Forages tests et premiers résultats
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Quels sont les objectifs des forages tests ?
Be.SHARE repose sur l’utilisation de sources d’énergie locales décarbonées : la géothermie (récupération de l’énergie du sous-sol terrestre de nos parcs et rues) et la riothermie (récupération de l’énergie dans les eaux uséesEaux qui ont été affectées à un usage domestique ou industriel et qui sont généralement chargées de différentes substances. de nos égouts). La géothermie, qui joue un rôle majeur pour une chaleur décarbonée, a fait l’objet d’une étude de faisabilité afin de confirmer son potentiel et de dimensionner précisément le champ de sondes.
Les objectifs :
- Vérifier la structure du sous-sol et l’épaisseur des différentes couches géologiques ainsi que le temps de forage dans chaque couche afin d’estimer le temps des travaux de forage.
- Déterminer la conductivité thermique du sous-sol, c’est-à-dire sa capacité à fournir de la chaleur ou du froid en fonction de la couche géologique. Le test de réponse thermique déployé (eTRT) utilise une fibre optique qui permet de mesurer très précisément les variations de température du sol. De cette manière, on peut calculer l’énergie fournie par chaque couche, indépendamment des autres couches, identifier les couches les plus intéressantes et en fonction déterminer le nombre et la profondeur de sondes à installer.
Quels sont les principaux résultats ?
- Le forage a atteint une profondeur de 150 m et a été équipé d’une sonde permettant l’eTRT. Six couches de sol ont été traversées avant d’atteindre le socle paléozoïque (présent à partir de 96 m).
- L’eTRT a mesuré une température moyenne du sol de 11.1°C et une conductivité thermique de 2.4 W/m.K. Les argiles de Kortrijk (3e couche) présentent une conductivité thermique supérieure de +30% par rapport aux valeurs actuellement reprises dans l’outil Brugeo Tool alors que celle du socle paléozoïque est de 13% supérieure, ce qui confirme le potentiel de cette dernière couche (3.3 au lieu de 2.95 W/m.K). La vraie variable d’optimisation, c’est le socle Paléozoïque.
Ces résultats alimentent par ailleurs l’étude de dimensionnement du futur champ de sondes en fournissant les données essentielles dans la recherche d’un équilibre technico-économique.
Ces investigations apportent un premier enseignement clé pour le développement de la géothermie fermée à Bruxelles. Au vu des couches de sous-sol spécifiques retrouvées, augmenter la profondeur des forages permet d'extraire beaucoup plus de puissance par mètre carré de surface disponible. En effet, un forage à une profondeur de 200 m fournit 30% de puissance en plus que deux forages à 100 m, tout en mobilisant deux fois moins de surface. Ce constat vaut pour toute la région et est une piste prometteuse pour optimiser l’utilisation du domaine public et maximiser l’énergie récupérée en faveur de la décarbonationDécarbonation signifie éliminer les émissions de dioxyde de carbone à Bruxelles.
Liens utiles
Plus d’informations sur Be.SHARE, projet européen pour l’échange d’énergie durable dans la ville