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Gestion des eaux usées 

Bâtiments de logements ou de bureaux, maisons unifamiliales, entreprises, écoles, hôpitaux… tous ont besoin de l’eau. L’eau est fournie soit par le réseau public de distribution, soit par les eaux de surface , les eaux souterraines ou les eaux de pluie, soit ce sont des eaux de deuxième circuit, épurées puis remises en circuit. Elles sont utilisées et des eaux usées sont générées.
  • Inspection
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le 7 avril 2026

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Sommaire

  • Quels sont les types d’eaux usées ?
  • Que prévoit la législation ?
  • Où déverser les eaux usées ?
  • Les normes générales
  • Les normes sectorielles

Tableaux complexes

Pour votre confort de lecture, nous vous conseillons de consulter cette page sur votre ordinateur

Quels sont les types d’eaux usées ?

Il y a trois types d’eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. :

  • Les eaux usées domestiques
    Ces eaux usées proviennent des ménages ou des exploitations qui présentent une composition similaire, elles comprennent uniquement :
    • des eaux provenant d'installations sanitaires ;
    • des eaux de cuisine ;
    • des eaux provenant du nettoyage de bâtiments : habitations, bureaux, salles de spectacle, casernes, campings, prisons, établissements d'enseignement avec ou sans internat, bassins de natation, hôtels, restaurants, débits de boissons, salons de coiffure ;
    • les eaux de lessive à domicile ou de salons-lavoirs utilisés exclusivement par la clientèle.
  • Les eaux usées non domestiques
    Ces eaux regroupent les eaux autres que les eaux usées domestiques.
  • Les eaux de refroidissement
    Ces eaux sont utilisées dans une entreprise pour le refroidissement en circuit ouvert et ne sont pas entrées en contact avec les matières à refroidir ni avec les eaux usées de l'entreprise.

Que prévoit la législation ?

Normes

La législation distingue trois types de normes pour le déversement des eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances.  :

  • Des normes générales qui concernent les eaux usées domestiques, les eaux usées autres que les eaux usées domestiques et les eaux de refroidissement et qui sont applicables pour tout le monde.
  • Des normes sectorielles qui concernent les eaux usées non domestiques produites par certains secteurs industriels comme par exemple une blanchisserie industrielle, un atelier alimentaire, un laboratoire …
  • Des normes particulières qui peuvent être imposées pour  les eaux usées non domestiques produites par certaines entreprises et ce, en fonction des circonstances locales.

Le permis d’environnement fixe les conditions de déversement à appliquer suivant le type d’ eau uséeEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. et le lieu de déversement.

Contrôle des normes

Toute analyse des eaux usées doit être réalisée par un laboratoire agréé en Région de Bruxelles Capitale. Cette analyse peut être imposée par l’autorité compétente ou effectuée dans le cadre des contrôles du respect des normes. L’exploitant peut aussi décider de sa propre initiative d’analyser ses eaux usées. Il doit alors aussi faire appel à un laboratoire agréé.

Séparation des eaux usées et des eaux de pluie

Pour les nouvelles installations et les projets, vous devez installer un réseau d’évacuation des eaux de type séparatif des eaux usées et des eaux de pluie.

Une éventuelle connexion des deux réseaux est possible si le puits de mesure des eaux usées se trouve avant cette connexion.

Puits de mesure spécifique par type d’eau usée

Dans toutes les nouvelles installations, les eaux usées non domestiques sont obligatoirement guidées vers un puits de mesure avant d’être déversées à l’égout ou en eau de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.) .

Un séparateur d’ hydrocarbureCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. ou un décanteur peuvent être considérés comme puits de mesure.

  • Les puits de mesure sont :
    • assez grands pour permettre la prise d’échantillons et
    • placés avant le mélange avec les eaux usées domestiques.

Beaucoup d’exploitations existantes ne sont pas équipées de puits de mesure spécifique par type d’eau usée.

Très souvent, les eaux usées non domestiques produites par une exploitation existante sont mêlées aux eaux de pluie et aux eaux usées domestiques de cette même exploitation. Dans ce cas, toutes ces eaux usées sont considérées comme eaux usées non domestiques.

Ce qui est toujours interdit

Ne déversez jamais de déchets solides préalablement broyés de façon mécanique ou des eaux contenant de telles matières :

  • ni dans les eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.),
  • ni dans les égouts publics,
  • ni dans les voies artificielles d’écoulement des eaux pluviales, par exemple une rigole, un fossé à ciel ouvert…

Où déverser les eaux usées ?

