Outils et conseils pour les professionnels et professionnelles de la gestion de l'eau de pluie
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- Eau de pluie
Aujourd'hui, les professionnels et professionnelles de la construction et de l’urbanisme sont confrontés à la mise en œuvre de nouvelles pratiques, que ce soit dans la conception d’un projet de construction ou dans l'aménagement d’une voirie, d’un espace public, d’un jardin…
De nouvelles techniques et pratiques apparaissent également dans le domaine de la gestion durable de l'eau. Le plan de gestion de l'eau comprend plusieurs mesures visant à apporter une réponse globale et intégrée aux enjeux de la gestion de l'eau. L'un de ses principaux objectifs est de limiter l’effet de l’imperméabilisation et de favoriser les techniques qui visent à intégrer l’eau de pluie dans le paysage urbain.
Plusieurs mesures d'accompagnements sont prévues pour permettre aux professionnels et professionnelles de contribuer à atteindre cet objectif. Vous trouverez ici tous nos conseils et nos outils sur la gestion durable de l'eau :
Où trouver des conseils sur la gestion durable de l'eau ?
- FAQ sur la gestion intégrée des eaux pluviales : vous trouverez ici la réponse aux questions fréquemment posées lors de notre accompagnement.
- Les services du Facilitateur Eau sont à nouveau disponibles à partir du 8 décembre 2025.
En raison de l'abscence d'un gouvernement de plein exercice, cette reprise n'est assurée que pour les 6 prochains mois. - Outils pour la gestion intégrée des eaux pluviales : ces outils sont pensés pour vous aider à choisir et dimensionner le dispositifs de gestion des eaux pluviales.
- Des portails proposés par Bruxelles Environnement qui comportent des volets sur la gestion de l’eau avec des fiches techniques et pratiques :
- Documents et autres outils inspirants pour découvrir ce qui existe déjà :
- Le catalogue des cas concrets « L'eau de pluie, un atout pour les espaces publics »
- La carte des projets GiEP exemplaires
- Autres sites utiles sur le sujet :
FAQ's sur la Gestion intégrée des eaux pluviales
Quels sont les grands principes de la Gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) ?
Principes fondamentaux
Pour restaurer le cycle naturel de l’eau en ville, plusieurs techniques d’aménagement et d’ouvrages permettent de gérer l’eau là où elle tombe. Sa temporisation est alors assurée in situ, et son infiltration et évapo(transpi)ration sont favorisées. Ce dernier processus vise à végétaliser les structures afin de lutter contre les îlots de chaleur.
La gestion intégrée des eaux pluviales respecte non seulement ces principes, mais tend aussi à intégrer la fonction hydraulique (gestion de l'eau) dans les espaces urbains et les structures à mettre en œuvre. L'objectif est de profiter de chaque espace et de le rendre multifonctionnel (loisir, mobilité, eau, aménagement paysager). Les espaces sont alors conçus et entretenus pour leurs fonctions urbaines. Le concept de Maillage Pluie est souvent évoqué dans ce contexte.
La gestion intégrée des eaux pluviales s’articule autour de 4 principes fondamentaux :
- respecter les écoulements naturels ;
- stocker l’eau au plus proche du lieu de précipitation ;
- favoriser l’infiltration et l’évapotranspirationL’eau de pluie est retenue au niveau du sol puis s’évapore vers l’atmosphère. La présence de plantes amplifie/augmente fortement ce phénomène. (et si ce n’est pas totalement possible, favoriser le rejet à un débit régulé) ;
- tenir compte des épisodes pluvieux exceptionnels ou de la répétition d’épisodes pluvieux.
Ce système présente l’avantage de restreindre considérablement le ruissellement et la vitesse de l’eau tout en permettant une mise en scène de l’eau à travers la composition du plan général du projet. Il n’est donc plus question de créer des ouvrages spécialement dédiés à l’eau, mais d’exploiter un autre ouvrage, un autre lieu, et lui créer une seconde fonction : la fonction hydraulique. On parle alors de plurifonctionnalité des ouvrages.
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Phase I : Un rond-point dans un environnement urbain ayant uniquement une fonction de régulation du trafic. Le rond-point est légèrement surélevé et planté de gazon et d'arbres.
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Phase II : Le même rond-point dans un environnement urbain avec des fonctions hydrauliques et de loisirs. Le rond-point dispose d'un niveau abaissé contenant des bancs et des marches aménagés, ainsi que quelques arbres.
