Aller au contenu principal
Accueil citoyen de Bruxelles environnement
  • Citoyen
  • Professionnel
  • Enseignement
  • Blog Citoyen
  • Blog Professionnel
  • Contact
  • Offres d'emploi
  • À propos
  • Agenda
FR
  • NL
  1. Home
  2. Politique régionale / Plans stratégiques régionaux
  3. PFAS dans les eaux et les sols en Région de Bruxelles-Capitale

PFAS dans les eaux et les sols en Région de Bruxelles-Capitale

L’actualité récente sur la présence de PFAS dans l’eau et dans nos sols inquiète bon nombre de Bruxelloises et Bruxellois. Vous vous posez une série de questions légitimes sur leur dangerosité. C’est quoi les PFAS exactement et où les trouve-t-on ? Quels sont les risques pour la santé ? Retrouvez nos réponses aux questions les plus fréquentes, consultez notre carte PFAS et les actions menées par Bruxelles Environnement.
  • Sol
  • Pollution
  • Eau
  • Santé
le 20 mars 2026

Sur le même sujet

Politique régionale

  • Plan forte chaleur et pics d’ozone
  • La stratégie Good Soil : protéger et améliorer les sols bruxellois
  • Des vidéos ludiques pour comprendre la politique de gestion des sols

Agir pour l'environnement

  • Cultiver en ville : les bonnes pratiques pour préserver votre santé
  • Pic de pollution et pic d’ozone : même combat?
  • Exposition aux pesticides et produits dangereux : prévenir les risques et réagir

Services et demandes

  • Primes assainissement sol
  • Formulaires pour vos démarches liées à la gestion des sols
  • L'air pollué de votre maison est-il la cause de vos problèmes de santé ? Sollicitez le service CRIPI

Réglementation et inspection

  • Quelles sont les législations sol en vigueur ?
  • La gestion et la protection des cours d’eau non navigables et des étangs bruxellois
  • Attestation du sol : informations et obligations

Documentation et outils

  • Comment savoir si mon sol est présumé pollué ?
  • Atlas des sols bruxellois
  • Où trouver des fontaines d’eau potable à Bruxelles ?

Sommaire

  • Les PFAS si nombreux, si semblables et pourtant si différents
  • Les actions de Bruxelles Environnement
  • La carte des PFAS
  • Liste de questions fréquemment posées (FAQ)

Les PFAS préoccupent non seulement les citoyens et citoyennes, mais également les scientifiques ainsi que les administrations de la santé et de l’environnement. Bruxelles Environnement travaille sur cette problématique avec la Wallonie et la Flandre ainsi qu’au niveau européen. En 2019, Bruxelles Environnement a mis sur pied un groupe de travail « polluants émergents – PFAS » pour suivre de près l’évolution des connaissances et des législations, faire un état des lieux à Bruxelles et proposer des approches de gestion. 

Les PFAS si nombreux, si semblables et pourtant si différents

Les substances per- et polyfluoroalkylées, mieux connues sous l’acronyme PFAS, constituent une grande famille de produits chimiques fluorés. Selon l’OCDE, ils rassemblent plus de 10.000 substances.  

Les PFAS ne se décomposent pas ou très peu dans l’environnement. Comme ils sont très solubles dans l’eau, ils polluent les sols, les eaux souterraines et les eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.). Via cette pollution des sols et de l’eau, les PFAS peuvent aboutir dans les cultures agricoles, l’alimentation du bétail et/ou l’eau potable et ainsi contaminer l’être humain. 
   
Les effets des PFAS sur la santé dépendent de la quantité présente dans le corps. Les PFAS sont reconnus comme des perturbateurs endocriniens. Des études montrent qu'une exposition chronique aux PFAS peut avoir des effets sur le foie, les poumons, la reproduction et le développement. Une étude épidémiologique a trouvé des liens probables entre des taux élevés de PFOA (acide perfluorooctanoïque) et certaines maladies (hypercholestérolémie, thyroïde, certains cancers). 

Bon à savoir

Diverses actions sont menées à l’échelle bruxelloise, sur la base de l’ordonnance sol qui définit le cadre légal pour la gestion des sols pollués.

