Émissions de gaz à effet de serre
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Les inventaires d’émissions de gaz à effet de serre, une source d’informations précieuse
Pour assurer le suivi des émissions de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). sur le territoire de la Région et pour répondre aux obligations de rapportages européen et international, Bruxelles Environnement établit chaque année un inventaire des émissions de la Région de Bruxelles-Capitale. Son but ? Recenser les potentielles sources de pollution et estimer les émissions associées.
Cet inventaire reprend l’ensemble des informations répertoriées depuis 1990. La série temporelle est révisée et complétée chaque année. La dernière année disponible est actuellement l’année « n-2 » par rapport à l’année « n » de publication de l’inventaire.
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Emissions de gaz à effet de serre
Indicateur - Actualisation : septembre 2026
Le CO2 est de loin le principal gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). (GES) émis sur le territoire régional (93% en 2024). Les principaux émetteurs de GES à Bruxelles sont l'énergie utilisée par les bâtiments (résidentiel et tertiaire ; 55% des émissions directes de GES en 2024) et le transport routier (25%). Depuis 2010, les émissions de GES montrent une tendance générale à la baisse, parallèlement à la réduction de la consommation énergétique, alors que la population a augmenté.
Des objectifs
Suite à la Convention-cadre des Nations Unies sur le climat (CCNUC) en 1992, le Protocole de Kyoto (1997) constitue le premier accord concernant la politique climatique internationale. Les pays industrialisés s’y étaient engagés de manière concrète et contraignante à réduire les émissions de gaz à effet de serre (de 5%) sur la période 2008-2012.
Depuis, dans le cadre de la CCNUC, différents accords internationaux accompagnés d’objectifs de réduction poursuivent l’effort de diminution des émissions de gaz à effet de serre. Le principal est l’Accord de Paris (COP21), adopté en 2015, dans lequel l’Union européenne a fixé sa contribution volontaire à -40% d’émissions de gaz à effet de serre en 2030. Cet engagement a été rapidement suivi par l’adoption fin 2019 d’un objectif de neutralité climatique au niveau de l’Union à l’horizon 2050. Devant cette ambition croissante, et pour que la trajectoire de réduction reste cohérente, les États membres de l’UE ont revu leur engagement pour 2030 à la hausse. Ensemble, ils s’engagent maintenant à réduire les émissions d’au moins 55 % par rapport au niveau de 1990. Cet objectif a été réparti entre les Etats membres, et l’objectif belge vise une réduction de -47% d’ici 2030.
En ce qui concerne la Région de Bruxelles-Capitale, son ambition a également évolué progressivement. Après s’être engagée via le « Pacte des Maires » à réduire ses émissions de 30% à l’horizon 2025 (par rapport à 1990), elle a affirmé son ambition par la suite. L’ordonnance climat, adoptée en juin 2021, stipule que la Région doit atteindre la neutralité carbone en 2050, en réduisant les émissions régionales directes de minimum 40% en 2030, 67% en 2040 et 90% en 2050, par rapport à 2005. De nouvelles ordonnances, adoptées en 2022 et 2024, ont par la suite rehaussé ces objectifs à 47% pour 2030 et 69% pour 2040. Ces objectifs sont mis en œuvre par le Plan régional « Air-climat-énergie » adopté le 27 avril 2023.
Le CO2 reste le principal GES en Région bruxelloise
Les six gaz à effet de serre (GES) visés par les différents accords internationaux sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6). D’autres gaz participent à l’effet de serrePhénomène naturel à l'origine du maintien de la température de l'atmosphère. L'atmosphère terrestre agit comme un filtre qui laisse passer certains rayons lumineux du soleil et retient suffisamment de chaleur pour assurer à la Terre une température propice à la vie. Les activités humaines sont, du fait de la libération dans l'air de gaz à effet de serre, à l'origine d'une augmentation du phénomène. L'augmentation incontrôlée de l'effet de serre pourrait provoquer une augmentation de la température du globe. Schématiquement, la terre reçoit à la fois un rayonnement provenant directement du soleil et un rayonnement réfléchi par l'atmosphère, ce qui entraîne une élévation des températures moyennes à la surface., mais ne sont pas pris en compte dans le calcul des objectifs de réduction. Concrètement, pour les calculs, les émissions de ces gaz sont converties en « équivalents CO2 » (CO2eq), en pondérant chaque gaz par son potentiel de réchauffement global (par rapport au CO2).