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Phase III : Le même rond-point dans un environnement urbain avec une fonction hydraulique modifiée pour une meilleure fonction paysagère. Le rond-point a un niveau abaissé contenant des bancs et des marches aménagés, ainsi qu'une riche variété de plantations (arbres, arbustes, herbes et fleurs).
On ne crée pas de dispositif de GIEP, mais on intègre la gestion des eaux pluviales dans des aménagements planifiés.
Infiltration versus temporisation ?
Il est essentiel que la temporisation de l'eau de pluie n'entrave pas son infiltration et son évapotranspirationL’eau de pluie est retenue au niveau du sol puis s’évapore vers l’atmosphère. La présence de plantes amplifie/augmente fortement ce phénomène.. En effet, ces phénomènes sont complémentaires. La temporisation des eaux de ruissellement est indispensable, surtout en cas de fortes pluies qui peuvent causer des inondations.
Le principe est le suivant : le stockage d'abord, la vidange ensuite. La différence entre la gestion intégrée des eaux pluviales et gestion « classique » est que la GIEP favorise la vidange par infiltration naturelle dans le sol et évapotranspiration plutôt que par rejet à un débit régulé vers le réseau d’assainissementTraitement de la pollution affectant un site (sol, eau) afin de le remettre dans son état initial ou du moins atteindre des valeurs fixées légalement.. Les eaux sont ainsi déconnectées, alors que dans le cas d’un bassin de temporisation avec rejet à débit régulé, elles sont rejetées petit à petit, mais intégralement dans l’égout.
Quels sont les avantages de la GIEP par rapport à une gestion « classique » ?
La gestion intégrée des eaux pluviales offre a 3 types d'avantages :
- paysagers ;
- environnementaux ;
- économiques.
Avantages paysagers
La GIEP permet d'améliorer considérablement l'aspect des routes, des trottoirs et des places de stationnement. L’eau n’est plus évacuée sous terre mais redevient un élément naturel du paysage. Des espaces d’agrément naturels alliant hydraulique, paysage et environnement peuvent ainsi être réalisés. Quand les aménagements paysagers mènent à la perméabilisation des sols et aux plantations, la gestion de l’eau devient un véritable vecteur de nature en ville.
La biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). s'en retrouve également améliorée, au même titre que la qualité de vie des habitantes et des habitants. C’est aussi une contribution majeure pour faire face au changement climatiqueDésigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l'air, résultant d'activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d'un réchauffement global. Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d'eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc. en améliorant la résilience de la Région. En effet, ce type de gestion permet de prévenir les inondations, tout en créant des îlots de fraicheur.
Avantages environnementaux
La collecte des eaux pluviales au plus proche du lieu de précipitation permet de limiter le ruissellement, et donc la charge polluanteQuantité de polluants dans un corps. Dans le domaine de l'eau, cette charge polluante, exprimée en équivalent-habitant, sert de base au calcul de la taxe sur le déversement d'eaux usées.. Les ouvrages de stockage permettent une dépollution naturelle par décantation, filtration mécanique du sol et phyto-épuration dans le cas d’éléments végétalisés. De plus, cela permet de désaturer le réseau d’égouttage, ce qui évite les surverses polluantes dans les cours d’eau. Le cycle naturel de l’eau est mieux respecté en favorisant l’infiltration et en assurant ainsi le rechargement des nappes d’eaux souterraines.
Avantages économiques
L’entretien et le fonctionnement du réseau d’égouttage et d’assainissementTraitement de la pollution affectant un site (sol, eau) afin de le remettre dans son état initial ou du moins atteindre des valeurs fixées légalement. (les stations d’épuration) sont coûteux en raison du volume d’eau qui y transite et qui y est traité. L’eau de pluie ne nécessite a priori pas de traitement lourd. Ce sont donc des volumes inutiles à faire passer par ce réseau classique. Chaque volume d’eau pluviale traité « à la source » représente donc une économie non négligeable.
En outre, aucun espace n’est spécialement dédié à la gestion des eaux pluviales, ce qui constitue une grande plus-value en termes d’emprise foncière. Les volumes d’eau gérés en surface permettent également d’économiser le cout de l’excavation et des terrassements profonds qu’impliquent les bassins d’orage classiques.