Attention

En cas de question sur les PFAS, vous pouvez contacter le facilitateur sol de Bruxelles Environnement (soilfacilitator@environnement.brussels, 02/775 75 75).

Les actions de Bruxelles Environnement

Code de Bonnes Pratiques 

Vu l’évolution de la problématique des PFAS en Flandre, Bruxelles Environnement a pris l’initiative de rédiger et de publier un Code de Bonnes Pratiques pour l’étude et le traitement des PFAS dans le sol et l’eau souterraine, destiné aux experts en pollution du sol. Il est en vigueur depuis le 24/01/2022 et établit les modalités pratiques d’investigation des PFAS lors des études de sol. Le contenu de ce code est en évolution continue et peut être adapté en fonction des nouvelles connaissances acquises. Ce code permet à Bruxelles Environnement de veiller à ce que les PFAS soient intégrés dans les études de sols ainsi que dans la gestion des pollutions éventuellement rencontrées. des études et travaux réalisés sur les sites susceptible d’être pollués.

Important

Nouvelles mesures pour protéger la santé et l’environnement

En cas de découverte d’une pollution importante aux PFAS dans les sols ou les eaux souterraines, des mesures d’urgence devront désormais être prises par les responsables de l’étude de sol (propriétaire, exploitant, exploitante, etc.). 

Concrètement, un expert, une experte évaluera la situation selon le niveau de pollution et la proximité de zones sensibles comme des potagers, jardins, écoles, poulaillers ou captages d’eau. Les autorités et les riverains, riveraines seront informés rapidement si nécessaire. 

En parallèle, Bruxelles Environnement prépare d’autres actions :

  • adapter la législation pour mieux encadrer les PFAS dans les zones sensibles
  • mettre en place un plan d’actions clair
  • étudier la création d’un fonds d’assainissementTraitement de la pollution affectant un site (sol, eau) afin de le remettre dans son état initial ou du moins atteindre des valeurs fixées légalement.. 

L’objectif est de réagir plus rapidement pour mieux protéger la santé des Bruxellois, Bruxelloises et l’environnement.

En savoir plus dans notre Code de Bonnes pratiques PFAS.

Étude relative à la détermination des activités productrices de PFAS 

En parallèle à la rédaction du Code de Bonnes Pratiques, Bruxelles Environnement a aussi commandé une étude relative à la détermination des activités à risque et autres activités et/ou incidents susceptibles de produire des émissions de PFAS dans l’environnement (sol, eau souterraine, etc.). Cette étude a été finalisée fin avril 2022 et le code de bonnes pratiques a été adapté en conséquence. 

Campagnes d’analyse des PFAS dans le sol et l’eau souterraine 

Depuis 2021, Bruxelles Environnement réalise des campagnes d’analyse de PFAS sur certains sites, où des activités susceptibles de polluer le sol et l’eau souterraine aux PFAS, se sont déroulées. Des dépassements des normes en vigueur ont été constatés dans le sol et l’eau souterraine et les propriétaires des terrains concernés en ont été informés. 

Dans certains cas, des études complémentaires sont menées pour évaluer précisément l’ampleur de la pollution et, le cas échéant, pour se prononcer sur la nécessité d’éventuelles mesures à prendre.  

Cartographie des sites pollués et susceptible d’être pollués aux PFAS

Une carte reprenant les sites susceptible d’être pollués aux PFAS a été établie sur base de l’étude de 2022, qui détermine les activités pouvant générer des pollutions aux PFAS. Si cette suspicion s'avère justifiée, les PFAS seront désormais analysés lors de la vente d'un site suspect ou lors qu'il y a un démarrage, une cession ou une cessation d'activité à risque.  

La carte des PFAS reprend aussi les analyses de PFAS récoltées suite aux campagnes de Bruxelles Environnement, ainsi que celles effectuées dans le cadre des études de sol, en application de l’ordonnance sol.  

Cette carte est évolutive, en fonction des études et travaux réalisés sur les sites susceptible d’être pollués.

