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Menacées ou menaçantes?

Parmi les 793 espèces de plantes supérieures recensées entre 2003 et 2005 en Région de Bruxelles-Capitale, 230 environ sont considérées comme rares, en recul, vulnérables, menacées ou carrément en voie d’extinction. Les raisons de cette situation sont multiples :

  • certaines d’entre elles vivent dans des milieux spécifiques qui évoluent naturellement (par exemple: vers un boisement progressif) ou dans des milieux rares et isolés (par exemple sur des sols calcaires) ;
  • les campagnes et les friches bruxelloises se raréfient sous la pression de l’urbanisation ;
  • les drainages et les assèchements réduisent les zones humides ;
  • les engrais, les pesticides et le tri des graines dans l’agriculture éliminent les fleurs des champs ;
  • certaines espèces se trouvent dans des zones isolées géographiquement où les échanges génétiques deviennent problématiques ;
  • l’eutrophisation des eaux affecte les plantes aquatiques ;
  • la cueillette appauvrit la diversité génétique de certaines espèces ;
  • des espèces de plantes exotiques envahissantes supplantent des espèces de plantes indigènes ;
  • les changements climatiques (réchauffement, fortes chutes de pluie, longues périodes de sécheresse …) et la pollution modifient les conditions de vie des écosystèmes ;

Mieux protégées

Depuis mars 2012, les plantes supérieures sont mieux protégées qu'auparavant. Ainsi, depuis l'Ordonnance relative à la conservation de la nature, certaines espèces végétales sont strictement protégées. Certaines le sont sur tout le territoire bruxellois, d'autres ne le sont que dans certaines zones reprises au PRAS telles que les zones vertes, les zones vertes de haute valeur biologique, les zones de parcs, les zones de cimetières, les zones forestières et les zones de servitudes au pourtour des bois et forêts, ainsi que les sites Natura 2000, les réserves naturelles et les réserves forestières. La liste des espèces qui ne sont protégées que dans ces zones est reprise dans l'annexe II.3.B de l'Ordonnance relative à la conservation de la nature.

Un bon conseil

Ne cueillez pas les fleurs sauvages des bois, des champs, des marais ou des chemins. Même s’il vous semble que l’espèce (comme par exemple les jonquilles ou les muguets) n’est pas menacée. Car insidieusement, la cueillette appauvrit la diversité génétique d’une espèce. De plus, n’oublions pas que la fleur est l’organe sexuel des plantes à fleur. Toute cueillette entrave donc son processus de reproduction.

Une menace

Certaines espèces de plantes exotiques telles que la berce du Caucase, la renouée du Japon ou le cerisier tardif perturbent les équilibres écologiques et posent de réels problèmes à la flore spontanée. S’acclimatant parfaitement aux conditions rencontrées, sujettes à une croissance végétative rapide et importante, mais également sans véritable ennemis naturels, ces espèces peuvent devenir particulièrement envahissantes. Elles n’occupent pas le territoire, elles se l’approprient, remplaçant progressivement les espèces locales et modifiant les écosystèmes.

Date de mise à jour: 06/07/2020