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Espaces verts et leur gestion

Environ 1 Bruxellois, Bruxelloise sur 5 n’a pas accès à un parc de proximité. Que fait la Région pour y remédier ? Et, entre outils de protection, maillage vert, multifonctionnalité, …, comment les espaces verts sont-ils gérés à Bruxelles ?
  • Espaces verts
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  • Natura 2000
le 19 janvier 2026

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Documentation et outils

  • Couverture végétale et qualité biologique
  • Forêt de Soignes
  • Surveillance des espèces et habitats

Agir pour l'environnement

  • Redonner vie à la Woluwe : la renaissance bleue du site de la Royale Belge
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  • Le Plan Nature
  • Le Conseil supérieur bruxellois de la conservation de la nature (CSBCN)
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Sommaire

  • Les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement
  • Espaces verts accessibles au public (2023)
  • Sites semi-naturels et espaces verts protégés
  • Le maillage vert

Les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement

Indicateur - Actualisation mars 2023

La division Espaces verts de Bruxelles Environnement est chargée de la gestion de 108 espaces verts couvrant une superficie de 502 ha (mars 2023). 1801 ha, constitués essentiellement de forêt, bois et réserves naturelles, sont par ailleurs gérés par la sous-division Forêt et Nature. Ces sites font chacun l’objet d’une gestion spécifique adaptée visant à maximiser leurs différentes fonctions. La Région s’attache également à améliorer l’offre quantitative en espaces verts, en particulier au niveau des quartiers denses, ainsi que leur connectivité.

Depuis janvier 2020, 8 espaces verts totalisant une superficie d’environ 17 ha (soit l’équivalent d’environ 24 terrains de football) ont été créés ou repris en gestion par la division Espaces verts.

Bruxelles Environnement,  principal gestionnaire d’espaces verts publics 

Un peu moins de la moitié du territoire bruxellois est couvert par de la végétation (voir focus La couverture végétale en Région bruxelloise).  Celle-ci est de nature très diverse : jardins et domaines privés, bois et forêt, parcs et jardins publics, terrains de sports et loisirs avec couverture végétale, espaces semi-naturels, friches, terrains agricoles, sites potagers, cimetières ou encore, espaces verts associés aux voiries (« dépendances vertes ») et lignes ferroviaires (arbres d’alignement, bermes et rond points engazonnés, accotements, talus, etc.).

Une part importante des espaces verts bruxellois est constituée d’espaces privés ou inaccessibles au public. Ils sont gérés par une grande variété d’acteurs (particuliers, propriétaires immobiliers, Infrabel, STIB, Donation royale, Régie des bâtiments, écoles et universités, maisons de retraite, hôpitaux, armée belge, fabriques d’église, …).  A côté de ces espaces, les espaces verts accessibles au public jouent un rôle social fondamental en tant qu’espaces de détente, de jeux et de rencontre, participant de manière positive à la qualité de vie des Bruxellois.e.s.

Les espaces verts accessibles au public sont essentiellement gérés par des administrations et organismes d’intérêt public régionaux (Bruxelles Environnement, Bruxelles Mobilité pour les espaces verts associées aux voiries régionales) ou par les communes (parc de Bruxelles, parc Josaphat, Bois de la Cambre par exemple, pour ne citer que les plus grands d’entre eux). Il existe toutefois des espaces verts, accessibles en tout ou en partie au public, gérés par des acteurs privés (par ex. espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. associé à l’ancien bâtiment d’Axa, à Watermael-Boitsfort). Certains sites sont gérés par des associations environnementales avec le soutien ponctuel de Bruxelles Environnement (Hof ter Musschen, site du Scheutbos, réserve naturelleZone constituée par un organisme public ou privé en vue de préserver un spécimen représentatif d'une communauté végétale et animale (biocénose) donnée, principalement dans un but d'ordre scientifique et éducatif. du Vogelzangbeek, domaine des Silex, etc.).

Le développement et la gestion d’espaces verts figurent parmi les missions de Bruxelles Environnement, principal gestionnaire public d’espaces verts au sein du territoire régional. Cette compétence est répartie entre la division Espaces verts (DEV) et la sous-division Forêt et Nature.

La sous-division Forêt et Nature gère la forêt de Soignes, les bois de Dieleghem et du Laerbeek (jusqu’il y a peu gérés par la DEV) et les bois périphériques associés situés à Uccle (bois de Verrewinkel, bois de la chapelle Hauwaert, bois du Buysdelle, bois de Percke, domaine de Latour de Frein) ainsi que les réserves naturelles et forestières (voir focus Sites semi-naturels et espaces verts protégés). Elle gère également quelques autres espaces importants en termes de biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)., parfois en collaboration étroite avec des associations naturalistes ou des sociétés de logement. Les espaces verts gérés par la sous-division Forêt et Nature couvrent une superficie totale d’environ 1801 ha (en ne comptabilisant pas, dans la plupart des cas, les surfaces non gérées par la sous-division tels que les routes et bermes latérales des voiries traversant ou jouxtant ces surfaces ou les bâtiments).

La gestion (aménagement et entretien) de la promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé. et d’espaces verts tels que parcs et jardins, squares, potagers collectifs régionaux, bois et autres espaces semi-naturels sont assurés par la division Espaces verts. Il s’agit d’espaces verts appartenant à la Région ou dont la gestion a été confiée à Bruxelles Environnement (via des conventions), notamment par des instances fédérales ou communales.

Le présent focus est consacré exclusivement aux espaces verts gérés par la division espaces verts. La gestion de la forêt de Soignes et des réserves naturelles et forestières est abordée dans d’autres focus (voir Sites semi-naturels et espaces verts protégés et Patrimoine forestier de la forêt de Soignes bruxelloise). 

502 ha répartis au niveau d’une centaine d’espaces verts, de tailles et caractéristiques très variées, sont gérés par la division espaces verts

En mars 2023, la division Espaces verts gérait 108 espaces verts ou végétalisés de taille et de nature très variables. Ces espaces couvrent au total une superficie de 502 ha.

Exemples d’espaces verts gérés par Bruxelles Environnement (division Espaces verts)

Les plus grands espaces gérés par cette division sont : le parc de Woluwe (68 ha), le Kauwberg (36 ha), le parc Roi Baudouin (33 ha), le parc de Laeken (32 ha), le parc du Cinquantenaire (27 ha), le parc Duden (23 ha), le parc Bon Pasteur (15 ha) ainsi qu’une partie du site du Rouge-cloître (prairies, sites potagers, plaine de jeux…) (15 ha). Ces 8 parcs et bois, qui totalisent de l’ordre de 249 ha, représentent près de la moitié de la superficie des espaces gérés par la division Espaces verts. A l’inverse de ces grands parcs, Bruxelles Environnement gère également des petits espaces résiduels, davantage en lien avec des voiries, comme le Square Jean de Bologne (0,21 ha) et le Monument des Anglais (0,03 ha), ou avec des bâtiments, comme le Jardin du Conservatoire royal (0,05 ha).

Le tableau ci-dessous liste, par commune, les parcs et espaces verts gérés par la division Espaces verts et reprend leur superficie.

Lire le texte de transcription

Les superficies d’espaces verts gérées par la division Espaces verts de Bruxelles Environnement sont, par commune et pour l’ensemble de la Région :

Anderlecht ..............................23,01 ha
Auderghem ............................42,27 ha
Berchem Sainte-Agathe......... 9,84 ha
Bruxelles-ville .........................98,18 ha                    
Etterbeek .................................5,00 ha
Evere.......................................4,35 ha
Forest .....................................25,04 ha
Ganshoren .............................. 5,71 ha
Ixelle s......................................5,08 ha
Jette ........................................33,45 ha
Koekelberg.............................13,70 ha
Molenbeek Saint-Jean ...........24,69 ha
Saint-Gilles...............................0,18 ha
Saint-Josse-ten-Noode............5,20 ha
Schaerbeek..............................7,08 ha
Uccle........................................69,53 ha
Watermael-Boitsfort .................... 29,39 ha
Woluwe Saint-Lambert ................14,70 ha
Woluwe Saint-Pierre ....................75,16 ha
Région de Bruxelles-Capitale ... 501,56 ha

L’ensemble des espaces verts gérés par Bruxelles Environnement sont représentés dans la carte  ci-jointe : 

Carte des espaces verts gérés par Bruxelles Environnement

Source : Bruxelles Environnement, 2023

Ces données sont disponibles en ligne public via le portail cartographique Geodata de Bruxelles Environnement (carte Espaces verts en gestion par Bruxelles Environnement).

Bon à savoir

Depuis janvier 2020, 8 espaces verts supplémentaires, totalisant une superficie de près de 17 ha, sont gérés par la division Espaces verts. Ceux-ci correspondent soit à des espaces verts préexistants repris en gestion par Bruxelles Environnement (dont principalement l’anneau de l’hippodrome de Boitsfort, une petite partie du marais Wiels et l’espace attenant ainsi que le parc Walckiers), soit à des espaces verts nouvellement créés ou en cours de création (Pannenhuis, Westparc, Zuun).

L’estimation précise de l’évolution des superficies d’espaces verts gérées par la division Espaces verts au cours des décennies précédentes est sujette à caution compte tenu :

  • de l’évolution technologique des outils de cartographie qui permettent actuellement des mesures de surface plus précises et une amélioration de la précision dans la délimitation des parcelles gérées ;
  • des interprétations : par exemple, les superficies sont aujourd’hui calculées en excluant les superficies des bâtiments et certaines voiries présentes sur le site, ce qui n’a pas toujours été le cas.

La délimitation très précise des espaces verts gérés par Bruxelles Environnement est un processus encore en cours ce qui explique que les superficies de certains espaces verts ont été légèrement modifiées entre la première version du calcul de l’indicateur (janvier 2020) et les données actuellement présentées (mars 2023) sans que cela ne corresponde toujours à une réelle modification de superficie sur le terrain. A titre d’exemple, la révision (sur carte) de la délimitation de la surface du Rouge-Cloître gérée par la division Espaces verts s’est traduite par une réduction de superficie de près de 7 ha. Cette réduction correspond au fait que les étangs, qui sont gérés par la sous-division Forêt et Nature, ne sont maintenant plus comptabilisés dans les espaces verts gérés par la division Espaces verts.

Selon le Rapport sur l’état de l’environnement bruxellois 2003-2006, Bruxelles Environnement gérait environ 2177 ha d’espaces verts en 2003 (bois et forêt compris). En mars 2023, cette superficie s’élève à 2303 ha (espaces verts gérés par la division Espaces verts et espaces verts gérés par la sous-division Forêt et nature). Même si, rappelons-le, ces chiffres ne sont pas comparables entre eux, cette différence met néanmoins en évidence le fait que la superficie totale d’espaces verts gérés par Bruxelles Environnement a significativement augmenté au cours de ces 2 dernières décennies.

Une gestion écologique différenciée des espaces verts qui vise à optimaliser leurs fonctions sociales, écologiques, paysagères et urbanistiques

Les espaces verts urbains remplissent de multiples fonctions : détente et récréation, support à la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)., infiltration des eaux pluviales, embellissement du paysage, espaces de rencontre, connexion urbanistique (mobilité douceMobilité faisant appel aux modes de déplacement non motorisés, principalement le vélo et la marche.), culture et tourisme, éducation à la nature, etc. Les différentes fonctions sont plus ou moins développées au sein de ces espaces, selon leur taille, leur typologie (parc paysagerSouvent de grande superficie, ce parc remplit diverses fonctions récréatives et paysagères., parc historique ou horticole, espace récréatif, etc.), leur valeur biologique ou encore leur emplacement dans le tissu urbain (caractéristiques sociodémographiques du quartier, présence d’autres espaces verts à proximité, etc.).

Selon les contraintes des espaces verts gérés et aménagés, Bruxelles Environnement s’attache à répondre tant que possible aux besoins des citadins en maximisant et en faisant cohabiter au mieux les fonctions sociales, écologiques et urbanistiques de ces sites.

La gestion différenciée est une manière de relever ce défi. Celle-ci est de plus en plus pratiquée au niveau des espaces verts : il s’agit, par une appréciation fine des sites, de l’usage qui en est fait et des contraintes qui s’y rattachent, d’appliquer des modes de gestion spécifiquement adaptés aux différentes zones. A titre d’exemple, une pelouse peut être divisée en deux parties, la plus robuste dévolue à la récréation (jeux de ballon, ...) et la plus fragile, à la protection du biotopeAire géographique de dimensions variables, souvent très petites, offrant des conditions constantes ou cycliques aux espèces constituant la biocénose.. Cette technique permet d’accroître la gamme des fonctions d’un site et donc sa richesse. Bruxelles Environnement privilégie également souvent la participation des habitants et des utilisateurs de parcs et jardins tant lors de leur conception, de leur rénovation que tout au long de leur entretien.

Selon les caractéristiques des espaces verts et les modes de gestion qui y sont appliqués, l’entretien est réalisé soit en régie, par les jardiniers de Bruxelles Environnement (par exemple, pour des tâches requérant une expertise et un savoir-faire particulier au sein d’un parc historique), soit confié à des entreprises prestataires externes. Dans ce dernier cas, la qualité d’exécution est assurée via l’imposition de clauses techniques très précises au niveau des cahiers des charges et par un contrôle journalier des activités réalisées. 

Les gardiens de parcs assurent un rôle d’accueil et de prévention

Des gardiens de parcs assurent une présence ou un passage dans les différents espaces verts. Au-delà d’une fonction d’accueil et de surveillance, leur rôle s’est enrichi progressivement de missions d’animation, voire de médiation, d’information et de sensibilisation du public aux valeurs portées par Bruxelles Environnement. Lorsque le contexte s’y prête, que des attentes particulières s’expriment, des gardiens peuvent assurer un rôle d’animateurs, en développant une approche spécifique davantage orientée sur le déploiement d’activités et d’interactions contribuant à favoriser la cohésion sociale entre usagers. En travaillant en étroite collaboration avec les associations de proximité, les gardiens animateurs répertorient les besoins et les souhaits des usagers et leur proposent des animations en adéquation avec ceux-ci. 

Les arbres des parcs régionaux font l’objet d’un suivi phytosanitaire

Une équipe de la division Espaces verts est chargée du suivi sanitaire des arbres localisés dans les parcs gérés par Bruxelles Environnement. Ce suivi se traduit entre autres par une évaluation visuelle périodique (tous les 3 à 5 ans) de l’état de santé de près de 45.000 arbres répartis dans 55 parcs et sites semi-naturels. Chaque arbre dont la circonférence est supérieure à 40 cm à 1,5 m de hauteur est décrit en termes de localisation, d’espèce, de dimensions, d’environnement et d’état sanitaire (p.ex. blessures, présence d’insectes ou de maladies). Ces relevés permettent d’évaluer périodiquement les risques pour le public et les infrastructures et de programmer les interventions nécessaires (soins aux arbres, élagage, abattage, …) à court et moyen termes. Diverses expertises complémentaires peuvent être entreprises afin d’affiner le diagnostic.