La carte des PFAS

PFAS : Analyse et suspicion de pollution © Geodata

Liste de questions fréquemment posées (FAQ)

1. Que sont les PFAS ?

Les PFAS, acronyme de « Per- and polyFluoroAlkyl Substances », sont des composés fabriqués par l’industrie et n’existent donc pas à l’état naturel. Ils sont environ 10.000 au total et sont utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméables à l’eau et aux graisses et enfin de résistance aux températures élevées.  

Les PFAS sont utilisés depuis 1960 dans de nombreuses applications industrielles et produits de consommation tels que les moquettes, les vêtements imperméables, les tissus d'ameublement, les emballages de papier alimentaire, les produits de soins personnels, les mousses anti-incendie et les revêtements de métaux. Ils sont encore utilisés aujourd'hui, même si les fabricants leur trouvent peu à peu des alternatives, soit en remplaçant les PFAS connus les plus toxiques par des PFAS moins nocifs, soit par des produits non fluorés. 

2. Que savons-nous du comportement des PFAS dans l’environnement ?

Les PFAS peuvent se retrouver dans le sol et/ou l'eau lorsque des produits ou des déchets qui en contiennent sont éliminés, utilisés ou déversés. Les PFAS peuvent se disperser dans le sol, se dissoudre dans les eaux de surface et les eaux souterraines et être transportés dans l'air via des poussières contaminées rejetées par les industries. Une fois dans l’environnement, ils y restent présents car ils ne se décomposent pas facilement.

3. Comment puis-je être exposé.e aux PFAS ?

Le principal mode d'exposition à ces produits chimiques est l'ingestion. Les composés PFAS sont parfois présents dans l'eau potable et dans le matériel de cuisine ou les emballages alimentaires. Les PFAS peuvent être avalés en même temps que l'eau ou les aliments contaminés et, de là, pénétrer dans la circulation sanguine. 

Toucher des produits fabriqués avec des PFAS ou toucher de l'eau contenant des PFAS n'est pas la principale voie d’exposition à ces produits chimiques. La plupart des PFAS ne pénètrent pas facilement dans la peau. 

4. On a lu dans la presse que le papier toilette contient des PFAS, quel risque et quelle alternative alors ?

Une étude d’une université américaine a conclu que les papiers de toilette contiennent des PFAS en faible concentration, sans en étudier les éventuels effets sur la santé. Cependant, on sait que les PFAS ne pénètrent pas facilement la peau, et vu le court contact avec le papier de toilette, les scientifiques ne s’attendent pas à un risque d’exposition important, surtout en comparaison avec les autres sources d’exposition.

5. Les PFAS sont-ils nocifs pour la santé ?

La grande stabilité physico-chimique des PFAS fait malheureusement qu’ils ne se dégradent pratiquement pas dans l’environnement. Ils peuvent se retrouver dans le sol, l’eau, l’air et/ou notre nourriture. Ils sont également bioaccumulables, ce qui signifie qu’ils s'accumulent au fil du temps dans les organismes vivants, entre autres dans le corps humain ainsi que chez les animaux. 

Les PFAS sont des perturbateurs endocriniens. En outre, des études montrent qu'une exposition chronique aux PFAS peut avoir des effets sur le foie, les poumons et la thyroïde. Ils peuvent provoquer des cancers et engendrer des problèmes de fertilité.

6. Est-ce que des recherches sur les PFAS sont encore en cours ? Et depuis quand sont-ils réglementés ?

Les connaissances sur la toxicité des PFAS et leur impact sur l’environnement et la santé sont en pleine évolution et continueront à se développer. En effet, le groupe des PFAS représentent des milliers de substances et seulement certaines d’entre elles ont été suffisamment étudiées pour en tirer des conclusions claires quant à leur toxicité. Il s’agit principalement du PFOS et du PFOA.  

Ceux-ci sont d’ailleurs visés par la Convention de Stockholm sur les polluants persistants et le règlement POP : le PFOS fait l’objet de restrictions depuis 2009 et le PFOA est interdit en Europe dans la plupart des applications depuis 2020 et le sera totalement en juillet 2025. Finalement, en 2023, le PFHxS a été ajouté dans le règlement POP.  