Les types de déversement des eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. sont :

  • en égout public
  • en eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.)
  • par dispersion dans le sol

Déversement des eaux usées en priorité dans les égouts publics

Le déversement des eaux usées se fait en priorité dans les égouts publics. Elles vont ensuite vers un collecteurcollecteur, négociant et courtier, puis vers une des 2 stations d’épuration de la Région de Bruxelles-Capitale qui déverse l’effluent dans les eaux de surface. Certaines eaux usées doivent être épurées avant leur déversement en égout. Par exemple, les eaux usées produites par un atelier de traitement de surface de métaux.

Déversement des eaux usées en eaux de surface

Quand aucun égout ne se trouve à proximité ou lorsqu’il est prouvé que le raccordement à ce dernier n’est techniquement ou économiquement pas possible, les eaux usées sont déversées en eaux de surface. Dans ce cas, les eaux usées doivent être épurées avant d’être déversées.

  • Pour les eaux usées domestiques, installez une mini-station plutôt qu’une fosse septique comme dispositif de traitement. La mini-station a en effet un rendement épuratoire de 80% à 90%. La fosse septique de 30%.
    Une fosse septique existante peut être maintenue si elle est correctement entretenue. Dans les nouveaux projets, les fosses septiques sont interdites.
  • Pour les eaux usées non domestiques, vous devez prévoir une station d’épuration industrielle qui puisse assurer le respect de normes de rejet.

Déversement des eaux usées par dispersion dans le sol

Si aucun égout ni aucune eau de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.)  ne se trouve à proximité, les eaux usées peuvent être dispersées dans le sol. Dans ce cas, les eaux usées doivent être épurées avant d’être dispersées.

  • Privilégiez un système de dispersion horizontal par drains, tertre filtrant… plutôt qu’un système de puits perdu.
    Une dispersion superficielle permet en effet au sol de jouer un rôle d’épuration complémentaire et limite ainsi la migration de polluants restants vers les couches profondes.
    Un puits perdu existant est toléré à condition de traiter les eaux usées au préalable.

Les normes générales

Les eaux usées domestiques

 Les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. domestiques déversées en égout, doivent respecter les normes suivantes :

Sont interdits en égout

  • fibres textiles,
  • emballage en matière synthétique,
  • déchets domestiques organiques ou non organiques,
  • huiles minérales, huiles usagées,  
  • produits inflammables, solvant volatil, peinture, acide ou base concentrés tels que l’acide chlorhydrique, la soude caustique …
  • toute autre matière qui peut rendre l’eau des égouts toxique ou dangereuse,
  • les matières extractibles à l’éther de pétrole d’une concentration  > 500 mg/l. Il s’agit de solvantsC’est une substance liquide utilisée pour dissoudre ou diluer d’autres substances sans les modifier chimiquement. Ils sont utilisés dans des processus très diversifiés tels que le dégraissage, les peintures, les encres, le nettoyage, etc., essence, diesel, mazout…

Les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. domestiques déversées en eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.) ou évacuées par dispersion dans le sol doivent respecter les normes suivantes :

organismes pathogènes

désinfecter l’eau avant de la déverser si des organismes pathogènes sont en quantité dangereuse

pH

entre 6,5 et 9

demande biologique en oxygène = DBO 

≤ 15 mg/l pour le déversement dans le Canal et autres eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.),

≤ 30 mg/l pour le déversement dans rivières suivantes : Senne, Woluwe, Roodkloosterbeek, Hollebeek/Leibeek, Molenbeek, Maalbeek, Neerpedebeek, Broekbeek, Linkebeek – Verrewinkelbeek

≤ 50 mg/l s’il s’agit des eaux provenant d’un bâtiment, à l’usage exclusif d’habitation et où sont logées moins de 20 personnes

décolorisation de bleu de méthylène

Le contenu d’un flacon en verre blanc de 150 millilitres :

  • rempli d’un échantillon fraîchement prélevé des eaux déversées auquel on ajoute 0,4 millimètre d’une solution de 0,05 % de bleu de méthylène,
  • bouché à l’émeri,
  • et conservé à une température de plus ou moins 20°C à l’abri de la lumière,

  ne peut se décolorer avant 3 jours.   

matières sédimentables : sableParticules de sol dont la taille est supérieure à 0,05 mm , petites particules de terre

≤ 0,5 mg/l au cours d’une sédimentation statique de 2 h

matières en suspension = MES
L'ensemble des matières solides insolubles visibles à l'œil nu - poussières, boue - présentes en suspension dans un liquide.
Plus une eau en contient, plus elle est dite turbideUne eau turbide est une eau trouble..

