Mettre en place un outil de gouvernance participative
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- Europe
- Transition
- Géothermie
L’idée initiale était de créer une communauté d’usagers autour de la transition énergétique, rapprochant ainsi la dimension sociale (les utilisateurs finaux de l’énergie) du projet de son volet technique (le réseau proprement dit). La finalité exacte de cette communauté, les membres qui devraient la composer et les sujets qui seraient à aborder devaient encore être définis. Au gré des premières discussions, s’est profilée derrière la notion de communauté, la question d’une structure de gouvernance ad hoc à définir et mettre en place.
Impliquer tous les partenaires
Dès le départ, il est apparu essentiel d’associer l’ensemble des partenaires du projet à la co-conception de cette communauté, afin de la soutenir, de se l’approprier et de la rendre utile tant pour eux que pour le projet. Pour mener à bien cette co-création, le projet a fait appel à un consultant externe (21 Solutions) qui a travaillé selon les étapes suivantes :
- Une recherche documentaire et des entretiens, qui ont permis d’établir une première cartographie des parties prenantes.
- La consultation d’un premier cercle (composé de Bruxelles Environnement, coordinateur du projet, et de Perspective.brussels, expert en participation publique de la Région de Bruxelles-Capitale), qui a permis d’évaluer les thèmes à aborder et la composition de la future “communauté”.
- Sur base de ces échanges, une consultation et co-construction avec un second cercle, composé des partenaires internes de Be.SHARE.
- L’élaboration de deux scénarios précisant l’objectif, la composition et le cadre de la communauté, son mandat et ses règles de fonctionnement. Ceux-ci ont ensuite été débattus avec le second cercle.
- Un troisième scénario, intégrant les préoccupations et les intérêts des scénarios précédents, a ensuite été proposé et validé par les partenaires de Be.SHARE.
Comment constituer un groupe pertinent ?
L’un des principaux défis consistait à identifier les groupes avec lesquels travailler, les partenaires s’accordant sur l’impossibilité et le manque de pertinence de collaborer avec tous en permanence. Ils ont toutefois reconnu la nécessité de garantir, à défaut d’une représentativité, au moins une diversité suffisante, et d’éviter le risque d’autocensure ou de déséquilibres de pouvoir en cas de hiérarchie. C’est ainsi que l’échantillonnage des membres de la communauté a été défini comme privilégiant une structure horizontale (versus verticale ou hiérarchique), une diversité des parties prenantes, l’importance des savoirs de terrain et un engagement local.
Définir une structure de gouvernance pertinente : le labo Be.SHARE
Pour commencer, Bruxelles Environnement et ses partenaires ont travaillé ensemble sur la valeur ajoutée de la communauté proposée. Pour eux, cette communauté devait permettre d’identifier les lacunes et de les corriger au sein du projet ; elle obligerait le réseau à mieux s’adapter aux réalités du terrain. Parallèlement, elle deviendrait un réseau des acteurs locaux, une plateforme d’apprentissage tant pour les techniciens que pour les utilisateurs, tout en constituant un espace de médiation en cas de malentendus ou de conflits. Elle garantirait également la transparence du projet.
Le résultat de cette co-conception est la création du « labo Be.SHARE », un laboratoire de transmission bidirectionnelle et d’amélioration. Il réunira une trentaine de membres issus de cinq familles d'acteurs — usagers, interfaces, gestionnaires, acteurs territoriaux et partenaires — de manière permanente.
L’objectif est de faire circuler l’information dans les deux sens — du terrain vers le projet ET du projet vers le terrain — et de transformer ce retour d’expérience en leviers d’amélioration continue. Le laboratoire ne se contentera pas d’être consulté : il agira comme un capteur de la réalité et un catalyseur pour l’adaptation du projet, servant de banc d’essai et permettant à la recherche d’évoluer. Le premier Labo sera organisé fin de l’année 2026 afin de définir le cadre des travaux, d'instaurer un climat de confiance et de mettre en place un fonctionnement collectif. Au total ce sont sept Labo qui se réuniront tout au long du projet (le premier Labo ayant été dédié à la co-construction).
Consultez la version complète de cet article, en anglais, sur le site web de Portico,
Liens utiles
Plus d’informations sur Be.SHARE, projet européen pour l’échange d’énergie durable dans la ville