Utilisation des eaux souterraines à Bruxelles : captage, usages et réglementation
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De nombreux captages d’eau non destinée à la consommation humaine sont également réalisés dans les eaux présentes dans le sous-sol de la Région bruxelloise.
En 2016, un volume de 2,43 millions m3 a ainsi été prélevé, dont 75% à des fins d’eau potable.
L’eau captée et non potabilisée (25% de l’eau captée) est principalement utilisée pour des usages industriels (20%) et par le secteur tertiaire (80%) comptant de nombreux petits exploitants de salons-lavoirs, de car-wash, de centres récréatifs, pépinières …
Des prises d’eau souterraine sont également effectuées dans le cadre de travaux de génie civil afin de rabattre la nappe aquifère pour permettre la réalisation à sec de fondations de constructions, assurer la stabilité des fouilles et structures et éviter des inondations dans les infrastructures souterraines du métro.
Les nappes sont également sollicitées dans le cadre de travaux d’assainissementTraitement de la pollution affectant un site (sol, eau) afin de le remettre dans son état initial ou du moins atteindre des valeurs fixées légalement. des sols pollués et pour une utilisation hydrothermique.
L’usage des eaux souterraines à des fins agricoles est peu significative en Région bruxelloise.
Pour assurer une gestion durable de la ressource et la maintenir accessible à tous, ces prélèvements font l’objet d’une réglementation et sont autorisés via des permis délivrés par Bruxelles Environnement
En 2016, un volume de 2,43 millions m3 a été prélevé dans les eaux souterraines bruxelloises dont 75% à des fins d’eau potable.
Les 25% restants sont exploités :
- pour des usages industriels et tertiaires (l’alimentation en eau de lavoirs, de car-wash, de piscines, de centres sportifs, de pépinières…) ;
- dans le cadre de travaux de génie civil afin de rabattre la nappe aquifère pour permettre la réalisation à sec des fondations de constructions et assurer la stabilité des fouilles et structures ;
- dans le cadre de travaux d‘ assainissementTraitement de la pollution affectant un site (sol, eau) afin de le remettre dans son état initial ou du moins atteindre des valeurs fixées légalement. des sols pollués ;
- pour une utilisation géothermique (hydrothermie).
Bien que la ressource en eau souterraine soit renouvelable, sa pérennité peut être menacée dans le cas de prélèvements excessifs par rapport au renouvellement naturel généré par les pluies.
En outre l’exploitation des eaux souterraines peut engendrer des impacts locaux non négligeables en terme de rabattement de nappe et de stabilité du bâti en surface.
C’est pourquoi, Bruxelles Environnement assure une gestion des captages d’eau souterraine :
- en évaluant le degré de pression des captages sur la ressource disponible ;
- en encadrant les captages permanents à des fins domestiques et industrielles, y compris les réinjections artificielles relatives aux doublets géothermiques et les captages temporaires (pompages d'essai, rabattements de nappe) via un système de permis imposant à l’exploitant :
- de ne pas dépasser un volume maximum capté par jour (également par mois ou par année le cas échéant) ;
- de déclarer annuellement le volume d’eau réellement prélevé ;
- le placement d’un appareil de mesure volumétrique en vue de contrôler les volumes captés en tout temps ;
- le cas échéant, certaines conditions spécifiques permettant de limiter les impacts quantitatifs mais également les désordres géotechniques (tassements, problème d’instabilité du bâti) engendrés par le rabattement de la nappe (ex : réalisation d’une étude d’impact préliminaire, limitation du débit, placement de piézomètres de contrôle, mise en place de dispositif de confinement, interdiction de capter localement un aquifère particulier…).
Liens utiles
Pour en savoir plus sur les captages d’eau souterraine à Bruxelles
Contact
Division Autorisations et Partenariats : permit-groundwater@environnement.brussels