≤ 60 mg/l

hydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. non polaires

≤ 3 mg/l

huiles, graisses ou autres matières flottantes

Pas de couche flottanteLa couche flottante se forme à partir d'une certaine quantité de polluants non solubles qui flottent sur le niveau supérieur de la nappe. Une couche flottante peut être formée par l'huile minérale (diesel, mazout de chauffage, essence, kérosène) ou par des hydrocarbures aromatiques (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes et naphtalène).

substances dangereuses reprises dans cette liste

interdit

Les eaux usées non domestiques

Les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. non domestiques déversées à l’égout public doivent respecter les conditions suivantes :

pH

entre 6 et 9,5

température

≤ 45° C

taille des matières en suspension

≤ 1 cm

quantité des matières en suspension

1 g/l

matières extractibles à l’éther de pétrole

< 0,5 g/l

absence de gaz

  • pas de gaz dissous, inflammable ou explosif, aucun produit pouvant dégager de tels gaz
  • aucune émanation qui risque de dégrader l’environnement.

aucune substance

qui risque de  :

  • provoquer un danger pour le personnel d’entretien des égouts et des installations d’épuration ;
  • détériorer ou de boucher les canalisations ;
  • polluer l’eau de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.)  dans laquelle l’égout public se déverse
  • gêner par son structure le fonctionnement des stations de relèvement et d’épuration.

Les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. non domestiques déversées en eau de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.)  ou évacuées par dispersion doivent respecter les conditions suivantes :

organismes pathogènes

désinfecter l’eau avant de la déverser si les germes pathogènes sont en quantité dangereuse

pH

entre 6,5 et 9

demande biologique en oxygène = DBO

≤ 15 mg/l pour le déversement dans le Canal et autres eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.),

≤ 30 mg/l pour le déversement dans rivières suivantes : Senne, Woluwe, Roodkloosterbeek, Hollebeek/Leibeek, Molenbeek, Maalbeek, Neerpedebeek, Broekbeek, Linkebeek – Verrewinkelbeek

≤ 50 mg/l s’il s’agit des eaux provenant d’un bâtiment, à l’usage exclusif d’habitation et où sont logées moins de 20 personnes

matières sédimentables : sableParticules de sol dont la taille est supérieure à 0,05 mm, petites particules de terre

≤ 0,5 mg/l au cours d’une sédimentation statique de 2 h

matières en suspension = MES
L'ensemble des matières solides insolubles visibles à l'œil nu - poussières, boue - présentes en suspension dans un liquide.
Plus une eau en contient, plus elle est dite  turbideUne eau turbide est une eau trouble.

≤ 60 mg/l

hydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. non polaires

≤ 5 mg/l

tensioactifs

≤ 3 mg/l

température

< 30° C

huiles, graisses ou autres matières flottantes

pas de couche flottanteLa couche flottante se forme à partir d'une certaine quantité de polluants non solubles qui flottent sur le niveau supérieur de la nappe. Une couche flottante peut être formée par l'huile minérale (diesel, mazout de chauffage, essence, kérosène) ou par des hydrocarbures aromatiques (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes et naphtalène).

substances dangereuses reprises dans cette liste 

interdit

Les eaux de refroidissement

Dans le cadre d’une utilisation rationnelle de l’eau et afin de protéger les eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.), le refroidissement en circuit ouvert doit être évité autant que possible, en particulier lorsqu’il est réalisé avec de l’eau potable (qui est une eau de haute qualité). Le rejet d’eaux de refroidissement ne constitue donc pas une MTD (meilleure technique disponible). Examinez toujours d’abord les formes alternatives de refroidissement (par exemple le refroidissement en circuit fermé, le refroidissement à air…) avant d’appliquer un refroidissement en circuit ouvert dans votre entreprise.

Chaque projet sera analysé individuellement. S’il apparaît qu’aucune alternative n’est disponible, le rejet de petites quantités d’eaux de refroidissement dans l’égout peut être autorisé à condition que les normes générales de rejet pour les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. non domestiques soient respectées.

