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  3. Intensité énergétique

Intensité énergétique

A elle seule, la consommation d’énergie ne suffit pas à comprendre l’évolution des comportements et de l’efficacité en matière d’énergie. Pour en savoir plus, il faut comparer la consommation à l’activité qui y est liée : c’est l’intensité énergétique.
  • Énergie
  • État des lieux de l'environnement
  • Logement
  • Secteur tertiaire
le 17 septembre 2026

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Sommaire

  • Intensité énergétique globale
  • Intensité énergétique des ménages
  • Intensité énergétique du secteur des services
  • Intensité énergétique de l'industrie

Intensité énergétique globale

Indicateur - Actualisation : septembre 2026

L’intensité énergétique correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée et une variable représentative. Au niveau national ou international, l'intensité énergétique d'un pays est souvent calculée par rapport à son PIB ou son nombre d'habitants. L'intensité énergétique totale de la Région bruxelloise est calculée par rapport à son nombre d’habitants. Celle-ci a augmenté entre 1990 et 2004 puis a progressivement diminué ces dernières années, passant (sans normalisation climatique) de 20,6 MWh/habitant en 1990 à 23,8 en 2004, puis 13,7 en 2024.

Le bilan énergétique régional

Chaque année, Bruxelles Environnement établit le bilan énergétique de la Région de Bruxelles-Capitale. Basé sur le principe d’un bilan comptable, celui-ci fournit toutes les données relatives à l’énergie pour l’ensemble du territoire régional : quantités d’énergie importées, exportées, produites, transformées et consommées par les différents secteurs d’activité sur le territoire régional en une année.

La série temporelle, qui remonte jusqu’à 1990, est révisée chaque année à partir de 2014 et complétée par un nouveau bilan annuel validé. La dernière année disponible est actuellement l’année « n-2 » par rapport à l’année « n » de publication du nouveau bilan.

Les données brutes du bilan énergétique, utilisées pour les indicateurs sur cette page, sont disponibles dans l’encadré « A télécharger » ci-dessous.

L’intensité énergétique, c’est quoi?

L'intensité énergétique (d’un secteur d’activité) correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée et une variable représentative du niveau d'activité (de ce secteur).

Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • soit à une consommation plus importante d'énergie pour un niveau égal de la variable d’activité considérée,
  • soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé, à consommation d'énergie -ou numérateur- constante),
  • soit à une combinaison des deux.

Au niveau national ou international, l'intensité énergétique d'un pays est souvent calculée par rapport à son PIB ou son nombre d'habitants. Ces indicateurs sont utilisés notamment pour les comparaisons interrégionales ou internationales. 

Une intensité énergétique globale à la baisse

A Bruxelles, la consommation totale d'énergie diminue globalement depuis 2004 alors que la population bruxelloise augmente progressivement depuis 1997 (Pour plus d’information, voir l’indicateur sur la consommation énergétique bruxelloise).  

Evolution de la consommation énergétique totale en Région bruxelloise (avec et sans normalisation climatique), de la population bruxelloise et de l'intensité énergétique régionale

Source : Bruxelles Environnement (Bilan énergétique régional 2024) et IBSA d'après les données DGSIE (population au 1/1 de l'année).
Rappel : La "normalisation climatique" de la consommation énergétique a pour objectif d'extraire l'influence du climat (degrés-jours 15/15) sur les consommations, en estimant les consommations à climat constant (par rapport au climat moyen sur la période de référence).
Graphique : Evolution de la consommation énergétique totale en Région bruxelloise (avec et sans normalisation climatique), de la population bruxelloise et de l'intensité énergétique régionale

Ces évolutions combinées entraînent une amélioration de l’intensité énergétique totale par habitant à climat réel : 13,7 MWh/habitant en 2024 contre 23,8 en 2004 et 20,6 en 1990 (sans normalisation climatique).

Notons toutefois que cet indicateur est à analyser avec précaution car il est inévitablement fortement influencé par les caractéristiques socio-économiques de l’entité faisant l’objet d’un tel calcul.

