Sport et jeux dans les espaces publics
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Le maillage jeux
Focus - Actualisation : mai 2022
Les aires de jeux sont inégalement réparties dans le tissu urbain et sont très hétérogènes notamment en termes de taille, de qualité et de classes d’âge visées. En s’appuyant notamment sur un état des lieux - tant quantitatif que qualitatif - des aires de jeux ludiques et sportives ainsi que sur des données prospectives, une stratégie « Maillage jeux » a été élaborée par Bruxelles Environnement. Elle vise à offrir à tous les Bruxellois des espaces ludiques en quantité suffisante, répartis sur l’ensemble du territoire et de qualité élevée. Cette stratégie a été explicitée et diffusée dans deux publications destinées à servir d’outil de référence pour l’aménagement d’aires de jeux et d’espaces dédiés à la « glisse urbaine » en Région bruxelloise. Depuis 2009, une trentaine d’aires de jeux et de sport ont été rénovées ou créées par Bruxelles Environnement en s’inspirant des principes et recommandations guidant cette stratégie. Des projets visant à développer des offres ludiques alternatives dans les quartiers denses ont par ailleurs également été réalisés.
L’enjeu du jeu dans la ville
La disponibilité en espaces verts et espaces récréatifs de qualité constitue un ingrédient essentiel de la qualité de vie en ville. Les espaces de jeux, en particulier, participent au développement psychomoteur, physique et social des enfants et des adolescents voire des adultes.
Au cours des dernières décennies, de nombreuses friches et terrains vagues – offrant des terrains d’aventure et de jeux informels - ont été progressivement bâtis sous la pression de l’urbanisation ; selon le rapport sur l’état de la nature 2012, environ 20 à 25% des friches ont été bâties entre 1998 et 2008. Par ailleurs, la forte demande de logements liée à la croissance de la population et à la réduction de la taille des ménages s’est traduite par une augmentation conséquente du nombre de logements de type « immeubles à appartements » (+ 55% entre 1995 et 2021) et par une division de nombreuses maisons unifamiliales réduisant ainsi la part de la population ayant accès à un jardin privé. Dans un contexte général de croissance démographique (avec rajeunissement de la population) et de densification du tissu urbain, assurer une offre ludique à la fois quantitative et qualitative au niveau des espaces publics devient dès lors un enjeu essentiel en termes de planification et d’aménagement urbains.
Bruxelles Environnement gère par ailleurs de 115 aires de jeux et de sport intégrées dans ses espaces verts dont certaines, amorties, doivent être rénovées. C’est dans ce contexte qu’une réflexion plus globale sur le contour à donner aux aires ludiques et sportives de demain a été initiée il y a une dizaine d'année.
Offre et demande en matière d’aires ludiques et sportives
En 2009, alors que de nombreuses plaines de jeux arrivaient à amortissement, Bruxelles Environnement a mené une première évaluation des aires de jeux et de sport de la Région bruxelloise. Un inventaire des aires ludiques et sportives formelles (y compris celles gérées par les communes) a été réalisé sur base d’un questionnaire portant notamment sur la localisation et les équipements présents.
Ces informations ont été encodées dans une base de données géoréférencée ce qui a permis d’analyser la répartition spatiale des aires ludiques dans le tissu urbain mais aussi de les croiser, à l’échelle des quartiers, avec des variables démographiques et socio-économiques (taille et densité de la population, répartition par âge, revenus, superficie moyenne des logements par habitant, etc.).
Cette étude a permis de recenser 321 aires ludiques et sportives (y compris 21 terrains de pétanque et tables de ping-pong) dont 115 gérées par Bruxelles Environnement. Ces aires de jeux sont néanmoins très hétérogènes tant en termes de taille, que de qualité et de classes d’âge visées ce qui rendait indispensable le recours à une analyse qualitative complémentaire. Elles sont également inégalement réparties dans le tissu urbain avec, tant au centre qu’en périphérie, de fortes concentrations locales ou, au contraire, des zones non équipées. Globalement, les aires ludiques en seconde couronne proposent surtout des jeux destinés aux enfants alors que dans les parties plus centrales de la ville, les aires sont plutôt orientées vers un public d’enfants et d’adolescents en offrant sur un même site des jeux et du sport.
De nombreux autres constats ont été mis en avant dont, notamment, une prise en compte insuffisante de certains publics (pré-adolescents et adolescents dont en particulier les jeunes filles, enfants porteurs d’un handicap moteur, familles avec enfants de différentes tranches d’âges, très jeunes enfants), les possibilités d’utilisation souvent trop univoques des jeux et la faible inventivité dans la conception des espaces, l’importance des espaces de jeux informels, le manque d’entretien, de surveillance et d’équipements auxiliaires (WC, eau potable, tables de pique-nique, etc.). Plus généralement, l’étude a montré qu’il n’existait pas de véritable politique régionale en matière de développement d’aires ludiques et sportives.
