes de l’Atlas Geodata (Bruxelles Environnement).
Et 39 autres espèces reprises sur la liste bruxelloise également observées
53 espèces de la liste bruxelloise des espèces invasives (annexe IV de l’Ordonnance nature) ont été observées sur le territoire régional dont 39 ne figurant pas dans la liste européenne. Il s’agit par exemple du canard mandarin (Aix galericulata), de la bernache du Canada (Branta canadensis), de la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), des 3 espèces de perruches présentes en Région bruxelloise (Myiopsitta monachus, Psittacula eupatria, Psittaculka krameri), de la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) ou encore, parmi les plantes, de la renouée du Japon (Fallopia japonica), de l’Ambroisie annuelle (Ambrosia artemisiifolia), du rhododendron pontique (Rhododendron ponticum), du robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) ou du cerisier tardif (Prunus serotina).
De nombreuses espèces exotiques envahissantes présentes en forêt de Soignes et dans d’autres espaces semi naturels
Les nombreuses observations d’espèces exotiques envahissantes de la liste européenne en forêt de Soignes sont notamment liées au fait que le tamia de Sibérie (Tamias sibiricus), communément désigné sous le nom d’écureuil de Corée et qui figure dans la liste européenne, y est très commun.
La population d’écureuils de Corée s’y est établie à partir d’individus d’élevage échappés ou relâchés dans les années ’60-’70. En l’absence de prédateurs naturels, ils se sont multipliés et ont connu en peu de temps une croissance exponentielle. Ces écureuils sont maintenant très largement présents, essentiellement en forêt de Soignes et ses abords. Moins craintif et moins arboricole que l’écureuil roux (Sciurus vulgaris), l’écureuil de Corée est facilement observable. Dans la mesure où les deux espèces occupent des niches écologiques différentes, elles ne devraient en principe pas se faire de concurrence. Cependant, du fait que l’écureuil de Corée se constitue des réserves de nourriture très importantes et que le nombre d’individus est très élevé, une concurrence alimentaire avec l’écureuil roux et autres mammifères ainsi qu’avec les oiseaux granivores n’est pas à exclure, en particulier durant les années pauvres en graines. Les données disponibles sur le sujet n’ont néanmoins pas permis de détecter d’impacts de cette espèce sur la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). en forêt de Soignes.
D’autres animaux exotiques envahissants s’observent également fréquemment en forêt de Soignes, par exemple, la perruche à collier (Psittacula krameri) (surtout en lisière), le canard mandarin (Aix galericulata), le canard carolin (Aix sponsa), la tortue de Floride (Trachemys scripta) ou encore, la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).
En ce qui concerne les plantes, certaines espèces exotiques comme la renouée du Japon (Fallopia japonica), la balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera), la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) et le cerisier tardif (Prunus serotina) peuvent se montrer très envahissantes et provoquer localement un appauvrissement important de la flore. Leur présence nécessite, dans certains cas, une gestion adaptée pour enrayer leur progression. Outre son potentiel envahissant, la berce du Caucase contient des substances chimiques "photo-sensibilisantes" susceptibles d’occasionner de sévères brûlures au contact avec la peau.
Plusieurs espèces de tortues présentes dans les étangs bruxellois
A Bruxelles, la tortue de Floride (Trachemys scripta) est présente dans de nombreux parcs présentant des zones humides et, notamment, dans le parc Josaphat (Schaerbeek), le parc Osseghem (Laeken), les étangs d’Ixelles, le Jardin Botanique (Saint-Josse-ten-Node), le parc des Etangs (Anderlecht), le parc de la Pede (Anderlecht), le Parc Roi Baudouin (Jette), le parc de Woluwe (Woluwe-Saint-Pierre). Elle est aussi présente en forêt de Soignes ou à sa lisière, par exemple, au niveau du site du Rouge-Cloître à Auderghem, aux étangs du Fer à cheval, des Enfants noyés ou encore, du parc Solvay à Watermael-Boitsfort. Beaucoup de ces tortues aquatiques ont été achetées dans les animaleries comme tortues d’agréments et relâchées ensuite par leur propriétaire dans les mares et les étangs des parcs et des forêts bruxelloises.
Plus marginalement, d’autres tortues nord-américaines ont été observées : Chrysemys picta bellii, Graptemys ouachitensis, G. pseudogeographica, Pseudemys concinna et P. nelsoni. La Cistude d’Europe (Emys orbicularis) est quant à elle régulièrement observée sur un site.