Enfin, des économies sont également réalisée en termes d'entretien, car les ouvrages de stockage et d'infiltration ne sont plus entretenus que pour leur fonction première (espaces verts, voiries, toitures...).
La noue, de quoi s’agit-il ?
Qu'est-ce que c'est ?
La noue est une dépression dans le sol, un creux le plus souvent linéaire, qui accueille les eaux de ruissellement des surfaces voisines. C’est un terrassement simple et facile à mettre en œuvre qui ne nécessite pas de grande technicité pour remplir un rôle de plus en plus recherché : la gestion in situ des eaux pluviales.
La noue est le dispositif de gestion des eaux pluviales le plus couramment cité comme solution durable.
Pourquoi ?
Pourquoi prévoir une noue ?
- Elle est simple à mettre en œuvre et peu coûteuse ;
- son fonctionnement est facilement contrôlable, tout est apparent ; elle a un intérêt didactique et offre une présence de l’eau dans les espaces de vie ;
- elle peut combiner les 3 fonctions utiles en gestion « in situ » :
- le stockage (volume libre utile),
- l’infiltration (sol perméable),
- l’évapotranspirationL’eau de pluie est retenue au niveau du sol puis s’évapore vers l’atmosphère. La présence de plantes amplifie/augmente fortement ce phénomène. (si la noue est plantée) ;
- elle possède une fonction filtrante (voire épurante) grâce à sa couche supérieure de sol végétalisé ;
- elle implique une plus-value d’accueil de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et peut offrir des qualités paysagères ;
- la combinaison d'eau, de sol et de plantes est un atout pour créer des îlots de fraîcheur.
La fiche technique du Guide bâtiment durable fournit une définition plus complète, détaille les différents types, etc.
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Un parc avec de l'herbe verte et des arbres perdant leurs feuilles. Une noue est creusée dans l'herbe, comme une sorte de fossé recouvert d'herbe contenant de l'eau. De longues pierres forment un chemin qui permet de franchir le fossé.
Comment pratiquer la gestion intégrée sans ou avec peu d’espaces verts disponibles ?
Afin d’augmenter le volume de temporisation et favoriser ainsi l’infiltration des eaux pluviales dans un projet où la surface en espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. est pauvre, il est possible de mettre en œuvre des massifs drainants sous la voirie, les trottoirs, les sentiers ou les pistes cyclables.
Un massif drainant est une structure réservoir qui permet la temporisation des eaux pluviales entre les matériaux qui le compose. Le corps de la structure est généralement composé de matériaux drainants comme les graves. L’indice de vide de la structure réservoir peut alors varier de 30 à 40 % pour de la grave 20/60.
Les matériaux drainants du massif doivent être entourés d’un géotextile anti-contaminant qui empêche les granulats de petites tailles de pénétrer dans la structure, ce qui assure la pérennité de l’ouvrage. Des regards intermédiaires de curageLa mise en place d’un regard (entre l’entrée et la sortie de l’ouvrage) permet d’accèder à la structure de l’ouvrage pour faire intervenir les appareils de curages. doivent être installés pour l’entretien.
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La coupe transversale montre une route bordée de trottoirs avec des piétons. Les différentes couches et composantes d'un massif drainant sont nommées et représentées sous la chaussée. La première couche correspond au niveau d'eau le plus élevé. Elle est représentée par une ligne bleue en pointillés, sous la couche de pierre de la chaussée. La deuxième couche est la grave de drainage 20/60. Elle est représentée par une dizaine de rangées de points sous la ligne bleue en pointillés du niveau d'eau le plus élevé. La troisième couche est le géotextile. Elle est représentée par une épaisse ligne noire autour de la grave de drainage. La quatrième couche est l'eau située entre la grave de drainage. Elle est représentée par de petites vagues bleues entre et sur la grave de drainage.
La collecte des eaux pluviales peut être assurée par la mise en œuvre de regards avec grillesIl s’agit de l’ouvrage par lequel les eaux pluviales entre dans la structure drainante.. Ces regards sont équipés de coudes inversés afin d’éviter tout colmatage par des intrusions de flottants ou de corps volumineux dans le massif drainant.