Dans l’optique d’élaborer une stratégie de maillage jeux et d’identifier les zones d’intervention prioritaire, cet état des lieux a été complété par une approche qualitative détaillée réalisée en 2011-2012. L’approche qualitative s’est appuyée sur la visite de l’ensemble des aires de jeux et de sport répertoriées lors de la première phase et leur caractérisation sur base d’une grille d’analyse portant sur 6 thématiques : généralités (rayonnement théorique de l’aire, heures d’ouverture, proximité d’écoles ou de musées, etc.), accessibilité, jeux et activités sportives à disposition, ludicité et attrait, confort des accompagnants, propreté, entretien et sécurité). Sur base de différents critères de qualité une cotation globale a été établie pour chaque aire étudiée. La qualité des plaines de jeux a été considérée comme bonne, moyenne ou mauvaise selon que sa cote était > 7/10, comprise entre 5 et 7/10 ou < 5/10.
Cette seconde phase de l’étude a notamment mis en évidence les constats suivants :
- la cote moyenne pour la qualité de l’ensemble de l’offre ludo-sportive au niveau régional est de 6,5/10 pour les aires de jeux et de 6/10 pour les terrains de sport ou skateparks ;
- il existe 299 plaines de jeux (soit en moyenne environ une plaine de jeux pour 435 enfants en âge de fréquenter l’enseignement maternel et primaire) et 142 infrastructures de type terrains multisport ou skateparks (soit en moyenne environ un espace de jeux pour adolescent pour 528 jeunes en âge de fréquenter l’enseignement secondaire) ;
- 65% des plaines de jeux ont un rayonnement à l’échelle locale (rue ou quartier), 33% à l’échelle communale et moins de 2% à l’échelle supra communale.
Répartition spatiale (2009) et qualité (2011) des aires de jeux
Source : Bruxelles Environnement, BRAT et L’Escaut 2015
Chaque plaine de jeux est représentée par un cercle correspondant à un rayon de 300 mètres à partir du centre de l’aire ou de l’entrée du parc. Cette distance de 300 mètres à vol d’oiseau correspond à environ 10 minutes de marche avec des enfants soit à une zone d’accessibilité théorique. Ces zones ont été tronquées lorsqu’elles coupent des barrières urbaines infranchissables (autoroutes, canal, plan d’eau, zones impénétrables, lignes de métro aérien et de chemin de fer). Si un point de passage permet de traverser cet obstacle, une zone au-delà de ce point a été recalculée afin d’atteindre les 300 mètres de distance à vol d’oiseau. Dans le cas d’une aire de jeux située dans un parc compris entre 1,5 et 4 hectares, la zone d’accessibilité a été calculée à partir des limites du parc.
Cette carte met en évidence les parties du territoire situées dans une zone d’accessibilité théorique d’une plaine de jeux et permet donc, en première approche, d’identifier des zones de carence concernant l’accès des enfants à une plaine de jeux de proximité. Elle fournit également des informations sur la qualité des plaines de jeux ainsi que sur la densité d’enfants par quartier (IBSA).
Répartition spatiale (2009) et qualité (2011) des terrains multisport ou skateparks
Source : Bruxelles Environnement, BRAT et L’Escaut 2015
Une approche similaire a été menée pour les infrastructures destinées aux adolescents en considérant une zone d’accessibilité théorique de 500 mètres à vol d’oiseau.
Vers un maillage jeux à Bruxelles
Suite à ces travaux et réflexions, une stratégie de mise en place d’un véritable « maillage jeux » a été élaborée par Bruxelles Environnement. Celle-ci, ainsi que ses modalités pratiques de mise en œuvre, ont fait l’objet de deux publications : « Le jeu dans la ville – Pour un maillage jeux à Bruxelles » et « SK8BXL – Le skate dans la ville », cette dernière étant consacrée spécifiquement au développement de lieux dédiés au skate et autres disciplines de glisse urbaine. Ces publications visent à servir d’outil de référence pour les maîtres d’ouvrage, concepteurs, administrations et tout autre acteur impliqué dans l’aménagement de l’espace public.
Le maillage jeux y est défini comme « une stratégie visant à offrir des espaces ouverts ludiques en quantité suffisante, répartis sur l’ensemble du territoire et de qualité élevée à tous les habitants de la Région ». Cette stratégie a été traduite en objectifs quantitatifs et qualitatifs à atteindre à l’horizon 2020 à savoir :
- assurer, au niveau de tous les quartiers bruxellois, la présence d’une plaine de jeux pour 500 enfants et d’une infrastructure adaptée aux adolescents pour 500 adolescents ;
- assurer la présence d’une plaine de jeux et d’un espace ludo-sportif pour adolescent respectivement à moins de 300 mètres et 500 mètres à vol d’oiseau de toutes les zones habitées ;
- atteindre une cote moyenne de 8/10 en ce qui concerne la qualité de l’ensemble de l’offre ludo-sportive en Région bruxelloise.