D’autres PFAS, comme le PFCA et PFHxA sont visés par le règlement REACH (qui régule la mise sur le marché européen des produits chimiques).  

À Bruxelles, des normes PFAS pour le sol et l’eau souterraine ont été intégrées dans l'arrêté du 30 mai 2024 fixant les normes d'intervention et d'assainissement, modifiant l'arrêté du 29 mars 2018 (.pdf). Cet arrêté a été publié au Moniteur belge le 9 juillet 2024. 

Une procédure d'analyse des sols est décrite dans le code de bonnes pratiques pour l'analyse et le traitement des PFAS dans le sol et les eaux souterraines. Ce code existe depuis janvier 2022 et fait l'objet de mises à jour régulières afin de rester aligné sur les évolutions scientifiques et techniques. 

7. Quelles sont les normes actuelles pour les PFAS ?

Les normes relatives aux PFAS dans le sol et l’eau souterraine sont reprises dans l'arrêté du 30/05/2024 fixant les normes d'intervention et les normes d'assainissement modifiant l'arrêté du 29/03/2018 (.pdf) et ont été publiées au Moniteur belge le 9/07/2024.  

La norme européenne ‘somme PFAS’, fixée à 100 ng/l pour l’eau potable ou de distribution, a été avancée en Région bruxelloise et est en vigueur depuis mars 2024, lors de la publication de l’arrêté eau potable. Cette norme couvre une liste de 20 PFAS. 

Le fournisseur d’eau doit également s’efforcer d’atteindre une valeur cible de 4 ng/l pour la somme des 4 PFAS suivantes ; PFOA, PFNA, PFHxS et PFOS.   

Un projet d’arrêté définissant le ‘PFAS total’ (norme 500 ng/l) et ajoutant le TFA à la liste de vigilance avec une valeur guide de 2200 ng/l, a été approuvé en première lecture par le Gouvernement en avril 2025. 

8. Tous les PFAS pourraient-ils être interdits ?

Plusieurs pays européens travaillent sur une proposition d'interdiction et de restriction des PFAS au sein de l’Union Européenne. Les pays font cette proposition de restriction afin de réduire les risques que présentent ces substances pour l'homme et l'environnement.  

La proposition de restriction couvre un grand nombre de substances et traite des utilisations non essentielles. Elle vise à réduire les émissions de PFAS dans l'environnement et à rendre les produits et leurs processus de fabrication plus inoffensifs pour les consommateurs.  

Une proposition de règlement européen portant sur une interdiction générale de mise sur le marché et d’utilisation de tous les PFAS à une concentration totale égale ou supérieure à 1 mg/l dans les mousses anti-incendie vient d’être votée le 29 avril 2025 et devrait entrer en vigueur dans les prochains mois, avec toutefois des dérogations pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 ans pour certains secteurs (comme les établissements Seveso).

9. Que fait la Région au sujet des PFAS ?

Aucune usine de production de PFAS n’est présente et n’a jamais été présente à Bruxelles, contrairement à la Flandre avec l’usine 3M.  Cela ne veut cependant pas dire qu’il n’y a pas de risque de pollution en PFAS dans notre région vu que les PFAS faisant partie de la composition de nombreux produits. 

C’est pour cette raison que   Bruxelles Environnement a créé au printemps 2019 un groupe de travail « Contaminants émergents – PFAS » qui a pour mission : 

  • le suivi de l’évolution des connaissances et des législations relatives aux pollutions du sol en PFAS dans les régions et pays voisins, 
  • la récolte des données nécessaires à l’établissement d’un état des lieux en Région de Bruxelles Capitale,
  • de mener des réflexions sur la problématique de la pollution de sol et de l’eau souterraine et de proposer des approches de gestion.

Depuis 2021, Bruxelles Environnement a réalisé des campagnes d’analyse de PFAS sur des sites dont l’exploitation et/ou les activités effectuées auraient pu engendrer des émissions de PFAS dans le sol et/ou l’eau souterraine et pour lesquels un accord des propriétaires a été obtenu. 