Ainsi, la Région de Bruxelles-Capitale correspond à une ville-région caractérisée entre autres par : 

  • Un revenu moyen le plus faible parmi les 3 Régions belges, et une répartition plus inégale des revenus (revenu médian également inférieur) (d'après les données fiscales de Statbel, relayées par l'IBSA). En 2024, 26% de la population bruxelloise vivait ainsi avec un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté (seuil établi à 60% du revenu disponible équivalent médian de la Belgique, d’après les données de l’enquête européenne « Statistics on Income and Living Conditions » EU-SILC) ;
  • Un parc de logements caractérisé par une proportion importante de locataires (62% d'après le Census belge 2021), ce qui influence les potentialités d’amélioration énergétique du bâti existant ;
  • Un nombre important de navetteurs (~403.000.000 d'après les estimations de l'enquête sur les forces du travail 2024 de Statbel), ce qui implique qu'une part des consommations d'énergie pour le transport ou pour les activités économiques est liée à l'activité de personnes habitant en dehors de la Région ;  
  • Une activité tertiaire dominante, et un tissu industriel limité (d'après les données de l'ICN).

Ainsi, une baisse de l'intensité énergétique totale (par habitant) ne signifie pas de facto que chaque individu de la RBC consomme de moins en moins d’énergie. D’autres facteurs peuvent expliquer cette diminution, tels que :

  • l’évolution du parc de bureaux (meilleure isolation, moindre consommation) ;
  • l’évolution de l’activité industrielle (déclin de certains types d’activités très énergivores, mutation vers d’autres) ;
  • des modifications au niveau des transports (notamment les distances parcourues, le report vers des modes de transport moins énergivores).  

En outre, indépendamment de toute évolution du tissu socio-économique ou de la performance énergétique des bâtimentsÉvaluation de la quantité d'énergie estimée nécessaire à une utilisation standardisée du bâtiment, ce qui peut inclure entre autres le chauffage, l'eau chaude, le refroidissement, la ventilation et l'éclairage. Cette évaluation est traduite par un ou plusieurs indicateurs numériques., des transports, etc. une augmentation de la population peut mener à une amélioration de l'intensité énergétique au détriment de la qualité de vie.

Une analyse complémentaire, plus détaillée, des facteurs explicatifs est à privilégier avant de tirer toute conclusion.

À télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur: intensité énergétique globale (.pdf)

Tableaux reprenant les données

  • Evolution de l'intensité énergétique globale (.xls)
  • Données brutes du bilan énergétique (tables annuelles de 1990 à 2024) (.xls) 

Autres publications de Bruxelles Environnement

  • Bilan énergétique 2024 de la RBC : résumé (.pdf)

Intensité énergétique des ménages

Indicateur - Actualisation : septembre 2026

En 2024 en Région de Bruxelles-Capitale, un ménage a consommé en moyenne 11.358 kWh, tous usages et tous vecteurs énergétiques confondus.
L’intensité énergétique du secteur résidentiel (à climat constant) a atteint un maximum en 1999. On observe ensuite une réduction de 47% entre 1999 et 2024, essentiellement attribuée à une diminution des besoins de chauffage.

L’intensité énergétique des ménages, c’est quoi?

L'intensité énergétique d’un secteur d’activité correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée et une variable représentative du niveau d'activité de ce secteur. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • soit à une consommation plus importante d'énergie pour un niveau égal de la variable d’activité considérée,
  • soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé, à consommation d'énergie -ou numérateur- constante),
  • soit à une combinaison des deux.

Au niveau des ménages, l'unité de consommation est le ménage lui-même. L'intensité énergétique sera donc déterminée par rapport à ceux-ci. Celle-ci peut être estimée à partir des consommations finales totales d'énergie des ménages (c'est-à-dire du logement, transports non compris) estimées dans le cadre des bilans énergétiques régionaux, avec ou sans normalisation climatique. Pour rappel, la normalisation climatique est destinée à extraire l'influence de la rigueur climatique de l'année concernée, et donc à donner une idée de l'évolution de la consommation énergétique à climat constant.

L’intensité énergétique des ménages diminue

En 2024, la consommation énergétique par ménage en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 11.358 kWh. Le nombre de ménages augmente chaque année, tandis que la consommation globale des logements tend à diminuer.

Evolution de l'intensité énergétique des ménages (secteur résidentiel) en Région bruxelloise, avec et sans normalisation climatique de la consommation énergétique

Source : Bruxelles Environnement (Bilan Energétique 2024) et IBSA (d'après les données SPF Economie - Direction générale Statistique et Information économique), calculs de Bruxelles Environnement, 2026.
Rappel : La "normalisation climatique" de la consommation énergétique a pour objectif d'extraire l'influence du climat (degrés-jours 15/15) des consommations, en estimant les consommations à climat constant.

