Testez vos connaissances sur les sols à Bruxelles
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Le sol, c’est le pied ! Il nous porte, nous nourrit, fournit des matériaux comme le sable ou l’argile, stocke du carbone et grouille de vie. Pourtant, nous le connaissons en général plutôt mal. Testez vos connaissances et vérifiez si vous êtes à niveau !
1. Tous les sols sont pareils
FAUX. Chaque sol est différent et leur formation est très lente : entre 200 et plusieurs milliers d’années pour 1 cm de sol ! Il se forme à partir de la désagrégation des roches et des débris organiques qui se trouvent à la surface de la terre.
Argileux, sableux, acide, tourbeux… Chaque type de sol accueille une végétation et des micro-organismes vivants différents. Et 1 gramme de sol peut contenir jusqu’à 1 milliard de bactéries et plus d’1 million de champignons appartenant à plusieurs milliers d’espèces. Il est donc essentiel de protéger la diversité des sols à Bruxelles.
2. Il faut éliminer les bêtes présentes dans le sol
FAUX. Microfaune, bactéries, champignons et vers de terre décomposent les matières organiques fraîches (feuilles mortes, petites branches, fleurs fanées, cadavres d’animaux, etc.) et les transforment en humus, couche supérieure du sol indispensable à la fertilité et au maintien de l’eau. C’est dans cette couche de surface que les plantes trouvent les minéraux dont elles ont besoin pour se développer. Un sol vivant permet aussi de combattre les maladies des plantes, de structurer le terrain et faciliter la libération des nutriments pour les plantes. Pour que le sol reste vivant, il faut donc bannir les pesticides
3. Si des plantes y poussent, c’est que le sol n’est pas pollué
FAUX. Même si le sol n’est pas pollué à la surface, il peut l’être en profondeur et polluer l’eau ou les terrains voisins. Certaines pollutions contaminent les plantes qui concentrent les polluants dans leurs fruits, leurs feuilles et leurs racines. Cela peut donc être dangereux de manger des légumes qui poussent dans une terre polluée. D’où l’intérêt de connaître l’état de pollution de son sol.
4. C’est une bonne idée de laisser les feuilles mortes au sol
VRAI. C’est une très bonne façon de nourrir et de protéger le sol. En se décomposant, les feuilles mortes se transforment en nutriments pour les végétaux. La couverture qu’elles forment évite, en cas de forte pluie, d’envoyer les différents composants du sol vers la profondeur et protège les plantes, du froid l’hiver et de la sécheresseLa sécheresse est un phénomène naturel où la disponibilité de l'eau diminue en raison du manque de précipitations, ce qui - à terme - peut engendrer une pénurie d’eau. A ne pas confondre avec ‘vague de chaleur’ et ‘canicule’ même si celles-ci ont un impact sur les disponibilités en eau (augmentation de la demande). l’été. Elles fournissent aussi un abri pour les insectes. Et vous n’avez plus rien à ramasser !
5. Les sols purifient l’eau de pluie
VRAI. Lorsque la pluie tombe, elle pénètre dans le sol et est filtrée. Les couches d'argileParticules de sol dont la taille est inférieure à 0,002 mm, de sableParticules de sol dont la taille est supérieure à 0,05 mm et de roche agissent comme un tamis aux trous de plus en plus fins, bloquant les impuretés. Certains minéraux organiques ou micro-organismes décomposent également une partie des polluants présents dans l'eau, tandis que d'autres sont retenus dans le sol. Plus le trajet de l'eau est long, plus l'eau devient propre. Au final, l’eau s'accumule dans les nappes phréatiques où elle réalimente les sources d'approvisionnement en eau potable. Il est donc important que le sol soit de bonne qualité et que nous le protégions des risques potentiels de pollution.
6. Un sol compacté est un sol sain
FAUX. L’air et l’eau constituent environ la moitié de la masse d’un sol en bonne santé. Quand les sols sont trop compacts, la quantité d’air et d’eau est réduite. Les plantes et les micro-organismes ne peuvent plus s’y développer. C’est l’asphyxie ! Ne pas piétiner le sol, notamment au pied des arbres, est une première mesure simple à respecter.
7. La bétonisation des sols accentue les inondations
VRAI. Lorsqu’il pleut sur un sol naturel, 40% de l’eau s’évapore, 50% s’infiltre et à peine 10% seulement ruisselle vers les évacuations. Mais, un sol imperméable ne peut pas jouer ce rôle d’éponge et plus de la moitié de l’eau ruisselle. Saturés, les égouts débordent, ce qui peut provoquer des inondations et des coulées de boue. L’eau emporte avec elle la couche supérieure de terre vivante, ce qui menace la stabilité des arbres et appauvrit la terre. D’où l’importance de limiter le béton en ville, de laisser le sol respirer et jouer son rôle d’éponge.
8. Des sols en bonne santé aident à lutter contre le changement climatique
VRAI. Des sols sains capturent le dioxyde de carbone présent dans l’air et contribuent à réguler les émissions de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). grâce à la culture de végétaux. Et des sols humides, sur lesquels poussent des plantes, permettent aussi de se défendre contre les effets du changement climatiqueDésigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l'air, résultant d'activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d'un réchauffement global. Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d'eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc., notamment pour se protéger des inondations et des vagues de chaleur
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Le sol reste encore un monde assez méconnu pour vous.
Mais l’état du sol de votre logement vous intéresse sans doute.
Vérifiez sur la carte de l’état du sol si le vôtre est repris dans l’inventaire des sols pollués.
Vous avez entre 4 et 6 bonnes réponses ?
Bien joué ! Vous avez une bonne base !
Pour en savoir plus, retrouvez tous nos conseils pratiques pour des sols vivants dans vos jardins et vos potagers !
Vous avez entre 6 et 8 bonnes réponses.
Bravo ! Vous avez déjà de bonnes connaissances en la matière et, visiblement, le sujet vous intéresse.
Consultez la stratégie régionale Good Soil visant à une meilleure gestion et préservation des sols.
Consultez la stratégie régionale
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