En date du 19/01/2022, le Code de Bonnes Pratiques pour l’étude et le traitement des PFAS dans le sol et l’eau souterraine destiné aux experts en pollution du sol a été publié. Ce code impose la réalisation d’analyses des PFAS lors des études de sol si l’historique du site fait craindre leur présence. Il a déjà été mis à jour plusieurs fois depuis lors. 

Il a été tenu compte des recommandations d’un expert externe qui a déterminé les activités à risque et autres activités et/ou incidents susceptibles de produire des émissions de PFAS dans le sol et/ou l’eau souterraine.   

En juin 2023, une cartographie des terrains pollués ou potentiellement pollués aux PFAS a été publiée sur le site Internet de Bruxelles Environnement. De plus, Bruxelles Environnement continue à suivre l’évolution des connaissances scientifiques et des législations et propose des approches en cohérence avec les derniers développements scientifiques.

Depuis septembre 2025, Bruxelles Environnement a mis en place des mesures d’urgence en cas de découverte d’une pollution importante aux PFAS dans les sols ou les eaux souterraines.
Découvrez-les dans Les actions de Bruxelles Environnement.

10. Est-ce que BE discute avec les autres régions et avec l’UE au niveau des PFAS ?

Oui, Bruxelles Environnement entretient des contacts réguliers avec les administrations des deux autres régions pour échanger les expériences et les bonnes pratiques. Par ailleurs, il collabore avec le fédéral via le CCPIE (Comité de Coordination de la Politique Internationale de l’Environnement), pour avoir une position commune au sujet des PFAS. Bruxelles Environnement est aussi en contact avec les autres pays et régions européens pour s’inspirer de leurs pratiques.

11. Avez-vous une cartographie des sites suspects et à quoi sert-elle ?

En 2023, Bruxelles Environnement a publié une carte des terrains pollués ou potentiellement pollués aux PFAS. 

La carte indique les parcelles pour lesquelles un risque théorique de pollution aux PFAS existe. Ce risque théorique est lié à une exploitation et/ou activité qui a été effectuée sur la parcelle et qui aurait pu engendrer des émissions de PFAS dans le sol ou dans l’eau. 

Il s’agit de présomption de pollution et non de pollution avérée. Seule une investigation détaillée de l’historique du site et le cas échéant, des analyses de sol et/ou de l’eau souterraine pourront confirmer ou infirmer la présence d’une pollution aux PFAS. 

Par ailleurs, la carte présente aussi les analyses de PFAS dont Bruxelles Environnement dispose déjà. Les points d’analyses sont représentés par des triangles (analyse de sol) ou des carrés (analyse de l’eau souterraine). La présence d’au moins un triangle et/ou un carré rouge indique une pollution aux PFAS.

12. Plusieurs cartes PFAS se trouvent sur Internet notamment celle publiée par le Journal le Monde ! Comme Bruxellois.e quelle carte dois-je consulter ?

Pour avoir des informations sur la situation des PFAS en Région de Bruxelles Capitale, c’est la carte PFAS qui a été établie par Bruxelles Environnement qu’il faut consulter.

13. Comment puis-je savoir si mon terrain/mon potager est (susceptible d’être) pollué par des PFAS ?

Vous pouvez consulter la carte PFAS, établie par Bruxelles Environnement, en effectuant une recherche sur base de l’adresse d’un site.  

La carte est mise à jour quotidiennement avec les nouvelles informations reçues par Bruxelles Environnement concernant les activités et/ou incidents susceptibles de générer des émissions de PFAS et/ou les analyses PFAS réalisées par les experts.

14. Mon terrain se trouve sur la carte PFAS. Que dois-je faire ? Est-ce que j’en suis informé(e) ?

Les résultats des PFAS sont repris sur la carte et sont donc toujours consultables pour tout le monde. Cette carte est instantanément mise à jour dès que Bruxelles Environnement reçoit des informations concernant les activités et/ou incidents susceptibles d’engendrer des émissions de PFAS et/ou des analyses de PFAS de la part des experts. 

