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Banner 10 bonnes raisons de composter au jardin… ou sur son balcon © Getty Images
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10 bonnes raisons de composter au jardin… ou sur son balcon

10 min. de lecture

Que vous ayez un jardin, un coin de potager ou quelques plantations sur un balcon, le compost peut améliorer naturellement vos sols et renforcer vos plantes. Pelouse abîmée par les jeux des enfants ou le passage du chien, tomates qui peinent à pousser, rosiers fragiles, terre sèche en été… Le compost aide à nourrir la terre et à retenir l’humidité. Découvrez nos 10 bonnes raisons d’adopter le compost, quel que soit votre style de jardinage.

Le saviez-vous ?

Le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants., un allié naturel pour le sol

Le compost est une matière naturelle obtenue à partir de déchets organiques comme les restes de cuisine, les feuilles ou les tontes de pelouse. Utilisé au jardin, au potager ou dans des pots de fleurs, il enrichit le sol et nourrit les organismes vivants qui le composent.

Résultat : une terre plus fertile, moins compacte et capable de mieux retenir l’eau. Les plantes deviennent plus résistantes aux maladies, aux fortes chaleurs, au piétinement ou aux intempéries. Un sol riche en compost absorbe aussi mieux l’eau de pluie et contribue à rafraîchir l’air pendant les périodes de chaleur.

Comment l’utiliser ? Suivez le guide !

1. Quand et comment utiliser le compost sur une pelouse ?

Pour une nouvelle pelouse, incorporez 8 à 10 kg de compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. par m² dans les 10 premiers centimètres de terre avant le semis. Cela permet d’enrichir le sol dès le départ et de favoriser un gazon plus résistant.

Pour l’entretien, dispersez chaque début de printemps 1 à 2 kg de compost par m². Utilisez de préférence un compost finement tamisé afin qu’il se répartisse facilement entre les brins d’herbe.

Conseil

Épandez le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. avant une période de pluie : l’eau aidera le compost à pénétrer naturellement dans la pelouse.

Pour plus de conseils, notamment sur le choix des plantes qui résistent au piétinement, consultez le site renature.brussels.

2. Peut-on ajouter du compost pour les parterres ?

Oui, le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. est idéal pour enrichir les parterres et favoriser la croissance des plantes, qu’elles soient annuelles ou vivaces.

Lors de la création d’un massif floral, incorporez 5 à 8 kg de compost par m² dans les 15 premiers centimètres du sol. Cette préparation permet d’obtenir une terre plus fertile et plus vivante.

Au moment de la plantation, vous pouvez aussi ajouter du compost directement dans les trous en le mélangeant avec la terre. Si vous semez des fleurs, préparez d’abord le sol avec du compost, puis ajoutez ensuite un paillageLa technique du paillage, qui consiste à déposer les déchets organiques non décomposés comme les tontes de gazon, les feuilles mortes ou les branchages broyés sur un sol nu, empêche le développement des mauvaises herbes, préserve l'humidité de la terre et protège les plantes des trop grands écarts de température. léger de maximum 2 cm pour conserver l’humidité et limiter la pousse des mauvaises herbes.

3. Quand et comment intégrer le compost pour les arbres, arbustes et fruitiers ?

Lors de la plantation d’arbres, d’arbustes ou de haies, incorporez 8 à 10 kg de compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. par m² dans les 15 premiers centimètres du sol. Cela aide les végétaux à bien s’installer et favorise leur croissance.

Ensuite, un apport tous les 2 ans suffit généralement : répartissez 2 à 3 kg de compost par m² au pied des plantations, puis binez légèrement la surface du sol pour l’incorporer.

L’automne est la période idéale pour apporter du compost aux arbres et arbustes.

Bon à savoir

Même un compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. grossier et non tamisé peut être utilisé pour les arbres et arbustes. En se décomposant lentement en surface, il nourrit le sol sans gêner les racines, qui vont chercher leurs nutriments plus en profondeur.

4. Comment booster son potager avec du compost ?

Le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. peut s’utiliser toute l’année au potager :

  • À l’automne ou en fin d’hiver, épandez-le en surface puis griffez légèrement le sol pour l’incorporer.
  • Au printemps, ajoutez-le entre les rangs de légumes avant de pailler.
  • Lors des plantations, mettez-en dans les trous en le recouvrant d’un peu de terre pour éviter le contact direct avec les graines.

