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Focus: Cartographie relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondations

La carte des zones inondables de la Région bruxelloise, disponible depuis fin 2013, représente l’étendue des inondations pour trois types d’aléas (faible, moyen, élevé). Outil d’information et de gestion essentiel dans la lutte contre les inondations, elle devrait concourir à inciter les habitants, entrepreneurs, industriels et pouvoirs publics dont le bâtiment ou le terrain est potentiellement inondable à mieux se protéger des inondations mais aussi à limiter les constructions en zone inondable. Les dommages qui y sont liés s’en trouveront réduits. La cartographie des risques d’inondations indique en effet que cette problématique concernerait 21% de la superficie régionale, près d’un habitant sur trois et un peu moins d’un travailleur sur deux.

Le réseau d’égouttage, principale cause d’inondations

En Région bruxelloise, les inondations recensées se produisent habituellement pour deux grands types d’évènements pluvieux : les précipitations intenses et de courte durée liées à des orages au printemps ou en été (les inondations touchent alors des zones situées aussi bien en tête de bassin versant qu’en fond de vallée et se caractérisent par de brusques phénomènes) ou alors les longues pluies d’automne-hiver (les inondations concernent alors surtout les fonds de vallée et sont progressives). Au vu du relevé historique des inondations (illustré pour la période 2004-2012 ci-dessous), c’est plus fréquemment le premier type d’évènement (orages) qui en est à l’origine et qui génère le plus de dommages.

Occurrence et importance (en nombre de points d’adresse inondés) des dernières inondations significatives pour les zones habitées ayant eu lieu en RBC (2004-2015)
Source : Bruxelles Environnement, sur base des relevés des services d’intervention (SIAMU) (2004-2015), des dossiers du Fonds des Calamités (2004-2009), des données de VIVAQUA (2004-2012)

Occurrence et importance (en nombre de points d’adresse inondés) des dernières inondations significatives pour les zones habitées

Les inondations généralement observées sont celles liées au réseau d’égouttage du fait de sa saturation (ou d’un dimensionnement inadapté), soit directement par débordement et refoulement des eaux y transitant, soit indirectement par l’accumulation d’eaux de ruissellement ne pouvant pas y être évacuées. Rappelons à ce propos que le réseau d’égouttage est unitaire : il évacue non seulement les eaux usées mais également les eaux de ruissellement. Or la part des eaux de ruissellement est loin d’être négligeable puisqu’elle représenterait en moyenne la moitié des eaux collectées, selon des estimations des gestionnaires du réseau et des stations d’épuration. On comprend donc aisément qu’une augmentation notable des eaux de ruissellement en cas d’évènements pluvieux importants se traduise par des inondations. Or, en milieu urbain, cette augmentation concerne tant leur volume que leur vitesse d’écoulement. Premièrement, leur volume est élevé compte tenu du fort taux d’imperméabilisation des surfaces ruisselées. Deuxièmement, l’accélération de leur vitesse d’écoulement découle là encore du taux d’imperméabilisation mais aussi de l’artificialisation du milieu (circulation plus rapide dans des conduites que sur une surface) et ce, d’autant plus si le relief est prononcé.

D’autres types d’inondations, bien que plus rares, sont également observés. Il s’agit d’une part de remontée de nappe (en fond de vallée) ou encore d’épisodes de crue de cours d’eau.

Quelle incidence du changement climatique ?

Les données historiques rassemblées, en raison de leur imprécision ou de leur faible couverture temporelle, n’offrent pas la possibilité de dégager une éventuelle tendance de l’occurrence des inondations sur la Région de Bruxelles-Capitale entre 1900 et aujourd’hui.
L’impact probable du changement climatique dans les années à venir correspondrait à une augmentation des inondations en Région bruxelloise tant en période hivernale (crues des rivières) qu’en période estivale (refoulement d’égout) (Factor-X, Ecores, TEC, 2012). Les modèles convergent toutefois plutôt vers une baisse des fortes précipitations en été. Mais ils tendent aussi vers une augmentation des températures, laquelle pourrait provoquer une instabilité plus grande de l’atmosphère et des orages dès lors plus intenses. Par principe de précaution, le risque d’inondation est tout de même envisagé à la hausse en période estivale.