Seuls les GES émis directement sur le territoire sont visés (émissions directes). En Région bruxelloise, ces émissions directes sont essentiellement le fait de processus de combustion utilisant des combustibles fossiles (gaz naturel et produits pétroliers). Le CO2 est de loin le principal GES émis sur le territoire régional (93% en 2024).
Lire le texte de transcription
1/ Le dioxyde de carbone ou CO2 représente 93% des GES émis en Région bruxelloise. Il provient de processus de combustion issus principalement :
- des bâtiments résidentiels et tertiaires (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson) (59%) ;
- du transport routier (27%).
2/ Les gaz fluorés représentent 6% des GES émis en Région bruxelloise. Il proviennent de processus issus :
- du secteur de la réfrigération ;
- de la production d'air conditionné dans les véhicules ou les bâtiments.
Le pouvoir de réchauffement de l'hexafluorure de souffre ou SF6) est 23.500 plus élevé que celui du CO2.
3/ Le méthane ou CH4 représente moins de 1% des GES émis en Région bruxelloise. Il provient essentiellement :
- des pertes dans le réseau de distribution de gaz naturel (48%). Ces émissions «fugitives» ont divisées par 10 entre 1990 et 2024 grace au renouvellement des conduites de réseau de distribution ;
- de la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (41%).
Son pouvoir de réchauffement est 28 plus élevé que celui du CO2.
4/ Le protoxyde d'azote ou N2O représente moins d'1% des GES émis en Région bruxelloise. Il provient :
- du transport routier (41%) ;
- du secteur des déchets (principalement des eaux usées) (21%) ;
- de son utilisation comme anesthésique ou en aérosol (19%).
Son pouvoir de réchauffement est 265 plus élevé que celui du CO2.
Des émissions directes surtout par le chauffage des bâtiments et le transport
En 2024, le chauffage des bâtiments (combustion dans les secteurs résidentiel et tertiaire) totalise à lui seul environ 55% des émissions directes de GES (respectivement près de 35% [34,55%] et 21% [20,93%]). Le secteur des transports, quant à lui, totalise 25% des émissions en RBC, dont la quasi-totalité (99,5%) provient du transport routier à lui seul. Ensemble, les bâtiments et le transport représentent donc en 2024 80% des émissions directes de GES.
Les émissions de GES en Région de Bruxelles-Capitale sont principalement liées au chauffage et au transport routier
Source : Bruxelles Environnement, Dpt Evaluation Air Climat Energie 2026
Lire le texte de transcription
En 2024, la répartition par secteur des émissions de GES en Région bruxelloise est :
- Résidentiel (Combustion) : 35%
- Tertiaire (Combustion) : 21%
- Transport : 25%
- Production d’énergie : 9%
- Industrie (Combustion) : 2%
- Gaz F : 6%
- Autres sources : 2%
A titre de comparaison, en Région flamande, en 2024, les principaux secteurs émetteurs étaient l’industrie (27%), le transport (25%), la production d’énergie (20%) et les ménages (13%) [VMM, juin 2026]. En Région wallonne, en 2024, les secteurs émetteurs sont l’industrie (31%), le transport (27%), le résidentiel (15%) et l’agriculture (13%) [AWAC, 2026]. Le chauffage des bâtiments est donc une source proportionnellement moins importante pour les autres Régions, pour lesquelles l’industrie est la source dominante. Cette différence s'explique par le caractère essentiellement urbain de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les émissions directes de GES à la baisse en Région de Bruxelles-Capitale
Source : Bruxelles Environnement, Dpt Evaluation Air Climat Energie 2026
Lire le texte de transcription
Les émissions de GES de la Région ont baissé de 4.648 kt CO2-eq en 2004 à 3.192 en 2024
3192 kt CO2eq ont été émises en Région bruxelloise en 2024. Cela représente une légère augmentation de 0,6% par rapport à 2023.