Adaptez l'apport de compost aux besoins de votre potager

  • Plantes gourmandes (tomates, courgettes, concombres, pommes de terre, poireaux…) : apportez 3 à 5 kg de compost/m²/an.
  • Plantes aux besoins moyens (carottes, laitues, haricots, épinards, persil, betteraves…) : 1 à 3 kg/m²/an suffisent.
  • Plantes peu exigeantes (ail, oignons, choux, radis, navets, aromatiques…) : l’apport de compost n'est généralement nécessaire.
  • Utilisez aussi le compost en paillageLa technique du paillage, qui consiste à déposer les déchets organiques non décomposés comme les tontes de gazon, les feuilles mortes ou les branchages broyés sur un sol nu, empêche le développement des mauvaises herbes, préserve l'humidité de la terre et protège les plantes des trop grands écarts de température. : étalez une couche d'environ 2 cm entre les rangs des légumes-fruits (tomates, concombres, poivrons…) pour nourrir le sol.

Pour aller plus loin, retrouvez tous nos conseils saison par saison sur le travail du sol et le potager sur notre page Le travail du sol au fil des saisons.

Conseil

Pour réaliser un bon terreau de semis, mélangez environ 25% de compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. avec de la terre.

Le saviez-vous ?

Certaines plantes très gourmandes, comme les courges ou les potirons, peuvent pousser directement sur un tas de compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. en fin de maturation.

© GettyImages

5. Peut-on utiliser du compost dans les pots et balconnières ?

Oui, le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. est parfaitement adapté aux pots, balconnières et plantes d’intérieur, à condition de bien le doser. Riche en matière organique et en nutriments, il améliore la structure du sol et nourrit naturellement les plantes.

Pour la création de nouvelles jardinières, mélangez environ 30 à 40% de compost avec une terre saine et bien aérée. Si vous réutilisez des jardinières de l’année précédente, limitez l’apport à 20% de compost dans l’ancienne terre afin de conserver un bon équilibre.

Les avantages du compost pour les plantes en pot

  • Réduire l’achat de terreau
  • Limiter l’usage de la tourbe, dont l’exploitation a un impact environnemental important
  • Nourrir les plantes naturellement
  • Améliorer la rétention en eau
  • Valoriser le déchets organiques (alimentaires et du jardin)

Pour plus d’informations, visitez notre page Culture en pleine terre ou en bac.

Attention

Ne pas confondre le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. avec :

  • La tourbe qui est une matière organique formée de la décomposition très lente de débris végétaux. L’extraction de la tourbe dans les milieux naturels a un impact important sur l'environnement et le climat. 
  • Le terreau qui est un mélange de matières minérales (terre, sableParticules de sol dont la taille est supérieure à 0,05 mm, roche), organiques (résidus de bois, tourbe) et parfois complété par des engrais. Sa composition varie en fonction de chaque type de plante. 

6. Peut-on utiliser du vermicompost ?

Oui, le vermicompost peut être utilisé au jardin, dans les pots, les jardinières et même pour les plantes d’intérieur. Très riche en nutriments, il constitue un excellent amendement naturel et s’utilise en petite quantité, mélangé à la terre ou au terreau.

Le vermicompostageLe vermicompostage, ou lombricompostage, est un processus naturel par lequel les matériaux biodégradables sont convertis, grâce à l'action de vers de terre, en un amendement riche: le compost. repose sur l’action des vers à compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants., qui se nourrissent principalement des déchets alimentaires pour les transformer en une matière fertile. Contrairement au compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques. classique, il ne permet toutefois pas de recycler les déchets de jardin comme les tontes, feuilles mortes ou branchages. C’est une solution pratique pour valoriser ses déchets de cuisine, notamment en appartement ou en milieu urbain, où le compostage de jardin est plus difficile à mettre en place.

Le vermicompostage produit 2 éléments utiles : le vermicompost qui peut être utilisée comme un compost classique et le percolat (parfois appelé “thé de compost”), un liquide très concentré issu du processus. Avant utilisation, il doit être dilué à raison d’une part de percolat pour 10 parts d’eau.

7. Pourquoi ne pas faire son propre compost maison ?

Le compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques. souffre encore de nombreux préjugés : le compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. sent mauvais, attire les nuisibles, prend trop de place ou demande beaucoup d’entretien. Pourtant, lorsqu’il est bien réalisé, le compostage est simple, propre et peu contraignant :

  • Un compost équilibré ne dégage pas de mauvaises odeurs. Le secret réside dans le bon mélange des matières : autant de matières vertes (épluchures de légumes, tontes de pelouse, marc de café…) que de matières brunes (feuilles mortes, broyat de branches, petits cartons non imprimés…). Cela permet de garder une bonne circulation de l’air dans le compost et évite la fermentation excessive.
     
  • Un composteur adapté, fermé et posé correctement limite fortement l’accès aux nuisibles. Éviter certains déchets (viande, poisson, plats cuisinés) et couvrir les apports alimentaires avec des matières sèches aide également à garder un compost sain.
     
  • Le compostage réduit de plus de 75% le volume des déchets organiques déposés. Un petit espace dans le jardin suffit souvent pour installer un composteur familial.  Un composteur de 300 litres nécessite une emprise au sol de 60 x 60 et 80 x 80 cm. Prévoyez également 40 cm d’espace libre tout autour pour pouvoir l’alimenter, le brasser et récolter facilement le compost mûr.
     
