La géothermie, c’est quoi ?
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La géothermie vise à récupérer la chaleur et la fraicheur du sous-sol, grâce à l’installation de sondes. C'est un système en circuit fermé : le fluide qui circule dans les sondes ne touche jamais le sous-sol ni les nappes phréatiques, il ne fait qu'échanger de la température. Dans le parc Maximilien, sur le territoire de la Ville de Bruxelles, pas moins de 104 sondes seront installées. Ces dernières vont alimenter le futur réseau de chaleur et de froid neutre en carbone et permettre à plusieurs bâtiments du quartier (bureaux, logements sociaux et privés) de se chauffer et de se rafraichir.
Bon à savoir
La géothermie fermée du parc Maximilien sera combinée à la récupération d'énergie dans les collecteurs d'eaux des égouts (riothermie) pour former les deux sources d’énergies locales et décarbonées du projet.
Des sondes à l'assaut des profondeurs
Deux entreprises de forage vont réaliser les travaux de forage et de tranchées horizontales qui permettront d’installer les sondes puis de les connecter entre elles. Ces travaux vont démarrer cet automne 2026. Au minimum 2 machines de forage seront présentes sur le site en même temps et réaliseront en moyenne un forage en 2 jours. Le chantier de géothermie prévoit 7 zones d’installation de sondes qui tiennent compte des contraintes actuelles et futures du parc.
Plus d’une centaine de sondes traverseront les couches géologiques jusqu’à 200 mètres de profondeur. Le dimensionnement du champ de sondes répond à l’objectif d’utiliser le maximum du potentiel de puissance énergétique du parc. On vient profiter des différentes couches du sol pour échanger de l’énergie sous forme de calories et alimenter le réseau. Une sonde est un tuyau en forme de U placé dans le forage. En contact avec le sol, ce dernier va capter ou fournir de l’énergie à la terre en fonction des besoins du moment.
La géothermie dans le parc Maximilien en chiffres :
- 104 sondes seront installées
- 200 mètres de profondeur
- Environ 1.1 MW de puissance et près de 1.200 MWh de chaleur et de froid par an (un ménage moyen consomme 9,5 MWh/an de chauffage)
- Température du sous-sol stable autour de 12°C toute l'année
- Une première à cette échelle à Bruxelles dans le domaine public
- 1.500 tonnes de CO₂ / an évitées
Une géothermie respectueuse du parc
Il s’agit d’une énergie discrète et invisible une fois les travaux terminés (le parc reste un parc), conçue pour durer des décennies. Le champ de sondes de géothermie est situé sous la couche de terre organique du parc, afin de préserver la faune et la flore qui s’y trouvent. De même, le tracé du réseau a été pensé pour ne pas gêner la croissance des arbres.
Une innovation majeure est le fait de mobiliser une source d’énergie locale et renouvelable du domaine public : le sous-sol du Parc Maximilien. La Ville de Bruxelles met à disposition son sous-sol à travers une concession domaniale qui permet à Karno, développeur de réseaux d’énergie thermique, de réaliser ses travaux puis d’exploiter la géothermie pendant la durée expérimentale du projet, tout bénéfice pour le quartier et pour répondre aux enjeux de transition énergétique de la Ville et la Région.
Liens utiles
Plus d’informations sur Be.SHARE, projet européen pour l’échange d’énergie durable dans la ville
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Chantier de forage Be.SHARE