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La coupe transversale représente une surface en pierre sous laquelle passent des tuyaux d'évacuation. Dans la surface de la pierre, on peut voir une grille qui recouvre un regard. Sous la grille du regard se trouve la bouche d'injection (une poutre de pierre creuse), qui permet de collecter et de drainer l'eau. Le tuyau d'évacuation qui se déverse dans la bouche d'injection n'est pas droit, mais en forme de coude inversé. Juste avant son extrémité fermée, le tuyau d'évacuation horizontal contient un autre morceau de tuyau qui descend en ligne droite à un angle de 90 degrés.
Afin d’exploiter la capacité optimale de stockage des eaux pluviales des massifs drainants, des regards avec cheminée de surverseTuyau par lequel les eaux temporisées dans l’ouvrage vont pouvoir être évacuées lorsque la capacité de la structure arrive à son maximum. La cheminée de surverse va alors permettre la vidange de l’ouvrage. peuvent être installés à l’aval de chacun des massifs drainants. Ils permettent une montée en charge progressive de chacun des ouvrages jusqu’à la surverse dans la cheminée et une restitution à débit régulé par l’orifice de vidange si l’infiltration seule ne suffit pas ou n’est pas autorisée dans le cadre d’un projet.
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La coupe transversale représente une surface en pierre sous laquelle passent des tuyaux d'évacuation. Au milieu de la surface en pierre, un cube en pierre représente le regard. La cheminée de surverse se déverse dans le regard. Peu avant l'extrémité fermée du tuyau d'évacuation horizontal se trouve un autre morceau de tuyau à un angle de 90 degrés vers le haut. Ce morceau de tuyau vertical est la cheminée de surverse. Lorsque le niveau d'eau dans le regard est trop élevé, l'eau est évacuée par le sommet de la cheminée de surverse.
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La coupe transversale représente une surface en pierre sous laquelle passent des tuyaux d'évacuation. Au milieu de la surface en pierre, un cube en pierre représente le regard. Le tuyau d'évacuation avec cheminée de surverse se déverse dans le regard. Peu avant l'extrémité fermée du tuyau d'évacuation horizontal se trouve un autre morceau de tuyau à un angle de 90 degrés vers le haut. Ce morceau de tuyau vertical est la cheminée de surverse. Lorsque le niveau d'eau dans le regard est trop élevé, l'eau est évacuée par le sommet de la cheminée de surverse. Le tuyau d'évacuation horizontal est fermé par une sorte de couvercle percé d'une petite ouverture. Cette petite ouverture est l'orifice de vidange.
Les eaux pluviales peuvent également être collectées par injection directe via la mise en œuvre d’un revêtement poreux. Ceci permet d’éviter tout colmatage par des intrusions de flottants ou de corps volumineux dans l’ouvrage de gestion.
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Les différentes couches et composantes du massif drainant sont nommées et représentées. La première couche est le revêtement poreux. Cette couche est représentée par une barre bleue. La barre bleue est traversée par des flèches noires pointant vers le bas, illustrant l'écoulement de l'eau à travers le revêtement poreux. La deuxième couche est la couche de drainage réglementaire avec un matériau drainant. Cette couche est représentée par une barre blanche plus épaisse remplie de petits points noirs, en dessous de la barre bleue du revêtement poreux. La troisième couche, la plus basse, représente la couche de stockage, constituée de grave de drainage de 0,3 m dont le volume poreux est de 30%. Cette couche est représentée par une barre blanche encore plus épaisse, remplie de petits points noirs et bleus, située sous la barre de la couche de drainage réglementaire. Sous la barre inférieure, des flèches bleues pointent vers le bas, illustrant l'infiltration de l'eau dans le sol. La quatrième couche est le géotextile. Elle est représentée par une épaisse ligne rose en pointillés qui entoure la couche de stockage et la couche de drainage réglementaire.
Bon à savoir
Vous trouverez plus de détails sur les massifs drainants dans le Guide Bâtiment durable.
Comment gérer les eaux pluviales sur un terrain en pente ?
Il est possible d’envisager la mise en place d’une temporisation des eaux pluviales avec le principe de la gestion intégrée même le long des voiries ou sur un terrain en pente. Des espaces verts situés en bordure de voirie peuvent par exemple accueillir des noues paysagères sur quelques centimètres de hauteur utile afin de gérer les épisodes pluviaux communs. La noue assure une fonction hydraulique au sein d’une bande paysagère en léger creux. Elle permet de collecter les eaux de ruissellement, de les temporiser puis de les vidanger.