La consommation, et donc l'intensité énergétique des ménages, est clairement influencée par les caractéristiques météorologiques de l'année concernée (cfr. les écarts par rapport à la courbe à climat constant, ou avec normalisation climatique, sur le graphique).

Outre l’influence climatique, d’autres facteurs affectent la consommation des ménages. On observe ainsi par exemple une légère augmentation de l’intensité énergétique en 2020, résultant des confinements en lien avec la pandémie de COVID-19 (voir le focus à ce sujet  pour plus d’informations). Les fluctuations des prix de l’énergie, suite aux augmentations survenues en 2021 et 2022, suivies d’une baisse relative en 2023 et 2024, jouent vraisemblablement également un rôle dans cette évolution. 

L'intensité énergétique par ménage, avec normalisation climatique, a atteint son maximum en 1999, et montre une tendance à la baisse depuis, plus marquée à partir de 2006. Une réduction de 47% de l'intensité est ainsi observée entre 1999 et 2024. L’intensité en 2024 marque une légère augmentation par rapport à 2023 (+1%), mais reste inférieure aux années précédentes.

Une diminution sensible des besoins en combustibles pour le chauffage

Evolution de l'intensité énergétique des ménages (référence=1990) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique, à climat normalisé

Source : Bilan énergétique régional 2024  et IBSA (d'après les données SPF Economie - Direction générale Statistique et Information économique), calculs de Bruxelles Environnement, 2026.
Graphique : Evolution de l'intensité énergétique des ménages (référence=1990) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique, à climat normalisé

L'analyse de l'évolution de l'intensité par vecteur énergétique permet de préciser cette tendance globale: la diminution de l'intensité totale est essentiellement attribuable à une diminution sensible des besoins en combustibles pour le chauffage par ménage. Une hausse importante des consommations électriques est par contre observée jusqu'en 2007, suivie d'une baisse moins prononcée que celle des combustibles, interrompue à plusieurs reprises. En 2024, la légère hausse observée de l’intensité énergétique est causée par une augmentation de la consommation électrique par ménage.

Pourquoi la consommation énergétique des ménages varie ?

La consommation énergétique des ménages est influencée par différents facteurs :  

  • les variations du prix de l'énergie avec une tendance générale à la hausse, probablement à l'origine de comportements de réduction de la consommation au vu des caractéristiques socio-économiques de la population bruxelloise (revenu moyen le plus faible parmi les 3 Régions belges, et selon une répartition plus inégale, le revenu médian étant également inférieur) (d'après les données fiscales de Statbel, relayées par l'IBSA) ;
  • l'amélioration énergétique du parc des bâtiments (avec, entre autres, une isolation des bâtiments ou des nouvelles constructions de meilleure qualité de ce point de vue). Notons toutefois que le parc de logements bruxellois est caractérisé par une proportion importante de locataires (62% d'après le Census belge 2021), ce qui influence les possibilités d’amélioration énergétique du bâti existant ;
  • l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements (électro-ménagers moins énergivores) ;
  • l'évolution des caractéristiques socio-économiques de la population bruxelloise (taux de croissance, composition des ménages, niveau de vie, etc .); 
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (par exemple via des règlementations) ou volontaires (rationalisation de la quantité et de la durée d’utilisation des équipements électriques suite à une sensibilisation de la population aux questions environnementales et d'économie des ressources) : limitation de la température de chauffage des bâtiments, etc.
  • les politiques énergétiques et de mobilité menées par les pouvoirs publics.

À télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur: intensité énergétique des logements (.pdf)

Tableau reprenant les données

  • Evolution de l'intensité énergétique du logement (totale et par vecteur) (.xls)
  • Données brutes du bilan énergétique (tables annuelles de 1990 à 2024) (.xls)

Fiche de l'Etat de l'Environnement

  • Focus : Le potentiel photovoltaïque des toits bruxellois
  • L’accès à l’énergie en Belgique et en Région bruxelloise

Intensité énergétique du secteur des services

Indicateur - Actualisation : septembre 2026

En 2024, l’intensité énergétique du secteur des services en Région de Bruxelles-Capitale, c’est-à-dire la consommation énergétique par emploi du secteur, s’élevait en moyenne à 8.994 kWh/emploi à climat constant. Elle est en constante diminution depuis le milieu des années 2000.