Pour en savoir plus concernant les expertises complémentaires

Les expertises complémentaires réalisées sont notamment

  • le test de traction : une simulation d’une charge de vent est exercée sur un arbre à l’aide d’un câble ce qui permet d’évaluer la résistance à la rupture et la résistance d’ancrage ;
  • la tomographie : des ondes sonores sont induites dans une ou plusieurs sections du tronc et la vitesse de leur transmission, mesurée par des capteurs, permet d’évaluer l’état sanitaire du bois (dont la présence de cavités ou de pourritures) ;
  • le résistographe : une fine mèche introduite dans un tronc permet de mesurer la résistance que celle-ci rencontre lors du percement du bois.

Extrait de la carte interactive des arbres localisés dans les parcs régionaux (essence, hauteur, circonférence du tronc et diamètre de la couronne)

Source : Bruxelles Environnement 2023 (portail Géodata)

Les données « Arbres » recueillies sont centralisées dans une base de données. Les données de localisation, d’espèces et de dimension des arbres sont accessibles au public via le portail cartographique Geodata de Bruxelles Environnement (carte Arbres dans les parcs régionaux). 

De nouveaux espaces verts sont créés par Bruxelles Environnement

Si plus de la moitié de la superficie régionale correspond à des espaces végétalisés, il n’en reste pas moins que de nombreux quartiers connaissent un déficit en espaces verts publics. C’est particulièrement le cas dans des quartiers densément bâtis, notamment dans le pentagone et en première couronne ainsi que le long du canal (pour de plus amples informations sur les disparités en espaces verts, voir les focus sur l’accessibilité des espaces verts au public et sur la couverture végétale). Par ailleurs, on estime qu’environ deux tiers des Bruxellois n’ont pas accès à un jardin privatif (Dedicated 2020).

Lors de la crise sanitaire de la COVID19, la sur fréquentation de certains parcs a mis en évidence de façon criante le manque d’offre en espaces verts de certains quartiers et la nécessité pour les Bruxellois de disposer de zones de quiétude permettant la pratique d’activités sportives et de détente (voir Rapport d’activité 2020, Bruxelles Environnement). Cette forte augmentation de l’affluence dans les parcs reste toujours importante lors de la belle saison et nécessite un renforcement saisonnier des équipes de gardiens et une attention accrue de la part des jardiniers pour assurer l’entretien des espaces les plus fréquentés.

L’amélioration de l’offre en espaces verts de proximité, en particulier dans le pentagone et dans la première couronne, constitue l’un des principaux objectifs du plan régional Nature et a été confirmé dans le plan régional de développement durableMode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Il s'agit donc d une démarche qui vise à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine.. La constitution de corridors verts reliant entre eux les espaces verts permet aussi d’accroître la présence de nature dans la ville et de renforcer la résilience des écosystèmes (voir focus Maillage vert).

La partie nord du parc Ligne 28, réalisée grâce à une étroite collaboration entre Bruxelles Environnement et la Ville de Bruxelles et ouverte en avril 2021, figure parmi les réalisations majeures les plus récentes dans les quartiers centraux. Cette portion de parc linéaire était le chaînon manquant permettant de relier la place Bockstael (Laeken) à l’avenue du Port en passant par le site et parc de Tour et Taxis et d’autres espaces verts adjacents récemment créés. Cette jonction a permis la création d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. continu d’environ 13 ha. Ce parc est un bel exemple de multifonctionnalité puisqu’il combine support à la mobilité douceMobilité faisant appel aux modes de déplacement non motorisés, principalement le vélo et la marche., mise en valeur du patrimoine naturel (zone humide entre autres) et historique (ancienne voie ferroviaire désaffectée), préservation de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). (maintien d’espaces en fricheZone de terrain laissée à l'abandon et progressivement colonisée par la végétation spontanée.) ou encore, aires de jeux, de sport et de pique-nique.

Toujours en ville dense, sur la commune de Molenbeek, un parc temporaire et évolutif de près de 2 ha s’est également ouvert au public fin 2022 sur une partie de l’ancienne friche de la gare de l’ouest.

En périphérie, l’espace vert du Kattebroek (Berchem-Sainte-Agathe), attenant à la promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé. et géré par la sous-division Forêt et Nature, a été réouvert au public en octobre 2022 après plusieurs dizaines d’années de fermeture.

Au cours de ces dernières années, on peut également citer la création des différentes phases du parc de la Senne et du parc de la Porte de Ninove dans des quartiers fortement urbanisés ou encore, l’aménagement de tronçons de la promenade verte et d’espaces verts liés (plateau Engeland, Zavelenberg, Marconi, prairie Dolez, Vogelzang…).

Outre la création d’espaces verts, de nombreux projets de restaurations - parfois très conséquents - sont mis en œuvre (plaines de jeux telles que récemment au Scheutbos, au Jardin Botanique ou encore au Rouge-Cloître, chemins, équipements, …) pour assurer la pérennité des espaces verts existants ou en améliorer la qualité. 

La reprise en gestion d’espaces verts communaux par la division Espaces verts

Les communes ne disposant pas toujours des moyens humains et budgétaires nécessaires, une politique de reprise en gestion de parcs communaux par Bruxelles Environnement a été initiée depuis quelques années.

La Région s’est ainsi vu confier en 2017 la gestion de 4 parcs communaux (parcs de la Ligne 28, Marie-José, Albert et Forestier) et 4 autres parcs ont été repris en gestion en 2018 (Val d’Or, parcs Tercoigne, Sauvagère et Bon Pasteur). Deux tronçons de la promenade verte ont également fait l’objet d’une acquisition en 2018 (Canal et Nestor Martin). Plus récemment, la gestion de la totalité ou d’une partie des sites du Kauwberg, du Walckiers, de l’hippodrome de Boitsfort et du Wiels a aussi été confiée à Bruxelles Environnement.

Cette reprise en gestion de parcs par la Région permettra à terme d’améliorer la cohérence de leurs aménagements et de réaliser des économies d’échelle (achat de plants, matériel, paysagistes et personnel de terrain). Elle facilite par ailleurs la réalisation de projets d’envergure régionale tels que la promenade verte, les maillages vert et bleu, le maillage jeu ou le développement des activités sportives dans les parcs. Pour les espaces verts situés en zones sensibles, elle permet d’y développer un gardiennage adapté aux réalités sociales locales. 

Une gestion qualitative et écologique pour l’ensemble des espaces verts bruxellois

Cette approche doit progressivement s’étendre à l’ensemble des espaces verts gérés par les communes et autres aménageurs et gestionnaires d’espaces verts.

Pour ce faire, divers outils sont mis en place : séminaires de formation, guides de bonne pratiques en gestion écologique et paysagère, production de fiches thématiques, possibilité de faire appel à un « facilitateur nature », appels à projets et subsides, mise à disposition d’un outil d’évaluation du potentiel de développement de la biodiversité d’un site pour les architectes et urbanistes, etc.

Des conventions de partenariats portant sur une gestion favorable à la biodiversité et à l’agriculture urbaine ont également été signées ou sont en cours de signature entre Bruxelles Environnement et des partenaires publics disposant d’espaces verts au sens large (Bruxelles Mobilité, SLRB, Citydev, Infrabel, Port de Bruxelles).

Depuis 2017, la division Espaces verts participe, en partenariat avec d’autres institutions, aux réflexions sur les grands enjeux urbanistiques de la Région. Au-delà de ces réflexions, ce partenariat débouche sur une prise en charge active des réalisations (aménagements de nouveaux espaces verts, établissement de liaisons et connexions vertes) ainsi qu’à terme, sur la reprise en gestion des nouveaux espaces verts en projet ou encore à créer.

La division Espace verts est également indirectement impliquée dans la gestion de moyens considérables affectés à l’aménagement ou à la requalification d’espaces verts bruxellois dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération Beliris qui, pour rappel, vise à promouvoir le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles.

A télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur : Espaces verts gérés par la Division Espace verts (Bruxelles Environnement) (.pdf)

Tableaux reprenant les données

  • Espaces verts gérés par Bruxelles Environnement - Division Espace par commune (.xls)

Fiches documentées

Thème « L’occupation des sols et les paysages bruxellois »

  • n°14. Espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection (.pdf)
  • n°6. Le Maillage Vert (.pdf)
  • n°4. Aménagement et gestion d’espaces verts publics par l’IBGE de 1993 à 2001 (.pdf)

Thème « Alimentation durable et agriculture urbaine »

  • n°1. Les potagers urbains (.pdf)
  • n°2. Good food : Agriculture professionnelle en Région bruxelloise (.pdf) 

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Sites semi-naturels et espaces verts protégés (2021)
  • Focus : Good food : Agriculture professionnelle en Région bruxelloise (2020)
  • Focus : Sport et espaces verts en Région bruxelloise (2021)
  • Focus : Le maillage vert (édition 2015-2016)
  • Focus : Le maillage jeux (édition 2015-2016)
  • Focus : Espaces verts : accessibilité au public (mai 2022)
  • Focus : Quels ont été les effets du premier confinement COVID-19 sur l'environnement ? 

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Carte « Végétation 2021 – Répartition de la végétation haute et basse en septembre 2021 »
  • Carte « Espaces verts accessibles au public »
  • Carte « Appréciation de l’offre en espaces verts (2001) »
  • Carte « Promenade verte »
  • Carte « Potagers de Bruxelles environnement »
  • Carte « Zones de carence en espaces verts ouverts au public »
  • Carte « Fragmentation des espaces verts » (2008) 

Etudes et rapports

  • Etude pour un redéploiement des aires ludiques et sportives en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)
  • Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale
    Phase 1 (.pdf)
     - Phase 2 (.pdf) - Phase 3 (.pdf)
  • Développement d’une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts bruxellois - Synthèse des recommandations de l’étude (.pdf)
  • Dedicated 2020.  “Etude sur les opinions et les comportements des Bruxellois pour la résilience de leur ville dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19” (.pdf)

Plans et programmes 

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)
  • Stratégie Good Food « « Vers un système alimentaire plus durable en Région de Bruxelles-Capitale »
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre I - Etat des connaissances, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre II - Objectifs et mesures de gestion, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre III - Plans de gestion des réserves archéologiques, naturelles et forestières, 2019 (.pdf)

Espaces verts accessibles au public (2023)

Focus – Actualisation : décembre 2023 

78% des Bruxellois disposent d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. public à proximité de chez eux.  Ces espaces verts sont cependant de nature, de taille et de qualité très variables.  Parmi les Bruxellois vivant dans des zones carencées en espaces verts, près de 158.000 habitent dans des quartiers peu végétalisés (moins de 30% de couverture végétale). 

Pourquoi cartographier les espaces verts accessibles ?

La moitié de la surface du territoire régional est couverte par de la végétation. Celle-ci est de nature diverse : parcs, bois, forêts, friches, éléments végétalisés associés aux espaces publics et à la voirie (pelouses, arbres, parterres), champs, prairies, toitures végétalisées, jardins privatifs ou encore, grands domaines privés.  

S'ils ont tous une importance capitale pour la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et la résilience régionale, seuls les espaces verts accessibles pour le public jouent un rôle social important en termes de qualité de vie et de santé publique, notamment en tant qu'espaces de détente, de jeux et de rencontre. Ce rôle s’avère particulièrement important à l’échelle d’une ville telle que Bruxelles où environ 2/3 des habitants n’ont pas accès à un jardin privé (Dedicated 2020). Pour plus d’informations, voir fiche documentée consacrée à l’apport de la nature à la santé des Bruxellois et Bruxelloises.

L’objectif du Gouvernement, affirmé tant dans le premier plan Nature que dans le Plan Régional de Développement DurableMode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Il s'agit donc d une démarche qui vise à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine., est que chaque Bruxellois dispose d’un espace vert accessible et accueillant de plus de 1 hectare à moins de 400 m de son habitation ou de moins de 1 hectare à moins de 200 m.

Plus généralement, la politique régionale en matière d’espaces verts vise à augmenter la végétalisation de la ville, en particulier dans ses zones les plus denses en termes de bâti et de population.

Extrait de la carte des espaces verts publics sur fond de photographie aérienne (janvier 2024)

Source Geodata - Bruxelles Environnement (2024), disponible en ligne

La cartographie des espaces verts accessibles au public permet d’identifier les zones de la Région bruxelloise où l’on observe une offre insuffisante de ces espaces. Les zones de carences mettent en lumière les espaces où les aménagements d’espaces verts et les dynamiques de végétalisation sont prioritaires. L’information relative aux espaces verts accessibles au public est vouée à toucher des publics et utilisateurs très larges : instances régionales pour la gestion et le développement de stratégies territoriales à large échelle, communes pour la mise en œuvre de stratégies plus locales et variées, citoyens pour la connaissance de leurs territoires et leur qualité de vie, voire pour développer des projets locaux. 

Depuis la création de Bruxelles Environnement, plusieurs cartes des espaces verts accessibles ont été réalisées

Un premier inventaire géoréférencé (cartographie informatisée) des espaces verts bruxellois a été réalisé en 1997 en soutien à l’élaboration du programme de Maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce. (IGEAT-ULB 1997). La typologie utilisée ne permettait cependant pas de distinguer da façon exhaustive les espaces verts accessibles au public.

En 2009, une nouvelle étude étude visant à élaborer un inventaire géoréférencé des espaces verts et récréatifs accessibles au public a été menée (BRAT 2009). Jusqu’en 2020, cet inventaire n’a été mis à jour que partiellement, essentiellement pour les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement.

En 2020, le BRAT, en association avec Nordend, a été chargé de mettre à jour, compléter et réorganiser l’inventaire et la base de données géoréférencées des espaces verts accessibles afin que celle-ci réponde aux besoins des différents utilisateurs. La mission inclut également l’élaboration d’une méthode reproductible permettant une mise à jour régulière de la base de données via les informations transmises par les gestionnaires des espaces verts. Cette base de données est actuellement mise à jour en continu. 

Quels espaces verts sont cartographiés ?

La notion d’espaces verts accessibles au public ne fait pas l’objet d’une définition univoque et varie selon les objectifs poursuivis et le contexte des politiques urbaines. C’est pourquoi, la première phase du projet lancé en 2020 a été consacrée à définir les espaces verts à prendre en compte dans le cadre de cet inventaire, les différentes catégories ainsi que les critères à appliquer.  L’élaboration de ce cadre s’est appuyée sur ce qui a été fait ailleurs ainsi que sur les résultats d’ateliers de réflexion et d’échanges réunissant divers acteurs communaux et régionaux appelés à utiliser la base de données.

