La Zone de Basses Émissions : Partenaire officiel de votre santé.
Respirer un air de bonne qualité, c’est primordial pour la santé!
Malheureusement, à Bruxelles, la pollution provenant du trafic routier détériore la qualité de l’air Le polluant le plus nocif pour la santé est le Dioxyde d’azote (NO2 ). Il est émis en particulier par les véhicules diesel. C’est pourquoi depuis 2018, la Région bruxelloise est une Zone de Basses Émissions ou Low Emission Zone (LEZ).
Les véhicules les plus polluants ne peuvent plus y circuler afin d’y réduire la pollution. Le but ? Respirer un air plus sain à Bruxelles et préserver la santé des citoyens. Et ça marche ! La qualité de l’air s’est nettement améliorée depuis l’instauration de la LEZ : la concentration de NO2 a diminué de 40% sur les gros axes routiers.
Les efforts doivent cependant être poursuivis. Pour améliorer la santé de tous, la qualité de vie dans la ville et respecter la norme OMS, les concentrations de NO2 doivent être divisées par 3 sur ces gros axes.
Un calendrier progressif
Le calendrier de la LEZ prévoit l’interdiction progressive des véhicules les plus polluants selon leur norme Euro et leur carburant.
Chaque catégorie de véhicules (voitures, camionnettes, minibus, bus, autocars, poids lourds, véhicules deux-roues motorisés) répond à un calendrier spécifique.
Ainsi, les voitures diesel seront définitivement interdites en 2030, et les voitures essence en 2035.
Plus d’info ? Consultez le calendrier
La Zone de Basses Emissions est le partenaire de votre santé, et permet à Bruxelles de mieux respirer.
Foire aux questions
Est-ce que la LEZ fonctionne ? Quels polluants posent encore problème à Bruxelles ? Comment un air de mauvaise qualité peut-il impacter mes enfants ? Je dois me séparer de mon véhicule, existe-t-il des mesures d’accompagnement ? Retrouvez ci-dessous les réponses à toutes vos questions concernant la LEZ.
En quoi consiste la LEZ ?
C’est quoi une LEZ?
« Low Emission Zone » (LEZ) signifie en français « Zone de Basses Emissions ». C’est le terme utilisé pour désigner une zone qui interdit progressivement la circulation aux véhicules les plus polluants. Cette mesure est prise dans de nombreuses villes belges (Bruxelles, Anvers, Gand) et européennes pour améliorer la qualité de l’air et donc la santé et la qualité de vie des habitants.
Pourquoi une LEZ à Bruxelles ?
La LEZ a été introduite en 2018 à Bruxelles car il s’agit d’une zone urbaine très dense, avec beaucoup de trafic routier vu que beaucoup de personnes y vivent ou viennent y travailler. Cela en fait une ville où les niveaux de pollution de l’air peuvent être dangereux pour la santé. Réduire la pollution de l'air liée au trafic est donc primordial pour améliorer la santé des Bruxellois.
Est-ce que la LEZ fonctionne ?
Oui ! Les premiers résultats de la LEZ sont encourageants. En 5 ans, l’évolution du parc automobile a permis de réduire les émissions de polluants dangereux pour la santé :
- Moins 40% pour le dioxyde d’azote ;
- Moins 24% pour les particules fines PM10 ;
- Moins 29% pour les PM2.5 black carbon.
Plus d’infos (Monitoring LEZ 2023)
Quel impact a la LEZ sur notre santé ?
L’étude « Impact sur la santé » de Bruxelles Environnement a démontré que l’amélioration prévue de la qualité de l'air d’ici 2035 permettra d’éviter chaque année entre 100 et 110 décès prématurés, de réduire de 25 % les maladies liées à l’exposition au NO2 et d'économiser 100 à 350 millions d'euros en dépenses liées à la santé.
Alors pourquoi continuer à retirer d’autres véhicules de la circulation ?