Afin de s’affranchir au maximum de la pente présente sur la rue et afin de pouvoir maximiser la temporisation et la décantation des eaux pluviales sur l’ensemble du linéaire de la noue, celle-ci devra être accompagnée de redansObstacles aux écoulements.
Ces redans pourront être réalisés, en fonction des résultats esthétique et économique attendus, en béton, en fascine (bois), en terre végétale ou en tout autre matériau permettant de retenir les eaux.
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L'illustration montre la noue comme une tranchée creusée remplie d'eau dans l'accotement de la route. Deux murets divisent la noue en trois. Ces murets sont les redans et comportent un déversoir, une petite ouverture au sommet par laquelle l'excès d'eau peut s'écouler d'une partie de la noue à l'autre.
Estimation des coûts de la mise en place d'une noue standard de 40 cm de hauteur utile :
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Type de redan |
Béton |
Fascine |
Terre végétale |
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Prix au ml (en euros) |
100-250 |
100-200 |
50-100 |
Chacun des coûts annoncés dans ce tableau est donné à titre indicatif et se base sur l’expérience de maitrise d’œuvre d’INFRA Services.
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L'illustration montre la noue comme une tranchée creusée remplie d'eau dans l'accotement de la route. Deux murets de béton divisent la noue en trois. Ces murets sont les redans et comportent un déversoir, une petite ouverture au sommet par laquelle l'excès d'eau peut s'écouler d'une partie de la noue à l'autre.
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L'illustration montre la noue comme une tranchée creusée remplie d'eau dans l'accotement de la route. Deux murets de bois divisent la noue en trois. Ces murets sont les redans et comportent un déversoir, une petite ouverture au sommet par laquelle l'excès d'eau peut s'écouler d'une partie de la noue à l'autre.
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L'illustration montre la noue comme une tranchée creusée remplie d'eau dans l'accotement de la route. Deux murs ou élévations de terre recouverts d'herbe divisent la noue en trois. Ces murets ou élévations sont les redans, et leur forme légèrement incurvée place leur centre un peu plus bas que les bords de la noue, ce qui permet à l'eau excédentaire de déborder d'une partie à l'autre de la noue.
De la même manière que pour les noues, il est nécessaire de cloisonner les massifs drainants dans la pente afin d’en maximiser les volumes de temporisation. Cela peut notamment se faire grâce à la mise en place de géo-membranes étanches et de regards avec cheminées de surverseTuyau par lequel les eaux temporisées dans l’ouvrage vont pouvoir être évacuées lorsque la capacité de la structure arrive à son maximum. La cheminée de surverse va alors permettre la vidange de l’ouvrage..
Les massifs drainants sont ensuite étagés et des géomembranes étanches ou des regards avec des tuyaux d'évacuation assurent la mise en charge progressive de chacun des ouvrages jusqu'à la surverse.
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Les différentes couches et composantes d'un massif drainant avec surverse à travers une géomembrane étanche sont nommées et représentées sous la chaussée. Une flèche rouge pointant vers la droite illustre la pente de la chaussée. Sous la chaussée, 3 blocs identiques du massif drainant s'inclinent en gradins de gauche à droite, le bloc le plus haut à gauche et le bloc le plus bas à droite. Chaque bloc contient les mêmes couches et composants. La première couche correspond au niveau d'eau le plus élevé du massif. Elle est représentée par une ligne rouge en pointillés, sous la couche de pierre de la chaussée. La deuxième couche est la grave de drainage. Elle est représentée par des pierres en dessous de la ligne rouge en pointillés du niveau d'eau le plus élevé. La troisième couche est le géotextile. Elle est représentée par une ligne bleue en pointillés autour des pierres de la grave de drainage. La quatrième couche est l'eau située entre la grave de drainage. Elle est représentée par une couche bleu clair translucide sur les pierres de la grave de drainage. Chaque bloc du massif drainant étagé est séparé du bloc inférieur par une géomembrane étanche qui assure l'écoulement entre eux. Cette géomembrane étanche est représentée par une épaisse ligne noire dans le coin inférieur droit de chaque bloc.