L’approche s’est voulue la plus large possible afin de retenir l’ensemble des espaces accessibles au public et participant à la qualité de vie et au caractère vert de la Région, quelles que soient leur taille ou leur nature.

Au terme de ce processus, les critères suivants ont été retenus pour définir les espaces verts et les espaces végétalisés accessibles pris en compte:

  • Végétalisation: > 10% de couverture végétale

    < 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel à espaces publics végétalisés

     

    Il s’agit des places, placettes, élargissement de trottoirs… Ces espaces sont majoritairement minéralisés mais comportent des plantations assurant leur caractère « vert ». Ils offrent des fonctions d’accueil du public et, en tant qu’espace de respiration, assurent une fonction sociale et écologique importante à l’échelle des quartiers.

    > 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel à espaces verts

Exemple d’espaces retenus dans l’inventaire selon le degré de végétalisation

Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021
Exemple d’espaces retenus dans l’inventaire selon le degré de végétalisation
  • Accessibilité :
    De fait (pas nécessairement de droit)
    À tous
    Gratuité
    Même si l’accessibilité est limitée dans le temps (par ex. ouverture 1 jour/mois)
    Prise en compte des espaces aménagés temporairement

Exemple d’espaces retenus dans l’inventaire selon l’accessibilité

Source des illustrations: BRAT & Nordend 2021
Exemple d’espaces retenus dans l’inventaire selon l’accessibilité
  • Fonctions de séjour et/ou loisir: l’espace doit être aménagé pour le séjour et l’accueil du public (bancs, jeux, chemin, etc.) 

Exemple d’espaces avec fonction de séjour/loisir retenus dans l’inventaire

Source des illustrations: BRAT & Nordend 2021
Exemple d’espaces avec fonction de séjour/loisir retenus dans l’inventaire
  • Taille: pas de taille minimale 

Hormis les espaces « surfaciques », les cheminements non intégrés dans un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. public ont été également repris dans l’inventaire moyennant le respect de certaines conditions : accès public et gratuit, fonction de promenade, cadre verdoyant (public ou privé), interdit aux véhicules (excepté services techniques) et hors circulation routière. 

Exemple de cheminements retenus dans l’inventaire

Source des illustrations: BRAT & Nordend 2021
Exemple de cheminements retenus dans l’inventaire

Attention

En bref, les critères pris en compte pour inclure un espace dans l’inventaire des espaces verts et espaces végétalisés publics sont :

  • Accessibilité de fait et gratuite (même si espace temporaire ou horaires d’ouverture)
  • > 10% de couverture végétale
  • Espace aménagé pour le séjour et l’accueil du public (bancs, jeux, chemins etc.) 

Les catégories et sous-catégories retenues pour définir les différents espaces sont 

  • Espaces publics végétalisés (10-30% de pleine terre ou autre revêtement à caractère      naturel)
  • Espaces verts (> 30% de pleine terre ou autre revêtement type à caractère naturel)
    • Parcs et squares (au sens large)
    • Bois
    • Cimetières
    • Espaces verts associés à la voirie (bermes, ronds-points, etc.)
    • Etangs et berges en milieu urbain (hors parcs et bois)
    • Espaces verts non aménagés (friches, pelouses non aménagées)
  • Espaces verts potentiels
  • Projets d’espaces verts (donnée non exhaustive)
  • Cheminements dans un cadre verdoyant

Cette délimitation de la notion d’espaces verts permet la prise en compte de nombreux petits espaces jouant un rôle important à l'échelle des quartiers (squares, placettes, « pocket parcs », etc.) comme lieux de socialisation, de rencontre ou de jeux. Elle exclut les espaces trop « minéraux » (les espaces repris comme espaces verts doivent avoir plus de 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel).

Faute de disposer d’autres sources, la ou les natures du revêtement au sol (présence de pleine terre ou autre revêtement à caractère naturel versus revêtement à caractère artificiel) est estimée sur base de photographies aériennes ou de Google streetview en prenant en compte leur superficie respective par rapport à la surface totale de l’espace.

Différents champs de la base de données apportent de nombreuses informations complémentaires (dont superficie, % végétalisation, catégorie, modalités d’ouverture, propriétaire, gestionnaire, etc.). A des fins d’aide à la planification, un champs « Potentiel » a été inclus pour intégrer dans l’inventaire des espaces non repris sur base de la définition mais qui présentent un potentiel pour créer un nouvel espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. ou des espaces qui y sont repris mais qui ont un potentiel important d'amélioration au niveau de l'aménagement. 

Exemple d’espaces à potentiel d’espace vert repris dans la base de données

Source des illustrations: BRAT & Nordend 2021

Chaque espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. ou espace public végétalisé a été délimité précisément sur base des cartes reprenant les voiries, le bâti, les parcelles cadastrales et sur base des photographies aériennes. Les voiries locales se trouvant au sein des espaces retenus y ont été intégrées. S’agissant d’une base de données géoréférencées, ces informations peuvent être croisées avec d’autres couches de données (par ex. réseau hydrographiqueLe réseau hydrographique regroupe l’ensemble des cours d'eau, étangs, mares, zones humides…, aire de jeux, affectation au plan régional d’affectation du sol ou PRASLe Plan régional d'Affectation des Sols est l'un des outils majeurs de la politique d'aménagement du territoire régional. Il comprend des prescriptions générales pour l'affectation des sols, des cartes délimitant des zones d'affectation et des prescriptions particulières par zone (notamment pour la protection des espaces verts). Il constitue en outre la référence légale pour l'octroi des permis d'urbanisme, de primes à la rénovation, etc. Il transcrit par ailleurs les objectifs opérationnels du PRD en carte., etc.)

La définition des espaces verts retenue pour la carte 2021 s’est construite en s’appuyant sur celle de 2008 pour éviter une trop grosse rupture. Dans un objectif d’acceptation plus large de la notion, au regard notamment des évolutions des pratiques et des besoins (développement des « pocket park, » des espaces temporaires…), des différences avec 2008 existent néanmoins.  La construction de la base de données rend cependant possibles certaines comparaisons des données entre les 2 inventaires. 

Comment l’information a-t-elle été collectée ?

Dans un premier temps, les espaces verts cartographiés lors de l’inventaire réalisé en 1998 ont été examinés à la lumière des définitions retenues en 2021. Cette analyse a été complétée par différentes sources d’information : photos aériennes (2019), exploitation d’autres bases de données régionales (arbres en voirie, PRAS, carte STAPAS des chemins destinés au trafic non motorisé, etc.), données fournies par les communes et Bruxelles environnement, prise en compte de projets urbanistiques, etc.  Les cas complexes ont été discutés lors de réunions techniques.

La seconde phase de l’étude, démarrée en 2022, a porté notamment sur la validation de la base de données avec les gestionnaires ainsi que sur le développement d’une méthode permettant une mise à jour régulière, par Bruxelles Environnement, sur base de données communiquées par les gestionnaires via une interface numérique (voir formulaire interactif accompagnant la carte géodata). 

En 2023, les espaces verts et espaces végétalisés accessibles au public couvrent 3.194 ha soit 19,7% du territoire régional

Les espaces verts et espaces publics végétalisés accessibles au public pris en compte dans l’inventaire couvrent 3.194 ha soit 19,7% du territoire régional.

Cette superficie correspond à grosso modo 39% de la couverture végétale (canopée comprise). En d’autres termes, de l’ordre de 60% de la couverture végétale correspond à des espaces verts non accessibles au public (jardins ou domaines privés, certains espaces associés aux voiries, talus de chemin de fer, complexes de logements, campus, etc.).

Près de 58% des superficies d’espaces verts et d’espaces végétalisés accessibles sont constitués par des bois (233 ha) et la forêt de Soignes (1608 ha). Les parcs et squares représentent 34%. Les espaces restants sont les cimetières (4,8%), les espaces non aménagés (1,2%), les espaces associés à la voirie (1,3%), les espaces dont la typologie n’a pas pu être attribuée (1%) et les étangs et berges hors parcs et bois (0,4%).

Les espaces verts accessibles et les espaces vegétalisés accessibles de moins de 1 ha sont respectivement au nombre de 834 et 87. Ils couvrent près de 178 ha et 12 ha. 

58% des superficies d’espaces verts et d’espaces végétalisés accessibles sont constitués par des bois et la forêt de Soignes

Source: Bruxelles Environnement 2023
Graphique : 58% des superficies d’espaces verts et d’espaces végétalisés accessibles sont constitués par des bois et la forêt de Soignes

La carte des zones de carence en espaces verts accessibles

Cette carte répertorie les espaces verts accessibles de la Région bruxelloise et délimite les zones de la Région bruxelloise où l’on observe une carence de ces espaces.

Les espaces verts pris en compte pour l’établissement de cette carte et l’analyse des données sont les espaces accessibles de droit avec plus de 50% de couverture végétale et aménagés pour l’accueil du public. Les zones de carence ont été identifiées en se basant sur les objectifs d’accessibilité aux espaces verts définis dans le Plan nature et le PRDD: il s’agit de toutes les zones situées à plus de 200 m d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. d’une taille inférieure à 1 hectare et à plus de 400 m d’un espace vert d’une taille supérieure à 1 hectare. Les distances prises en compte correspondent à des cheminements réels (pas à vol d’oiseau) jusqu’aux entrées (ponctuelles ou diffuses) des espaces verts.

Le choix des espaces verts pris en compte répond au souci de pouvoir comparer les données de l’inventaire de 2009 avec celles du présent inventaire.  Pour l’analyse, il a été considéré que les entrées des espaces verts correspondaient aux intersections entre les voiries et les limites des espaces verts. 

Les Bruxellois vivant dans des zones carencées en espaces verts habitent majoritairement dans les quartiers les plus centraux

Source:  Bruxelles Environnement 2023
Graphique : Les Bruxellois vivant dans des zones carencées en espaces verts habitent majoritairement dans les quartiers les plus centraux

La carte ci-dessous ne prend en compte que les espaces verts accessibles de plus de 1 ha.  Les différentes couleurs correspondent au temps nécessaire pour parcourir à pied, en cheminement réel, la distance séparant le point considéré à l’espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. de plus de 1 ha le plus proche.   Les Bruxellois habitant dans les zones reprises en orange et rouge sont localisés à plus de 400 mètres à pied d’un espace vert de plus de 1 ha. 

Une part importante du territoire se trouve à plus de 400 mètres d’un espace vert accessible de plus de 1 ha (distance piétonne)

Source:  Bruxelles Environnement 2023
Une part importante du territoire se trouve à plus de 400 mètres d’un espace vert accessible de plus de 1 ha (distance piétonne)

Ces zones de carences mettent en lumière les espaces où les aménagements d’espaces verts et les dynamiques de végétalisation doivent être prioritairement envisagées. D’autres critères interviennent également, notamment l’importance quantitative de la population et le taux de couverture végétale dans les périmètres concernés.

En fonction des projets et de leurs objectifs, d’autres cartes peuvent être aisément produites sur base d’autres critères (par ex. taille des espaces verts, distances à parcourir, degré de végétalisation, etc.) et croisement de couches de données (par ex. % de jeunes de moins de 18 ans par quartier, revenus moyens, etc.). 

22% des Bruxellois ne disposent pas d’un espace vert de proximité

En 2023, environ 78% des Bruxellois disposent d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. à proximité de chez eux (calculé selon la méthodologie exposée ci-dessus, les données sur les espaces verts datent de 2023, les données de population de 2021). Ces espaces verts peuvent être de taille, de nature et qualité variables et ne remplissent pas tous les mêmes fonctions (par exemple, un cimetière très végétalisé, s’il peut se prêter à la promenade, ne se prête pas aux jeux d’enfants).

Entre 2020 et 2023, le pourcentage estimé de Bruxellois vivant dans une zone de carence en espaces verts serait passé d’environ 26% à 22%. Cette évolution apparente positive est cependant à relativiser dans la mesure où, d’une part, elle est probablement partiellement liée à une inventorisation plus complète des espaces à intégrer dans la base de données (les données 2020 n’étaient pas encore validées) et que, par ailleurs, les données de population sont de 2021 et non pas de 2023 (la population bruxelloise s’est accrue d’environ 23.000 habitants entre 2020 et 2023). 

Et 42% ne disposent pas d’un espace vert de plus de 1 ha à moins de 400 m à pied de chez eux

Si l’on ne prend en compte que les espaces verts de plus de 1 ha (soit environ la taille du terrain de football du Heysel  x 1,4), le pourcentage de population pourvue en espaces verts accessibles n’est plus que de 58,2%. En d’autres termes, près de 42% des Bruxellois n’ont pas accès à un espace vert de plus de 1 ha à moins de 400 mètres de chez eux (distance piétonne). Et parmi ces derniers, la moitié (22% de la population totale) n’a en outre pas non plus accès à un espace vert de petite taille (inférieure à 1 ha) à moins de 200 mètres de son habitation. 

Schaerbeek, Bruxelles-Ville, Ixelles, Molenbeek et Uccle, communes où le nombre absolu de citoyens habitant en zone de carence est le plus élevé

Source: Bruxelles Environnement 2023
Schaerbeek, Bruxelles-Ville, Ixelles, Molenbeek et Uccle, communes où le nombre absolu de citoyens habitant en zone de carence est le plus élevé

En termes de pourcentage de population, les communes les plus carencées sont, par ordre, Ixelles, Uccle, Molenbeek, Auderghem, Forest, Saint-Gilles, Woluwé-Saint-Lambert et Schaerbeek. Dans ces communes, entre un quart et un tiers de la population ne dispose pas d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. de proximité. 

7 communes disposent de moins de 10 m2 d’espaces verts publics par habitant

L’offre en espaces verts s’apprécie également selon les superficies disponibles par habitant. Cet indicateur reflète la pression récréative qui s’exerce sur un espace vert et qui peut entraîner des dégradations (par ex. piétinement excessif des pelouses) ou des conflits d’usage. Le ressourcement qu’offre le contact avec la nature est également moindre dans un espace vert extrêmement fréquenté. 

En moyenne, en 2023, 25 m² d’espaces verts accessibles sont disponibles par Bruxellois, avec à nouveau de fortes différences entre les quartiers et communes. 