Au-delà de ces objectifs cette stratégie s’appuie sur une série de grands principes et lignes directrices tels que par exemple :
- agir prioritairement sur les zones de carence en infrastructures ludiques (en tenant compte de l’offre tant quantitative que qualitative, des projections démographiques par quartier, de la présence d’infrastructures telles qu’écoles, bibliothèques et ludothèques, musées venant renforcer la demande, etc.) ;
- articuler le maillage jeux autour de 4 niveaux de rayonnement (rue, quartier, commune et région) en développant les collaborations et synergies nécessaires entre les divers acteurs (BE, communes, contrats de quartier, institutions communautaires, etc.) ;
- créer des pôles récréatifs d’ampleur régionale (prévus dans le projet de plan régional de développement ou PRDD) ;
- diversifier l’offre et les types d’aires de jeux (en prenant en compte les besoins des catégories d’usagers pour lesquelles l’offre est faible) et augmenter leur inventivité et originalité ;
- stimuler la création d’espaces de jeux informels et intégrer la dimension ludique dans la conception des espaces publics ;
- privilégier la participation des enfants et futurs usagers lors de l’aménagement d’aires de jeux et plus largement d’espaces publics ;
- intégrer les objectifs du maillage jeux au cœur des nouveaux projets de logements.
Le projet de PRDD identifie les équipements sportifs et récréatifs parmi les besoins prioritaires en termes de services et équipements dont il convient d’améliorer l’offre. Le maillage jeux y est par ailleurs explicitement mentionné et présenté, avec les maillages socio-récréatif, bleu et écologique, comme l’un des maillages stratégiques du maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce. (voir focus sur le sujet).
Plusieurs mesures concrètes ont déjà été prises pour la mise en application de la politique de développement d’un maillage jeux. Depuis 2009, de nombreuses aires de jeux ont été rénovées ou créées par Bruxelles Environnement en intégrant les recommandations issues de la réflexion sur le maillage jeux. Elles sont localisées au niveau des sites suivants : parc Georges-Henri, parc Bonnevie, Porte de Hal, parc Roi Baudouin (phases 1, 2 et 3), Rouge-Cloître, pavillon chinois, promenade du chemin de fer (station et Willame), bois du Wilder (parcours santé), parc Seny, ligne 28-Dubrucq, Scheutbos (partie basse). De nouveaux projets sont également en cours ou planifiés.
En 2022, Bruxelles Environnement gérait 115 aires de jeux et de sport.
Des projets visant à développer des offres ludiques alternatives - notamment au niveau des quartiers denses - ont également été menés et se sont concrétisés par la réalisation d’une structure mobile suscitant l’imaginaire (la grotte du Yéti) et de luges sur roulettes pour animations de rues ou de parcs (le Mur infernal).
Développement d’un axe sport
Une vaste étude prospective a été lancée par Bruxelles Environnement en 2018 afin d’évaluer l’offre existante en infrastructures sportives et la confronter aux besoins réels. Cette étude a permis d’aboutir à une stratégie sport, autant opérationnelle que stratégique, visant à favoriser l’accueil des pratiques sportives spontanées par des interventions légères et relativement rapides qui s’intègrent au mieux dans le paysage et respectent la valeur écologique des sites. L’objectif est aussi de renforcer la cohésion et l’intégration sociale au sein des espaces verts, renforcer le conditionnement physique et améliorer la santé, encourager les loisirs actifs et développer des pôles sportifs. Cette stratégie est mise en œuvre depuis 2019 et a déjà permis de réaliser une série d’aménagements sportifs polyvalents et de qualité, d’impulser une dynamique sportive à travers des interventions légères de type marquage, bornage, fresque et enfin de diversifier l’offre sportive afin de toucher tous les publics (femmes, enfants, public adolescent…) dans les espaces verts.
Pour plus d’informations sur la stratégie sport et les actions réalisées dans le cadre de celle-ci, consultez le focus Sport et espaces verts en Région bruxelloise.
