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Je composte mes déchets organiques

Le compostage c’est possible et facile ! Avec ou sans jardin, il permet de réduire le poids des déchets du sac blanc et de disposer d’un engrais fertile, gratuit et 100% naturel ! 

Composter les déchets organiques

Composter les déchets organiques, c’est facile et économique ! En compostant à la maison, dans un compost de quartier, ou en participant aux collectes des « sacs oranges », il est possible d’éliminer 30 à 60% en poids des déchets du sac blanc. 

Le compostage est un processus naturel : rassemblés et régulièrement mélangés, les déchets de cuisine et de jardin se transforment en un amendement riche – le compost – grâce à l’action de champignons, de bactéries et de petits invertébrés. Après 6 à 12 mois, vous disposerez d’un engrais 100% naturel, qui vous permettra d’enrichir votre terreau et avec lequel vous pourrez nourrir vos plantations.

Et réduire son gaspillage alimentaire

Mais évidemment, il y a moyen de faire encore mieux en évitant aussi le gaspillage alimentaire : faites votre liste de courses, calculez vos quantités, soyez attentifs aux dates de péremption, rangez votre frigo, conservez correctement vos aliments, surgelez et valorisez vos épluchures et vos restes en délicieuses soupes, pesto, chips, etc

Avec ou sans jardin, voici 6 solutions pour éliminer les déchets organiques

1. Composter avec jardin ?

Si vous avez un jardin : le choix de la « méthode » de compostage dépend essentiellement du volume des déchets et de critères esthétiques. En général, plus le jardin est petit, plus les jardiniers compostent en bac ou en fût. Le compostage en tas ou en silo est pratiqué pour de gros volumes. Dans ce cas, il n’y a pas d’achat de matériel. Au bout de 6 à 12 mois, vous aurez un terreau fertile pour vos jardinières.

Retrouvez quels déchets jeter et les bons gestes à adopter.

Anne vous explique le compostage « classique dans un jardin »

2. Composter sans jardin ?

Si vous êtes en appartement : pratiquez le vermicompostage dans des bacs, des vers de terre vont se nourrir de vos déchets de cuisine et les transformeront en compost. Les bacs peuvent être placés au garage, à la cuisine, dans la cave, dans une cour ou encore sur votre balcon, de préférence à l’abri des rayons directs du soleil.

Il existe également  une autre méthode sans vers, d’origine japonaise qui permet de valoriser les déchets de cuisine, le bokashi qui signifie "matière organique fermentée". 

Stefania Cao vous explique la technique du bokashi

3. Rejoindre un compost collectif

Il y a déjà plus de 160 composts collectifs répartis dans tout Bruxelles ! Une autre solution si vous n’avez pas de jardin ou de terrasse ni envie de vous lancer dans l’aventure du vermicompostage, c’est de rejoindre un compost de quartier. Rejoignez-en un près de chez vous en les situant via la carte interactive.

Il n’y a pas de compost collectif dans votre quartier ? Proposez un projet dans le cadre de l’appel à projet « Inspirons le quartier » : vous recevrez un soutien méthodologique et financier et profiterez d’une mise en réseau pour vous inspirer d'autres composts de quartiers.

4. La collecte des sacs oranges

Et si vous ne trouvez pas de place chez vous ou dans votre quartier, vous pouvez rassembler vos déchets organiques dans les sacs oranges (cuisine) ou verts (jardin). Plus d’infos sur le site de Bruxelles Propreté.

5. Elever des poules

À part la production de compost et le recyclage, l’élevage de poules permet aussi de réduire la quantité de déchets organiques dans votre poubelle. De fait, elles sont omnivores : épluchures de légumes, pâtes, salades, fromages, fruits gâtés, ...

Certaines communes s’y intéressent aussi et proposent aux citoyens d’en adopter et de fabriquer eux-mêmes leurs poulaillers avec du matériel mis à leur disposition. Des kits complets et design sont également disponibles auprès d’entreprises sociales bruxelloises comme Your Life Is Wonderpoule ou à la ferme Nos Pilifs.

6. Des bénévoles qui collectent vos fruits

Saviez-vous que des cueilleurs bénévoles comme FruitCollect récoltent les fruits non-consommés des jardins de particuliers afin de les redistribuer à des personnes dans le besoin ?

Besoin d'aide ?

Des maîtres-composteurs pour vous guider

Vous ne savez pas comment installer ou gérer un compost ? Vous avez besoin de vers pour démarrer votre vermicompostière ? Des citoyens bénévoles vous transmettent leur savoir-faire. Retrouvez le réseau des maitres composteurs et téléchargez le bottin des Maîtres-Composteurs bruxellois.

