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Pic de pollution

Les pics de pollution, typiquement hivernaux ou printaniers, sont déclenchés lorsque la concentration dans l’atmosphère de particules fines (PM10/PM2.5) et/ou de dioxyde d’azote (NO2) atteignent certains seuils.

Les pics de pollution proviennent de l’accumulation de polluants provenant en partie des gaz d’échappement des voitures et des émissions dues au chauffage des bâtiments. Ils apparaissent typiquement en période hivernale, lors de conditions météorologiques spécifiques : en cas de vent faible et, surtout, lors de phénomènes d'inversion thermique. 

Phénomène atmosphérique selon lequel une couche d’air chaud chapeaute une couche d’air froid, créant un « couvercle » qui empêche la dispersion verticale des polluants dans l’atmosphère (les polluants sont alors piégés au sol comme s’ils étaient «sous cloche»). 

Au printemps, un pic de pollution peut se produire suite à la formation de particules secondaires, non émises directement dans l’atmosphère mais formées sur base de polluants déjà présents dans l’air (issus principalement du trafic et de l’agriculture en période d’épandages).

Les alertes pics de pollution sont déclenchées par CELINE (Cellule Interrégionale de l’Environnement). Chaque Région définit son plan d’urgence, mais les seuils d’alerte (seuils 0 et 1) sont déclenchés simultanément dans les 3 régions. La Région Bruxelloise a défini des seuils supplémentaires afin de mieux prendre en compte son contexte urbain.

Le "Plan d'urgence en cas de pics de pollution" de la Région bruxelloise  prend donc la forme d’un arrêté  qui a pour objectif d'organiser un plan d’action comprenant une procédure avec 3 seuils d’interventions. Cet arrêté existe depuis 2009, et a été révisé et mis à jour en 2018.

Ce plan d’urgence vise à sensibiliser, entre autres, les automobilistes : ils sont encouragés à privilégier les alternatives à la voiture lorsque la qualité de l’air se dégrade. C’est pourquoi, le plan d’urgence intègre des mesures de promotion des alternatives de mobilité (notamment la gratuité de la STIB et de Villo !) et des actions de sensibilisation, tout en appliquant des limitations de vitesse et un contrôle renforcé, voire une interdiction totale de circuler (dans certains cas). Des mesures sur le chauffage sont également prévues en cas de pic, entre autre sur le chauffage au bois, et en limitant à 20°C la température des autres installations dans les bâtiments du secteur tertiaire. Les logements privatifs, les hôpitaux, les maisons de repos, les crèches, et les piscines ne sont pas soumis à cette obligation.

Vous trouverez toute l’information sur les phénomènes de pic de pollution, ainsi que sur le plan d’urgence pic de pollution de la RBC sur notre site présentant la qualité de l'air ainsi que sur notre FAQ.

Date de mise à jour: 19/09/2018