A télécharger
Fiche(s) documentée(s)
Fiche(s) de l’Etat de l’Environnement
- Focus : Sport et espaces verts en Région bruxelloise
- L’évolution démographique en Région bruxelloise (mai 2023)
- L’occupation du sol en Région bruxelloise (février 2022)
- Focus : Le maillage vert (décembre 2015)
- Espaces verts : accessibilité au public (édition 2007-2008) (.pdf)
Autres publications de Bruxelles Environnement
- BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et L’ESCAUT 2015. « Le jeu dans la ville - Pour un maillage jeux à Bruxelles », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 122 pp. (.pdf)
- BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et BRUSK 2015. « SK8BXL - Le skate dans la ville», étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 63 pp. (.pdf)
Etude(s) et rapport(s)
- BRAT 2009. « Inventaire des espaces verts et espaces récréatifs accessibles au public en Région de Bruxelles-Capitale», étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 40 pp. + annexes (.pdf)
- BRAT et RUIMTECEL 2009. « Etude pour un redéploiement des aires ludiques et sportives en Région de Bruxelles-Capitale », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 49 pp. (.pdf)
- VAN DE VOORDE T., CANTERS F. ET CHEUNG-WAI CHAN J. 2010. « Mapping update and analysis of the evolution of non-built (green) spaces in the Brussels Capital Region - Part I & II», cartography and GIS Research Group - department of geography (VUB), Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 35 pp. (.pdf) (uniquement en anglais)
Sport et espaces verts en Région bruxelloise
Focus – actualisation : juillet 2021
L’offre en infrastructures dédiées à la pratique sportive dans l’espace public est actuellement peu diversifiée: plus de 80% de l’offre relève de terrains de foot et/ou basket et de pistes de pétanque. Les sports pratiqués dans les espaces verts sont dès lors peu variés et orientés essentiellement vers certains groupes cibles : hommes (environ 80% des pratiquants), jeunes et jeunes adultes. La question de la promotion du sport dans l’espace public pour les adolescentes, les femmes, les personnes plus âgées, les personnes porteuses d’un handicap et parfois aussi les enfants, constitue un enjeu de taille. L’offre est également spatialement contrastée : une étude a estimé à environ 43% les quartiers bruxellois présentant des niveaux de carence élevés en infrastructures sportives.
Une étude pour répondre à la demande croissante d’espaces dédiés au sport dans les espaces verts
La disponibilité en espaces verts et espaces récréatifs représente un élément essentiel de la qualité de vie et de la santé des citadins. Elle influence aussi directement l’attractivité résidentielle. L’augmentation de la population bruxelloise ainsi que la densification qui l’accompagne se traduisent notamment par une demande croissante pour le développement de pratiques sportives dans les espaces verts publics régionaux. Celui-ci doit toutefois s’intégrer dans l’espace urbain et cohabiter avec les autres fonctions des espaces verts (accueil de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)., zone de calme, valeur patrimoniale et paysagère, etc.). Parmi la centaine d’espaces verts gérés par Bruxelles Environnement, une cinquantaine d’infrastructures de jeu et/ou de sport (certaines étant combinées) sont actuellement présentes.
C’est dans ce contexte qu’une étude visant à développer une vision et une stratégie globales pour le (re)déploiement du sport dans les espaces verts de la Région bruxelloise a été réalisée en 2017-2018.
Celle-ci a comporté 3 phases :
- Mise en contexte et état des lieux :
- Inventaire et cartographie de l’offre en infrastructures de sports disponibles dans l’espace public ainsi que par type de terrain ;
- Inventaire et cartographie des sites permettant une pratique sportive sans pour autant qu’un aménagement spécifique ne soit prévu (pelouses, chemins, parcs et bois, pièces d’eau, etc.) ;
- Identification de zones de carence non couvertes par certains éléments relatifs à l’offre (en considérant une zone d’accessibilité de 500 mètres de rayon).
- Identification de la demande potentielle et des usages (d’un point de vue quantitatif et qualitatif) et confrontation à l’offre (analyse par sport et par type d’espaces verts ou de quartiers) ;
- Recommandations.
Cette étude a permis à Bruxelles Environnement de structurer son approche et de définir un cadre d’intervention à moyen et long terme pour le développement du sport dans les espaces publics régionaux.
La pratique sportive dans les espaces publics répond à des enjeux sociaux et de santé publique
L’activité physique régulière a de nombreux effets bénéfiques sur la santé physique et psychologique ainsi que sur le développement psychomoteur de ceux qui la pratiquent. Outre les rencontres qu’elle favorise, la pratique d’activités physiques et/ou sportives est également susceptible d’impacter favorablement la socialisation des individus : dépassement des différences (classe sociale, origine, genre, âges, etc.), sentiment d'appartenance à un groupe et cohésion, acquisition de compétences sociales (communication, interaction, capacité d’écouter et de se faire écouter, etc.), gestion des règles et conflits, etc.
Certains quartiers bruxellois connaissent des phénomènes d’exclusion se traduisant notamment par des taux de chômage, d’échecs scolaires ou de précarité plus élevés. Le développement de la pratique du sport dans ces quartiers peut contribuer, avec de nombreux autres outils, à favoriser une dynamique sociale et une appropriation positives de l’espace public.
La possibilité de pratiquer des activités physiques dans l’espace public offre des avantages supplémentaires tels que la gratuité, l’aspect pratique ou encore, la convivialité. Les infrastructures sportives aménagées dans les espaces publics peuvent également s’avérer très utiles pour les associations (maisons de jeunes, mouvements de jeunesse, etc.) et les écoles qui ne disposent pas toujours de ces équipements.