La qualité de l’air à Bruxelles s’est améliorée mais nous ne sommes pas encore dans une situation où chacun, et en particulier les plus vulnérables comme les enfants et les personnes âgées, respire un air sain à Bruxelles. Si Les normes limites européennes sont respectées (de justesse pour le dioxyde d’azote), les recommandations plus strictes fixées par l’OMS en 2021 sont encore loin d’être atteintes.
Sans oublier que les émissions de CO2 issues du transport n’ont pas encore diminué. Pour atteindre ses objectifs climatiques, la Région bruxelloise doit donc opérer un tournant vers des véhicules qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. La suite du calendrier LEZ vise également à décarboner le transport et ainsi à agir pour le climat.
Pollution de l’air à BXL
Quels polluants posent problème à Bruxelles ?
A Bruxelles, le transport routier est la première source d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de particules de black carbon (ou particules de suie) et la deuxième source d’émissions de particules fines (PM2.5 et PM10). L’ozone, formé par une réaction entre le dioxyde d’azote et l’oxygène lorsqu’il fait chaud, pose aussi problème en été. Tous ces polluants ont un impact sur la santé des personnes qui vivent ou visitent Bruxelles.
Le CO2 n’est quant à lui pas un polluant atmosphérique, il n’est pas dangereux pour la santé. Mais en tant que gaz à effet de serre, le CO2 contribue au dérèglement climatique. C’est pourquoi il est également important de réduire les émissions de CO2.
Le trafic automobile est-il la seule source de pollution atmosphérique ?
Non, le chauffage des bâtiments, l’industrie et l’agriculture sont également des sources de pollution. C'est la raison pour laquelle des mesures ambitieuses sont également prises dans ces secteurs, afin d’améliorer la performance énergétique de nos bâtiments, de produire plus d’énergies renouvelables ou encore de réduire la pollution émise par nos industries.
A Bruxelles, le trafic reste néanmoins la principale source de pollution de l’air.
Qu’est-ce qu’un pic de pollution ?
Les pics de pollution sont des épisodes aigus de pollution de l’air, lorsque la quantité de polluants dans l’air est tellement haute qu’une exposition de courte durée représente déjà un risque immédiat pour la santé des habitants, et en particulier des plus vulnérables : irritations des yeux, du nez et de la gorge, toux, maux de tête, essoufflement, palpitations...
Les véhicules diesel polluent-ils plus que les autres ?
Les véhicules diesel, surtout les plus anciens, émettent plus de polluants que les véhicules essence. Notons également que les gaz d’échappement des moteurs diesel sont classés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « cancérogènes pour l’homme » du fait de leur contribution à un risque accru de cancer du poumon. C’est pour ces raisons que les restrictions d’accès de la LEZ portent en priorité sur les véhicules diesel.
L'impact sur ma santé !
La pollution de l’air est-elle une menace généralisée ?
L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) identifie la pollution de l’air comme la plus grande menace environnementale pour la santé des Européens. Quelques chiffres qui concernent l’année 2020 :
- 96 % de la population urbaine de l’UE était exposée à des concentrations de particules fines (PM5) supérieur au seuil préconisé par l’OMS.
- Près de 240 000 personnes sont décédées prématurément dans l’UE à cause de la pollution de l’air aux particules fines (PM5)
La pollution de l’air cause-t-elle beaucoup de décès en Belgique?
En Belgique, le nombre de décès prématurés liés à la pollution de l’air s’élève à près de 9.000 personnes par an, d’après l’Agence européenne pour l’environnement. Pour Bruxelles, on estime le nombre de décès prématurés à 1000 personnes par an (source).
Les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus fréquentes de décès prématurés imputables à la pollution atmosphérique, suivies par les maladies pulmonaires et les cancers du poumon.
Quel type de maladies cause une mauvaise qualité de l’air ?