La disponibilité en espaces verts accessibles par habitant s’étage entre 1 m2 à Saint Gilles et 314 m2 à Watermael-Boitsfort (forêt comprise)

Source: Bruxelles Environnement 2023
La disponibilité en espaces verts accessibles par habitant s’étage entre 1 m2 à Saint Gilles et 314 m2 à Watermael-Boitsfort (forêt comprise)

Les normes en matière de disponibilité en espaces verts accessibles par habitant disponibles dans la littérature sont extrêmement variables. La ville de Paris (département de Paris et 3 départements contigus) a fixé la quantité d’espaces verts à 10 m²/habitant en zone centrale et à 25 m²/habitant en zone périurbaine via une circulaire ministérielle datant de 1973 (Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile de France 2009). 7 communes bruxelloises disposent de moins de 10 m2 d’espaces verts publics par habitant à savoir, Saint-Gilles (1,1 habitant par m2 d’espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. disponible), Etterbeek, Saint-Josse, Ixelles, Schaerbeek, Molenbeek et Koekelberg.  La commune de Forest atteint tout juste le seuil. Avec 12 m2/habitant, les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Anderlecht sont également proches du seuil de 10 m2L’Organisation Mondiale de la Santé recommande un minimum de 12 m² d’espaces verts par habitant. La présence d’un espace vert à moins de 300 mètres de son logement (soit environ 5 minutes de marche) contribue à une meilleure qualité de vie. Une forte disponibilité en espace à caractère naturel assure une perméabilité au tissu urbain favorable aux déplacements de nombreuses espèces végétales et animales. (source : ville Lyon).

A l’opposé, les communes périphériques de Watermael-Boitsfort, Auderghem, Uccle et, dans une moindre mesure, Woluwe-Saint-Pierre, du fait notamment de la présence de la forêt de Soignes, disposent d’une disponibilité en espaces verts accessibles par habitant particulièrement élevée. Néanmoins, une part importante des habitants d’Uccle et d’Auderghem vivent dans des quartiers insuffisamment pourvus en espaces verts publics (voir graphe et tableau ci-dessous).

Des communes très vertes mais où une part importante de la population vit dans des zones de carences en espaces verts accessibles

Source: Bruxelles Environnement 2023
Graphique : Des communes très vertes mais où une part importante de la population vit dans des zones de carences en espaces verts accessibles

Ce graphique montre que même dans des communes très « vertes » (en termes de couverture végétale) telles que Uccle et Auderghem, respectivement plus d’un tiers et plus d’un quart de la population vit dans des quartiers carencés en espaces verts accessibles.  Ceci s’explique par différents facteurs : beaucoup d’espaces verts ne font pas partie de l’espace public (jardins privés ou d’entreprises, cours d’écoles végétalisées, …) ou ne sont pas des espaces verts accessibles (végétation associée aux voiries, certains potagers collectifs, etc.). Par ailleurs, les espaces verts publics peuvent être répartis très inégalement sur le territoire.

Pour en savoir plus : tableau reprenant les données quantitatives sur les espaces verts accessibles et la couverture végétale par commune

13% des Bruxellois ne disposent pas d’un espace vert de proximité et vivent dans un quartier peu végétalisé (< 30%)

D’un point de vue urbanistique, l’analyse de l’offre quantitative en espaces verts est plus pertinente à l’échelle des quartiers. Les données de taux de végétalisation, espaces verts accessibles et population sont disponibles pour les 145 quartiers bruxellois (cf. définition IBSA-Monitoring des quartiers).

L’analyse des données à une échelle spatiale fine montre que 16.717 Bruxellois vivent dans des zones de carence en espaces verts publics dans un quartier où la couverture végétale est inférieure ou égale à 10%. Ce chiffre est de 157.853 habitants pour les quartiers où le taux de végétalisation est de moins de 30%.

Environ 160.000 Bruxellois vivent dans un quartier peu végétalisé (< 30%) et dans une zone de carence en espaces verts publics

Source: Bruxelles Environnement 2023
Graphique : Environ 160.000 Bruxellois vivent dans un quartier peu végétalisé (< 30%) et dans une zone de carence en espaces verts publics

Ces données permettent aussi, par exemple, d’identifier les 10 quartiers bruxellois où le nombre d’habitants qui n’ont pas un accès satisfaisant à un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. de proximité (selon les critères expliqués ci-dessus) est le plus grand. Il s’agit de Molenbeek historique, Cureghem Bara, chaussée de Wavre-Saint-Julien, Dailly, Woeste, Bas Forest, chaussée de Haecht, Globe, Gare de l’Ouest, Chatelain, Vieux Laeken est. Certains de ces quartiers sont en outre très faiblement végétalisés (Molenbeek historique, Cureghem Bara, Gare de l’Ouest, Bas Forest, Chaussée de Haecht, etc.). 

Au-delà de cette approche purement quantitative, l’examen de l’offre à des fins de diagnostic doit également prendre en compte les aspects qualitatifs des espaces verts. 

Que peut-on dire de l’évolution de l’offre en espaces verts accessibles ?

La comparaison des deux inventaires (2009 et 2020) présente des difficultés liées à l’évolution de la définition des espaces verts pris en compte et à une révision des contours cartographiques des espaces verts (plus précis en 2020 ce qui a conduit à une perte de superficie de 23 ha). Les moyens mis en œuvre ont également permis de réaliser un inventaire plus approfondi en 2020. Si les chiffres globaux fournis par ces 2 inventaires ne peuvent dès lors pas être comparés, une analyse plus fine des résultats repris dans la base de données permet néanmoins certaines estimations.

Les données présentées ci-dessous se rapportent aux espaces verts accessibles de fait (donc pas nécessairement de droit).

Entre 2009 et 2020, 90 espaces verts (> 30% de perméabilité) ou espaces publics végétalisés (entre 10 et 30% de perméabilité) ont été « créés ». Ce chiffre englobe de « vraies créations », c’est-à-dire l’aménagement d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés créés de toute pièce à un emplacement où il n'en existait pas auparavant, mais aussi des aménagements légers qui ont permis d’inclure les espaces bénéficiaires dans l’inventaire mis à jour (par ex. berme ou oreille de trottoir où un banc a été ajouté depuis 2008).

Les « vraies créations », au nombre de 49, couvrent une superficie de 26 ha.  Les aménagements légers, au nombre de 41, représentent 3 ha. 

26 ha d’espaces verts (essentiellement) et d’espaces publics végétalisés (accessoirement) créés entre 2009 et 2020

Source:  Bruxelles Environnement 2022
Graphique : 26 ha d’espaces verts (essentiellement) et d’espaces publics végétalisés (accessoirement) créés entre 2009 et 2020

Entre 2009 et 2020, 38 parcs et squares ont été « créés » (y compris aménagements légers). En termes de superficie, près de la moitié des « vraies créations » d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés concernent le territoire de Bruxelles-Ville (12,5 ha dont 11 ha correspondent à la Coulée Verte et au parc Pannenhuis). Près de 5 ha et 3 ha d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés ont également été aménagés sur les communes de Molenbeek (dont parc de la ligne 28 et porte de Ninove) et Anderlecht (dont Boulevard Paepsem - Boulevard Industriel).

Durant cette période, des espaces verts ont également disparu suite à des projets de constructions. Ceci concerne 22 espaces verts ou espaces publics végétalisés totalisant une superficie de 7,9 ha.

L’« accroissement net » de l’offre en espaces verts ou espaces publics végétalisés accessibles (correspondant à des « vraies créations ») a donc été de l’ordre de 18 ha (soit environ 25 terrains de football de la taille du stade du Heysel).  

Compte tenu du fait que la population bruxelloise s’est accrue de 149.723 habitants entre 2009 et 2020 (Statbel 2022), cet accroissement net correspond à 1,2 m2 par nouvel habitant.

En conclusion, si les superficies d’espaces verts et d’espaces publics végétalisés se sont accrues entre les 2 inventaires, cette offre rapportée au nombre d’habitants a diminué à l’échelle régionale sur cette même période en raison de la forte croissance démographique. 

En ce qui concerne les sites régionaux, environ 85 ha d’espaces verts ont été ouverts ou repris en gestion par Bruxelles Environnement au cours de ces 2 dernières décennies. La promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé., une boucle de 60 km autour de Bruxelles et qui traverse différents parcs et paysages bruxellois, a également été aménagée pour les promenades pédestres et cyclistes. 

Des informations complémentaires à ce sujet figurent dans le sujet consacré aux espaces verts gérés par Bruxelles Environnement.

A télécharger

Fiches documentées

  • Apport de la nature à la santé des Bruxellois 2022 (.pdf)
  • Représentations sociales des bruxellois.e.s vis-à-vis de leur environnement naturel et des espaces verts bruxellois 2022 (.pdf)
  • Le Maillage Vert 2017 (.pdf) 

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement (2023)
  • Focus : Sport et espaces verts en Région bruxelloise (2021)
  • Focus : Couverture végétale en Région bruxelloise  (2023)
  • Focus: La carte d’évaluation biologique de la Région bruxelloise (2022)
  • Focus : Le maillage jeux (2022)

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Carte «Végétation 2021 – Répartition de la végétation en septembre 2021 »
  • Carte « Espaces verts accessibles au public 2024)»
  • Carte « Promenade verte »
  • Carte « Zones de carence en espaces verts ouverts au public » 

Etudes et rapports

  • BRAT & NORDEND 2021. « Mise à jour et réorganisation de la base de données Postgis des espaces verts accessibles au public», rapport final, étude effectuée à la demande de Bruxelles environnement, 58 p.
  • BRAT 2009. « Inventaire des espaces verts et espaces récréatifs accessibles au public en Région de Bruxelles-Capitale », rapport effectué à la demande de Bruxelles environnement, 72 p.
  • BRAT & RUIMTECEL 2009. « Etude pour un redéploiement des aires ludiques et sportives en Région de Bruxelles-Capitale », rapport effectué à la demande de Bruxelles environnement, 51 p. (.pdf)
  • BRAT & PEPS 2017. « Développement d'une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts en Région de Bruxelles Capitale », rapport effectué à la demande de Bruxelles environnement
    Phase 1 (.pdf) - Phase 2 (.pdf) - Phase 3 (.pdf)
  • BRAT & PEPS 2017. « Développement d’une stratégie globale de redéploiement du sport dans les espaces verts bruxellois - Synthèse des recommandations de l’étude », rapport effectué à la demande de Bruxelles environnement
  • INSTITUT D’AMÉNAGEMENT ET D’URBANISME D’ILE DE FRANCE 2009. « La desserte en espaces verts »

Plans et programmes

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)

Sites semi-naturels et espaces verts protégés

Indicateur – Actualisation : janvier 2026 

14,6% du territoire bruxellois fait l’objet d’une protection visant spécifiquement la conservation de la nature.  Des objectifs de conservation des habitats naturels et des espèces à protéger doivent y être définis et mis en œuvre via des plans de gestion. Les seuls sites bénéficiant actuellement de ce régime de protection, sur une base légale, sont les 18 réserves naturelles et forestières ainsi que les 3 zones Natura 2000 que compte la Région bruxelloise. 

Face aux multiples pressions humaines s’exerçant sur l’environnement - et, notamment, sur la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). - les autorités publiques ont mis en place divers outils de protection s’appliquant à certains sites.

En Région bruxelloise, différents statuts de protection plus ou moins contraignants en termes de conservation de la nature coexistent et s’appliquent parfois à un même site. Les régimes de protection les plus stricts s’appliquent aux réserves naturelles et forestières ainsi qu’aux sites Natura 2000. 

Pour ces sites la législation prévoit en effet de définir des objectifs de conservation des habitats naturels et des espèces à protéger ainsi que les mesures de gestion nécessaires pour les atteindre. Le plan régional nature 2016-2020 parle de « protection active ».  

Outre ces statuts de protection directe découlant de la législation nature, les espaces verts peuvent également bénéficier d’une protection indirecte via les législations relatives à l’aménagement du territoire, à la protection du patrimoine ou à la protection des ressources en eau. Pour reprendre la terminologie du plan nature, il s’agit d’une « protection passive ». Celle-ci n’implique aucune obligation de gestion active visant à un maintien de la valeur biologique de ces espaces verts mais une part des interdictions et prescriptions qui s’y appliquent confèrent un certain degré de protection. 

La Région bruxelloise compte 18 réserves naturelles et forestières

La Région bruxelloise compte 16 réserves naturelles et 2 réserves forestières s’étendant respectivement sur près de 135 ha et 159 ha. Au total ces réserves couvrent 1,8% du territoire bruxellois.

Il s’agit d’aires protégées pour leur valeur biologique exceptionnelle ou particulière. Elles bénéficient des régimes de protection les plus stricts.

Les réserves naturelles ou forestières peuvent être soit intégrales soit dirigées, selon que l’on y laisse les phénomènes naturels évoluer selon leur dynamique propre ou que l’on y applique une gestion spécifique.  Celle-ci est destinée à maintenir ou rétablir, dans un état de conservation favorable, certaines espèces et habitats naturels ou à sauvegarder des peuplements d’arbres indigènes ou des formes paysagères (facies) caractéristiques ou remarquables associés à certaines associations végétales.

Pour en savoir plus sur les différents types de réserves, leurs statuts et leur gestion :

La loi sur la conservation de la nature (12 juillet 1973) et l’ordonnance bruxelloise relative à la conservation et la protection de la nature (27 avril 1995) ont conduit à la création des statuts de « réserve naturelleZone constituée par un organisme public ou privé en vue de préserver un spécimen représentatif d'une communauté végétale et animale (biocénose) donnée, principalement dans un but d'ordre scientifique et éducatif. » et de « réserve forestièreLa réserve forestière est une forêt ou une partie de celle-ci, protégée dans le but de sauvegarder des faciès caractéristiques ou remarquables, ou des peuplements d'essence indigène, et d'y assurer l'intégrité du sol et du milieu. », aires protégées pour leur valeur biologique exceptionnelle ou particulière.

L’ordonnance relative à la conservation de la nature du 1er mars 2012 (ordonnance nature) définit différents types de réserves:

  • réserve naturelle intégrale: site protégé créé dans le but d’y laisser des phénomènes naturels évoluer selon leur dynamique propre ;
  • réserve naturelle dirigée : site protégé dans lequel une gestion appropriée tend à maintenir ou à rétablir dans un état de conservation favorable les espèces et habitats naturels pour lesquels le site est désigné comme réserve. A cette fin, des mesures peuvent être prises en vue de conserver, de contrôler ou de réintroduire des espèces végétales ou animales, de maintenir certains faciès du tapis végétal ou de restaurer des habitats naturels altérés ;
  • réserve forestière intégrale: forêt ou partie de celle-ci protégée, créée dans le but d’y laisser des phénomènes naturels évoluer selon leur dynamique propre ;
  • réserve forestière dirigée: forêt ou partie de celle-ci protégée, créée dans le but de sauvegarder des peuplements d’essences indigènes ou des faciès caractéristiques ou remarquables et d’y assurer l’intégrité du sol et du milieu.