Les émissions de GES bruxelloises ont connu une légère augmentation jusqu’au milieu des années 2000. Elles diminuent globalement depuis 2004, et en particulier depuis 2010. En 2024, malgré une légère hausse par rapport à l’année précédente, les émissions de la Région ont ainsi diminué de 21% par rapport à 1990 et de 30% par rapport à 2005. Cette baisse doit cependant être renforcée pour que la Région respecte ses objectifs de réduction pour 2025 et 2030.
Cette diminution est en grande partie liée à une diminution des émissions du chauffage, en particulier dans les logements. Entre 2004 et 2024, les émissions liées aux bâtiments résidentiels ont diminué de 44%, alors que la population bruxelloise a augmenté (+ 25%, d'après Statbel) et le parc de bâtiments résidentiels a progressé (+ 6%, d'après Statbel et SPF Finances – AG Documentation patrimoniale). Un découplage entre les émissions régionales de GES et la population est ainsi amorcé. Cette tendance est moins marquée mais néanmoins également présente pour le secteur tertiaire, dont les émissions ont baissé de 24% sur cette même période. Le stock de bureaux a quant à lui augmenté entre 2007 et 2013 et diminue depuis (selon les données de l’Observatoire des bureaux).
Une baisse importante des émissions du chauffage, et un effet climatique non négligeable
Source : Bruxelles Environnement, Dpt Evaluation Air Climat Energie 2026
Remarque : les points situés au-dessus de la ligne des degrés-jours normaux correspondent à des années plus froides que la moyenne, tandis que ceux situés en-dessous correspondent à des années plus douces
Le chauffage des bâtiments contribuant à une part importante dans les émissions régionales de GES, celles-ci sont étroitement liées aux conditions climatiques. Cela s’observe à travers la courbe des degrés-jours (DJ 15/15), qui sont un indicateur des besoins en chauffage d’une année donnée (voir le focus Climat en Région bruxelloise pour plus d’informations). La corrélation avec les émissions de GES est évidente : les hivers plus rudes de 2010, 2013, 2016 et 2021 correspondent à des pics d’émissions de GES, tandis que ceux, plus doux, observés en 2011, 2014, 2020, 2022 et 2023, correspondent à des creux sur la courbe. D’autres éléments entrent également en compte. Ainsi en 2024, malgré un hiver assez doux et un nombre de degrés-jours comparable à 2023, les émissions dues au chauffage des bâtiments augmentent légèrement, en particulier dans le secteur tertiaire (+4%). Cette augmentation peut être en partie attribuée aux fluctuations du prix du gaz naturel, qui a baissé en 2024 par rapport à 2022 et 2023.
Au-delà de la variabilité interannuelle, les émissions liées au chauffage des bâtiments (résidentiels et du secteur tertiaire) suivent une tendance à la baisse depuis 2004. En plus de l’élément climatique, l’évolution des comportements, l’évolution des sources d’énergie utilisées pour le chauffage, l’amélioration des performances des bâtiments et les évolutions des prix de l’énergie offrent des explications possibles à cette réduction. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans les indicateurs Consommation finale d’énergie en RBC et Intensité énergétique des ménages.
Les émissions directes liées au transport routier sont quant à elles étroitement liées aux quantités de carburants fossiles consommées. En baisse depuis 2015, elles ont ainsi marqué une réduction significative en 2020, suite aux confinements liés à la pandémie COVID (voir focus spécifique pour plus d’informations). Malgré une augmentation par la suite, ces émissions restent inférieures à la période pré-COVID. Cette évolution est liée d’une part à l’amélioration des performances du parc automobile, et d’autre part à des changements de comportements, comme le recours accru au télétravailTravail effectué à distance avec l'utilisation de la télématique, lien entre le travailleur et l'entreprise., l’adoption des modes de transport actifs, ou la limitation des vitesses suite à l’instauration de la zone 30. Pour plus d’informations à ce sujet, consultez l’indicateur Consommation d’énergie liée au transport.