Des formations

L’asbl Worms organise régulièrement des formations courtes pour le compostage au jardin, le vermicompostage et le compostage collectif. Les prochaines formations compostage au jardin et vermicompostage auront lieu le samedi 17/11 à la Maison de la paix à Ixelles. Elles sont gratuites mais sur inscription. Si vous avez envie de devenir un expert du compost, vous pouvez également suivre la formation de maitre composteur.

Des primes communales

Consultez la liste des "Offres et Services des administrations communales" pour y retrouver les contacts liés au compost dans votre commune, les primes qu’elle accorde, où se trouvent les sites de démonstration de compostage communal et comment s’organise la collecte de déchets verts.

Un service Helpdesk

Vous avez des questions sur le compostage ? Que vous soyez citoyens, entreprises, écoles bruxelloises, contactez le helpdesk via infocompost@environnement.brussels ou par téléphone sur 02 611 37 53.

Un guide pratique

Téléchargez le guide pratique, visuel et très complet « Composter pour réduire ses déchets » (.pdf) et consultez la liste des revendeurs de matériel de compostage pour trouver où acheter vos compostières, à quel prix et où vous procurer des petits vers pour démarrer votre vermicompost...

Retrouvez toute l’information sur le site de Bruxelles environnement, sur une page qui lui est dédiée : Mon compost.

De nouvelles solutions à haute valeur ajoutée pour vos déchets organiques !

Il est possible d’améliorer le traitement des matières organiques. En voici 3 exemples : l’opération phosphore, la fabrication de pleurote grâce au marc de café ou le développement de nouveaux modes de collecte avec un retour en direct vers les producteurs.

Le projet participatif de l’opération Phospore

Schéma représentant le cycle de 6 semaines des larves Value Bugs

L’opération phosphore est un projet de recherche, d’expérimentation, participatif original à plus d’un niveau :

  • tous les acteurs concernés travaillent ensemble : associations de terrain, des chercheurs universitaires, gestionnaires d’espaces verts, des restaurateurs, la petite distribution, mais aussi des services communaux et les administrations concernées.
  • les Living Labs ou expérimentations se déroulent dans les conditions réelles et pas uniquement en laboratoires.
  • des citoyens deviennent des chercheurs impliqués pour trouver les solutions qui leurs conviennent !

Et si au lieu d’un fût à compost au fond de son jardin, certains habitants élevaient des larves de mouches pour décomposer leurs épluchures ?

Utopique ? C’est ce que le projet value bug expérimente actuellement grâce à la participation de citoyens volontaires dans le cadre de l’opération phosphore.

Intéressant ? Oui car les larves de mouches peuvent servir à alimenter des poules ou des poissons et contribuer à l’agriculture urbaine, en circuit court, sur de très petites surfaces. La recherche envisage même d’évaluer si la production de larves de mouches pourrait à l’avenir permettre le développement d’une filière de fabrication d’aliments pour nos chiens, et chats.

Dégoutant ? Le système testé actuellement fonctionne presque en autonomie en se basant sur les réflexes naturels des mouches. Dans la nature, lorsque la larve se transforme en adulte, elle grimpe. Dans le système expérimenté, la larve grimpe mais ne peut passer que dans un tuyau qui la conduit directement … dans les poulaillers. Il n’y a donc pas de manipulation par l’homme. Lisez-en plus à propos de leur projet ValueBugs !

Regardez leur video : Opération Phosphore - Du biodéchet à la ressource organique

Le marc de café des restaurateurs

Les champignons sont des nutriments très riches qui peuvent pousser sur des petites surfaces et qui utilisent souvent des matières qui ne sont pas « mangeables » par l’homme, comme le marc de café. La jeune entreprise bruxelloise Permafungi cultive des pleurotes fraiches sur du marc de café. Après leur culture, une partie du substrat restant est utilisé pour créer un matériau biodégradable qui peut servir par exemple à la création d’abats jours de lampes. L’autre partie du substrat de culture des pleurotes est utilisé pour cultiver des chicons. Et une fois la culture terminée, le substrat est composté et peut-être réutilisé en agriculture. C’est magique !

 

Lumifunghi, le premier luminaire belge doté d’un abat-jour organique et biodégradable

Les déchets organiques des restaurants

Au lieu de revenir avec un camion vide jusqu’aux potagers, certains producteurs de légumes comme « Vert d’Iris » situé à Anderlecht embarquent dans leur véhicule les déchets organiques de leurs clients restaurateurs. Arrivés à la ferme, ces déchets sont compostés et réutilisés comme engrais organique sur les cultures. Une économie circulaire et en circuit court !

Date de mise à jour: 07/07/2020