Les troubles engendrés sont principalement de type respiratoires et cardiovasculaires : accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumons, asthme et autres troubles respiratoires chroniques par exemple. Les émissions des moteurs diesel ont été reconnues comme cancérigènes par l’OMS. Et selon la Fondation contre le Cancer, la proportion de cancers générés par la pollution de l’air extérieur est estimée de 2 à 4%.
Une situation qui peut être grandement améliorée par une mobilité plus durable.
La pollution de l’air a-t-elle un impact sur nos enfants ?
La pollution de l’air nous affecte tous, mais touche particulièrement les enfants. Ceux-ci ont une fréquence de respiration plus rapide que les adultes et leur organisme en pleine croissance y est beaucoup plus sensible que celui des adultes. Ainsi, chez l'enfant, la pollution atmosphérique peut entraver le développement des poumons, provoquer des infections respiratoires et aggraver l'asthme, mais aussi développer des maladies telles que des allergies, de l’eczéma, de l’obésité et des syndromes dépressifs.
Plus d’infos : le rapport de l’Unicef
Et en pratique ?
Puis-je encore circuler à Bruxelles ?
Tous les véhicules sont concernés par la LEZ : voitures, (mini)bus, autocars, camionnettes... Le calendrier des véhicules pouvant circuler dans la LEZ jusqu'en 2035 est disponible sur www.lez.brussels. Encodez votre plaque d'immatriculation sur le simulateur du site pour savoir jusque quand votre véhicule peut circuler à Bruxelles.
Comment me déplacer à Bruxelles sans voiture personnelle ?
Marche, vélo, train, tram, bus, métro, taxis, solutions pour PMR, voitures partagées, parkings de transit… Bruxelles offre de nombreuses alternatives pour se déplacer. Le Mobility Coach vous aide d’ailleurs gratuitement à trouver l’option qui vous correspond le plus. Si vous décidez de ne plus utiliser de voiture, sachez que vous pouvez demander la prime Bruxell’air.
Existe-t-il des mesures d’accompagnement ?
La Région a mis en place plusieurs primes et mesures d’accompagnement pour les citoyens et les entreprises, notamment :
- La prime Bruxell’air offre un budget mobilité aux Bruxellois qui se séparent de leur véhicule.
- La prime LEZ offre une aide financière aux professionnels qui veulent remplacer leur utilitaire ou installer une borne électrique
- Le Mobility coach répond gratuitement à toutes vos questions mobilité
Existe-t-il des exceptions pour certaines personnes ?
Des dérogations à la LEZ sont prévues, notamment pour les véhicules adaptés aux personnes en situation de handicap ou pour certaines catégories de véhicules (comme les auto-caravanes, les oldtimers ou les véhicules prioritaires).
Pour un usage occasionnel, il est également possible d’acheter un pass journaliers pour vous déplacer dans la LEZ (max 8 par an).
Hormis la LEZ, que fait la Région pour améliorer la qualité de l’air ?
La Région s’attaque à la problématique de la qualité de l’air en améliorant l’offre et la qualité des modes de transport durable sur son territoire. Elle prend également de nombreuses mesures qui visent à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, à augmenter la production d’énergies renouvelables, à réduire les émissions industrielles, etc :
- Le Code Bruxellois de l’Air, du Climat et de la maîtrise de l’Energie (COBRACE)qui poursuit des objectifs en cohérence avec la politique de l'Union européenne en matière d'air, de climat et d'énergie.
- Le Plan régional Air-Climat-Energie (PACE) contient un ensemble de mesures visant à améliorer la qualité de l’air, dont la Low Emission Zone (LEZ).
- Le plan national énergie climat 2030 de la Région de Bruxelles-Capitalecomprend également des mesures influençant positivement la qualité de l’air.
- Le plan régional de mobilité Good Move vise une réduction de 24% des véhicules-kilomètres dans la région en 2030 par rapport à 2018 et ce via 50 actions en matière de mobilité.