La carte des zones (potentiellement) inondables

La carte des zones inondables de la Région bruxelloise, aussi appelée « carte des aléas d’inondation », a été finalisée par Bruxelles Environnement en décembre 2013. Elle représente les portions du territoire potentiellement inondables pour trois classes de scénarios ou aléas :

  • Un scénario extrême, ayant peu de chances de survenir (d’aléa faible donc), associé à une inondation présentant une période de retour de 100 ans (c’est-à-dire ayant une probabilité de survenir une fois par siècle).
  • Un scénario occasionnel, d’aléa moyen associé à une inondation présentant une période de retour comprise entre 25 et 50 ans.
  • Un scénario fréquent, d’aléa élevé, associé à une inondation de fréquence décennale (période de retour de 10 ans).

En zone inondable, il existe un risque d’inondation, dont l’occurrence et a fortiori les conséquences sont corrélées à l’intensité de l’aléa : le risque est d’autant plus fort que l’aléa est élevé. Toutefois, le risque d’inondation n’est pas exclu dans les autres zones : en effet, des évènements imprévisibles (tels qu’un avaloir bouché, une rupture de canalisation, etc.) peuvent engendrer des inondations localement.

Pour délimiter les zones inondables, quatre facteurs de prédisposition aux inondations ont été cartographiés et combinés : un premier considérant l’altitude relative par rapport aux fonds de vallées, un second, l’ « humidité topographique » (indice qui lie topographie et processus hydrologiques), un troisième, la surface urbaine drainée (qui intègre le degré d’imperméabilisation des sols) et un quatrième, le sol. Le résultat obtenu a été croisé avec les dossiers d’inondation déclarés au Fonds des Calamités (1992-2009) : ces derniers renseignent en effet sur l’intensité de l’inondation. Le périmètre des zones d’aléas a ensuite été défini. La carte d’aléa produite a ensuite fait l’objet d’une double validation : par la comparaison avec d’autres jeux de données (SIAMU, Vivaqua) sur les inondations qui se sont produites entre 1992 et 2012 puis par des ajustements d’experts. Certains post-traitements ont également été appliqués, prenant en compte les remarques des services communaux ayant une bonne connaissance de leur territoire. Précisons en outre que la protection offerte par des ouvrages collectifs (bassins d’orage et digues de protection) a été intégrée et a pu conduire à abaisser l’intensité d’aléa aux endroits concernés. Pour des informations détaillées sur la méthode d’élaboration de la carte, le lecteur est invité à consulter la fiche méthodologique se rapportant à cette carte.

Cartographie de l’aléa d’inondation
Source : Bruxelles Environnement, version 2013

Note : carte précise au 10.000ème
Voir également la carte 2.20 du PGE2 qui recense les inondations historiques (données provenant du Fonds des Calamités (1999-2009), du SIAMU (1997-2009) et de VIVAQUA (1992-2012))

Cartographie de l’aléa d’inondation

La plaine alluviale de la Senne concentre la majorité de la surface classée en zone potentiellement inondable