Les réserves bruxelloises diffèrent aussi par leur statut :

  • réserves naturelles régionales : elles sont érigées sur des terrains appartenant à la Région, pris en location par celle-ci ou mis à sa disposition à cette fin et gérées par la Région (Bruxelles Environnement) ;
  • réserves naturelles agréés: il s’agit de réserves naturelles érigées sur d’autres terrains que ceux décrits ci-dessus, à la demande du propriétaire des terrains et, le cas échéant, avec l’accord de leurs occupants et qui sont gérées par une personne physique ou morale (association) autre que la Région ;
  • réserves forestières : elles sont érigées sur des terrains appartenant à la Région, pris en location par celle-ci ou mis à sa disposition à cette fin.

Les réserves naturelles bénéficient des régimes de protection les plus stricts. Une série d’actes y sont interdits (sauf dérogations prévues par leur plan de gestion) : construction ou modification du relief du sol, activités de cueillette et autres prélèvements (y compris de bois mort), plantations d’essences non indigènes, perturbation intentionnelle des espèces animales sauvages, nourrissage de la faune sauvage et rempoissonnement, circulation en dehors des sentiers, utilisation d’engrais et de pesticides, etc. Ces mesures s’appliquent également aux réserves forestières mais celles-ci restent toutefois soumises au régime forestier (règlementation qui régit les forêts publiques, exploitées ou non).

Chaque réserve naturelle et forestière doit faire l’objet d’un plan de gestion qui doit être soumis à enquête publique ainsi que d’un règlement relatif à la circulation (en dehors des routes et chemins ouverts à la circulation publique) et d’un règlement de surveillance et de police. L’ordonnance nature prévoit également la réalisation d’une évaluation appropriée des incidences de tout plan ou projet susceptible d’affecter les réserves naturelles ou forestières de manière significative.

Pour les réserves naturelles et forestières se trouvant dans des sites Natura 2000, les objectifs de conservation fixés pour les habitats naturels et les espèces sont identiques à ceux énoncés dans les arrêtés de désignation du site. Seules 5 réserves naturelles ne se situent pas en zones spéciales de conservation du réseau Natura 2000, à savoir: le Zavelenberg, le Vogelzangbeek,  le Moeraske, le Koevijverdal et la roselière de Neerpede.

En forêt de Soignes, le statut de réserve naturelle a souvent été octroyé à des milieux humides localisés dans les vallons. Si elles subissent une forte pression récréative, ces zones très sensibles au piétinement sont menacées de dégradation rapide, voire de disparition. L’essentiel des réserves naturelles dirigées existant en forêt de Soignes concerne des vallons et des zones semi-ouvertes qui nécessitent souvent une gestion qui diffère de la gestion sylvicole standard.

Des informations supplémentaires sur la gestion des réserves bruxelloises sont également disponibles sur la partie du site Internet de Bruxelles Environnement consacrée à la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et aux espaces verts.

Bon à savoir

Les options de gestion sont choisies par un comité rassemblant des scientifiques et des membres d’associations de protection de la nature, en fonction de la spécificité des lieux et des objectifs de préservation à atteindre. Elles sont ensuite consignées dans un plan de gestion propre à chaque réserve et qui est soumis à enquête publique. La mise en œuvre de ces plans est assurée par Bruxelles Environnement (parfois en collaboration avec des associations) et fait l’objet d’un suivi scientifique. Un plan de gestion a été officiellement adopté pour 14 des 18 réserves naturelles ou forestières bruxelloises.

Pour en savoir plus sur la gestion des réserves à Bruxelles.

Plusieurs vagues de désignation de réserves se sont succédé depuis la création de la Région bruxelloise.

Deux nouvelles réserves ont été créées en 2019

Source : Bruxelles Environnement 2026
Graphique : Deux nouvelles réserves ont été créées en 2019

Lire le texte de transcription

Les premières réserves ont été désignées en 1989. Six vagues de désignation se sont ensuite succédées: en 1990 (les réserves naturelle et forestière du Rouge-Cloître), en 1992 (6 réserves naturelles et 1 réserve forestière aux Enfants Noyés), en 1998 (4 réserves naturelles), en 2007 (remplacement de la réserve forestière des Enfants noyés par la réserve forestière intégrale du Grippensdelle), en 2009 (réserve naturelle agrée au Vogelzang) et en 2019 (réserves naturelles agrées du Koevijverdal et roselière de Neerpede).

La superficie de la réserve naturelle du Vogelzangbeek s’est accrue de 5 ha en 2022

Source : Bruxelles Environnement 2026
Graphique : La superficie de la réserve naturelle du Vogelzangbeek s’est accrue de 5 ha en 2022

En 2022, le statut de réserve naturelleZone constituée par un organisme public ou privé en vue de préserver un spécimen représentatif d'une communauté végétale et animale (biocénose) donnée, principalement dans un but d'ordre scientifique et éducatif. agréé a été renouvelé pour le site du Vogelzangbeek à Anderlecht avec une extension de sa superficie de 5,15 ha. Trois ans auparavant, deux nouvelles petites réserves, localisées sur cette même commune, avaient été désignées : le Koevijverdal et la Roselière de Neerpede.

En juillet 2017, la réserve forestièreLa réserve forestière est une forêt ou une partie de celle-ci, protégée dans le but de sauvegarder des faciès caractéristiques ou remarquables, ou des peuplements d'essence indigène, et d'y assurer l'intégrité du sol et du milieu. intégrale du Grippensdelle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et ce, conjointement avec 3 autres réserves intégrales de la forêt de Soignes localisées en Régions flamande et wallonne. Ces parties de la forêt de Soignes, couvrant au total une superficie de 270 ha, ont ainsi été reconnues comme composantes d’une série qui compte aujourd’hui 94 hêtraies remarquables situées dans 18 pays européens et qui font toutes l’objet d’une protection stricte. Certaines de ces hêtraies sont des vestiges de forêt primaire ou des massifs pluri-centenaires faiblement altérés par l’homme. L’ensemble de ces hêtraies est reconnu comme un témoignage commun de l’évolution et de l’impact exceptionnels de l’écosystèmeC'est l'ensemble des êtres vivants (faune et flore) et des éléments non vivants (eau, air, matières solides), aux nombreuses interactions, d'un milieu naturel (forêt, champ, etc.). L'écosystème se caractérise essentiellement par des relations d'ordre bio-physico-chimique. du hêtre en Europe depuis la dernière période glaciaire.  Du fait du classement de ces réserves de la forêt de Soignes par l’Unesco, l’ensemble du massif sonien est considéré comme zone tampon c’est-à-dire que rien ne peut y être fait qui menace la protection des zones sous statut Unesco.

Carte interactive des réserves naturelles et forestières

Le réseau Natura 2000 bruxellois couvre 14,3% du territoire bruxellois

Le réseau Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels ou semi-naturels qui font l’objet d’un statut spécial de protection en raison des habitats ou des espèces qui s’y trouvent. Il a pour objectif de maintenir la diversité de ces milieux naturels et d’améliorer leur qualité. Pour ce faire, on ne tient pas seulement compte de la fonction de nature, mais aussi d’exigences économiques, sociales, culturelles et régionales.

Le réseau Natura 2000 se compose de sites désignés par les Etats membres en application de 2 directives européennes concernant respectivement la préservation des oiseaux sauvages dite « directive Oiseaux » (directive 2009/147/CE) et la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages dite « directive Habitats » (directive 92/43/CEE). Cette dernière vise à la fois la conservation des habitats naturels et des habitats d’espèces et la conservation des espèces sauvages, animales et végétales qui y sont liées.  Elle reprend, en annexe I, une liste des habitats naturels ou semi-naturels considérés comme d'intérêt communautaire (c’est-à-dire, en résumé, des habitats rares et/ou typiques ou remarquables à l’échelle de l’Union européenne) et, en annexe II, une liste des espèces de faune et de flore d'intérêt communautaire.

Bien que certains sites soient intéressants pour de nombreuses espèces d’oiseaux, la Région ne comporte pas de « zones de protection spéciales » désignées dans le cadre de la « directive  Oiseaux ».  Cependant, malgré son caractère urbain, le territoire régional compte 10 types d’habitats figurant dans l’annexe I de la directive « Habitats » (en particulier des habitats forestiers dont, principalement, la hêtraie acidophile) et 10 espèces de faune de l’Annexe II (6 espèces de chauves-souris, un insecte, un poisson, un amphibien ainsi qu’un petit mollusque). 

La présence de ces habitats naturels et de ces espèces a permis d’établir une liste de sites abritant ces derniers et de proposer ceux-ci comme « zones spéciales de conservation » (ZSC) à la Commission européenne laquelle les a approuvés en décembre 2004. Etant donné le haut degré d’urbanisation de la Région, il ne s’agit pas d’un seul grand site homogène mais de trois sites comprenant une mosaïque de 48 stations.

La désignation des sites Natura 2000 a fait l’objet de trois arrêtés du Gouvernement bruxellois (adoptés en 2015 et 2016) comportant notamment les objectifs de conservation des sites, les moyens de gestion proposés pour les atteindre ainsi que les interdictions particulières applicables dans ou en dehors des sites pour assurer leur préservation. En 2019, la ZSC II a été étendue pour intégrer 13 hectares supplémentaires (site de l’ancien Institut Pasteur) au niveau du plateau Engeland.

Les 3 ZSC couvrent une superficie totale de 2329 hectares :

  • ZSC I : Forêt de Soignes avec lisières et domaines boisés avoisinants et la vallée de la Woluwe (2066 ha dont 1690 ha d’habitats d’intérêt communautaire) ;
  • ZSC II : Zones boisées et ouvertes au sud de la Région de Bruxelles-Capitale - complexe Verrewinkel – Kinsendael (147 ha dont 81 ha d’habitats d’intérêt communautaire) ;
  • ZSC III : Zones boisées et zones humides de la Vallée du Molenbeek dans le nord-ouest de la Région de Bruxelles-Capitale (116 ha dont 81 ha d’habitats d’intérêt communautaire).

Le réseau Natura 2000 couvre 14,3% du territoire bruxellois.  Avec une superficie de 1659 ha, la partie bruxelloise de la forêt de Soignes représente une majeure partie du réseau Natura 2000.  Bruxelles Environnement gère un peu moins de 90% de la superficie de l’ensemble des sites Natura 2000 régionaux. 

Pour en savoir plus sur les habitats et espèces Natura 2000 en Région bruxelloise et les plans de gestion.

Carte interactive des habitats Natura 2000 en Région bruxelloise

Des prairies et roselières protégées comme patrimoine naturel régional

L’ordonnance nature introduit le concept d’« habitats naturels d'intérêt régional » (HIR) définis comme des « habitats naturels présents sur le territoire régional, pour la conservation desquels la Région a une responsabilité particulière en raison de leur importance pour le patrimoine naturel régional et/ou de leur état de conservation défavorable ». Ces HIR peuvent être localisés au sein des sites Natura 2000 mais également en dehors où ils se rapportent en grande partie à des habitats ouverts. Les HIR inclus en zone Natura 2000 ou dans des réserves naturelles font l’objet d’objectifs de conservation et de mesures de gestion qui s’y rapportent.

6 types d’HIR, couvrant une superficie d’environ 93 ha, ont été délimités au niveau des 3 sites Natura 2000. Il s’agit principalement de prairies comportant certaines plantes déterminées (graminées particulières, populage des marais, potentille des oies, …) et de roselières.

Tableau : Types et superficies des habitats d’intérêt régional présents dans les zones Natura 2000

La Région bruxelloise s’est engagée à protéger activement les habitats naturels et espèces liées sur 25% de son territoire d’ici 2030

Si l’on totalise les superficies couvertes par les sites Natura 2000 et celles des réserves naturelles et forestières (hors réseau Natura 2000 pour éviter un double comptage), 14,6% du territoire bénéficie d’un statut de protection impliquant que des objectifs de conservation de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). y soient définis et mis en œuvre via une gestion active s’appuyant sur des plans de gestion.

En 2020, au niveau européen, la superficie des sites Natura 2000 s’élevait à 18,5% pour les écosystèmes terrestres et 8% pour les écosystèmes marins (UE 27). A l’échelle belge, ces mêmes pourcentages s’élèvent respectivement à 12,7 et 38,1% du territoire. Dans les pays voisins ces pourcentages sont de 12,9 et 38,8% en France, 14,7% et 25,6% aux Pays-Bas, 15,4% et 45,7% en Allemagne et 27,1% au Grand-Duché de Luxembourg.

En réponse aux engagements pris lors de la COP 15 « Biodiversité » et de la mise en œuvre de la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité (voir encadré ci-dessous), la Région bruxelloise s’est engagée, en octobre 2023, à augmenter la protection du territoire bruxellois : d’ici 2030, 25% de son territoire devra être activement protégé ou strictement protégé (réserve intégrale).  Cet engagement vise à contribuer à répondre à des enjeux en termes de biodiversité mais aussi de résilience du territoire, de qualité de vie et de santé des Bruxelloises et Bruxellois.

La protection de zones supplémentaires se fera via la mise en place de nouveaux types d’actions juridiques et/ou administratives reposant sur 8 pôles d’action. Ceux-ci porteront par exemple sur des modifications du Plan Régional d’Affectation du Sol (protection planologique ou renforcement de la protection planologique existante), sur la mise en œuvre de plans de gestion plus volontaristes au niveau d’espaces verts existants présentant un intérêt biologique particulier ou encore, sur la protection d’habitats naturels liés à des espèces rares et précieuses (Lucanes cerf-volant par exemple).

Un groupe de travail rassemblant les partenaires contribuant à la mise en œuvre du Pledge sur les aires protégées (notamment Perspective, Bruxelles Environnement et Urban) sera créé. Celui-ci aura pour mission d’identifier les surfaces à désigner comme devant faire l’objet de mesures de protection et d’assurer le suivi des objectifs.

Bon à savoir

L’UE et les NU fixent un objectif de restauration d’au moins 30% des écosystèmes dégradés d’ici 2030

La 15ième Conférence des Parties à la Convention des nations Unies sur la diversité biologique (COP15), tenue à Montréal fin 2022, a abouti à un accord intégrant une vision pour 2050 et 23 cibles à atteindre d’ici 2030. Ces cibles incluent notamment :

  • la restauration d’au moins 30% des zones d'écosystèmes terrestres, d'eaux intérieures, côtiers et marins dégradés (…) ;
  • la conservation et gestion, par le biais de systèmes d'aires protégées écologiquement représentatifs, bien reliés et gérés de manière équitable (…), d’au moins 30% des écosystèmes terrestres et marins (en particulier ceux présentant une importance particulière pour la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et les fonctions et services écosystémiquesEnsemble des services rendus par les sols à l’environnement et de facto à notre société : fourniture d’eau potable, limitation des inondations, stockage du Carbone atmosphérique, support pour la faune et la flore...)).

