Limiter le bruit des sirènes à Bruxelles
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Selon l’enquête sur la perception du bruit de 2017 menée par Bruxelles Environnement, le bruit des sirènes des véhicules d’urgence (pompier, police, ambulance) est la 3e source de bruit qui dérange le plus les Bruxellois et les Bruxelloises derrière le trafic routier et aérien. Sur la base des ressentis et de différentes études, le plan QUIET.BRUSSELS a prévu de réduire le volume sonore des sirènes. Et ce, conformément à ses objectifs de réduire les effets du bruit sur la santé, pour permettre à chacun d’avoir accès au calme et maintenir l’attractivité de la ville.
Quels sont les principaux griefs contre les sirènes ?
- Leur usage fréquent : les conditions d'utilisation de la sirène des véhicules d’urgence sont définies à l'article 37 du code de la route. Mais nombre de Bruxellois et Bruxelloises jugent leur emploi abusif.
- Leur concentration : la Région bruxelloise rassemble de nombreuses infrastructures et fonctions pour lesquelles l’emploi de sirènes est fréquent - hôpitaux, casernes de pompiers, commissariats, Palais de Justice, prisons, transport de personnel diplomatique, convoi de fonds, etc.
- Leur niveau sonore élevé.
Le saviez-vous ?
Selon le code de la route, les véhicules prioritaires en mission urgente doivent allumer leurs feux bleus clignotants. L'avertisseur sonore spécial ne peut être utilisé que lorsque le véhicule prioritaire accomplit une mission urgente. Dans ce cas, l’usage des sirènes peut s’avérer nécessaire pour alerter les conducteurs et conductrices d’autres véhicules de l’approche d’un véhicule d’urgence, afin de céder le passage en toute sécurité.
Quelles mesures pour limiter le bruit des sirènes ?
Afin de concilier sécurité et qualité de vie, la Région a défini des mesures spécifiques dans un arrêté relatif à la lutte contre le bruit des avertisseurs sonores.
Ces obligations s’appliquent aux véhicules d'urgence :
- immatriculés pour la première fois à partir du 1er janvier 2025
- immatriculés avant le 1er janvier 2025, ayant eu une intervention sur l'avertisseur sonore spécial depuis cette date
- situés sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale
Le niveau sonore maximum des sirènes de ces véhicules d'urgences, mesuré à 7 mètres, ne peut plus dépasser :
- 100 dB(A) durant le jour, de 07h à 22h
- 90 dB(A) durant la nuit, de 22h à 07h
L’arrêté uniformise également les « mélodies » des sirènes en fixant la gamme de fréquences autorisée (350 Hz - 560 Hz) et l’alternance des 2 tons (durée égale, cycle de 25 à 30 par minute).
Les avertisseurs sonores spéciaux pneumatiques sont interdits à partir du 20 janvier 2028, soit 4 ans après l’entrée en vigueur de l’arrêté. Il s’agit d’avertisseurs sonores spéciaux fonctionnant à l'aide d'un compresseur à air, tel que la corne de brume.
Comment ont été choisis ces maximums ?
Deux grandes lignes directrices ont piloté le choix des seuils fixés dans l’arrêté :
- Un enjeu de santé : réduire l’exposition sonore des personnes aux alentours pour diminuer la gêne occasionnée et les troubles du sommeil.
- Un enjeu de sécurité : que le véhicule prioritaire reste audible dans la circulation et émerge du bruit de fond urbain, notamment pour les usagers de la route au volant de leur véhicule.
À ces mesures techniques viennent s’ajouter d'autres actions permettant de réduire l’exposition de la population au bruit des sirènes. Cela passe notamment par :
- L'accompagnement des différents usagers (polices, services d’urgence, ambulances privées, gestionnaires de réseaux, etc.) dans la mise en place de la réglementation.
- La formation des conducteurs et conductrices des véhicules d’urgence.
- La promotion des comportements adéquats de la part des usagers de la route et de l’espace public vis-à-vis d’un véhicule d’urgence.
Liens utiles
- Retrouvez de plus amples informations sur le bruit des sirènes ainsi que les mesures d’objectivation de leurs niveaux sonores à Bruxelles sur la page « Bruit routier : mesures et actions ».
- Le Plan QUIET.BRUSSELS