A la lecture de cette carte, un premier constat frappe : les zones potentiellement inondables semblent directement corrélées à la présence du réseau hydrographique, actuel ou même historique (comme dans la vallée du Maelbeek). Et ce, bien que la première cause d’inondation ne soit pas les débordements de cours d’eau mais liée au réseau d’égouttage. Cependant, ce constat n’est pas étonnant dans la mesure où les fonds de vallée sont des axes préférentiels d’écoulements et de convergence des eaux de ruissellement et qu’ils sont aussi le lieu d’implantation de nombreux collecteurs d’eaux usées.
En outre, logiquement, le relief influe directement sur l’étendue de la zone potentiellement inondable. Un fond de vallée relativement plat se caractérise en général par une vaste zone submersible : c’est ce qu’on observe typiquement pour la plaine alluviale de la Senne (la plus large du territoire) ou pour celle du Linkebeek. A l’inverse, la vallée de la Woluwe, plus encaissée, possède une zone potentiellement inondable plus étroite.
L’imperméabilisation des sols joue également un rôle primordial. Un fond de vallée drainant une surface à dominante verte, où l’eau s’infiltre naturellement, ne sera a priori pas touché par une inondation. Des exemples en sont les bassins versants amonts du Molenbeek (présence du bois du Laerbeek), du Neerpedebeek et du Vogelzangbeek. Et ce constat reste valable, même lorsque les pentes des surfaces drainées sont notables, comme dans le bassin versant amont de la Woluwe ou de son affluent, le Roodkloosterbeek, grâce à la présence de la Forêt de Soignes. En revanche, un fond de vallée drainant des surfaces fortement imperméabilisées est situé en zone d’aléa. Il en est ainsi de la partie ouest du pentagone comme de la vallée du Maelbeek. Le fait que le cours d’eau du Maelbeek soit voûté accentue sans aucun doute le phénomène.
La protection offerte par les bassins d’orage est « visible » à certains endroits, comme dans la plaine alluviale de la Senne. Ainsi, dans le pentagone, l’utilisation des anciens pertuis de la Senne comme bassins d’orage protègent le centre-ville : ce dernier est classé en aléa faible alors que sans cette protection, il serait en aléa élevé. Il en est de même pour la zone inondable à Forest, grâce aux bassins d’orage de Baeck-Merill et d’Audi.

21% de la superficie régionale se situe en zone d’aléa et 5% en zone d’aléa fort ou moyen

Potentiellement, 1% du territoire régional est situé en zone d’aléa fort donc touché par une inondation de façon récurrente, au moins une fois tous les 10 ans. Et 4% du territoire situé en zone d’aléa moyen, donc affecté par une inondation environ une fois tous les 25 à 50 ans. Pour les habitants et exploitants situés dans ces zones (surtout en zone d’aléa fort), il y a donc lieu de se prémunir et de se protéger contre les inondations. Quant à la zone d’aléa faible, elle couvre 16% de la superficie régionale. Pour rappel, les inondations concernées sont susceptibles de ne se produire qu’une fois par siècle.

Pourcentage du territoire régional (en superficie) situé en zone d’aléa d’inondation
Source : Bruxelles Environnement, sur base de la carte d’aléa d’inondation version 2013

Note : Chaque zone d’aléa d’inondation comporte près de 30% de surfaces non urbanisables (i.e. voies ferrées,  espaces verts, zones d’eau).

Pourcentage du territoire régional (en superficie) situé en zone d’aléa d’inondation
L’examen de l’affectation des parcelles selon le Plan Régional d’Affectation du sol (PRAS) révèle que 20% de la superficie régionale urbanisée ou urbanisable est en zone d’aléa. Il s’agit pour moitié de zones d’habitat, pour un quart de zones de forte mixité et pour un dernier quart de zones d’activités économiques (regroupant les zones d’industries urbaines, administratives, d’équipements d’intérêt collectif ou de service public).
Il convient de préciser que la carte d’aléa d’inondation ne renseigne pas les niveaux d’eau potentiellement atteints en cas d’inondation : il n’existe en effet pas à ce jour de modèle hydraulique combiné des réseaux d’égouttage et hydrographique permettant de les calculer. Néanmoins, les hauteurs d’eau observées lors des inondations passées dans les zones submergées restaient de l’ordre de quelques dizaines de centimètres et en général inférieures à 1 mètre (par rapport au niveau du sol). En un certain sens, elles peuvent être qualifiées de « modérées », comparativement à d’autres régions ou pays. Néanmoins, l’impact peut être notable pour les caves ou des infrastructures souterraines (ex : stations de métro, tunnels).