Cet engagement mondial fait lui-même écho à l’adoption, deux ans plus tôt, de la stratégie de l’Union européenne en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030. Cette stratégie contient des engagements (pledges) et des actions spécifiques à mettre en œuvre d'ici 2030, déclinés selon 3 principaux piliers :

  • l’établissement d’un réseau européen élargi de zones protégées : il s’agit d’élargir les zones Natura 2000 existantes pour atteindre la création de zones protégées représentant au moins 30% de la superficie terrestre et 30% de la superficie marine ainsi que d’assurer la connectivité écologique nécessaire au brassage génétique des espèces ;
  • la mise en place de mesures pour permettre un changement transformateur : intégration de la nature dans les autres politiques (urbanisme, agriculture…), renforcement des connaissances et recherche de financements complémentaires.
  • l’adoption d’un règlement européen sur la restauration de la nature (EU Nature Restoration Law) : au travers d’engagements (pledges) concrets et d’objectifs contraignants au niveau de l’UE, cette règlementation vise à restaurer les écosystèmes dégradés d'ici 2030 et à les gérer de manière durable, en s'attaquant aux principaux moteurs de la perte de biodiversité.

La proposition de règlement adoptée en juin 2023 vise à mettre en place des mesures de rétablissement qui couvriront, d'ici à 2030, au moins 20% des zones terrestres et 20% des zones marines de l'UE et, d'ici à 2050, l'ensemble des écosystèmes ayant besoin d'être restaurés. L’adoption de ce règlement est espérée pour fin 2023.

Dans ce cadre, les États membres ont été invités par la Commission européenne à lui fournir deux engagements (pledges) :

  • des objectifs quant aux aires protégées : proposition d’une liste de nouvelles zones à désigner à l’échelle du territoire national en vue d’atteindre 30% d’aires protégées à l’horizon 2030 dont au moins 10% d’aires strictement protégées (objectifs mondiaux et européens de protection de la nature). Chaque État membre doit fournir un effort équitable et tout mettre en œuvre afin d’atteindre ce pourcentage. Les engagements seront ensuite évalués par région biogéographique et, si nécessaire, ajustés en fonction des objectifs à atteindre.
  • des objectifs de restauration : description des mesures visant à ce qu’au moins 30 % des espèces et des habitats qui ne sont pas actuellement dans un état favorable affichent une forte tendance positive d’ici 2030.

Compte tenu du cadre institutionnel belge, chaque Région et l’Etat fédéral (compétent pour l’environnement marin) doivent apporter une contribution aux engagements (pledges) nationaux sur les aires protégées et les objectifs de restauration.

En octobre 2025, un plan de gestion a été officiellement adopté pour 88% de la superficie des stations Natura 2000

Des plans de gestion sont établis pour chacune des stations Natura 2000, le cas échéant en consultant les propriétaires et occupants concernés autres que la Région. Ils doivent ensuite faire l’objet d’une procédure d’approbation incluant une enquête publique. Les plans de gestion adoptés jusqu’à présent couvrent 26 stations dont l’ensemble des stations de la ZSC III et la forêt de Soignes.  En termes de superficie, ceci correspond à 88% de la superficie des stations Natura 2000 de la Région bruxelloise. Par ailleurs, si l’on prend en compte les plans de gestion adoptés en première lecture, ce pourcentage s’élève à près de 97% (octobre 2025).

Liens vers les cartes interactives des sites Natura 2000, des habitats Natura 2000 et des espèces « objectifs » Natura 2000.

Plans de gestion approuvés

Près d’un quart du territoire régional affecté en zones d’espaces verts et agricoles

Les outils de planification jouent un rôle essentiel dans la conservation de zones vertes en ville. Le plan régional d’affectation du sol (PRASLe Plan régional d'Affectation des Sols est l'un des outils majeurs de la politique d'aménagement du territoire régional. Il comprend des prescriptions générales pour l'affectation des sols, des cartes délimitant des zones d'affectation et des prescriptions particulières par zone (notamment pour la protection des espaces verts). Il constitue en outre la référence légale pour l'octroi des permis d'urbanisme, de primes à la rénovation, etc. Il transcrit par ailleurs les objectifs opérationnels du PRD en carte.) et la carte d’affectation du sol qui l’accompagne organisent le territoire en zones de différentes affectations dont 8 se rapportent à des espaces verts, au sens large, ou agricoles.

tableau : zones d’espaces verts et agricoles

Lire le texte de transcription

Les zones d’espaces verts (au sens large) et les zones agricoles du PRAS incluent, par ordre d’importance surfacique : les zones forestières (1680 ha), les zones de parcs (929 ha), les zones de sport ou de loisirs de plein air (336 ha), les zones vertes (304 ha), les zones agricoles (228 ha), les zones vertes à haute valeur biologique (179 ha), le domaine royal (171 ha), les zones de cimetières (151 ha).

Le PRASLe Plan régional d'Affectation des Sols est l'un des outils majeurs de la politique d'aménagement du territoire régional. Il comprend des prescriptions générales pour l'affectation des sols, des cartes délimitant des zones d'affectation et des prescriptions particulières par zone (notamment pour la protection des espaces verts). Il constitue en outre la référence légale pour l'octroi des permis d'urbanisme, de primes à la rénovation, etc. Il transcrit par ailleurs les objectifs opérationnels du PRD en carte. instaure également des zones de servitude au pourtour des bois et forêts (excepté lorsqu’un plan particulier d’affectation du sol préexiste au PRAS adopté en 2001). Celles-ci correspondent à une zone non aedificandizone d'emprise d'une largeur de quatre mètres à compter des crêtes de berge s'étendant sur une profondeur de 60 mètres (30 mètres à certaines conditions) à partir de la limite des zones forestières.

Les prescriptions du PRAS s’appliquant aux espaces verts ne confèrent qu’un statut de protection relatif aux sites présentant un intérêt écologique : certains actes et travaux y sont interdits mais rien n’est exigé en termes de maintien de la valeur biologique du site. Pour les affectations « zones vertes », « zones vertes de haute valeur biologiqueValeur reconnue d'un site coté sur base d'une série de critères tels que : la présence d'éléments hydrologiques peu perturbés (sources), la diversité et la rareté des espèces locales de plantes et d'animaux, la présence d'espèces rares, la maturité des végétations (site irremplaçable sauf à très long terme, ex. une forêt séculaire), etc. », « zones forestières » et « zones de parcs », il est cependant tenu compte, à des degrés divers, des aspects écologiques de la zone. Les conditions les plus strictes en ce qui concerne la nature s’appliquent aux « zones vertes de haute valeur biologique » destinées à la conservation et à la régénérationEn sylviculture, opération consistant à remplacer un peuplement mûr soit par voie naturelle, soit par voie artificielle. d’habitats naturels abritant des espèces animales et végétales rares ou présentant une diversité biologique importante. Dans ces zones, seuls sont autorisés les actes et travaux nécessaires à la protection des milieux naturels ou des espèces qu’ils abritent ainsi qu’à la réalisation du maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce.. Sur le plan légal, ce statut ne garantit cependant en aucun cas la bonne gestion du site. Dans les autres zones, les fonctions écologiques côtoient davantage les fonctions sociales, pédagogiques et paysagères. Notons que certains espaces verts délimités dans le PRAS bénéficient aussi de la protection conférée par le statut Natura 2000 ou celui de réserves naturelles ou forestières. 

299 sites d’une superficie de 2.780 ha protégés pour leur valeur de « patrimoine vert »

La notion de patrimoine s’applique au patrimoine architectural et aux sites archéologiques mais aussi au « patrimoine vivant » incluant des sites et arbres remarquables.

En 2025, selon des données de l’IBSA, 146 sites et 5 arbres couvrant une superficie totale de 2.682 ha bénéficiaient du statut de site classé ce qui implique notamment qu’ils ne peuvent pas être démolis. Ces sites englobent des parcs (parc de Bruxelles, bois de la Cambre, ...), des jardins et abords de bâtiments, des arbres remarquables ainsi que des sites semi-naturels non construits ou partiellement construits (Forêt de Soignes, bois du Wilder, Vogelzang…). Ce statut assure une protection très efficace de la valeur patrimoniale du site mais son caractère assez rigide empêche parfois une gestion adaptée au maintien ou à l’accroissement de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore).. 148 sites (dont 105 arbres remarquables), couvrant 98 ha, étaient en outre repris sur la liste de sauvegarde (statut dont les contraintes sont un peu inférieures à celles du classement,).  

La forêt de Soignes compte également deux sites archéologiques classés en 2002 (camp fortifié néolithique et tertres) et qui font l’objet de mesures de conservation particulières. Notons encore que trois cité-jardin sont classées comme ensembles dont Le Logis et Le Floréal, très verdurisées et dont la qualité biologique est intéressante. 

Une zone de 866 ha pour protéger les captages d’eau de distribution

Certaines zones, incluant des espaces verts mais aussi des espaces urbanisés, bénéficient d’un statut de protection visant avant tout à protéger les eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.), les eaux souterraines ou les habitats et espèces directement dépendants de l’eau.  En règlementant les activités autorisées sur ces zones, cette protection contribue également indirectement à une certaine protection des milieux naturels qui y sont localisés.

La Région bruxelloise compte 4 types de zones liées à la protection des ressources en eau dont notamment une zone de protection des captages d'eau souterraine destinés à alimenter le réseau public de distribution d’eau potable. Cette zone de protection, d’une superficie d’environ 866 ha, est localisée au niveau du bois de la Cambre et de la forêt de Soignes (drève de Lorraine).

Les autres zones se rapportent aux obligations et modalités d’épuration des eaux uséesL'épuration des eaux usées est l'élimination des déchets organiques et chimiques de l'eau jusqu'à un point permettant à la vie biologique dans les rivières, les lacs et les mers de ne pas subir les conséquences du déversement des ces eaux usées purifiées. (zone couvrant l’entièreté de la Région), à la protection des eaux contre les pollutions par les nitrates d’origine agricole (zone assez semblable à la zone de protection des captages) et enfin, à des zones où l’utilisation de pesticides est interdite tant pour les gestionnaires publics que privés (lieux et établissements fréquentés par des groupes vulnérables, zone de protection des captages, sites Natura 2000 et réserves naturelles ou forestières). 

Quatre zones de protection de 543 ha pour limiter l’impact de la surfréquentation en forêt de Soignes 

Zones de protection spéciale et réserves archéologiques en forêt de Soignes

Source : Bruxelles Environnement, 2017

La forêt de Soignes compte quatre zones de protection spéciale (ZPS), statut défini dans l’ordonnance du 30 mars 1995 relative à la fréquentation des bois et forêts dans la Région de Bruxelles-Capitale. Ce statut, sans implication sur la gestion écologique, vise à créer des zones tampons autour de zones protégées ou à limiter l’impact de la surfréquentation de certaines zones fragilisées (parcelles de recolonisation, de plantation, etc.) ou refuges pour la faune par des restrictions d’usage (chiens tenus en laisse et accessibilité du public limitée aux chemins et sentiers).

Quatre ZPS occupant une superficie de 587 ha ont ainsi été désignées par arrêté en 2007. En 2016, cette superficie a été réduite à un total de 543 ha pour tenir compte de l’élargissement de la réserve forestièreLa réserve forestière est une forêt ou une partie de celle-ci, protégée dans le but de sauvegarder des faciès caractéristiques ou remarquables, ou des peuplements d'essence indigène, et d'y assurer l'intégrité du sol et du milieu. intégrale du Grippensdelle qui chevauchait en partie la ZPS 4.

A télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur : Espaces verts protégés (.pdf)

Tableaux reprenant les données

  • Nombre de réserves naturelles et forestières en Région de Bruxelles-Capitale (.xls)
  • Superficie totale de réserves naturelles et forestières en Région de Bruxelles-Capitale (.xls)

Fiches documentées

  • Etat local de conservation des espèces des directives habitats et oiseaux en Région bruxelloise - 2018 (.pdf)
  • Surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise - 2020 (.pdf) 

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Focus : La carte d’évaluation biologique de la Région bruxelloise - 2022
  • Focus : Surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise -2020
  • Focus : Etat local de conservation des espèces couvertes par les directives "Habitats" et "Oiseaux" - 2018

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Etat de la nature en Région de Bruxelles-Capitale - Synthèse, 2022 (.pdf)
  • Registre des zones protégées de la Région de Bruxelles-Capitale en application de l’ordonnance cadre eau – annexe 3 au plan de gestion de l’eau 2022-2027, 2019 (.pdf)
  • Carte « Sites Nature »
  • Carte « Habitats Natura 2000 »
  • Carte « Zone de protection en forêt de Soignes »
  • Carte « Fragmentation des espaces verts »

Etudes et rapports 

  • PRIGNON J.-C. 2015. « Des plans de gestion pour les sites archéologiques du camp fortifié néolithique de « Boitsfort-Etangs » et des Tumuli à Watermael-Boitsfort (BE) », in Notae Praehistoricae, 35/20154 : 77-93. (en français uniquement) (.pdf)

Plans et programmes

  • Plan régional nature 2016-2020 en Région de Bruxelles-Capitale, 2016 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre I - Etat des connaissances, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre II - Objectifs et mesures de gestion, 2019 (.pdf)
  • Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Livre III - Plans de gestion des réserves archéologiques, naturelles et forestières, 2019 (.pdf)

Liens utiles

  • Forêt de Soignes
  • Stratégie de l’Union européenne en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030
  • Programme des Nations Unies pour l’environnement, Convention sur la diversité biologique - Cadre mondial de la biodiversité de Kunming - Montréal

Le maillage vert

Focus - Actualisation : décembre 2015

Depuis une vingtaine d’années, les actions développées au niveau de l’aménagement ou de la rénovation des espaces verts régionaux s’inscrivent dans le cadre général du programme de maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce., concept intégrateur combinant des objectifs socio-récréatifs, environnementaux et paysagers. A l’occasion de l’élaboration du projet de plan régional de développement durableMode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Il s'agit donc d une démarche qui vise à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine. (PRDD), Bruxelles Environnement a réalisé une étude visant notamment à actualiser ce programme ainsi que la carte du maillage vert qui l’accompagne. Le nouveau réseau prioritaire de maillage vert totalise environ 161 km de continuités vertes reliant entre eux des espaces verts essentiellement publics mais également privés. Outre l’aménagement ou le réaménagement de nombreux espaces verts, le programme de maillage vert s’est également concrétisé par la réalisation de la promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé., parcours circulaire de 62 km en seconde couronne entièrement balisé depuis 2009.