Pour un rejet dans les eaux de surface, une autorisation du gestionnaire du cours d’eau est requise en plus du permis d’environnement. Les normes générales de rejet applicables aux eaux de refroidissement dans les eaux de surface sont les suivantes :

organismes pathogènes

désinfecter l’eau avant de la déverser si les germes pathogènes sont en quantité dangereuse

pH

entre 6,5 et 8,5

DCO déversé – DCO capté

(DCO = demande chimique en oxygène)

< 30 mg/l

oxygène dissous

≥ 4 mg/l

température

≤ 30° C

organismes pathogènes

pas de couche flottanteLa couche flottante se forme à partir d'une certaine quantité de polluants non solubles qui flottent sur le niveau supérieur de la nappe. Une couche flottante peut être formée par l'huile minérale (diesel, mazout de chauffage, essence, kérosène) ou par des hydrocarbures aromatiques (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes et naphtalène).

substances dangereuses reprises dans cette liste

interdit

Les normes sectorielles

Pour certains secteurs industriels, il existe des normes sectorielles en plus des normes générales de déversement des eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. non domestiques.

Vous pouvez consultez les normes sectorielles pour les secteurs suivants :

Laboratoires

1. Déversement en égout

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
Demande Chimique en Oxygène (DCO) < 2000 mg/l
Conductivité* 5000 µS/cm
HydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. non polaires (extractibles au C2Cl4) < 50 mg/l
Cadmium < 0,010 mg Cd/l
Mercure < 0,002 mg Hg/l
Chrome  < 0,5 mg Cr/l
Cuivre < 0,5 mg Cu/l
Plomb < 0,5 mg Pb/l
Nickel < 0,5 mg Ni/l
Zinc < 3 mg Zn/l
Composés organohalogénés volatiles VOX < 0,2 mg/l
Composés organohalogénés extractibles EOX < 0,1 mg Clorg/l

*Dans le cas où, pendant l’échantillonnage, il y a une régénérationEn sylviculture, opération consistant à remplacer un peuplement mûr soit par voie naturelle, soit par voie artificielle. d’un adoucisseur de l’eau en cours, la norme de conductivité n’est pas d’application

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :
Demande Chimique en Oxygène (DCO) < 120 mg/l
Par dérogation aux normes générales :

Total N

< 2.000 EH* : pas de critère
2.000 ≤ EH < 4.000 EH: < 20 mg/l
≥ 4.000 EH: < 15 mg/l

Total P

< 2.000 EH : pas de critère
2.000 ≤ EH < 100.000 EH: < 2 mg/l
≥ 100.000 EH: < 1 mg/l

Cadmium < 0,010 mg Cd/l
Mercure < 0,002 mg Hg/l
Chrome < 0,5 mg Cr/l
Cuivre < 0,5 mg Cu/l
Plomb < 0,5 mg Pb/l
Nickel < 0,5 mg Ni/l
Zinc < 3 mg Zn/l
HydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. mono-aromatiques

BTEX < 0,1 mg/l
(somme benzène, toluène, ethylbenzène, xylène)

Composés organo-halogénés adsorbables AOX < 1 mg/l
Composés organo-halogénés extractibles EOX < 0,1 mg Clorg/l

* Un équivalent-habitant (EH) exprime la quantité moyenne en polluants contenus dans les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. rejetées par une personne à la maison.  Ceci correspond à la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d'oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d'oxygène par jour. Les EH sont utilisés notamment pour exprimer la capacité d’une station d’épuration.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le guide exploitants « Laboratoires ».

Blanchisseries

1. Déversement en égout

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
Cadmium < 0,001 mg Cd/l
Mercure < 0,002 mg Hg/l
Chrome < 0,5 mg Cr/l
Cuivre < 0,5 mg Cu/l
Plomb < 0,5 mg Pb/l
Nickel < 0,5 mg Ni/l
Zinc < 2 mg Zn/l
Composés organohalogénés volatiles VOX < 5 mg/l
Argent < 1 mg/l
En dérogation aux normes générales :  
taux d'acidité 6 < pH < 10,5
Teneur des matières en suspension < 600 mg/l

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En dérogation aux normes générales :
Demande biologique en oxygène (DBO) en 5 jours à 20 °C 25 mg/l
Demande Chimique en Oxygène (DCO) < 125 mg/l
Total N

< 2.000 EH* : pas de critère
2.000 ≤ EH < 4.000 EH: < 20 mg/l
≥ 4.000 EH: < 15 mg/l