Vous ne devez rien faire, mais si vous souhaitez confirmer ou infirmer la présence de PFAS sur votre parcelle, nous vous renvoyons vers la question 16.

15. Mon terrain n’est pas repris sur la carte PFAS mais il est situé près d’un site (susceptible d’être) pollué aux PFAS. Que dois-je faire ? Est-ce que j’en suis informé(e) ?

Les résultats des analyses de PFAS sont repris sur la carte  et sont donc toujours consultables pour tout le monde. Cette carte est instantanément mise à jour dès que Bruxelles Environnement reçoit des analyses de PFAS de la part des experts.

Vous ne devez rien faire, mais si vous souhaitez confirmer ou infirmer la présence de PFAS sur votre parcelle, nous vous renvoyons vers la question 16.

16. Puis-je analyser un échantillon de mon sol pour voir s’il contient des PFAS ? Comment faire concrètement ? Combien ça coute ?

Si vous souhaitez confirmer ou infirmer la présence de PFAS sur votre parcelle, nous vous recommandons de faire analyser un échantillon de sol en suivant les étapes décrites dans le guide suivant : Cultiver un potager en ville : sol sain ou pollué  

Dès que vous recevez votre rapport d’analyse, transmettez-le au facilitateur sol de Bruxelles Environnement (02/775 75 75 ou soilfacilitator@environnement.brussels) pour vous aider à comprendre les résultats et vous communiquer les recommandations à suivre s’il s’avère que les PFAS sont présentes dans le sol.  

Les couts d’analyse des PFAS en laboratoire sont d’environ 200€/analyse. 

S’il s’avère que votre terrain est pollué par les PFAS, nous vous recommandons de faire réaliser une étude de sol par un expert en pollution du sol. La liste des experts est consultable sur le site de Bruxelles Environnement : Liste des experts en pollution du sol 

L’expert déterminera, en fonction de la localisation et de l’ampleur de la pollution, des restrictions d’usage qui devront être respectées : par exemple ne pas cultiver de potager, ne pas pomper l’eau souterraine locale et ne pas l’utiliser pour un quelconque usage que ce soit (arrosage, lavage, etc…). 

Cette étude sera à vos frais. Toutefois, il est possible de bénéficier, sous certaines conditions, de primes. 

17. Que dois-je faire si mon terrain / jardin-potager s’avère être pollué par les PFAS ?

S’il s’avère que votre terrain est pollué par les PFAS, nous vous recommandons de faire réaliser une étude de sol par un expert en pollution du sol. La liste des experts est consultable sur le site de Bruxelles Environnement : Liste des experts en pollution du sol 

L’expert déterminera, en fonction de la localisation et de l’ampleur de la pollution, des restrictions d’usage qui devront être respectées : par exemple ne pas cultiver de potager, ne pas pomper l’eau souterraine locale et ne pas l’utiliser pour un quelconque usage que ce soit (arrosage, lavage, etc…). 

Cette étude sera à vos frais. Toutefois, il est possible de bénéficier, sous certaines conditions, de primes. 

18. Mon terrain est (susceptible d’être) pollué aux PFAS, puis-je encore boire l’eau de robinet  ?

97% de l’eau de robinet que VIVAQUA distribue en région bruxelloise est produite en Wallonie, seuls 3% de l’eau de robinet est produite au bois de la Cambre et en forêt de Soignes. Depuis mi 2022 VIVAQUA analyse les 20 PFAS dans les réservoirs qui alimentent la région et au robinet des consommateurs.  Selon ces résultats, la norme pour la somme des 20 PFAS pour l'eau potable (100 ng/l) n'a été dépassée nulle part en région bruxelloise. Les résultats d’analyses mensuelles dans les réservoirs sont accessibles pour tout le monde sur le site de VIVAQUA.  

Pour plus d’information, veuillez-vous informer auprès de Vivaqua.

19. Mon terrain / jardin-potager est (susceptible d’être) pollué aux PFAS, puis-je encore manger les fruits et les légumes de mon propre jardin ainsi que les œufs de mes poules ?

