La qualité de l’air à Bruxelles : une amélioration depuis 10 ans
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D'après les conclusions du dernier rapport annuel de la Qualité de l’air de Bruxelles Environnement, les résultats sont positifs pour la santé des Bruxellois et des Bruxelloises.
Sommaire
Amélioration de la qualité de l’air à Bruxelles
La qualité de l’air s’est améliorée au cours des 10 dernières années en Région bruxelloise.
Les résultats confirment une tendance observée depuis une dizaine d'années : les concentrations des principaux polluants atmosphériques diminuent grâce aux mesures mises en œuvre, aux évolutions technologiques et l’accélération de la transition du diesel vers les autres motorisations.
Bon à savoir
En 2025, toutes les valeurs limites européennes actuelles relatives aux polluants atmosphériques ont été respectées dans l’ensemble des 11 stations de mesure de la Région de Bruxelles-Capitale, auxquelles s’ajoutent 2 stations du Parlement européen. Mieux encore, une grande partie des futures normes européennes qui entreront en vigueur, en 2030, sont déjà atteintes aujourd'hui. Toutefois, les recommandations sanitaires de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus strictes, ne sont pas respectées, en particulier pour le dioxyde d’azote, les particules fines et l’ozone.
Des substances polluantes en diminution
En examinant plus en détail les différents polluants, on constate que, pour les particules fines (PM₁₀ et PM2.5), tant les normes européennes actuelles que les futures normes prévues pour 2030 sont respectées. Les recommandations sanitaires de l'OMS restent toutefois plus exigeantes et ne sont pas encore atteintes.
Les résultats sont également positifs pour lʼozone. Il en va de même pour le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone, qui ne constituent plus aujourd'hui des polluants problématiques en Région de Bruxelles-Capitale.
Pour la 6e année consécutive, toutes les stations de mesure respectent la valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. annuelle européenne pour le dioxyde d'azote (NO₂). Par contre, plusieurs stations, principalement situées le long des axes les plus fréquentés dépassent encore pour ce polluant la future norme européenne de 2030 et toutes les stations de mesure dépassent les recommandations de l'OMS.
Enfin, les concentrations de black carbon, principalement émises par les moteurs diesel, continuent elles de diminuer.
Des choix qui portent leurs fruits
Les résultats de ce rapport démontrent que les mesures en faveur d'une mobilité moins polluante et de la transition énergétique ont un effet positif sur la qualité de vie des habitants et habitantes de Bruxelles, en particulier celle des enfants, des personnes âgées et des personnes vulnérables. En effet, l'exposition prolongée à la pollution atmosphérique demeure une cause importante de maladies cardiovasculaires, d'affections respiratoires, d'aggravation de l'asthme et de décès prématurés. L'amélioration de la qualité de l'air constitue donc avant tout un enjeu majeur de santé publique. Le respect des valeurs recommandées par l’OMS, ainsi que les futures normes européennes pour les concentrations annuelles de NO2 à l'horizon 2030 nécessitera de poursuivre la réduction des émissions au niveau local, mais également au niveau européen.