Le maillage vert : un concept intégrateur

Les actions développées au niveau des espaces verts bruxellois s’inscrivent dans le cadre général des programmes de maillage vert et bleu. Ceux-ci visent à améliorer, via une stratégie intégrée, l’offre et la qualité des espaces verts et bleus ainsi que l’environnement et la qualité de vie en Région bruxelloise. La structure du maillage vert s’appuie sur un réseau de  « continuités vertes »  reliant les différents espaces verts entre eux.  Le maillage bleuProgramme mis en place depuis 1999 par la Région de Bruxelles-Capitale pour remettre en valeur l'eau et les zones humides sur son territoire. Le programme se décline en plusieurs objectifs : 1) séparer les eaux usées des eaux propres, afin de limiter l'apport d'eau aux stations d'épuration ; 2) restaurer certains éléments du réseau hydrographique de la Région ; 3) réaménager des tronçons de rivières, des étangs et des zones humides, pour leur rendre toute leur valeur biologique, et leur faire éventuellement bénéficier de mesures spéciales de protection ; 4) assurer la fonction paysagère et récréative de ces sites., indissociable du maillage vert auquel il participe, vise quant à lui à rétablir autant que possible la continuité du réseau hydrographiqueLe réseau hydrographique regroupe l’ensemble des cours d'eau, étangs, mares, zones humides… de surface et à y faire écouler des eaux propres.  Développés au milieu des années ’90 par Bruxelles Environnement, ces programmes ont été ensuite intégrés dans la planification régionale.

Au fur et à mesure de sa mise en pratique, le concept de maillage vert s’est progressivement affiné et enrichi, notamment du fait que sa portée, initialement focalisée sur l’espace public (rues, parcs), s’est étendue au patrimoine bâti (toitures et façades vertes) et privé (jardins et domaines privés) et que sa fonction écologique a vu son importance de plus en plus reconnue.  Le projet de plan régional de développement durable (PRDD), adopté par le Gouvernement bruxellois fin 2013, met aussi en avant la participation du maillage vert « à la préservation de la capacité du système urbain à répondre aux phénomènes de réchauffement climatique ».

Les multiples fonctions du maillage vert y sont énumérées, à savoir  :

  • socio-récréative (détente, promenade et mobilité active, pratique du sport de plein air, liens sociaux, contact avec la nature, etc.);
  • écologique et environnementale (support à la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore)., établissement de liens entre espaces verts et bleus permettant une meilleure circulation de la faune et de la flore et des échanges génétiques entre populations, fourniture de services écosystémiquesEnsemble des services rendus par les sols à l’environnement et de facto à notre société : fourniture d’eau potable, limitation des inondations, stockage du Carbone atmosphérique, support pour la faune et la flore...) tels que la réduction des effets d’îlots de chaleur, la régulation du cycle de l’eau, etc.);
  • paysagère, culturelle et patrimoniale (valeur paysagère, patrimoniale ou historique des espaces verts, mise en valeur du patrimoine bâti, embellissement de la ville, etc.).

La multiplicité de ces objectifs implique une déclinaison du maillage vert au travers de différents « maillages stratégiques » décrits dans le PRDD:

  • Le maillage socio-récréatif et le maillage jeux

Ce maillage vise en particulier à satisfaire une large gamme de fonctions socio-récréatives dans un environnement agréable et sain (promenade calme ou sportive, rencontre sociale, détente, quiétude, ressourcement...). Il s’agit d’élargir l’offre en espaces verts et d’améliorer la qualité des espaces verts existants afin que chaque habitant dispose d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. de qualité près de son lieu de vie. Le concept de maillage implique aussi qu’un maximum d’espaces verts soient reliés entre eux par des chemins, voiries, places (…) verdurisés.  La préservation et le développement de sites potagers et d’autres formes d’agriculture urbaine font également partie de la stratégie de maillage vert.

La fonction ludique fait l’objet, vu son importance et ses spécificités, d’une stratégie particulière élaborée par Bruxelles Environnement. Dans un contexte général de croissance démographique et de rajeunissement de la population, le maillage jeux vise à accroître et améliorer l’offre en espaces ludiques et sportifs, particulièrement en milieu dense, en vue de répondre plus adéquatement à la demande.

Pour plus d’informations, le lecteur intéressé peut se reporter au focus du rapport sur l’état de l’environnement consacré spécifiquement au maillage jeux ainsi qu’au focus et à la fiche documentée consacrés aux potagers collectifs et familiaux.

  • Le maillage écologique

Ce maillage, constitué d’éléments naturels et semi-naturels, vise à préserver le milieu naturel et à renforcer la diversité et le fonctionnement dynamique des écosystèmes existants.  De nombreuses études ont en effet montré que le potentiel d’accueil de la biodiversité offert par les habitats naturels est, à superficies égales, beaucoup plus grand quand ces derniers sont reliés entre eux par des corridors écologiques que lorsqu’ils sont isolés les uns des autres. Les écosystèmes présents sont ainsi plus équilibrés, plus stables et résilients, c'est-à-dire capables de surmonter d’éventuelles perturbations telles que, par exemple, celles liées au changement climatiqueDésigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l'air, résultant d'activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d'un réchauffement global. Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d'eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc. ou à des invasions biologiques (projet de plan nature, 2014). Le maillage écologique vise également à assurer le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, d’espèces et d’habitats protégés par la législation européenne (Natura 2000) ou régionale (ordonnance nature) (voir focus consacré aux sites semi-naturels et espaces verts protégés). La mise en place d'un réseau écologique constitue l’un des principaux objectifs de l’ordonnance nature.

  • Le maillage bleu

Le maillage bleu vise à rétablir autant que possible la continuité du réseau hydrographique de surface, largement morcelé par l’urbanisation, et à y faire écouler des eaux propres avec comme objectifs :

- d’assurer la qualité de l’eau et mettre en valeur les rivières, les étangs et les zones humides sur le plan paysager et récréatif tout en développant la richesse écologique de ces milieux;
- de remettre les eaux propres (eaux de surfaceOn fait habituellement la distinction entre l’eau de mer et les eaux intérieures, lesquelles sont à leur tour subdivisées en eaux de surface et eaux souterraines. Les eaux de surface font référence à l’eau qui coule ou stagne à la surface de la terre. Elles comprennent l’eau des lacs, des rivières et des plans d’eau (étangs, bassins artificiels, mares, etc.), eaux de drainage, eaux pluviales) dans les cours d’eau et les zones humides afin de les revitaliser, de réduire les problèmes d’inondations et de détourner ces eaux propres des stations d’épuration.

Ce maillage poursuit donc à la fois des objectifs hydrologiques, écologiques, paysagers, patrimoniaux  (l’histoire de Bruxelles étant fortement liée à la présence d’eau) et récréatifs. Pour le lecteur intéressé, une fiche documentaire spécifique est consacrée au programme de maillage bleu.

Ces différents maillages stratégiques peuvent coexister au niveau d’un même espace en développant des synergies. Des situations de concurrence peuvent cependant aussi apparaître et exiger la recherche d’équilibres adéquats.

Enjeux associés aux espaces verts et bleus constitutifs du maillage vert

Le maillage vert repose avant tout sur les espaces verts, tant les petits parcs de quartiers que les grands parcs et bois ainsi que les liaisons vertes bordant les voiries, voies ferroviaires, canaux et cours d’eau.  Il inclut également les espaces privés autour des bâtiments et logements ainsi que les intérieurs d’îlots, façades et toitures verdurisés. 

En résumé, les principaux enjeux associés aux différents éléments constitutifs du maillage sont  :

  • la création de nouveaux espaces verts et récréatifs dans les quartiers déficitaires - le plus souvent centraux -  ainsi que la verdurisationActe volontaire visant à réintroduire de la végétation dans des zones qui en sont dépourvues. des voiries et places publiques;
  • le maintien, la rénovation et la gestion durable des espaces verts publics existants en y intégrant de manière optimale leurs différentes fonctions (cf. ci-dessus) compte tenu du contexte local;
  • la préservation maximale - malgré la pression démographique - et la gestion écologique des espaces verts semi-naturels subsistants;
  • l’intégration de la politique de maillage vert dans les projets urbanistiques régionaux (zones d’intérêt régional, plan canal, etc.);
  • la verdurisation des espaces verts interstitiels attenants par exemple aux écoles, entreprises ou bureaux, immeubles à appartements ainsi que des jardins, cours, façades, toitures…;
  • l’intégration de la problématique de l’eau dans les projets urbanistiques publics ou privés (remise à ciel ouvert de cours d’eau, réseaux séparatifs pour les égouts et eaux pluviales, zones d’infiltration, toitures vertes, plans d’eau, limitation de l’emprise du bâti, etc.);
  • la poursuite et le renforcement de la gestion écologique des talus de chemins de fer  (corridors écologiques performants);
  • le maintien et l’exploitation durable des terres agricoles encore présentes (objectif s’inscrivant également dans la stratégie « Vers un système alimentaire durable en Région de Bruxelles-Capitale » ou stratégie « Good food » adoptée fin 2015);
  • le maintien des potagers existants et la promotion de leur accessibilité au public;
  • l’aménagement de cheminements verdurisés séparés de la circulation automobile (y compris le long du canal et des voies ferrées) afin d’encourager les modes de transport actifs (piétons, cyclistes, etc.).

Réalisations du programme de maillage vert

Dans le cadre de l’élaboration du projet de PRDD, une étude, commanditée par Bruxelles Environnement, a été effectuée entre 2011 et 2013 afin d’actualiser le programme de maillage vert. Elle portait, d’une part, sur l’analyse de la situation existante et, d’autre part, sur l’adaptation de la carte du maillage vert. Pour certains sites prioritaires, des projets visant à concrétiser sur le terrain les principes du maillage vert ont été élaborés.
La carte ci-dessous illustre schématiquement le degré de réalisation des différents tronçons (ou « continuités vertes ») du programme de maillage vert tel que défini en 1998 (Annexe à l’AGRBC du 9 juillet 1998 arrêtant le projet de PRD modifiant les dispositions indicatives du PRD de 1995).

Aménagements réalisés sur les tronçons du réseau prioritaire du maillage vert (1998-2011)

Source : Bruxelles Environnement & Agora 2014 
Aménagements réalisés sur les tronçons du réseau prioritaire du maillage vert (1998-2011)

Il en ressort qu’approximativement, sans tenir compte de la promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé. :

  • en 1998, des propositions de travaux d’aménagements visant à l’amélioration de la situation existante ont été formulées pour 70% des fiches techniques relatives aux divers tronçons du réseau prioritaire du maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce. (« colonne vertébrale » du maillage vert) ;
  • ces propositions ont été mises en œuvre en tout ou en partie dans respectivement 23% et 35% des cas.

L’étude a également montré que, globalement, le potentiel d’amélioration des qualités paysagères, récréatives et écologiques du réseau prioritaire de maillage vert s’avère plus important à l’ouest de la Région.
Depuis son lancement en 1999, la promenade verte régionale - itinéraire circulaire localisé en seconde couronne et destiné aux modes de mobilité active - s’est développée via différents aménagements visant à créer de nouveaux passages (passerelles, nouveaux tronçons…) ou à améliorer des sections existantes en ce qui concerne leur praticabilité pour les usagers ou leurs qualités paysagères et écologiques. A ce jour, 55 projets - d’ampleur très variable - ont été concrétisés sur le parcours de la promenade verte dont 17 pour améliorer l’accessibilité du tronçon correspondant à la « promenade de l’ancien chemin de fer Bruxelles - Tervueren » (entre Auderghem et Woluwé Saint-Lambert). Certaines connections ont été créées avec des promenades communales ainsi qu’avec le réseau cyclable récréatif du Brabant flamand. L’intégralité du parcours de la promenade verte est balisé depuis 2009 et des antennes ont été aménagées à plusieurs endroits. D’autres projets sont en cours de réalisation ou planifiés. La promenade verte correspond actuellement à un parcours de 62 km dont 41% localisés dans des espaces verts, 47% en voiries et 12% dans des voiries à circulation limitée ou interdite (hors espaces verts) ou le long de chemins de halage. Les aménagements spécifiques conçus pour accueillir la promenade verte représentent 26% de la totalité du parcours. Le reste correspond à des infrastructures existantes dépendant d’autres acteurs régionaux (communes et Bruxelles-Mobilité essentiellement).
De très nombreux parcs ont par ailleurs été aménagés ou rénovés. A cet égard, on peut citer en particulier 2 nouveaux parcs multifonctionnels créés sur des friches industrielles dans des quartiers centraux et ouverts au public en 2014, à savoir le parc de la ligne 28, localisé à la frontière de Molenbeek, Jette et Bruxelles (maître d’ouvrage : Beliris, gestionnaire : Bruxelles Environnement) et Parckfarm, localisé sur l’ancienne ligne ferroviaire de Tour & Taxis (maître d’ouvrage et gestionnaire: Bruxelles environnement avec l’appui des habitants). La réalisation de ce parc s’est inscrite dans le cadre d’un projet expérimental visant à inventer de nouveaux usages aux espaces publics, en s’appuyant notamment sur une implication très importante des habitants. Ces parcs sont reliés avec un petit parc communal réalisé dans le cadre d’un contrat de quartier et avec le nouveau parc privé de Tour & Taxis. Dans les années à venir cette suite de parcs sera encore complétée par une connexion verte vers la Place Bockstael (Laeken) ainsi que vers le canal et le projet du pôle régional récréatif « Allée du Kaai ».  

La nouvelle carte du maillage vert

Sur base de l’étude précitée, la carte reprenant les continuités vertes à développer prioritairement a été adaptée et a servi de base à la réalisation de la carte « Cadre de vie » du projet de PRDD incluant notamment le maillage vert (voir ci-dessous).
Ces adaptations visaient prioritairement à :

  • adapter le tracé aux évolutions de la situation sur le terrain (par ex. nouvelles constructions, changements de propriétaires, etc.);
  • améliorer l’efficience et la connectivité du réseau;
  • intégrer certaines voies ferroviaires comme axes forts du maillage vert;
  • créer davantage de continuités vertes au sein du pentagone;
  • créer ou renforcer des liaisons avec les espaces et continuités verts de la périphérie flamande.