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La coupe transversale représente une surface en pierre sous laquelle passent des tuyaux d'évacuation. Au milieu de la surface en pierre, un cube en pierre représente le regard. La cheminée de surverse se déverse dans le regard. Peu avant l'extrémité fermée du tuyau d'évacuation horizontal se trouve un autre morceau de tuyau à un angle de 90 degrés vers le haut. Ce morceau de tuyau vertical est la cheminée de surverse. Lorsque le niveau d'eau dans le regard est trop élevé, l'eau est évacuée par le sommet de la cheminée de surverse.
Estimation des coûts de la mise en place de ce type d’ouvrages* :
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Type de cloisonnement |
Géomembrane étanche |
Regard 80x80 avec cheminée de surverseTuyau par lequel les eaux temporisées dans l’ouvrage vont pouvoir être évacuées lorsque la capacité de la structure arrive à son maximum. La cheminée de surverse va alors permettre la vidange de l’ouvrage. (Ø200) |
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Prix (en euros) |
20-30 (m²) |
700-800 (unité) |
Chacun des coûts annoncés dans ce tableau est donné à titre indicatif et se base sur l’expérience de maitrise d’œuvre d’INFRA Services.
Les toitures vertes sont-elles compatibles avec les panneaux photovoltaïques ?
L’installation de panneaux solaires (photovoltaïques ou thermiques) sur une toiture verte n’est pas incompatible. Cette combinaison comporte même certains avantages :
- intégration du lestage des panneaux solaires avec le complexe de toiture verte ;
- amélioration du rendement des panneaux solaires (photovoltaïques) ;
- protection physique des membranes d’étanchéité et des circuits solaires.
Toutefois, afin d’assurer la pérennité des installations, il y a lieu de s’assurer de l’intégration au moment de la conception de certains principes :
- réaliser une implantation différenciée des plantes en fonction de la variation d’exposition (plantes adaptées à un ombrage quasi permanent sous les panneaux) et en fonction de la proximité des panneaux solaires (éviter que les plantes ne créent un ombrage sur les panneaux) ;
- assurer une bonne évacuation des eaux pluviales, notamment à proximité des panneaux solaires : protéger les avaloirs, gérer le ruissellement, garantir la facilité d’entretien des panneaux solaires, s’assurer du choix des matériaux (risques de corrosion, protection des conduits…), etc.
Liens utiles
Pour plus de détails, vous pouvez vous référer aux documents suivants :
Quels tests d’infiltration privilégier pour la gestion des eaux pluviales ?
Afin de connaître la conductivité hydraulique du sol et donc sa capacité d’infiltration, il est indispensable de réaliser des tests d’infiltration (ou essais de perméabilité). La connaissance de ces données permettra de caractériser la possibilité d’infiltrer naturellement, d’estimer un temps de vidange et d'ajuster le dimensionnement des ouvrages de gestion.
Ces tests d’infiltration doivent être réalisés au plus tôt, dès le stade de l’esquisse ou de l’avant-projet lors de l’étude de caractérisation du site afin de déterminer l’emplacement ou la manière optimale d’infiltrer les eaux pluviales.
Un second test peut également être utile, soit lors de la réalisation du projet de manière à affiner le dimensionnement des ouvrages, soit pour vérifier leur bonne mise en œuvre.
Chaque essai d’infiltration a ses avantages et ses inconvénients. Nous en présentons deux, conseillées en Région de Bruxelles-Capitale à des fins de normalisation et d’harmonisation : la méthode Matsuo et la méthode Porchet.
- L’essai Matsuo (ou « à la fosse ») est un essai d’infiltration à charge variable au cours du temps. Il est souvent le plus représentatif vis-à-vis du fonctionnement des futures ouvrages d’infiltration, mais il nécessite d’avoir un accès à la parcelle pour le passage d’engin de chantier (pelle mécanique) et une quantité d’eau à disposition importante.
- L’essai Porchet est un essai d’infiltration à charge constante. Il demande moins de matériel et peut être mis en œuvre pratiquement en toute situation. Il est ici présenté sous deux modalités, classique ou dans sa variante avec tube.
Outre ces deux types d’essai conseillés, de nombreuses autres méthodes existent et peuvent également convenir, pour autant qu’elles se fassent à des profondeurs proches de celles du fond des futurs ouvrages. On évitera par exemple les essais trop profonds (type Lefranc ou Nasberg), peu informatifs sur les futures conditions de vidange des ouvrages, la partie superficielle du sol étant la surface la plus efficiente pour une vidange des ouvrages de gestion via infiltration naturelle.