La tortue de Floride est originaire d’Amérique. Elle comprend de nombreuses sous-espèces dont 3 ont été identifiées à Bruxelles. L’espèce affectionne toutes les eaux stagnantes, même relativement polluées. Elle aime les marais et étangs à fond boueux, avec une abondante végétation. Dans les premières années de leur vie, les tortues de Floride sont de voraces carnivores se nourrissant d’organismes aquatiques : alevins, petits poissons, larves d’amphibiens et d’amphibiens eux-mêmes, d’insectes... Les adultes sont surtout végétariens mais peuvent également s’attaquer à des poissons, des amphibiens et des poussins d’oiseaux d’eau. Les dégâts que leur présence occasionne dans les milieux biologiquement riches peuvent donc s’avérer problématiques. En outre, les dommages que peuvent infliger ces tortues aux plantes aquatiques placées par les gestionnaires d’espaces verts représentent une perte économique. Enfin, les tortues importées peuvent constituer des vecteurs de maladies.
L’hibernation a lieu sous l’eau. Le climat prévalant en Région bruxelloise n’est pas (encore) assez chaud pour permettre la réussite de la reproduction mais des cas de reproduction de tortues aquatiques d’Amérique du Nord ont déjà été constatés en France, en Espagne, en Slovénie et en Italie. Les individus relâchés peuvent vivre plusieurs années dans la nature et même survivre à des hivers relativement durs.
Les cartes ci-dessous mettent en évidence l’expansion de la présence des tortues de Floride au cours de la dernière décennie dans la partie nord et centrale du pays. Notons que ces cartes ne sont pas établies à partir d’inventaires systématiques mais reposent en grande partie sur des données d’observations de type « crowdsourcing ». Leur interprétation doit aussi être nuancée dans la mesure où de plus en plus d’observateurs encodent des données sur la plateforme www.observations.be.
Observations de tortues à tempes rouges (Trachemys scripta elegans) dans et autour de la Région bruxelloise durant les périodes 2006-2009 et 2019-2022 (sur base des observations validées mentionnées sur le site observations.be)
Source: www.observations.be, consulté le 27/06/2023
Un nouvel Atlas des Amphibiens et Reptiles couvre la période 2004-2019. La tortue de Floride est devenue l’espèce de reptile la plus répandue dans la Région (voir Focus Les amphibiens et reptiles de la Région bruxelloise).Elle y est observée dans de nombreuses zones humides de la Région.
En vertu du règlement européen sur les espèces exotiques invasives entré en vigueur en 2015, les tortues de Floride sont soumises à une interdiction totale d’importation, de détention, de commerce, de transport, d’élevage et de libération dans la nature.
Du côté des amphibiens, au moins deux espèces introduites naturalisées de grenouilles rieuses (la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) et la grenouille rieuse d’Anatolie (Pelophylax cf. bedriagae)) sont présentes à Bruxelles. D’autres espèces de « grenouilles rieuses » (au sens large) sont susceptibles d’être présentes. Ce groupe des « grenouilles rieuses » est celui qui a connu la plus forte progression depuis l’atlas 1984-2003. Sa présence est préoccupante dans la mesure où les espèces concernées réalisent plusieurs pontes par an, ont une grande capacité de dispersion et peuvent s’hybrider avec la grenouille verte indigène. La grenouille rieuse figure dans la liste des espèces invasives de l’Ordonnance nature.
Des actions sont entreprises au niveau régional et national
De nombreuses actions sont déjà menées dont notamment:
- l’information et sensibilisation du grand public aux problèmes causés par certaines espèces envahissantes et aux actions qu’ils peuvent entreprendre pour les minimiser, y compris en ce qui concerne le nourrissage (info-fiches, brochures et dépliants, site Internet, etc.) ;
- l’information et sensibilisation des professionnels du secteur de l’horticulture visant à réduire la culture et la vente de plantes envahissantes et à encourager le recours à des espèces alternatives indigènes (via le co-financement du projet national LIFE+ « AlterIAS » mené entre 2010 et 2013) ;
- la diffusion d’informations (fiches techniques) et formation du personnel de terrain à la gestion de certaines plantes envahissantes ;
- la gestion sur le terrain d’espèces envahissantes particulièrement problématiques telles que par ex. le cerisier tardif (Prunus serotina), la renouée du Japon (Fallopia japonica), la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) ou encore, les bernaches du Canada (Branta canadensis) ;
- le financement, via des marchés public ou des subventions, de projets visant à étudier l’impact potentiel de certaines espèces exotiques présentes en Région bruxelloise.
Compte tenu du caractère transrégional de la problématique, Bruxelles Environnement participe également à des groupes de travail, conseils d’experts ou comités d’accompagnement d’études qui sont organisés aux niveaux suprarégional et international.
A l’échelle nationale, comme explicité ci-dessus, un accord de coopération entre l’état fédéral et les trois régions a été adopté afin de coordonner certaines actions. Parmi les actions réalisées, on peut notamment citer la mise en place d’un site Web ainsi que l’élaboration d’un plan d'action relatif aux voies d’entrée et de déplacement des espèces exotiques envahissantes. Ce dernier a été approuvé en Commission interministérielle environnement le 22 juin 2022. Pour la Belgique, les voies d’entrées considérées comme les plus problématiques concernant l’introduction d’espèces invasives sont l’eau, le déplacement de terres ainsi que le commerce des nouveaux animaux de compagnie. Un rapport concernant la faisabilité de mise en œuvre de mesures d’éradication ou de limitation de dispersion pour une quarantaine d’espèces exotiques envahissantes visées par la règlementation européenne a également été réalisé via la collaboration de dizaines de gestionnaires et scientifiques issus des trois Régions du pays.