Le cas spécifique des gaz fluorés
Les gaz fluorés, souvent appelés « Gaz F », sont de plusieurs types, et constituent un cas particulier pour le réchauffement climatique. Parmi les plus courants, on note les CFC, les HFC ou les PFC, qui ont des impacts différents sur le réchauffement climatique ou sur le trou dans la couche d’ozone.
Les émissions de GES liées à l’utilisation de gaz fluorés ont augmenté entre les années ’90 et 2014. Elles ont été stables entre 2014 et 2018, et enregistrent un déclin depuis 2019. Elles comptent en 2024 pour 6% des émissions de GES régionales (185 kt CO2eq), contre 8% (301 kt CO2eq) en 2018.
Les émissions de gaz fluorés en baisse depuis 2019
Source : Bruxelles Environnement, Dpt Evaluation Air Climat Energie 2026
L’augmentation enregistrée jusqu’en 2014 fait suite à l’interdiction de la production de CFC par le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone (1987). Depuis, les installations de réfrigération ou de climatisation (principalement) utilisent alors les HFC ou les PFC, non-nocifs pour la couche d’ozone, mais bel et bien problématiques puisque responsables de l’aggravation du phénomène de réchauffement climatique. En effet, les gaz fluorés ont un potentiel de réchauffement global (PRG) plusieurs milliers de fois supérieur à celui du CO2 (voir tableau des PRG selon le dernier rapport du GIEC ). Même de faibles quantités présentes dans l’atmosphère peuvent donc avoir d’importantes conséquences pour le climat. Le gouvernement régional s’est engagé, dès 2020, à renforcer le contrôle en matière de gaz réfrigérants HFC, ainsi qu’à mettre en place des incitants financiers pour les nouvelles installations utilisant des fluides frigorigènes alternatifs (voir aussi le Plan Régional Air-Climat-Energie ).
Des émissions indirectes considérables, liées notamment au contexte urbain
Outre les gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). (GES) émis sur le territoire bruxellois (« émissions directes »), la Région est également à l’origine d’émissions « indirectes », générées par les activités de la Région mais qui ne sont pas émises sur son territoire. Celles-ci sont liées notamment à la production hors Région d’une partie importante (près de 90%) de l’électricité consommée en RBC, ainsi qu’à la production des biens de consommation importés en RBC (alimentation, appareils électroménagers, matériaux de construction, textiles, etc.). L’importance relative de ces émissions indirectes est exacerbée par le caractère urbain de la Région. Combinées aux émissions directes, les émissions indirectes permettent d’évaluer de façon plus précise et plus complète l’impact global réel de la RBC en termes de changement climatiqueDésigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l'air, résultant d'activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d'un réchauffement global. Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d'eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc..
La prise en compte des émissions indirectes dans la lutte contre le changement climatique a été intégrée au Code Bruxellois de l’Air, du Climat et de la maîtrise de l’EnergieOrdonnance de la Région de Bruxelles-Capitale intégrant l'ensemble des mesures à respecter en matière de qualité de l'air, de climat, et de maîtrise de la consommation énergétique. Cette ordonnance constitue le fondement légal de plusieurs mesures régionales dont l'assemblée citoyenne pour le climat, la performance énergétique des bâtiments (PEB), le plan local d'action pour la gestion de l'énergie (PLAGE), les plans de déplacements, les zones de basses émissions (LEZ), etc. (COBRACE) par l’Ordonnance Climat du 17 juin 2021. Celle-ci prévoit une réduction des émissions indirectes de la Région pour atteindre une trajectoire comparable à celle des émissions directes à l’horizon 2050.