L’intensité énergétique du secteur des services, c’est quoi?

L'intensité énergétique d’un secteur d’activité correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée par ce secteur et une variable représentative de son niveau d'activité. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • soit à une consommation plus importante d'énergie pour un niveau égal de la variable d’activité considérée,
  • soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé, à consommation d'énergie -ou numérateur- constante),
  • soit à une combinaison des deux.

En termes d'activités économiques, deux approches peuvent être envisagées pour estimer l'intensité énergétique : en fonction du nombre de travailleurs ou selon la production (valeur ajoutée). Le secteur des services (assimilable au secteur tertiaire) correspond à un important pourvoyeur d'emplois en Région bruxelloise. L'intensité énergétique de ce secteur sera par conséquent calculée sur cette base. 

L’intensité énergétique des services diminue

En 2024, la consommation énergétique du secteur tertiaire à climat constant en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 8.994 kWh/emploi.

Evolution de l'intensité énergétique du secteur des services (par emploi) en Région bruxelloise, avec et sans normalisation climatique de la consommation énergétique  

Source : Bilan énergétique régional 2024 et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement, 2026
Rappel : La "normalisation climatique" de la consommation énergétique a pour objectif d'extraire l'influence du climat (degrés-jours 15/15) sur les consommations en estimant les consommations à climat constant.

Lire le texte de transcription

L’intensité énergétique du secteur des services, à climat constant, a diminué de 12,55 MWh/emploi en 1995 à 8,99 MWh/emploi en 2024.

L'intensité énergétique du secteur des services (par emploi) présente une tendance à la baisse depuis le milieu des années 2000 (-28% entre 2006 et 2024, avec normalisation climatique). 

Intensité énergétique du secteur des services, par vecteur énergétique

Evolution de l'intensité énergétique des services (par emploi dans le secteur) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique

Base : 1995 = 100
Source : Bilan énergétique régional 2024 et Banque nationale de Belgique, d'après ICN, calculs de Bruxelles Environnement, 2026
Graphique : Evolution de l'intensité énergétique des services(par emploi dans le secteur) en Région bruxelloise, en fonction du vecteur énergétique

L'analyse de l'évolution de l'intensité tertiaire (par emploi) par vecteur énergétique permet de préciser cette tendance globale : une diminution sensible de la consommation en combustibles (assimilée aux besoins de chauffage) est observée de 1998 à 2011. Cette progression est ensuite plus variable. On observe notamment un légère augmentation en 2024, après plusieurs années de diminution. Une hausse importante de la consommation électrique par emploi est par contre observée jusqu'en 2006, suivie d'une régression continue jusqu’aujourd’hui.

Facteurs explicatifs

Cette évolution peut être expliquée par plusieurs facteurs : 

  • l'évolution de l'activité tertiaire à Bruxelles (type, nombre d'emplois, etc .) ; 
  • l’évolution du parc des bâtiments (type et nombre de bâtiments, performance énergétique, niveau de confort, etc.) ;
  • l'évolution de l'importance et de la qualité de l'équipement des entreprises (nombre d’équipements électriques et électroniques, durées d’utilisation, performance énergétique, etc.) ; 
  • l'effet de comportements de réduction de la consommation d'énergie, contraints (par exemple par le prix croissant des énergies ou via des règlementations) ou volontaires (suite à une sensibilisation des gestionnaires aux questions environnementales et d'économie des ressources ou à une moindre fréquentation des bureaux comme en 2020) : amélioration du réglage des installations, limitation de la température de chauffage des bâtiments, etc.

À télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur: intensité énergétique du secteur des services (.pdf)

Tableau reprenant les données

  • Evolution de l'intensité énergétique du secteur des services (globale et par vecteur) (.xls)
  • Données brutes du bilan énergétique (tables annuelles de 1990 à 2024) (.xls)

Intensité énergétique de l'industrie

Indicateur - Actualisation : septembre 2026

En 2023, la consommation énergétique du secteur industriel en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 202.138 kWh par million d'euros de valeur ajoutée en volume. L'intensité énergétique de l'industrie ainsi calculée est en légère augmentation par rapport à 2022, et est comparable aux valeurs de 2019 et 2020.