Total P

< 2.000 EH : pas de critère
2.000 ≤ EH < 100.000 EH: < 2 mg/l
≥ 100.000 EH: < 1 mg/l

Cadmium < 0,001 mg Cd/l
Mercure < 0,002 mg Hg/l
Chrome < 0,5 mg Cr/l
Cuivre < 0,5 mg Cu/l
Plomb < 0,5 mg Pb/l
Nickel < 0,5 mg Ni/l
Zinc < 2 mg Zn/l
Composés organohalogénés volatiles ou adsorbables

VOX < 0,1 mg/l of
A0X < 2 mg/l

Argent < 0,1 mg/l

* Un équivalent-habitant (EH) exprime la quantité moyenne en polluants contenus dans les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. rejetées par une personne à la maison.  Ceci correspond à la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d'oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d'oxygène par jour. Les EH sont utilisés notamment pour exprimer la capacité d’une station d’épuration.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le guide exploitants « Blanchisserie / Salon-lavoir ».

Ateliers alimentaires de transformation de viande ou de poisson

1. Déversement en égout

Paramètre Valeur à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES : idem que normes générales

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre  Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :
Demande Chimique en Oxygène (DCO)

Débit de rejet < 25 m³/jour: < 200 mg/l
Débit de rejet > 25 m³/jour : < 125 mg/l

En dérogation aux normes générales :  
Demande biologique en oxygène (DBO) en 5 jours à 20 °C

Débit de rejet < 25 m³/jour: < 50 mg/l
Débit de rejet > 25 m³/jour: < 25 mg/l 

Total N

< 2.000 EH* : pas de critère
2.000 ≤ EH < 4.000 EH: < 20 mg/l
≥ 4.000 EH: < 15 mg/l

Total P

< 2.000 EH : pas de critère
2.000 ≤ EH < 100.000 EH: < 2 mg/l
≥ 100.000 EH: < 1 mg/l

Matières extractibles à l’éther de pétrole

Débit de rejet < 50 m³/jour: < 500 mg/l
Débit de rejet > 50 m³/jour: < 150 mg/l

Composés organohalogénés adsorbables AOX < 0,1 mg/l

* Un équivalent-habitant (EH) exprime la quantité moyenne en polluants contenus dans les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. rejetées par une personne à la maison.  Ceci correspond à la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d'oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d'oxygène par jour. Les EH sont utilisés notamment pour exprimer la capacité d’une station d’épuration.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le guide exploitants « Atelier de préparation de denrées alimentaires ».

Brasseries – Malteries – Entreprises de conditionnement et de mise en bouteilles des boissons

1. Déversement en égout

Paramètre  Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :  
Les déchets d'orge et de malt, les drèches de malt et de houblon, la levure, le kiezelguhr et les autres matières filtrantes, les débris d'étiquetage et de capsulage, le verre et les autres matériaux d'emballage Rejet interdit
En dérogation aux normes générales :  
Taux d’acidité 6 < pH < 10,5

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre  Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :  
Les déchets d'orge et de malt, les drèches de malt et de houblon, la levure, le kiezelguhr et les autres matières filtrantes, les débris d'étiquetage et de capsulage, le verre et les autres matériaux d'emballage Rejet interdit
Demande Chimique en Oxygène (DCO) 200 mg/l
En dérogation aux normes générales :  
Demande biologique en oxygène (DBO) en 5 jours à 20 °C < 25 mg/l 

Industrie graphique (pour Offset – Flexographie – Sérigraphie)

1. Déversement en égout

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
Cadmium < 0,1 mg Cd/l
Chrome < 1 mg Cr/l
Chrome VI < 0,2 mg Cr/l
Cuivre < 1 mg Cu/l
Plomb < 1 mg Pb/l
Nickel < 1 mg Ni/l
Zinc < 3 mg Zn/l
Argent < 1 mg Ag/l
HydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. mono-aromatiques

BTEX < 1 mg/l
(somme benzène, toluène, ethylbenzène, xylène)

Composés organohalogénés volatiles VOX < 0,1 mg/l

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :
Demande Chimique en Oxygène (DCO) < 120 mg/l

Par dérogation aux normes générales :

Total N

< 2.000 EH* : pas de critère
2.000 ≤ EH < 4.000 EH: < 20 mg/l
≥ 4.000 EH: < 15 mg/l

Total P

< 2.000 EH : pas de critère
2.000 ≤ EH < 100.000 EH: < 2 mg/l
≥ 100.000 EH: < 1 mg/l