Si vous souhaitez confirmer ou infirmer la présence de PFAS sur votre parcelle, nous vous recommandons de faire analyser un échantillon de sol en suivant les étapes décrites dans le guide suivant : Cultiver un potager en ville: sol sain ou pollué  

Dès que vous recevez votre rapport d’analyse, transmettez-le au facilitateur sol de Bruxelles Environnement (02/775 75 75 ou soilfacilitator@environnement.brussels) pour vous aider à comprendre les résultats et vous communiquer les recommandations à suivre.

Les couts d’analyse des PFAS en laboratoire sont d’environ 200€/analyse.

En attendant nous vous recommandons de respecter les mesures préventives ci-dessous afin de limiter tout risque pour la santé :

  • Variez suffisamment votre alimentation, tant au niveau des types de produits alimentaires (fruits, légumes, œufs, etc.) que de leur provenance (produits issus de son propre jardin ou élevage et produits de commerces) ;
  • Rincez toujours vos fruits et légumes à l'eau tiède ;
  • En présence d’un poulailler en contact direct avec le sol, il est important de fournir une alimentation variée, riche en protéines et en minéraux, à l’aide de mangeoires adaptées ; 
  • N’utiliser pas l'eau souterraine (eau de puits) pour arroser votre potager ou abreuver vos éventuelles volailles, veuillez utiliser l'eau de pluie ou l'eau du robinet.

20. Bruxelles Environnement a-t-il déjà analysé les PFAS dans les légumes et les fruits ou encore dans les œufs ? Si non pourquoi vous ne l’avez pas fait car la Flandre l’a fait ?

Bruxelles Environnement n’a pas encore analysé les PFAS dans les légumes, les fruits ou les œufs, car les niveaux de pollution aux PFAS ne sont pas de la même ampleur qu’en Flandre. En effet, Bruxelles ne compte pas d’installations industrielles de production de PFAS, comme l’usine 3M présente en Flandre. Le risque de contamination des légumes, fruits et œufs semble limité. 

Cependant, en cas de (présomption) pollution du sol et/ou eau souterraine aux PFAS, il est recommandé de respecter les mesures préventives reprises dans la question 19 afin de limiter tout risque pour la santé.

21. J’ai prévu de refaire mon jardin et d’y amener de nouvelles terres, à quoi dois-je faire attention ?

Vous pouvez demander à l’entrepreneur qui vous amène les nouvelles terres un certificat d’analyse sur les métaux lourds, les hydrocarbures et les PFAS et vous pouvez vous faire aider par le facilitateur sol de Bruxelles Environnement (02/775 75 75 ou soilfacilitator@environnement.brussels) pour interpréter le certificat d’analyse et vous donner des recommandations que vous pourriez appliquer.

22. Mon jardin est (potentiellement) pollué aux PFAS, comment gérer les déchets verts issus de l’entretien ?

La gestion des déchets verts doit avant tout viser à limiter la propagation des PFAS à l’extérieur du terrain. Un entretien adapté et une série de mesures permettent de réduire au minimum la quantité de déchets verts à évacuer et de particules de sol dispersées lors de l’entretien, et ainsi la quantité de PFAS transférée hors site.

Bruxelles Environnement recommande l’approche hiérarchisée suivante :

  1. Minimiser le besoin d’entretien en privilégiant des espaces verts peu exigeants ;
     
  2. Limiter la dispersion de particules de sol :
    • en effectuant une tonte adaptée,
    • en procédant à un enfouissement sur place des souches,
    • en évacuant rapidement les résidus,
    • en laissant les feuilles sur place si possible ;
       
  3. Maximiser la réutilisation sur place :
    • en pratiquant le mulching,
    • en utilisant un paillage avec feuilles mortes,
    • en utilisant le broyats pour couvre-sol ou chemins,
    • en compostant sur place et en réutilisant sur place les déchets verts dans les plantations ;
       
  4. Si l’élimination est inévitable. une analyse de la teneur en PFAS des déchets verts doit être réalisée :
    • Lorsque la concentration est inférieure à 15 µg/kg de matière sèche, les déchets peuvent être orientés vers un processus de recyclage (souvent le compostage),
    • Lorsque la concentration dépasse 15 µg/kg de matière sèche, ils doivent être dirigés vers une filière d’incinération appropriée.