Un outil évolutif

La carte d’aléa d’inondation est un outil évolutif, qui doit être adapté régulièrement. Cette mise à jour peut s’avérer nécessaire si une inondation future conduit à submerger des zones non répertoriées en zone d’aléa ou si la situation sur le terrain a connu des changements importants qui peuvent être positifs ou négatifs (affectation et imperméabilisation importante des sols, mise en service d’un nouveau bassin d’orage, réalisation d’un aménagement de gestion alternative, etc.). Elle peut être intéressante à effectuer lorsque de nouvelles données sont disponibles, telles que des simulations hydrauliques pour le réseau hydrographique et/ou pour le réseau d’égouttage. La prochaine actualisation de la carte est prévue en 2016, sachant que le cycle de mise à jour minimum inscrit dans la réglementation est de 6 ans.
En outre, tout recensement des zones touchées par les épisodes d’inondations est utile pour valider la carte. Il s’agit d’un réel besoin car, comme déjà mentionné plus haut, les données historiques actuellement disponibles ne couvrent qu’une quinzaine d’années d’observations. A cet effet, les données d’interventions des pompiers seront régulièrement sollicitées. En outre, un outil de récolte des données à destination des communes, de Vivaqua et de Bruxelles Environnement a été conçu pour encoder les observations relatives aux zones inondées (y compris la possibilité de délimiter la zone sur une carte), la cause supposée de l’inondation, une photo du niveau d’eau atteint, etc. Les particuliers et les associations n’ont pas accès à cet outil mais peuvent toujours communiquer leurs observations via leur commune ou Vivaqua.

Evaluation des risques d’inondations

La carte des aléas d’inondation a servi à caractériser le risque d’inondation pour certaines cibles (habitants, travailleurs, bâtiments, établissements sensibles, certaines activités économiques ou lieux publics, activités, patrimoine bâti ou environnemental…). Cette évaluation des risques s’appuie essentiellement sur la localisation de ces cibles, la cible étant caractérisée « à risque » lorsqu’elle est située partiellement ou totalement en zone d’aléa. Elle ne tient pas compte des mesures de protection vis-à-vis des inondations éventuellement mises en œuvre au niveau local, à l’exception toutefois notable des bassins d’orage (pour rappel, la carte d’aléa d’inondation en tient compte). Pour de plus amples détails, le lecteur est invité à consulter la cartographie interactive des risques d’inondation sur le site de Bruxelles Environnement et à se référer à la fiche méthodologique qui l’accompagne.
L’exposition potentielle de la population aux inondations a été estimée en fonction de chaque classe d’aléa : en nombre d’habitants et de travailleurs potentiellement touchés à l’échelle respectivement des quartiers et des communes. Compte tenu des hypothèses de répartition des individus dans les bâtiments et de la non prise en compte des mesures locales de protection (bassins d’orage exceptés), il s’agit bien d’exposition potentielle des individus et non d’exposition réelle. Près d’un habitant sur trois et un peu moins d’un travailleur sur deux sont potentiellement touchés par les inondations. Mais la grande majorité d’entre eux serait localisée en zone d’aléa faible. Néanmoins 6% des habitants et 7% des travailleurs sont potentiellement situés en zone d’aléa moyen ; 3% des habitants et 4% des travailleurs en zone d’aléa fort.


Exposition potentielle de la population et des établissements sensibles au risque d’inondation selon la classe d’aléa à l’échelle de la Région
Source : Bruxelles Environnement, sur base des cartes de risque d’inondation version 2013

Les données sources pour la population datent de 2010 (IBSA pour le nombre d’habitants, base de données SITEX pour la répartition des logements), celles pour les travailleurs de 2011 (ONEM), celles pour les écoles et les hôpitaux de 2013 (UrbMap), celles pour les maisons de repos de 1999 (base de données SITEX). Les établissements scolaires situés sur un même site (même adresse) ont été comptabilisés comme une seule école.