LIFE RIPARIAS, un projet interrégional qui cible des espèces exotiques envahissantes présentes notamment dans le bassins de la Senne
Lancé en 2021, le projet LIFE RIPARIAS (« Reaching Integrated and Prompt Action in Response to Invasive Alien Species »),co-financé par l’Union européenne et coordonné par Bruxelles Environnement, vise à optimiser la gestion de certaines espèces exotiques envahissantes en Belgique sur la période 2021-2026.
Ce projet qui rassemble dix partenaires des trois régions du pays, cible plusieurs espèces de plantes et écrevisses présentes en bordure de rivières et dans les étangs dans une zone pilote comprenant les bassins de rivière de la Dyle, Senne et Marcq. La continuité et la connexion des milieux aquatiques, qui facilitent les invasions et ré-invasions, rendent les efforts de gestion des espèces envahissantes liées à ces milieux particulièrement difficiles.
Le projet RIPARIAS inclut des actions de surveillance, de gestion des espèces exotiques envahissantes et de partage des connaissances (sélection des mesures adéquates à chaque situation, identification des espèces prioritaires et des sites prioritaires, etc.).
Les espèces ciblées par le projet sont des espèces qui perturbent fortement l’équilibre naturel des écosystèmes ripariens (à l’interface des écosystèmes terrestres et aquatiques) et aquatiques. Par exemple, les écrevisses exotiques sont capables de s’établir en forte densité dans diverses conditions environnementales. Omnivores, elles nuisent aux plantes indigènes, aux macro-invertébrés, aux amphibiens et aux poissons notamment en raison de la compétition et la prédation qu’elles exercent ainsi que de la transmission de maladies.
Certaines de ces espèces ciblées sont déjà répandues et abondantes dans la zone pilote tandis que d'autres sont des espèces émergentes avec une aire de répartition encore assez restreinte. D'autres sont actuellement absentes de la zone pilote du projet.
Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site Internet du projet.
À télécharger
Fiches méthodologiques
Fiches documentées
Fiches de l’Etat de l’Environnement
Autres publications de Bruxelles Environnement
- Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale - synthèse, 2022 (.pdf)
- Carte “Espèces exotiques envahissantes”
- Amphibiens et reptiles en Région de Bruxelles-Capitale, 2017 (.pdf)
- Animaux sauvages : Ne les nourrissez pas, observez les !, 2017 (.pdf)
- Info-fiche : « La coccinelle asiatique – Harmonia axyridis» (.pdf)
- Info-fiche : « La perruche à collier et la perruche Alexandre – Psittacula krameri et Psittacula eupatria» (.pdf)
- Info-fiche « La conure veuve – Myiopsitta monachus» (.pdf)
- Info-fiche : « Plantes invasives de la Région de Bruxelles-Capitale - La Berce du Caucase – Heracleum mantegazzianum» (.pdf)
- Info-fiche : « Plantes invasives de la Région de Bruxelles-Capitale - La Renouée du Japon – Fallopia japonica» (.pdf)
- Info-fiche : « Plantes invasives de la Région de Bruxelles-Capitale - Le cerisier tardif – Prunus serotina» (.pdf)
- Info-fiche : « Plantes invasives de la Région de Bruxelles-Capitale - L’ambroisie annuelle – Ambrosia artemisiifolia» (.pdf)
Etudes et rapports
- ADRIAENS, T., BRANQUART, E., GOSSE, D., RENIERS, J., VANDERHOEVEN, S. 2019. “Feasibility of eradication and spread limitation for species of Union concern sensu the EU lAS Regulation (EU 1143/2014) in Belgium”. Report prepared in support of implementing the lAS Regulation in Belgium. Institute for Nature and Forest Research, Service Public de Wallonie, National Scientific Secretariat on Invasive Alien Species, Belgian Biodiversity Platform (.pdf). (anglais uniquement)
- DIAGNE, C., LEROY, B., VAISSIÈRE, AC. et Author Correction: “High and rising economic costs of biological invasions worldwide”. Nature 608, E35 (2022). (.pdf). (anglais uniquement)
- IPBES 2018. “The IPBES regional assessment report on biodiversity and ecosystem services for Europe and Central Asia”, 892 pages (.pdf) (en anglais uniquement)
- Riegel , J., Lafontaine, R.-M., Pasteels, J. & Devillers, P. 2001. « Potential influence of the Siberian Chipmunk Tamias sibiricus (Laxmann) on the regression of the bird fauna of the Forêt de Soignes”, Brussels. Summary Cahiers d'Éthologie (.pdf)
Plans et programmes