Lors d’aménagements comprenant des revêtements perméables, et suite à la mise en œuvre des différentes couches, il faut vérifier que la perméabilité du revêtement et des couches sous-jacentes (fondation et éventuelle sous-fondation) est bonne. Les 2 méthodes citées ci-dessus (Matsuo et Porchet) peuvent ne pas toujours convenir. Il faudra alors réaliser un test via une méthode de double anneau (généralement plus couteuse).
Au-delà de la méthode, nous recommandons un minimum de 3 essais par projet. Toutefois, le nombre exact d’essais est à ajuster selon la superficie du projet et le nombre d’ouvrages de gestion envisagé. Il faut savoir que plus il y aura d’essais réalisés, plus les coûts de gestion seront maîtrisés en optimisant les surfaces nécessaires à l’infiltration.
Indépendamment de la méthode, il est également important de ne pas induire de biais méthodologique, par exemple en tassant le fond, ou en lissant les parois de la fosse d’essai.
A télécharger
Chacune des méthodes conseillées est décrite ci-après dans une fiche téléchargeable. Pour plus de facilité, chacune d'entre elles est accompagnée d’un tableur pour encoder les données nécessaires.
Une fiche présentant un essai adapté aux particuliers (ex. maison unifamiliale) est également disponible (fiche 1).
- Fiche 1 - Pour les particuliers (.pdf)
- Fiche 2 - Matsuo (.pdf) & tableur (.xls)
- Fiche 3 - Porchet classique (.pdf) & tableur (.xls)
- Fiche 4 - Tube Porchet (.pdf) & tableur (.xls)
- Fiche 5 - Essai du double anneau (.pdf)
- Annexe Fiche 5 - calculateur (.xlsx)
Combien coûte un essai d'infiltration ?
Le coût d'un essai d'infiltration dépend du type de tests à réaliser, de leur nombre, de la manière dont ils sont réalisés et de la difficulté logistique liée au site (eau, accès…).
- Les plus fréquents sont les essais de type Porchet. Il est conseillé d'en en réaliser 3 par zone. Le nombre de zones dépend de la taille de la parcelle. Pour ce type d’essai, il faut compter entre 100 € et 250 € par essai, soit entre 300 € et 750 € par zone.
- Pour les essais de type Matsuo nécessitant plus de logistique (pelles, etc.), le montant varie entre 200 € et 700 € par essai ;
- Quant aux essais double-anneau, ceux-ci se situent entre 300 € et 800 € HTVA pour leur réalisation sans mission complémentaire (qui accompagne généralement ce type d’étude).
Comment utiliser les espaces verts pour la gestion intégrée des eaux pluviales ?
Les espaces verts creux sont l’aménagement de gestion intégrée des eaux pluviales le plus simple, le plus performant et le moins couteux au mètre cube d’eau géré.
Ces espaces ont un usage déterminé (espace ludique, lieu de promenade, espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières.) dans lequel la fonction hydraulique est ajoutée. Leur fonction hydraulique est similaire à celle des noues et permet, comme elles, une infiltration de surface à travers une couche de terre comportant racines et humus, ce qui favorise l’infiltration et la filtration des eaux.