L’intensité énergétique de l’industrie, c’est quoi?

L'intensité énergétique d’un secteur correspond au rapport entre la quantité d'énergie consommée et une variable représentative du niveau d'activité de ce secteur. Par conséquent, une intensité énergétique plus élevée correspond :

  • soit à une consommation plus importante d'énergie pour un niveau égal de la variable d’activité considérée,
  • soit une réduction de la variable représentative utilisée (diminution de la valeur du dénominateur dans le rapport calculé, à consommation d'énergie -ou numérateur- constante),
  • soit à une combinaison des deux.

En termes d'activités économiques, deux approches peuvent être envisagées pour estimer l'intensité énergétique : l’intensité peut être calculée en fonction du nombre de travailleurs ou en fonction de la production (valeur ajoutée). L'industrie étant caractérisée par une importante mécanisation du travail, la seconde approche sera privilégiée ici. L'intensité énergétique du secteur industriel est ainsi calculée à partir des données de valeur ajoutée en volume, plus représentatives des quantités produites que la valeur ajoutée à prix courant influencée par l'inflation. Les données de valeur ajoutée disponibles concernent l’année de référence « n-3 » par rapport à l’année « n » de leur publication. C’est pourquoi cet indicateur présente un délai supplémentaire d’un an par rapport aux autres indicateurs d’intensité énergétique.  

Evolution de l’intensité énergétique de l’industrie

En 2023, la consommation énergétique du secteur industriel en Région de Bruxelles-Capitale était en moyenne de 202.138 kWh par million d'euros de valeur ajoutée en volume.

L’intensité énergétique de l’industrie est assez variable d’une année à l’autre, mais reste relativement stable sur le long terme, à l’exception d’une période d’augmentation entre 2014 et 2018. L’intensité observée en 2023 est en légère hausse par rapport à 2022 (+6%), et  est comparable aux valeurs de 2019 et 2020.

Evolution de l'intensité énergétique de l'industrie (par million d'euros chainés de valeur ajoutée en volume) en Région bruxelloise

Source : Bruxelles Environnement (Bilan énergétique régional 2024) et IBSA, calculs de Bruxelles Environnement, 2026
Graphique : Evolution de l'intensité énergétique de l'industrie (par million d'euros chainés de valeur ajoutée en volume) en Région bruxelloise

Facteurs explicatifs

Cette évolution peut être expliquée par différents facteurs, notamment l'évolution du tissu industriel (type d’activité) ou de l’ampleur de l'activité industrielle bruxelloise. L'évolution de l'intensité énergétique dépend en effet de l'évolution relative de deux variables :

  • une diminution de la consommation énergétique (par exemple observée entre 2018 et 2020) peut être liée à une évolution du tissu industriel vers des activités moins énergivores, et/ou à une rationalisation des consommations d’énergie (meilleure efficacité énergétique des équipements et des procédés industriels, attention accrue à la maîtrise des consommations dans un contexte de prix énergétiques en hausse, etc.). L’effet inverse peut entraîner une augmentation de la consommation, par exemple observée entre 2014 et 2018.
  • une réduction de l'activité de certains sous-secteurs représentatifs de l'activité industrielle en RBC est observée, via la valeur ajoutée en volume, sur l’ensemble de la période concernée (à noter cependant que le hiatus entre 2008 et 2009 provient d’un saut méthodologique dans le calcul de la valeur ajoutée). Celle-ci est également à l'origine d'une partie de la réduction de la consommation énergétique. 

Evolution de la consommation énergétique, de la valeur ajoutée en volume et de l'intensité énergétique (qui en découle) de l'industrie (2005 = 100) en Région bruxelloise

Source : Bruxelles Environnement (Bilan énergétique régional 2024)  et IBSA, calculs de Bruxelles Environnement, 2026
Graphique : Evolution de la consommation énergétique, de la valeur ajoutée en volume et de l'intensité énergétique (qui en découle) de l'industrie (2005 = 100) en Région bruxelloise

À télécharger

Fiche méthodologique

  • Indicateur: intensité énergétique de l'industrie (.pdf)

Tableau reprenant les données

  • Evolution de l'intensité énergétique de l'industrie (.xls)
  • Données brutes du bilan énergétique (tables annuelles de 1990 à 2024) (.xls)
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