Vous êtes ici

Intensité énergétique du secteur tertiaire

Actualisation : février 2020

En 2017, l’intensité énergétique du secteur tertiaire de la Région de Bruxelles-Capitale, c’est-à-dire la consommation énergétique par emploi du secteur, s’élevait en moyenne à 10,4 MWh/emploi.
Elle présente une légère tendance à la baisse dans le temps.
Une diminution sensible des besoins de chauffage (ou de la consommation en combustibles) par emploi est cependant observée depuis 1998, compensée par une hausse importante des consommations d’électricité par emploi jusqu'en 2006.

L’intensité énergétique du secteur tertiaire, c’est quoi?

L'intensité énergétique d’un secteur d’activité correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée par ce secteur et une variable représentative de son niveau d'activité. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • soit à une consommation plus importante d'énergie pour un niveau égal de la variable d’activité considérée, 
  • soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé, à consommation d'énergie -ou numérateur- constante),
  • soit à une combinaison des deux.

En termes d'activités économiques, deux approches peuvent être envisagées pour estimer l'intensité énergétique : en fonction du nombre de travailleurs ou selon la production (valeur ajoutée). Le secteur tertiaire, qui produit des services, correspond à un important pourvoyeur d'emplois en Région bruxelloise. L'intensité énergétique de ce secteur sera par conséquent calculée sur cette base. 

L’intensité énergétique du secteur tertiaire diminue

Evolution de l'intensité énergétique du tertiaire (par emploi) en Région bruxelloise, avec et sans correction climatique de la consommation énergétique

Source : Bilans énergétiques régionaux et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement
La "correction climatique" de la consommation énergétique a pour objectif  d'extraire l'influence du climat (DJ 15/15) sur les consommation, en estimant les consommations à climat constant (par rapport au climat de 1990 ici).

En 2017, la consommation énergétique du secteur tertiaire en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 10,4 MWh/emploi.
En termes d'évolution dans le temps, l'intensité énergétique du secteur tertiaire (par emploi) est relativement stable, mais présente une légère tendance à la baisse depuis 2003 (-16%, avec correction climatique). 

Intensité énergétique du secteur tertiaire, par vecteur énergétique

Evolution de l'intensité énergétique du tertiaire (par emploi dans le secteur des services – 1995 = 100) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique 

Source : Bilan énergétique régional et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement
 


L'analyse de l'évolution de l'intensité tertiaire (par emploi) par vecteur énergétique permet de préciser cette tendance globale : une diminution sensible de la consommation en combustibles (assimilée aux besoins de chauffage ) est observée depuis 1998. Une hausse importante des consommations électriques est par contre observée jusqu'en 2006, suivie d'une stabilisation voire régression (l'écart entre 2013 et 2014 étant aussi lié au changement de méthodologie, voir fiche méthodologique ).

Facteurs explicatifs

Cette évolution peut être expliquée par plusieurs facteurs : 

  • l'évolution de l'activité tertiaire à Bruxelles (type, nombre d'emplois, …) ; 
  • l'évolution de l'importance de l'équipement des entreprises (type et niveau de confort du parc immobilier, équipements électriques et électroniques, …) ; 
  • l'amélioration du parc des bâtiments (avec, entre autres, une isolation des bâtiments ou des nouvelles constructions de meilleure qualité de ce point de vue),  
  • l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements utilisés (de bureautique dans ce cas-ci, ou des équipements de chauffage)   
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (par exemple par le prix croissant des énergies ou via des règlementations) ou volontaires (suite à une sensibilisation des gestionnaires aux questions environnementales et d'économie des ressources) : amélioration du réglage des installations, limitation de la température de chauffage des bâtiments, …
Date de mise à jour: 22/10/2020