En effet, il est toujours plus intéressant de gérer les eaux pluviales en surface et en espace planté, notamment pour les raisons suivantes :
- le sol possède un pouvoir tampon avantageux et une bonne capacité d'évapotranspirationL’eau de pluie est retenue au niveau du sol puis s’évapore vers l’atmosphère. La présence de plantes amplifie/augmente fortement ce phénomène. lorsqu’il est planté ;
- la perméabilité est souvent meilleure en surface. Les racines en constante évolution décolmatent le sol, rétablissent puis maintiennent une bonne capacité d’infiltration. Or, de manière générale, celle-ci doit être privilégiée dans le but d’éviter de surcharger les réseaux d’eaux pluviales ;
- les espaces verts de type noues plantées ont un pouvoir supplémentaire, par rapport à une surface non plantée, pour traiter des pollutions susceptibles d’être contenues dans les eaux de ruissellement ;
- la création d’un écosystèmeC'est l'ensemble des êtres vivants (faune et flore) et des éléments non vivants (eau, air, matières solides), aux nombreuses interactions, d'un milieu naturel (forêt, champ, etc.). L'écosystème se caractérise essentiellement par des relations d'ordre bio-physico-chimique. eau-sol-plantes en milieu urbain permet des opportunités de développement de la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). et des continuités écologiques ;
- l’intervention et l’entretien de dispositifs de surface sont plus simples ;
- la gestion des eaux pluviales en surface est nettement plus économique qu’avec un système enterré (250 à 500 €/m³ pour des dispositifs d'infiltration enterrés ; 1000 à 3000 €/m³ pour un bassin d'orageOuvrage d'art, généralement circulaire, destiné à stocker provisoirement tout ou partie du volume d'eau ruisselé, généré par une pluie, pour le restituer ultérieurement et à débit contrôlé. collectif sur le réseau unitaireÀ Bruxelles, le réseau d’égouttage est unitaire, ce qui signifie qu'il collecte à la fois les eaux usées (domestiques et non domestiques) et les eaux pluviales qui ont ruisselé. Cette configuration entraîne, en zones habitées, l'intégration forcée du cycle naturel de l'eau dans le cycle anthropique. Les eaux de ruissellement sont mélangées aux eaux usées pour être rapidement évacuées. Dans certains cas, des eaux dites « claires » – provenant des nappes souterraines ou de cours d’eau comme le Maelbeek ou le Molenbeek – rejoignent également les canalisations, ce qui génère de nombreux dysfonctionnements qui s’aggravent avec la densification urbaine.).
Selon le choix d’y infiltrer l’eau rapidement ou de la laisser apparaitre temporairement (ce qu’on appelle le temps de vidange), ils peuvent constituer des espaces d’agrément humides à semi-humides favorables à la biodiversité et aux continuités écologiques. Elles permettent également de lutter contre le phénomène d'îlot de chaleur urbain.
Dans le cas d’un espace vertLes espaces verts englobent les jardins et domaines privés, les parcs et forêts publics, les espaces verts liés à l infrastructure ferroviaire et aux routes, les friches, les zones agricoles, les zones récréatives et les cimetières. existant auquel on souhaite ajouter cette fonction hydraulique, au moins deux interventions doivent être envisagées :
- Créer le creux : travailler l’espace considéré avec de légers mouvements de terre en déblais et / ou remblai.
- Conduire les eaux de surfaces imperméables limitrophes jusqu’au creux : soit réorienter des gouttières, soit des bordures de trottoir que l’on arase.
Le Guide Bâtiment durable dédie une page au choix des végétaux qui favorisent la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore). (en conseillant notamment d'opter pour des espèces indigènes et non invasives). Cette page peut aider à déterminer quel type de végétaux privilégier pour les espaces verts creux.
Selon une idée fausse et pourtant très répandue, il faudrait privilégier des espèces propres aux zones humides, tandis que tout ce qui n'aime pas avoir les pieds dans l’eau ne résisterait pas longtemps. Mais malgré la réputation de notre Plat Pays, la pluie n’est en réalité pas si abondante que cela en Belgique. Les différents aménagements sont conçus pour être bien drainés et encourager l'infiltration de l'eau. Ils se vident donc parfois en quelques heures. Les espèces propres aux zones humides ne doivent donc être favorisées qu'en cas de certitude d'eau stagnante ou de conditions marécageuses.
Liens utiles
Consultez les pages suivantes pour obtenir plus d'informations et d'inspiration sur la gestion intégrée des eaux pluviales par espaces verts creux :
Outils pour la Gestion intégrée des eaux pluviales
Des outils existent pour accompagner les conceptrices et concepteurs.
- Des outils pour aider les conceptrices et concepteurs dans le choix et le dimensionnement des dispositifs de gestion intégrée des eaux pluviales :
- Le calculateur Parcelle, mis au point par Bruxelles Environnement, et exigé dans le cadre d’un Permis d’Environnement ;
- D’autres outils existent, ils sont listés ici sur le Guide Bâtiment Durable.
- Des outils pour aider les conceptrices et concepteurs dans le choix et le dimensionnement des dispositifs de récupération et de réutilisation des eaux pluviales :
- Le calculateur Réutilisation, mis au point par Bruxelles Environnement, et exigé dans le cadre d’un Permis d’Environnement ;
- D’autres outils existent, ils sont listés ici sur le Guide Bâtiment Durable.
- Infiltrasoil : un outil de screening pour évaluer les possibilités d’infiltration sur sa parcelle.