Mais son développement doit aussi faire l’objet d’une réflexion transversale
Les pratiques de certaines de ces activités peuvent être à l’origine de nuisances, que ce soit pour l’espace lui-même, pour les autres utilisateurs de l’espace, pour les voisins ou pour l’environnement. Différents types de nuisances sont identifiées : dégradations de l’espace, nuisances sonores, conflits potentiels (entre usagers, avec le voisinage, etc.), perturbation de la flore et de la faune, compactage du sol…
Au-delà de la question des nuisances, se posent aussi les questions du partage des espaces publics, de la gestion et de l’entretien des infrastructures sportives et des espaces utilisés par les sportifs ainsi que de l’encadrement visant à assurer la bonne cohabitation des usagers de l’espace.
Le développement de pratiques sportives dans un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. doit dès lors veiller à trouver un équilibre entre les différentes fonctions du site et tenir compte de sa capacité d’accueil ainsi que des impacts potentiels de l’intervention en termes d’aménagements à réaliser et d’activités récréatives engendrées. Il doit aussi s’insérer dans une approche socio-urbanistique tenant compte des caractéristiques et enjeux du quartier. Par ailleurs, la pratique sportive en espace public relève davantage du loisir sportif que de la pratique intensive d’un sport et, de ce fait, les infrastructures proposées ne doivent pas se substituer à l’offre « normalisée » (salles de sport par exemple) mais plutôt assurer un rôle complémentaire.
Une approche par sport : l’exemple du basket
Une cinquantaine de sports praticables dans l’espace public ont été considérés dans le cadre de cette étude, y compris des sports ne nécessitant pas d’équipements et infrastructures spécifiques (thai-chi, parkour, conditionnement physique, etc.). Les sports non pris en compte incluent les sports essentiellement indoor nécessitant des infrastructures particulières, ceux dont la pratique présente un risque élevé et implique un encadrement ainsi que les sports considérés avant tout comme un loisir (kuistax par exemple). A titre d’exemple, les données collectées pour la pratique du basket sont reprises ci-dessous.
Un éclairage quantitatif…
Un total de 133 terrains de basketball est implanté en Région de Bruxelles-Capitale. Toutes les communes de la Région comprennent de tels terrains, à l’exception de Forest. Parmi ces terrains, 70 sont aménagés spécifiquement et uniquement pour la pratique du basket.
Concernant l’adaptation de l’offre à la demande, le seuil indicatif retenu pour ce sport est de 2.500 habitants/terrain de basket (ratio établi sur base de différentes études). Ce ratio doit être comparé à celui calculé pour l’ensemble de la Région qui est de 8.932 habitants/équipement. Ce calcul a par ailleurs été appliqué aux 145 quartiers délimités sur l’ensemble de la Région (Monitoring des quartiers) ce qui a permis de déterminer en première approche l’importance des carences en terrains de basket par quartier en définissant 3 niveaux de priorité (forte, moindre, aucune). Cette approche a été ensuite affinée en excluant les quartiers peu ou pas habités et en faisant passer d’une priorité supérieure à une priorité inférieure les quartiers peu denses (< 5.000 habitants/km2) ainsi que les quartiers couverts sur au moins 50% de leur superficie par la zone d’accessibilité de terrains de basket situés au sein de quartiers adjacents.
Compte tenu du nombre important de quartiers de priorité moindre obtenu pour le football et le basket, il a été décidé d’ajouter un niveau de catégorisation supplémentaire pour ces quartiers : une priorité supérieure a été accordée aux quartiers où l’on dénombrait plus de 1.000 jeunes (12-24 ans) par terrain.
Sur base de cette approche quantitative on observe globalement une bonne répartition géographique théorique, malgré quelques carences :
- À l’ouest de Molenbeek-Saint-Jean et au nord d’Ixelles, au sein de quartiers ayant des densités de population importantes
- À proximité du quartier Georges Henri, à densité intermédiaire
- À Forest et Uccle, au sein de quartiers ayant une densité moindre
D’autres critères pourraient encore être considérés selon les orientations prises par les instances compétentes : proximité d’écoles, potentiel d’intervention (zones en mutation à l’échelle régionale), etc.
…mais un éclairage aussi qualitatif
Parallèlement à cette approche quantitative, les auteurs de l’étude ont procédé à une approche plus qualitative. Celle-ci s’est basée sur :
- la rencontre d’une série d’acteurs clé du monde sportif, du monde éducatif et dédié à la jeunesse ainsi que de Bruxelles Environnement (gestionnaires et gardiens de parcs) ;
- des observations de terrain effectuées sur une dizaine de sites sélectionnés pour assurer une représentativité des différents types de cas présents en Région bruxelloise en terme d’offre et de profils de quartiers notamment.
Ce travail a permis d’identifier les besoins non rencontrés ou mal rencontrés, les usages faits des équipements existants au sein de différents types de sites ou encore, les attentes des acteurs.