Partager:

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur BlueSky
  • Partager sur E-mail
  • Partager sur Imprimer

En direct du blog

jardin urbain potager

Les 10 questions les plus fréquentes sur les PFAS

24/01/2024
  • Sol
  • Pollution
  • Santé
Vous vous posez des questions sur les PFAS ? Les experts sol de Bruxelles Environnement nous expliquent en 10 points les PFAS et leurs effets.
Lire la suite à propos de Les 10 questions les plus fréquentes sur les PFAS

Testez vos connaissances sur les sols à Bruxelles

05/11/2022
  • Sol
  • Pollution
  • Eau
Savez-vous vraiment ce qui se passe sous nos pieds, à la maison, dans le jardin, dans les parcs ? Les bêtes présentes dans le sol sont-elles nuisibles ? Faut-il ramasser les feuilles mortes ? Les sols purifient-ils l’eau de pluie ? Testez vos connaissances à propos du sol.
Lire la suite Testez vos connaissances sur les sols à Bruxelles

Faut-il s'inquiéter des effets de la 5G sur la santé à Bruxelles ?

03/11/2022
  • Santé
  • Pollution
  • Ondes électromagnétiques
La 5G arrive à Bruxelles. Y a-t-il des risques pour la santé ? Pas vraiment… En Région de Bruxelles-Capitale, les normes sont non seulement très sévères, mais aussi très contrôlées.
Lire la suite Faut-il s'inquiéter des effets de la 5G sur la santé à Bruxelles ?

L'eau pour votre potager : une ressource à préserver

01/12/2021
  • Sol
  • Eau
  • Alimentation
La question clé : de l’eau à l’infini ?
Lire la suite L'eau pour votre potager : une ressource à préserver
Découvrir le blog
Agir pour l'environnement
  • Devenir éco-responsable
  • Lutter contre la pollution et les nuisances
  • Rénover et construire
  • Contribuer à une ville durable
  • Découvrir la nature en ville
  • Veiller au bien-être animal
  • Participer aux décisions
Agir pour l'environnement
  • Devenir éco-responsable
  • Lutter contre la pollution et les nuisances
  • Rénover et construire
  • Contribuer à une ville durable
  • Découvrir la nature en ville
  • Veiller au bien-être animal
  • Participer aux décisions
Services et demandes
  • Conseils et accompagnement
  • Plaintes, signalements et alertes
  • Demande de permis d'environnement
  • Trouver un professionnel agréé ou enregistré
  • Répondre à un appel à projets
  • Primes et aides financières
Services et demandes
  • Conseils et accompagnement
  • Plaintes, signalements et alertes
  • Demande de permis d'environnement
  • Trouver un professionnel agréé ou enregistré
  • Répondre à un appel à projets
  • Primes et aides financières
Réglementation et inspection
  • Obligations et autorisations
  • Prévention et inspection
Réglementation et inspection
  • Obligations et autorisations
  • Prévention et inspection
Politique régionale
  • Plans stratégiques régionaux
  • Rapports des projets environnementaux
Politique régionale
  • Plans stratégiques régionaux
  • Rapports des projets environnementaux
Documentation et outils
  • Cartes
  • Sites web et outils interactifs
  • État des lieux de l'environnement
  • Supports de formations et séminaires
  • Rapports annuels
Documentation et outils
  • Cartes
  • Sites web et outils interactifs
  • État des lieux de l'environnement
  • Supports de formations et séminaires
  • Rapports annuels
  • Presse
Blog Citoyen
Site web Professionnel
Site web Enseignement

Suivez-nous

  • Facebook
  • Bluesky
  • Linkedin
  • Youtube
  • Instagram

Newsletters

Restez au courant

Je m'inscris
Accueil citoyen de Bruxelles environnement
  • Accès à l'information
  • Déclaration d'accessibilité
  • Écoconception
  • Mentions légales
  • Politique relative aux cookies
  • Transparence
  • Contacts de crise