Il ressort de ce travail que, si une part importante des tronçons du maillage vert planifié en 1998 a été conservée, la nouvelle carte du maillage vert intègre aussi de nombreux changements (intégration de nouveaux tronçons, abandon ou adaptation d’anciens tronçons).
Le nouveau réseau prioritaire de maillage proposé dans l’étude totalise environ 161 km de continuités vertes, hors promenade verte. Ce nouveau projet présente une connectivité entre espaces verts légèrement supérieure à sa version précédente c’est-à-dire que, globalement, plus d’espaces verts du réseau se trouvent à moins de 200 mètres d’un autre espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. ou élément linéaire du réseau.

Leviers de mise en œuvre du maillage vert

Le plan régional de développement constitue un plan d’orientation qui traduit la vision politique du développement de la ville. Il n’a cependant qu’une valeur indicative contrairement au plan régional d’affectation du sol (PRASLe Plan régional d'Affectation des Sols est l'un des outils majeurs de la politique d'aménagement du territoire régional. Il comprend des prescriptions générales pour l'affectation des sols, des cartes délimitant des zones d'affectation et des prescriptions particulières par zone (notamment pour la protection des espaces verts). Il constitue en outre la référence légale pour l'octroi des permis d'urbanisme, de primes à la rénovation, etc. Il transcrit par ailleurs les objectifs opérationnels du PRD en carte.), à valeur règlementaire, qui fixe les affectations possibles sur le territoire et les prescriptions s’appliquant à chaque zone.
Au niveau du PRAS, le maillage vert se traduit uniquement par l’affectation de certaines parties du territoire en zones vertes de différents types (voir focus consacré aux sites semi-naturels et espaces verts protégés) et, pour les autres affectations, par des prescriptions relatives à la verdurisationActe volontaire visant à réintroduire de la végétation dans des zones qui en sont dépourvues..  La réalisation d’espaces verts est ainsi autorisée sans restriction dans toutes les zones même si, en pratique, cela s’observe rarement. Par ailleurs, les projets de construction portant sur une superficie au sol de plus de 5.000 m² doivent inclure au moins 10% d’espaces verts (…). Dans certaines zones stratégiques (zones d’intérêt régional), le PRAS impose également la réalisation d’une superficie donnée d’espaces verts.  Si, de manière générale, les zones vertes du PRAS sont relativement bien protégées, des exceptions sont néanmoins possibles dans le cas de projets d’utilité publique. Par ailleurs, certaines zones affectées en zone verte sont, dans les faits, parfois peu verdurisées (cf. certains cimetières et zones de sport).
Des cartes relatives à la réalisation du maillage vert ou du maillage écologique figurent dans les plans régionaux de développement (cartes  « cadre de vie ») ainsi que dans le projet de plan nature.

Cartes  « Cadre de vie » du projet de PRDD : priorités du maillage vert

Source : Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, 2013 (voir : Construisons ensemble la Région bruxelloise de demain)
Cartes  « Cadre de vie » du projet de PRDD : priorités du maillage vert

La carte des “zones de verdoiement” découpe le territoire bruxellois en 3 zones concentriques, à savoir, en partant du centre :

  • A : Zone de verdoiement prioritaire
  • B : Renforcement du caractère vert des intérieurs d’îlots
  • C : Protection de la ville verte de seconde couronne

En fonction de la zone dans laquelle ils s’implantent, les projets urbanistiques doivent donner la priorité à l’une ou l’autre fonction du maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce.. En zone A, dans la partie centrale et dense de Bruxelles, il existe un déficit important d’espaces verts publics et privés alors que la densité d’habitants est forte. L’objectif est d’y créer, autant que possible, de nouveaux espaces verts mais également, plus généralement, d’améliorer la qualité de l’espace urbain par la plantation d’arbres en voiries ou la mise en valeur des espaces résidentiels, des intérieurs d’îlots, des toitures plates ou des façades.  Au niveau de la seconde couronne, en zone C, la volonté est de maintenir le caractère vert et la qualité de l’environnement du tissu bâti et ce, malgré les processus de densification. Pour la zone B, en première couronne, l’objectif est de préserver et renforcer le caractère vert des intérieurs d’îlots.
La carte « Cadre de vie » propose une planification du maillage vert et localise les différents éléments constitutifs du maillage vert, à savoir :

  • espaces structurants ouverts à renforcer (ces milieux ouverts, concentrés dans les zones rurales relictuelles de la périphérie ont un intérêt biologique, patrimonial, paysager et récréatif élevé);
  • continuités vertes, promenade verteParcours paysager, destiné à la mobilité douce, reliant les espaces verts naturels et semi-naturels de seconde couronne. Elle permet de faire le tour complet de la Région sans quitter un itinéraire sécurisé et balisé. et espaces verts du PRASLe Plan régional d'Affectation des Sols est l'un des outils majeurs de la politique d'aménagement du territoire régional. Il comprend des prescriptions générales pour l'affectation des sols, des cartes délimitant des zones d'affectation et des prescriptions particulières par zone (notamment pour la protection des espaces verts). Il constitue en outre la référence légale pour l'octroi des permis d'urbanisme, de primes à la rénovation, etc. Il transcrit par ailleurs les objectifs opérationnels du PRD en carte. existants, à préserver;
  • nouveaux espaces verts, connexions piétonnes et cyclables, à créer ou à étudier;
  • voiries régionales dont le caractère vert doit être renforcé;
  • parcs à rénover;
  • pôles récréatifs régionaux, existants ou à créer;
  • zones de protection et de revalorisation des sites semi-naturels (sites présentant une grande valeur patrimoniale, sociale et écologique qu’il convient de protéger et revaloriser dans un contexte de densification du logement);
  • zones de renforcement de la connectivité du réseau écologique (essentiellement localisées entre les zones Natura 2000);
  • axes transrégionaux de coopération paysagère.

Notons également qu’une carte relative au réseau écologique bruxellois est incluse dans le projet de plan nature.
En pratique, la mise en œuvre du maillage vert s’appuie sur différents leviers, en particulier:

  • planification, aménagement, rénovation et gestion d’espaces verts (parcs mais aussi places et voiries verdurisées) et bleus par les instances publiques suivant les orientations du PRD et du projet de PRDD (notamment dans le cadre des « contrats de quartiers durables », de l’élaboration de schémas directeurs, de permis de lotir, etc. ) ;
  • procédure de délivrance de permis d’urbanisme (pour la construction d’un nouveau quartier, le réaménagement de voiries ou de places, la construction ou l’extension d’un bâtiment, etc.) :
    • obligation des maîtres d’ouvrage de respecter le cadre règlementaire imposé par le PRAS (ou, le cas échéant, le plan particulier d’affectation du sol) et le règlement régional d’urbanisme (règles en matière de toitures vertes et d’imperméabilisation des sols) ;
    • intervention de Bruxelles environnement comme instance d’avis (sur base des orientations du PRD et du projet de PRDD)
    • possibilité (prévue par le Code bruxellois d’aménagement du territoire ou COBAT) d’imposer des charges d’urbanisme qui peuvent notamment porter sur la réalisation, la transformation ou la rénovation d'espaces verts.
  • apport d’expertise de Bruxelles Environnement sur les aspects liés par ex. à l’aménagement d’espaces verts ou à la gestion de l’eau dans le cadre de projets urbanistiques ou immobiliers développés par des pouvoirs publics ou des promoteurs (sur base d’une sollicitation comme instance d’avis ou de manière proactive par prise de contact) ;
  • acquisitions foncières de nouveaux terrains par la Région ou conclusion de baux emphytéotiques pour la création de nouveaux espaces verts concourant à la réalisation du maillage vert ;
  • possibilité de recourir à l’article 66 de l’ordonnance nature qui permet au Gouvernement d’adopter des arrêtés particuliers de protection et des mesures d'encouragement pour le maintien, la gestion et le développement de biotopes urbains ainsi que des éléments du paysage qui (…) sont essentiels à la migration d'espèces sauvages et améliorent la cohérence écologique du réseau Natura 2000 et du réseau écologique bruxellois ;
  • apport d’expertise ou établissement de contrats et conventions pour la reprise en gestion d’espaces verts par Bruxelles Environnement visant à assurer une gestion plus écologique de certains espaces verts gérés par ex. par des communes, sociétés de logement (stations Natura 2000), Infrabel (e.a. talus de chemins de fer), Bruxelles mobilité (bermes centrales et bordures de voiries), propriétaires privés (terrains localisés en zones Natura 2000), Ministère de la défense (terrains militaires), etc. ;
  • octroi de primes communales ou régionales (par ex. pour la réalisation de toitures vertes, la verdurisationActe volontaire visant à réintroduire de la végétation dans des zones qui en sont dépourvues. de façades ou l’amélioration des intérieurs d’îlots par démolition d’annexes ou perméabilisation du sol) ;
  • appels à projets encourageant des initiatives citoyennes en lien avec la verdurisation des quartiers ou le développement de potagers collectifs (soutien financier et technique) ;
  • sensibilisation et communication (publication d’un « vade mecum » sur le maillage jeux par ex.) ;
  • mise en place de processus participatifs lors de la conception ou de la rénovation de certains espaces verts.

A télécharger

Fiches documentées

  • n°10. Habitats naturels dans les espaces verts bruxellois (.pdf)

Thème « Occupation des sols et paysages bruxellois »

  • n°6. Le maillage vert 
  • n°13. Analyse des surfaces non bâties en Région de Bruxelles-Capitale par interprétation d’images satellitaires (.pdf)
  • n°14. Espaces semi-naturels et espaces verts bénéficiant d’un statut de protection (.pdf)

Thème « L’eau à Bruxelles »

  • n°12. Le programme de maillage bleu (.pdf)

Thème « Contexte bruxellois »

  • n°13. Perception du cadre de vie par les habitants en Région de Bruxelles-Capitale (.pdf)

Fiches de l’Etat de l’Environnement

  • Focus : Le maillage jeu
  • Focus : Les potagers urbains
  • Focus : Plans pluriannuels
  • Focus : Fragmentation et isolement des espaces verts
  • Focus : Surveillance des habitats naturels en Région bruxelloise
  • Focus : Espaces verts : accessibilité  au public
  • Indicateur : Les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement
  • Indicateur : Sites semi-naturels et espaces verts protégés
  • Focus : La carte d'évaluation biologique
  • Focus : Couverture végétale
  • Focus : Sport et espaces verts

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Rapport sur l’état de la nature en Région de Bruxelles-Capitale, 2012 (.pdf)
  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et L’ESCAUT 2015. « Le jeu dans la ville - Pour un maillage jeux à Bruxelles », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 122 pp. (.pdf)

Etudes et rapports

  • AGORA 2011. « Etude sur le maillage vertProgramme fondé sur la protection et la création des espaces verts et l'établissement de liens physiques entre eux, qui vise, outre la préservation du patrimoine naturel et l'accroissement de la biodiversité, à rééquilibrer les disparités régionales au niveau de la verdurisation et de la répartition des espaces verts publics, à améliorer les qualités paysagères et à promouvoir la mobilité douce. dans le cadre du plan régional de développement durableMode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Il s'agit donc d une démarche qui vise à assurer la continuité dans le temps du développement économique et social, dans le respect de l'environnement, et sans compromettre les ressources naturelles indispensables à l'activité humaine. (PRDD) »,  rapport intermédiaire - étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel - partie 1 : approche générale »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 96 pp. (.pdf)
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel  - partie 2 : Etude de conception - Continuité Cureghem (L28), connexion station Jacques Brel - Cureghem »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 18 pp. (.pdf)
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel  - partie 2 : Etude de conception - Continuité Fleuriste, connexion Bockstael -  parc de la Senne - Jardins du Fleuriste »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 23 pp. (.pdf)
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel  - partie 2 : Etude de conception - Continuité Foyer Jettois, connexion Parc de la Jeunesse - Tour&Taxis  »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 16 pp. (.pdf)
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel  - partie 2 : Etude de conception - Continuité Van Praet, connexion Flandre (Strombeek-Bever) -Canal-Schaerbeek »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 18 pp. (.pdf)
  • AGORA 2014. « Maillage vert - PRDD, Région de Bruxelles-Capitale, phase 2 : volet opérationnel  - partie 2 : Etude de conception - Continuité senne (sud), connexion Promenade verte - Gare du midi »,  Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 30 pp. (.pdf)
  • BRAT 2009. « Inventaire des espaces verts et espaces récréatifs accessibles au public en Région de Bruxelles-Capitale », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 40 pp. + annexes (.pdf)
  • BRAT et RUIMTECEL 2009. « Etude pour un redéploiement des aires ludiques et sportives en Région de Bruxelles-Capitale », étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 49 pp. (.pdf)
  • BRUXELLES ENVIRONNEMENT, BRAT et L’ESCAUT 2015. « Le jeu dans la ville - Pour un maillage jeux à Bruxelles », Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 122 pp. (.pdf)
  • MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE 2011. « Développement des sites d’espaces publics dans la zone Tour&Taxis - Note de synthèse d’un marché d’études urbanistiques et paysagères », Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 22 pp. (.pdf)
  • MICHEL DESVIGNE PAYSAGISTE 2011. « Développement des sites d’espaces publics dans la zone Tour&Taxis - Rapport bilingue », Étude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 161 pp. (.pdf)
  • SUM RESEARCH 2015. « Plan directeur interrégional pour Neerpede - Vlezenbeek - Saint Anna-Pede », Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement et de la Vlaamse Landmaatschappij, 110 pp. (.pdf)
  • SUM RESEARCH 2015. « Plan directeur interrégional pour Neerpede - Vlezenbeek - Sint Anna-Pede n°2 : Rapport phase 2 - VISION », Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement et de la Vlaamse Landmaatschappij, 38 pp. (.pdf)
  • SUM RESEARCH 2015. « Plan directeur interrégional pour Neerpede - Vlezenbeek - Sint Anna-Pede n°3 : Rapport phase 3 - PLANS D'ACTION», Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement et de la Vlaamse Landmaatschappij, 138 pp. (.pdf)
  • VAN DE VOORDE T., CANTERS F. ET CHEUNG-WAI CHAN J. 2010. « Mapping update and analysis of the evolution of non-built (green) spaces in the Brussels Capital Region - Part I & II», cartography and GIS Research Group - department of geography (VUB), Etude réalisée pour le compte de Bruxelles Environnement, 35 pp. (.pdf) (en anglais uniquement)

Plans et programmes

  • Projet de plan régional nature en Région de Bruxelles-Capitale, 2013 (.pdf)
  • Projet de plan régional de développement durable, 2013
  • Plan régional de développement, 2002
  • Plan régional d’affectation du sol, 2001

Liens utiles

  • brusselsgardens
  • Beliris
  • Parckfarm T&T a.s.b.l
  • Urban Brussels
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