Pour le basket, les principaux enseignements apportés par l’approche qualitative peuvent se résumer comme suit :
- Sur les terrains combinés (ex. agoraspace), le basket sera plus souvent pratiqué sur des espaces polyvalents de plus grande taille où les paniers ne coïncident pas avec les goals, à défaut la pratique du football l’emporte quasi systématiquement sur le basketball.
- Le sol et les paniers des agoraspace ne sont pas bien adaptés à la pratique du basket et induisent des risques d’accidents.
- Les usagers pratiquant du basket dans les espaces publics ont moins d’intérêt pour le basket conventionnel que pour le streetbasket pratiqué en plus petit groupe (3X3) sur un seul panier.
- Il existe une demande pour des paniers plus bas, adaptés aux enfants.
- Les infrastructures de basketball sont rapidement dégradées (filets, anneaux).
- Le rebond des balles induit des nuisances sonores (en fonction du type de revêtements).
- Les acteurs scolaires et du secteur sportif souhaitent des équipements correspondant aux normes.
- Le basket constitue un outil potentiel pour des éducateurs de la jeunesse et une source de motivation importante pour certains jeunes qui y voient un vecteur d’ascenseur social.
Sur base des analyses quantitatives et qualitatives ainsi que des caractéristiques inhérentes au basket, une synthèse AFOM (Atouts – Faiblesses – Opportunités – Menaces) a été élaborée.
L’analyse qualitative amène à nuancer l’approche quantitative. Ainsi, si on ne tient pas compte des aménagements de types agoraspace où la pratique du basket est, dans les faits, quasi inexistante, on constate que la couverture spatiale est bien moins étendue, avec de plus vastes zones de carence, notamment dans des quartiers où la densité de jeunes est importante.
Analyse de l’offre et de la demande d’infrastructures dédiées au basket : approche quantitative
Source : BRAT-PEPS 2017
En terme d’équipements, l’analyse effectuée permet aussi d’émettre certaines recommandations, à savoir notamment :
- privilégier un maillage plus important d’anneaux isolés - hors du champ de jeu des terrains de football - à une concentration de terrains classiques, plus consommateurs d’espace ;
- prévoir des équipements plus résistants que les équipements actuels et dont certains répondent aux normes officielles et d’autres répondent aux besoins des enfants ;
- choisir des revêtements permettant de limiter le bruit et d’amortir les chocs lors d’accidents ;
- privilégier les demi-terrains permettant la pratique du street basket (3x3), une pratique sportive très en vogue.
Une approche transversale par type d’espaces verts ou par quartiers
Il s’agit ici de dépasser l’analyse par pratique sportive et d’appréhender la question du développement des infrastructures sportives dans l’espace public d’un point de vue plus global et en tenant compte des caractéristiques des espaces verts et du contexte urbain environnant.
Cette analyse s’appuie essentiellement sur les observations de terrain, croisées à des apports théoriques issus de multiples workshops. Elle a permis d’analyser pour les différents parcs étudiés l’offre et la demande et, dans un second temps, de proposer une typologie des parcs au regard des pratiques sportives observées. Les auteurs de l’étude ont ainsi distingué les « parcs nature », les « parcs de sports » (nombreuses infrastructures sportives, pratiques variées, utilisation intense), les « parcs sports intégrés » (peu d’équipements sportifs mais pratique sportive présente principalement sur les pelouses et les chemins) et les « parcs multisports cloisonnés » (infrastructures sportives installées à l’écart des autres zones du parc).
Le foot et le jogging concentrent 60% des activités sportives observées dans les parcs étudiés
Les visites de terrain ont montré que 7 sports et activités physiques concentrent 90% des activités observées : foot, jogging, street workout (gymnastique/musculation/parkour) et fitness, basket, sport de glisse, pétanque. Ces considérations relatives à l’usage sont néanmoins biaisées puisqu’une offre faible ou inexistante réduit inévitablement l’usage. Le jogging est pratiqué dans tous les parcs d’une taille suffisante.
Nombre de fois où une des 7 activités sportives majoritairement inventoriée a été observée et % répartition hommes/femmes (118 visites – 14 parcs)
Source : BRAT-PEPS 2017
D’autres activités telles que frisbee, badminton ou encore volley, ont été observées de manière plus ponctuelle.
Près de 80% des pratiquants sportifs observés sont des hommes
Lors des visites, près de 3500 personnes pratiquant des activités sportives ont été observées. Parmi
celles-ci, 79% étaient des hommes. Au niveau des tranches d’âge estimées, on observe une majorité d’adultes (60%) et une plus faible part d’adolescents (25%) et d’enfants (15%). Le jogging est de loin le principal sport pratiqué par les femmes (87% des observations) et le seul sport pour lequel une quasi parité homme - femme a été observée.
Une analyse a également été réalisée pour examiner si le type de quartier (tissu urbain et composante socio-démographique) influençait les pratiques sportives. Il en ressort que celles-ci sont surtout liées à la présence et aux caractéristiques de l’offre au sein d’un parc (concentration de plusieurs infrastructures, taille des pelouses…).