Cadmium < 0,01 mg Cd/l
Chrome < 0,5 mg Cr/l
Chrome VI < 0,1 mg Cr/l
Cuivre < 0,5 mg Cu/l
Plomb < 0,5 mg Pb/l
Nickel < 0,5 mg Ni/l
Zinc < 2 mg Zn/l
Argent < 1 mg/l
HydrocarburesCe sont des composés organiques liquides constitués de carbone et d’hydrogène dérivés du pétrole. Le mazout, l’essence et d’autres types d’huiles minérales en font partie. Ces huiles ont la particularité d’avoir une faible densité. Lorsqu’elles s’infiltrent dans le sol, elles peuvent atteindre l’eau souterraine et y former une couche flottante. mono-aromatiques

BTEX < 1 mg/l
(somme benzène, toluène, ethylbenzène, xylène)

Composés organohalogénés volatiles VOX < 0,1 mg/l

* Un équivalent-habitant (EH) exprime la quantité moyenne en polluants contenus dans les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. rejetées par une personne à la maison.  Ceci correspond à la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d'oxygène en cinq jours (DB05) de 60 grammes d'oxygène par jour. Les EH sont utilisés notamment pour exprimer la capacité d’une station d’épuration.

Traitement de surface des métaux

1. Déversement en égout

Paramètre Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
Cadmium (total) < 0,005 mg Cd/l
Chrome (total) < 0,5 mg Cr/l
Chrome VI (total) < 0,2 mg Cr(VI)/l
Cobalt (total) < 0,5 mg Co/l
Cuivre (total) < 0,5 mg Cu/l
Plomb (total) < 0,5 mg Pb/l
Nickel (total) < 0,5 mg Ni/l
Zinc (total) < 2 mg Zn/l
Argent (total) < 0,1 mg/l
Aluminium (total) < 10 mg Al/l
Fer (total) < 20 mg Fe/l
Baryum (total) < 5 mg Ba/l
Bore (total) < 10 mg B/l
Etain (total) < 2 mg Sn/l
Cyanure (chlore oxydable) < 0,5 mg CN/l
Composés  organohalogénés volatiles VOX < 0,1 mg/l
Chlore libre < 0,5 mg Cl2 / l
Sulfure < 2 mg/l
Fluorure (total) < 50 mg/l
Fluorure (libre) < 20 mg/l

2. Déversement en eaux de surface

Paramètre  Valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. à respecter
Normes GÉNÉRALES de rejet des eaux usées non domestiques
Normes SECTORIELLES
En complément des normes générales :  
Demande Chimique en Oxygène (DCO) < 200 mg/l
Par dérogation aux normes générales :  
Demande biologique en oxygène (DBO) en 5 jours à 20 °C 15 mg/l
Total P

Si pas de phosphatation : < 2 mg/l
Si phosphatation : < 15 mg/l

Matières extractibles à l’éther de pétrole < 20 mg/l
Cadmium (total) < 0,005 mg Cd/l
Chrome (total) < 0,5 mg Cr/l
Chrome VI (total) < 0,2 mg Cr(VI)/l
Cobalt (total) < 0,5 mg Co/l
Cuivre (total) < 0,5 mg Cu/l
Plomb (total) < 0,5 mg Pb/l
Nickel (total) < 0,5 mg Ni/l
Zinc (total) < 2 mg Zn/l
Argent (total) < 0,1 mg/l
Aluminium (total) < 3 mg Al/l
Fer (total) < 20 mg Fe/l
Baryum (total) < 5 mg Ba/l
Bore (total) < 10 mg B/l
Etain (total) < 2 mg Sn/l
Cyanure (chlore oxydable) < 0,5 mg CN/l
Composés  organohalogénés volatiles VOX < 0,1 mg/l
Chlore libre < 0,5 mg Cl2 / l
Sulfure < 0,5 mg/l
Fluorure (total) < 50 mg/l
Fluorure (libre) < 20 mg/l

Législation

  • Loi du 26 mars 1971 sur la protection des eaux de surface contre la pollution
  • Arrêté royal du 3 août 1976 portant le règlement général relatif aux déversements des eaux usées dans les eaux de surface ordinaires, dans les égouts publics et dans les voies artificielles d'écoulement des eaux pluviales
  • Ordonnance du 20 octobre 2006 établissant un cadre pour la politique de l'eau

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