Dans cet objectif, des outils de calculs des émissions indirectes ont été développés par Bruxelles Environnement en 2023, ce qui a permis de réaliser une estimation des émissions indirectes de GES liées aux activités de la Région pour l’année de référence 2019. Ces résultats vont être utilisés par Bruxelles Environnement pour établir une trajectoire d’évolution des émissions à l’horizon 2050 qui soit conforme aux objectifs, en identifiant notamment les leviers de réduction possibles pour les différentes sources d’émissions indirectes.
Dans le cadre de cette étude, les émissions de GES du territoire ont été calculées selon 3 périmètres complémentaires, appelés « scopes » :
- Le scope 1 concerne les émissions directes de GES, sur le territoire régional.
- Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées aux consommations d’énergie de réseaux telles que l’électricité et la chaleur. Ce scope comptabilise les émissions de GES liées à la production d’électricité et de chaleur consommées sur le territoire considéré.
- Le scope 3 regroupe toutes les autres sources d’émissions indirectes : transport de personnes ou de marchandises, fabrication de matériel, traitement des déchets, consommation de biens et de services, etc. Ce sont, à la façon d’une analyse de cycle de vie (ACV), les émissions de GES liées aux activités en amont et en aval induites par une activité, et qui se produisent hors du territoire où a lieu cette activité.
En 2019, les activités de la Région ont généré 21.233 kt CO2eq d’émissions indirectes (scope 2 et 3), pour 3.251 kt d’émissions directes sur le territoire régional (Scope 1). Les émissions indirectes représentaient donc 87% des émissions totales de GES de la Région. Le transport de marchandises contribuait en 2019 à un tiers (33,0%) de ces émissions indirectes. Les autres sources principales étaient l’achat par les ménages bruxellois de biens de consommation (26,3%), le déplacement de personnes (19,5%), et la production hors Région de biens immobilisés sur le territoire (12,3%).
Une part importante d’émissions indirectes de GES en 2019
Source : Bruxelles Environnement, Dpt Evaluation Air Climat Energie 2024
À télécharger
Fiche méthodologique
Tableau reprenant les données
- Emissions directes de GES en Région de Bruxelles-Capitale (série historique reprise dans le graphique, avec degré-jours) (.xls)
- Contribution et répartition sectorielle des émissions indirectes de GES en Région de Bruxelles-Capitale (.xls)
- Données brutes de l’inventaire des émissions de GES de la Région de Bruxelles-Capitale (1990-2024, soumission 2026) (.xls)
Fiches documentées
- 02. Evolution passée du climat en Région bruxelloise - Température et précipitations (.pdf)
- 03. La Région de Bruxelles-Capitale face au changement climatique (.pdf)
- 04. Les accords internationaux et engagements belges et bruxellois pour lutter contre le changement climatique (.pdf)
- 06. Évolution future du climat en Belgique et en Région de Bruxelles-Capitale et conséquences et risques associés (.pdf)
Fiche de l'Etat de l'Environnement
Plans et programmes
Projections des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2040
Indicateur – Actualisation : janvier 2024
Les projections permettent d’estimer l’évolution future probable des émissions directes de gaz à effet de serreGaz qui absorbe une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations, qui rencontrent d'autres molécules de gaz, répétant ainsi le processus et créant l'effet de serre, d'où augmentation de la chaleur. Les principaux gaz à effet de serre dont la principale origine est liée à des activités humaines, sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et l'ozone troposphérique (O3). en Région bruxelloise, d’après les mesures politiques mises en œuvre ou prévues. Selon les dernières projections disponibles, la Région atteindra ses objectifs de réduction à l’horizon 2030 et 2040. Découvrez-en plus…
Les émissions atmosphériques à l’avenir
Les inventaires d’émissions permettent de déterminer a postériori (« ex post ») l’évolution historique des émissions dans l’air et l’impact global des politiques et mesures sur celles-ci. Il est également important de pouvoir évaluer a priori (« ex ante ») l’évolution de la situation à l’avenir et l’impact de politiques et mesures déjà en place ou envisagées pour le futur. Et ce, notamment dans le cadre de l’élaboration de plans comme le plan Air-Climat-Energie (à l’échelle régionale) ou le plan national Energie-Climat (à l’échelle nationale). On parle alors de projections d’émissions, qui sont réalisées à l’aide de modèles.