62 quartiers présentent des niveaux de carence élevés en infrastructures sportives
Au regard du constat précédant, il paraît intéressant de caractériser les quartiers non pas d’un point de vue socio-urbanistique mais bien au regard de leurs carences cumulées dans les principales infrastructures identifiées (terrain de foot, basket, pétanque, tennis de table et fitness et assimilés).
Pour chaque quartier, les éventuelles carences pour différentes infrastructures ont été sommées en considérant une pondération fonction de l’importance de la carence : 2 points (priorité forte), 1 point (priorité moindre), 0 point (pas d’intervention prioritaire).
Les quartiers peuvent ainsi être présentés suivant un niveau de carence global. Cet exercice permet de mettre en avant les quartiers les plus déficitaires, toutes infrastructures confondues. On observe ainsi plusieurs zones critiques, souvent situées aux limites communales, voire étendues sur plusieurs communes adjacentes.
Analyse de l’offre et de la demande d’infrastructures sportives : synthèse des carences
Source : BRAT-PEPS 2017
Les niveaux de carences les plus élevés (score de 7 à 10) sont atteints par 62 des quartiers, soit 43%. L’offre sportive est également peu diversifiée : plus de 80% de l’offre relève de pistes de pétanque ou terrains de foot et/ou basket. Les conséquences sont multiples : peu de diversité des pratiques et orientation de l’offre vers certains groupes cibles de pratiquants au détriment d’autres groupes cibles, parfois oubliés (femmes, personnes âgées, personnes porteuses d’un handicap et parfois enfants).
Les priorités concernant le développement de l’offre peuvent tenir compte d’autres critères complémentaires à ceux de l’offre et de la demande tels que la densité de jeunes, l’urgence des interventions (vétusté des équipements…), la proximité d’espaces verts ou de pôles de développement prioritaire tels que délimités dans le plan régional de développement durableMode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Il s'agit donc d une démarche qui vise à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine.. Ces pôles sont en effet voués à évoluer grandement au cours des prochaines années, concentrant une hausse potentielle du nombre de logements et de la population et donc de nouveaux besoins mais également de potentielles mutations en termes d’espaces publics et d’équipements.
Une stratégie sport adaptée aux besoins, aux opportunités et aux réalités des espaces verts régionaux et de leurs usagers
Sur base de cette étude, le service « Maillage jeux et sports » de Bruxelles Environnement a élaboré un document stratégique pour cadrer le développement des pratiques sportives dans les espaces verts régionaux. Ce travail a été fait en co-construction avec les différents départements concernés ainsi qu’avec la cellule sport de Perspective brussels.
Ce développement s’articule autour de 4 axes principaux, à savoir :
- le renforcement de la cohésion et de l’intégration sociale ;
- le renforcement du conditionnement physique et l’amélioration de la santé des Bruxellois ;
- l’encouragement des « loisirs actifs » ;
- le développement des « pôles sportifs » de rayonnement local ou régional.
Le choix des axes à développer doit se faire en fonction du contexte local, tant sociodémographique qu’environnemental.
Au niveau quantitatif, la stratégie sport vise à équiper la Région de manière équilibrée en tenant compte des zones de carences, du profil socio-démographique des différents quartiers (avec une priorité pour les quartiers défavorisés densément peuplés) et en veillant à atteindre davantage certains groupes cibles (adolescentes, personnes âgées, personnes à mobilité réduite, etc.). Des dynamiques sportives adaptées aux besoins des usagers et aux différentes typologies des espaces verts seront encouragées via l’organisation de micro-évènements sportifs, de séances d’initiation, d’animation et des interventions légères (marquage au sol par exemple).
Au niveau qualitatif, 5 objectifs ont été fixés :
- Diversification de l’offre, des pratiques et des pratiquants ;
- Adoption de modes d’intervention adaptés à l’axe visé prioritairement (par exemple, pour la finalité sportive sociale, s’appuyer sur une approche participative avec le tissu associatif et valoriser l’action des gardiens animateurs) ;
- Amélioration de l’intégration paysagère des aménagements/infrastructures sportives ;
- Offre d’un meilleur encadrement, accueil des pratiques sportives ;
- Promotion du développement de sports ne nécessitant pas d’infrastructures lourdes.
Concernant le premier objectif, l’étude a mis en évidence la surreprésentation des pratiquants jeunes ou jeunes adultes et de sexe masculin. La question de la promotion du sport dans l’espace public pour les femmes ou les personnes plus âgées constitue donc un enjeu de taille. De la même manière, l’accueil des personnes qui présentent un déficit mental ou physique nécessite l’installation d’aménagements sportifs adaptés ainsi que des interventions en termes d’accessibilité à ces installations et de communication.
Une offre régionale qui s’accroît
D’un point de vue opérationnel, le service « Maillage jeux et sport » réalise de nombreux projets d’aménagement ou de réaménagement visant à favoriser la pratique sportive dans les espaces régionaux, qu’ils soient gérés par Bruxelles Environnement ou en cours d’acquisition.