Exposition potentielle de la population et des établissements sensibles au risque d’inondation selon la classe d’aléa à l’échelle de la Région
Vis-à-vis de l’activité économique, les sites touchés peuvent être des entreprises ou des industries. Comme déjà indiqué précédemment, les zones affectées aux activités économiques ou de forte mixité localisées en zone inondable représentent chacune 5% du territoire régional. Mais en examinant en particulier les surfaces des zones industrielles, on constate que ce pourcentage est nettement plus élevé (37%). Le bassin industriel résiduel de la RBC est en effet essentiellement présent sur l’axe Senne-Canal.
Dans le cas de certains établissements industriels, au dommage économique s’ajoute un risque de pollution accidentelle pour l’environnement compte tenu de la présence sur site de substances dangereuses notamment ou de dysfonctionnement des installations (par exemple sur l’efficacité du processus épuratoire au niveau des stations de traitement d’eaux usées). Il s’agit de 6 installations IPPC (sur les 11 que compte la RBC) (du nom de la directive relative à la prévention et la réduction intégrées de la pollution), des 4 sites Seveso et des 2 stations d’épuration. Tous ces sites sont implantés dans la plaine alluviale de la Senne.
Si la zone de protection de captage d’eau potable du Bois de la Cambre et de la Forêt de Soignes et le réseau Natura 2000 se situent essentiellement en dehors de la zone d’aléa, il n’en est pas de même de certains sites Natura 2000 : en cas d’inondation, ceux-ci sont susceptibles de recevoir des eaux polluées soit par surverse du réseau d’égout soit par des eaux ruisselées contaminées.
Des cartes de risques ont également été dressées pour évaluer les conséquences négatives sur la mobilité, suite à l’inondation de tronçons de réseaux de transport (routier, ferroviaire, tram, métro), gares, stations de métro ou parkings couverts. Les infrastructures les plus sensibles correspondent sans surprise aux parties souterraines et en fond de vallée.
L’évaluation des risques a enfin porté sur les monuments et sites classés et sur les infrastructures vulnérables de type caserne de pompier, poste de police ou cabine à haute tension.

Mieux se prémunir contre les inondations

Tant la carte des aléas que celle des risques d’inondations constituent des outils de sensibilisation et de conscientisation de la population à la lutte contre les inondations. Suivant le fameux adage « un homme averti en vaut deux », les habitants, entrepreneurs ou industriels potentiellement touchés ont tout intérêt à prendre des mesures de protection à l’échelle de leur bâtiment, lorsque cela est possible. A cet effet, le service de guidance inondations de Vivaqua offre depuis 2012 un accompagnement aux habitants rencontrant des problèmes de remontée d’eau dans leur logement. Par ailleurs, une brochure de Bruxelles Environnement à destination des habitants sur les bons gestes avant, pendant et après les inondations devrait sortir en 2016.
Pour être réellement efficaces, ces mesures à l’échelle individuelle doivent s’accompagner de mesures collectives. De nombreuses figurent dans le plan de gestion des risques d’inondation (intégré au plan de gestion de l’eau, en cours d’adoption), qui va succéder au plan pluie. Elles couvrent l’ensemble du cycle de gestion d’une inondation : prévention, protection, préparation, gestion de crise et réparation. Un système d’alerte et de gestion de crise devraient ainsi voir le jour. En outre, l’accent est mis sur l’axe préventif avec un objectif principal : restaurer le cycle naturel de l’eau (infiltration de l’eau, tamponnage des eaux dans des bassins de rétention naturels, déconnexion des eaux pluviales / de ruissellement du réseau d’égouttage, etc.).
 

Date de mise à jour: 08/12/2017