Les modèles et scénarios utilisés
Différents modèles ont été développés pour les projections des émissions directes des gaz à effet de serre en Région de Bruxelles-Capitale, en tenant compte des spécificités des secteurs d’activité :
- Energie : bâtiments résidentiels et tertiaires, transport routier, production d’énergie, industrie…
- Procédés industriels et utilisation des produits : anesthésie, aérosols, gaz fluorés…
- Agriculture, foresterie et autres affectations des terres
- Déchets : compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques., épuration des eaux uséesL'épuration des eaux usées est l'élimination des déchets organiques et chimiques de l'eau jusqu'à un point permettant à la vie biologique dans les rivières, les lacs et les mers de ne pas subir les conséquences du déversement des ces eaux usées purifiées.…
Ces modèles sont de type déterministe et descriptif, c’est-à-dire que :
- Les modèles donnent toujours les mêmes résultats pour des valeurs d’entrées (inputs) données,
- les émissions de gaz à effet de serre sont basées sur l’évolution de paramètres physiques explicites (nombre de logements, distances parcourues par les véhicules, évolution de la population…) estimée au départ d’une situation connue.
La modélisation permet d’établir les tendances probables sur base de valeurs d’entrée fixées. Elle ne permet pas de tenir compte des variations interannuelles des conditions météorologiques comme les degrés-jours ou d’événements imprévisibles comme la crise sanitaire du Corona virus.
Le niveau de précision et de détail des modèles dépend notamment du poids du secteur d’activité considéré dans la consommation totale de la Région. La priorité est en effet donnée aux secteurs les plus émetteurs qui sont modélisés de façon plus précise.
Les projections d’émissions sont calculées en multipliant :
- l’évolution attendue d’un ou plusieurs paramètre(s) d’activité : consommation d’énergie, population, composition de cheptels, demande en mobilité, parc de véhicules en circulation, parc de centrales de production d’électricité, …
- avec des facteurs d’émissions spécifiques par type d’activité et pour le(s) polluant(s) considéré(s).
Les modèles sont construits de façon à relier, de façon explicite, les paramètres d’activité avec les facteurs d’émissions spécifiques. Ceci permet d’élaborer différents scénarios et d’évaluer la sensibilité des projections par rapport aux variations des valeurs d’entrées.
En termes de scénarios, on peut distinguer 2 grands types d’approche, en fonction de l’objectif poursuivi :
- les scénarios à situation inchangée ou « au fil de l’eau » (WEM = with existing measures), qui ne tiennent compte que des mesures déjà mise en œuvre ou décidées ;
- les scénarios volontaristes (WAM = with additional mesures), qui intègrent l’impact attendu de mesures supplémentaires par rapport au scénario WEM.
L’impact spécifique des plans peut être évalué sur base de l’écart entre les résultats des scénarios WEM et WAM.
Les mesures du Plan Air Climat Energie (PACE) permettent d’atteindre les objectifs de réduction des émissions directes de GES
Les objectifs de réduction des émissions directes de GES fixés pour la Région bruxelloise par rapport à l’année de référence 2005 sont de:
- 47% à l’horizon 2030 (objectif du plan Air Climat Energie),
- et 67% à l’horizon 2040 (selon l’ordonnance Climat).
Bon à savoir
Le scénario WAM établi dans le cadre du PACE, adopté en 2023, considère la mise en place des nouvelles mesures et permet d’atteindre ces objectifs.
Les émissions de GES sensiblement à la baisse selon les projections
Source : Département Evaluation, Air, Energie et Climat, projections PACE 2023
Lire le texte de transcription
Les émissions de GES s'élevaient à 4565 kt CO2 equivalent en 2005. Selon le scénario WAM, l'objectif de réduction d'ici 2030 (47% selon le plan Air-Climat-Energie) sera respecté, et l'objectif pour 2040 (-67% selon l'ordonnance climat) sera dépassé.
À télécharger
Fiches de l'Etat de l'Environnement