Plusieurs projets ont été ou sont en cours de réalisation en 2019-2021, par exemple :
- Terrain multi-sport, engins fitness et mur d’escalade au parc Bonnevie ;
- Plaine de jeu et de sport au jardin Botanique ;
- Marquage au sol d’une zone de sprint et nouveau terrain de street basket sur le parc de la Ligne 28, aménagement d’un spot de parkour sous le Pont Demeer ;
- Plaines de jeu et infrastructures de sport, spot pour la pratique du slackline au Rouge-Cloître ;
- Terrains de sport et de jeux de glisse au Parc Georges Henri ;
- Jeux et sport (street basket et spot de parkour) au Parc de la Senne.
Plusieurs autres projets devraient être menés ou entamés dans le courant de l’actuelle législature (par exemple, plaine de jeu et infrastructures de sport au Parc de la Rosée). Le déploiement du maillage ludo-sportif sur le territoire bruxellois passe aussi par des partenariats et interactions avec les différents acteurs concernés tels que les communes, le monde sportif et associatif, Perspective brussels ou encore, la société du logement de la Région bruxelloise (SLRB) en charge de promouvoir le logement social.
Au-delà de Bruxelles Environnement, la Région bruxelloise vise à promouvoir la pratique du sport et à la rendre accessible au plus grand nombre. Dans ce cadre, Perspective brussels développe actuellement une vision stratégique du développement des infrastructures sportives en Région de Bruxelles-Capitale. Pour ce faire, un cadastre du sport bruxellois présentant toutes les infrastructures sportives (indoor et outdoor) est en cours de réalisation. Une stratégie régionale visant à promouvoir la pratique du running est également en cours d’élaboration.
La Région met aussi en œuvre une politique active de soutien aux communes pour le développement d’infrastructures sportives via deux appels à projets. L’un d’entre eux concerne les « infrastructures sportives de proximité » c’est-à-dire localisées à proximité des lieux d’habitation et offrant un accès libre. Celles-ci doivent notamment contribuer à renforcer la cohésion sociale en permettant à tous les habitants d’un quartier de se détendre, de se divertir et de rencontrer d’autres personnes.
Au-delà des infrastructures, le service « Maillage jeux et sport » de Bruxelles Environnement développe des programmations sportives cherchant notamment à élargir et diversifier l’offre sportive dans les parcs afin de mieux répondre aux besoins de tous les publics. Ces initiatives visent également à promouvoir et accompagner certains aménagements récemment réalisés. Dans ce cadre, des initiations à de nouvelles pratiques sportives sont organisées à destination du public en collaboration avec les gardiens de parcs et des opérateurs externes. Ainsi, durant l’été 2018, un travail de sensibilisation et de promotion du sport a été mené auprès des gardiens et du public à travers une série de démonstrations sportives innovantes. En 2021, le projet ‘sport dans les parcs’ met en avant le slackline, le parkour ainsi que le roller dans 6 espaces verts, Ces trois pratiques sportives se caractérisent entre autres par le recours à des équipements assez légers et susceptibles d’une bonne intégration paysagère. En plus de ces activités, un pumptrack (parcours en boucle fermée, constitué de bosses et de virages) installé dans un parc doit permettre d’expérimenter la pratique du BMX, de la trottinette, du skate et du roller.
A télécharger
Fiches de l’Etat de l’Environnement
Autres publications de Bruxelles Environnement
- BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et L’ESCAUT 2015. « Le jeu dans la ville - Pour un maillage jeux à Bruxelles », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 122 pp. (.pdf)
- BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et BRUSK 2015. « SK8BXL - Le skate dans la ville », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 63 pp. (.pdf)
Etude(s) et rapport(s)
- BRAT-PEPS 2017. « Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale - Phase 1 : Etude », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, rapport final, 68 pp. (.pdf)
- BRAT-PEPS 2017. « Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale - Phase 2 : Analyse de l’offre et la demande », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, rapport final, 102 pp. (.pdf)
- BRAT-PEPS 2017. « Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale - Phase 3 : Recommandations », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, rapport final, 78 pp. (.pdf)
- BRAT-PEPS 2019. « Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale - Synthèse des recommandations de l’étude », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, rapport final, 5 pp. (.pdf)
- BRAT 2009. « Inventaire des espaces verts et espaces récréatifs accessibles au public en Région de Bruxelles-Capitale », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 40 pp. + annexes (.pdf)
- BRAT 2009. « Etude pour un redéploiement des aires ludiques et sportives en Région de Bruxelles-Capitale : Rapport final », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 51 pp. (.pdf)
- PERSPECTIVE BRUSSELS 2020. « Be running : vers un réseau récréatif de toutes les ‘vitesses piétonnes’ », note de synthèse, 30 pp. (.pdf)