Chauffer nos bâtiments sans énergies fossiles ? L’étude décarbonation nous en dit plus
- Bâtiment
- Énergie
- Climat
- Chauffage
- Refroidissement
- Énergie renouvelable
L’étude décarbonationDécarbonation signifie éliminer les émissions de dioxyde de carbone comprend 3 parties :
- Une première étude qui évalue les solutions de chauffage au niveau de la Région.
- Une seconde qui se concentre sur l’opportunité de développer des réseaux de chaleur.
- Une troisième qui vise à identifier les freins au développement de la chaleur renouvelable.
L’objectif derrière ces études est d’alimenter les réflexions du Gouvernement et lui permettre de concevoir, à terme, un plan régional pour la chaleur qui s’insèrera dans le prochain Plan Air Climat ÉnergieCe plan rassemble, de manière intégrée, l’essentiel des politiques régionales en matière d’air, de climat et d’énergie. Il trouve son fondement légal dans le Code bruxellois de l'Air, du Climat et de la Maîtrise de l'Energie (CoBrACE), résulte de l’implication de six administrations (Bruxelles Environnement, Bruxelles Logement, Bruxelles Economie et Emploi, Urban, Perspective, Bruxelles Mobilité) et constitue la contribution bruxelloise à l’action climatique belge dans le Plan National Energie Climat (PNEC). Ce plan chaleur doit permettre d’identifier de nouvelles mesures et de cartographier les solutions de chauffage les plus adaptées à chaque bâtiment, en fonction de sa localisation, de ses caractéristiques et de son affectation.
Attention
Il s’agit d’études énergétiques qui n’ont pas analysé les impacts environnementaux des différentes technologies. Ces impacts seront analysés pour chaque projet dans le cadre de la demande de permis d’environnement.
Étude 1 - Les solutions énergétiques les plus pertinentes pour la Région
Cette première étude répond à une exigence de l’Union européenne (une étude complète prévue par l’article 25 de la directive relative à l’efficacité énergétique 2023/1791) et permet de mieux évaluer le potentiel des différentes solutions envisagées à l’horizon 2050.
Voici les éléments clés des conclusions de l’étude :
- Si nous voulons sortir des énergies fossiles, il faudra utiliser toutes les solutions de chauffage renouvelable et en particulier, celles qui permettent de valoriser la récupération de chaleur fatale (ou chaleur perdue), les pompes à chaleur aérothermiques, géothermiques, aquathermiques, riothermiques (récupération des calories des eaux d'égout) ou encore l’énergie solaire (thermique).
- Par rapport aux études précédentes, les réseaux de chaleur semblent constituer une alternative intéressante (lire l’étude 2).
- Alors qu’aujourd’hui, le gaz naturel constitue notre source principale de chauffage, en 2050, nous nous chaufferons principalement avec de l’électricité utilisée par des pompes à chaleur. La consommation de gaz naturel va donc fortement diminuer d’ici là.
- Le biogazLe biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales. ne devrait jouer qu’un rôle limité dans le chauffage des bâtiments étant donné le faible potentiel de production, la forte demande attendue et la concurrence entre les usages et les différentes régions.
- Les autres gaz verts (hydrogène et méthane de synthèse) ne seront pas disponibles à court ou moyen terme pour le chauffage des bâtiments.
- L’utilisation de la biomasseEnsemble des végétaux et des animaux, ainsi que des déchets organiques qui leur sont associés. La biomasse végétale provient de la photosynthèse et constitue une source d'énergie renouvelable. devrait rester marginale.
Bon à savoir
Des cartes valorisant le potentiel des différentes solutions de chauffage ont été réalisées et seront bientôt mises en ligne sur le site geodata.environnement.brussels.
Les recommandations adressées au Gouvernement bruxellois
Voici un aperçu des recommandations adressées au Gouvernement dans le cadre de l’élaboration du prochain Plan Air Climat ÉnergieCe plan rassemble, de manière intégrée, l’essentiel des politiques régionales en matière d’air, de climat et d’énergie. Il trouve son fondement légal dans le Code bruxellois de l'Air, du Climat et de la Maîtrise de l'Energie (CoBrACE), résulte de l’implication de six administrations (Bruxelles Environnement, Bruxelles Logement, Bruxelles Economie et Emploi, Urban, Perspective, Bruxelles Mobilité) et constitue la contribution bruxelloise à l’action climatique belge dans le Plan National Energie Climat (PNEC) :
- Organiser des appels à projets pour la mise en place de réseaux de chaleur alimentés en énergies renouvelables et pour la valorisationToute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin, dans l’usine ou dans l’ensemble de l’économie. de la chaleur fatale basse température.