  • Le compost demande un peu de régularité, mais peu de travail au quotidien. Les principales étapes consistent à broyer les branchages lorsqu’il y en a, afin d’accélérer leur décomposition et aérer ou retourner le compost environ une fois par mois pour favoriser l’activité des micro-organismes.  Le suivi dépend aussi des déchets compostés. Un compost contenant beaucoup de déchets alimentaires demandera généralement plus d’attention qu’un compost composé principalement de déchets de jardin.
     
  • En compostant, vous produisez gratuitement un amendement naturel de qualité pour le jardin, les pots ou le potager. Vous réduisez également la quantité de déchets à traiter. Un geste simple, utile et bon pour les sols !

Liens utiles

Besoin d’aide pour composter ? Découvrez comment se faire accompagner :

  • Des informations sur le compostage au jardin 
  • Des formations gratuites organisées par le Facilitateur Biodéchets pour les ménages. Retrouvez-les dans notre agenda.
  • Votre voisin, voisine est peut-être un « Guide compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. », c’est-à-dire un citoyen, une citoyenne bénévole qui a été formé pour expliquer le compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques. : dans le bottin des guides compost bruxellois, d écouvrez qui habite près de chez vous.
  • Des primes à l’achat  d’une compostière ou la vente à prix concurrentiels de fûts à compost sont parfois octroyées par certaines communes.
Compost maison © Pexels

8. Comment savoir si son compost est prêt ?

Un compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. mûr se reconnaît assez facilement. Il doit présenter un aspect homogène, une texture fine et grumeleuse, une couleur brun foncé et dégager une agréable odeur de sous-bois. Les déchets de départ ne sont plus reconnaissables.

Le test du cresson : simple et efficace

Pour vérifier la maturité de votre compost, vous pouvez réaliser un petit test très simple :

  • Remplissez une soucoupe avec du compost à tester.
  • Semez-y quelques graines de cresson.
  • Arrosez légèrement et placez la soucoupe dans un endroit lumineux.
  • Après 2 à 3 jours, la majorité des graines devraient commencer à germer. Si, une semaine plus tard, les jeunes pousses présentent des feuilles bien vertes et des racines développées, votre compost est prêt à être utilisé.
  • Si les graines germent mal ou ne poussent pas correctement, le compost n’est pas encore totalement décomposé
    • soit vous poursuivez le compostageProcédé biologique de conversion et de valorisation des substrats organiques (déchets organiques, etc.) en un produit stabilisé, semblable à un terreau, riche en composés humiques.
    • soit vous pouvez malgré tout l’utiliser uniquement en l’épandant en surface du sol comme du paillageLa technique du paillage, qui consiste à déposer les déchets organiques non décomposés comme les tontes de gazon, les feuilles mortes ou les branchages broyés sur un sol nu, empêche le développement des mauvaises herbes, préserve l'humidité de la terre et protège les plantes des trop grands écarts de température. sur les plates-bandes. Il finira de se dégrader et protégera la terre durant les mois d’hiver. Au printemps, votre sol sera alors prêt à accueillir les nouvelles plantations.
Compost © Pexels Greta Hoffman

9. Comment quantifier les doses de compost à épandre ?

Il n’est pas toujours évident de savoir quelle quantité de compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants. utiliser au jardin. Pourtant, quelques repères simples permettent d’éviter les excès tout en apportant suffisamment de matière organique au sol.

  • En moyenne, un seau de 10 litres correspond à environ 4 à 5 kg de compost mûr, selon son taux d’humidité et sa densité.
  • Par exemple, la recommandation pour les plantes gourmandes du potager (courges, tomates, choux, courgettes…), est de de 3 à 5 kg   de compost par m² et par an alors il faut apporter environ 1 seau de 10 litres par m².

10. Peut-on acheter du compost ?

Oui. Si vous ne produisez pas votre propre compostProcessus naturel de transformation de la matière organique sous l’action d’organismes vivants, dans des conditions contrôlées, en humus et nutriments pour le sol et ses habitants., il est possible d’en acheter.

À Bruxelles, vous pouvez acheter du compost :

  • dans les magasins de bricolage et les jardineries, en sacs ou en vrac. Comptez généralement entre 5 et 15 € pour un sac de 40 L ou entre 40 et 130 € par m³ en vrac, hors frais de livraison.
  • sur des sites spécialisés (comme Dreaming Garden ou Advance Greenshop), qui proposent du compost en vrac ou en Big Bag, souvent à partir de 40 €/m³ (hors livraison).
  • via Bruxelles Compost, une solution réservée aux professionnels, professionnelles et pas aux particuliers.

Composter et réduire ses déchets ?

Découvrez comment dans notre guide pratique (.pdf)

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