- Adapter le soutien à l’investissement, notamment pour l’aérothermie, la géothermie, le solaire thermique et les réseaux de chaleur.
- Attribuer à Sibelga un rôle dans l’installation et la maintenance des nouveaux réseaux de chaleur situés dans les voiries publiques.
- Définir un opérateur public pour la riothermie.
- Étendre les missions du Port de Bruxelles pour faciliter le développement de l’aquathermie.
- Rationaliser l’offre de formations et l’étoffer pour les technologies de géothermie, d’aquathermie, de riothermie, de solaire thermique, de récupération de chaleur basse température ainsi que les réseaux de chaleur.
Étude 2 - Quelle place pour les réseaux de chaleur en Région de Bruxelles Capitale ?
Cette deuxième étude a pour objectif de confirmer la pertinence des réseaux de chaleur pour la Région. Pour ce faire, 8 réseaux de chaleur renouvelable fictifs ont été analysés d’un point de vue financier et en terme d’émissions de CO2. Ces réseaux ont été comparés entre eux et également par rapport à une solution individuelle renouvelable, la pompe à chaleur.
Voici les éléments clés des conclusions de l’étude :
- Les réseaux de chaleur peuvent être compétitifs et émettent la plupart du temps moins d’émissions de CO2 que la pompe à chaleur individuelle ;
- Il est nécessaire de prendre en compte le besoin de froid dans l’évaluation économique des réseaux de chaleur ;
- L’accès à des superficies importantes est nécessaire mais pas toujours évident pour l’utilisation de la géothermie fermée dans des réseaux de chaleur. La géothermie ouverte est de ce point de vue plus appropriée ;
- La combinaison d’aquathermie et de riothermie dans un réseau de chaleur est la solution la moins chère pour de la basse température ;
- La biomasseEnsemble des végétaux et des animaux, ainsi que des déchets organiques qui leur sont associés. La biomasse végétale provient de la photosynthèse et constitue une source d'énergie renouvelable. est très intéressante financièrement, mais l’installation doit être équipée d’un système de filtration efficace régulièrement entretenu pour assurer le maintien de la qualité de l’air ;
- Sans autoconsommation, la cogénérationLa cogénération est la production simultanée, dans un seul processus, d'énergie thermique et d'énergie électrique ou mécanique. (DIRECTIVE 2012/27/UE) au biogazLe biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales. n’apparait actuellement pas comme économiquement intéressante.
Étude 3 - Pourquoi les solutions de chauffage renouvelable ne se développent-elles pas à Bruxelles ?
Actuellement, le déploiement des solutions renouvelables reste marginal et la chaudière gaz est encore installée massivement en Région bruxelloise. Nous avons demandé l’avis de quelques professionnels et voici ce qu’ils identifient comme barrières principales au déploiement de ces solutions renouvelables :
- Il manque une vision claire sur le futur mix énergétique de la Région.
- Les solutions renouvelables sont encore trop chères à l’achat et à l’utilisation.
- La formation des professionnels, professionnelles représente un défi important, aussi bien pour les entreprises actives dans les solutions renouvelables que pour la formation de nouveaux installateurs, installatrices et techniciens, techniciennes.
- Certaines barrières techniques ou règlementaires doivent être levées pour faciliter le déploiement des solutions renouvelables, par exemple la problématique du bruit pour les pompes à chaleur aérothermiques.
Liens utiles
- Les cartes du potentiel des solutions sur geodata.environnement.brussels (prochainement disponible)
- Tout savoir sur les pompes à chaleur
À télécharger
- pdfLes solutions de chauffage pour la RBC
- pdfLes freins au déploiement des solutions de chauffage renouvelable
- pdfEtude de cas pour des réseaux de chaleur en RBC
- pdfFiche technique Anderlecht
- pdfFiche technique Bruxelles STEP
- pdfFiche technique Etterbeek
- pdfFiche technique Forest
- pdfFiche technique Ixelles
- pdfFiche technique Molenbeek
- pdfFiche technique Woluwe-Saint-Pierre