Analyse d’un nouveau polluant pour la qualité de l’air à Bruxelles | Rapport annuel 2023
La pollution atmosphérique constitue la plus grande menace environnementale pour la santé et l'une des principales causes de maladies chroniques. En octobre 2022, les règles de l’Union européenne en matière de qualité de l’air ont été révisées. Elles mettent l’accent sur l’amélioration de la surveillance des substances nocives et sur des objectifs plus stricts en matière de qualité de l’air.
Dans ce cadre, une des nouvelles obligations concerne la mise en place de mesures de la composition chimique des particules fines PM2,5 dans les lieux de la pollution de fond urbaine (points de prélèvement en zone urbaine où les niveaux sont représentatifs de l’exposition de la population en général).
L’extension du contrôle des polluants
En Région bruxelloise, les principaux polluants tels que les oxydes d’azote (NO et NO2), les particules fines (PM10 et PM2,5), l’ozone et le dioxyde de soufre font l’objet d’une surveillance continue, en temps réel, via le réseau télémétrique (stations automatiques). D’autres polluants importants sont également surveillés non pas en temps réel, mais via un échantillonnage d’air en station et des analyses en laboratoire. C’est le réseau non-télémétrique.
Aujourd’hui, une nouvelle obligation de mesure vient s’ajouter. Elle concerne les particules fines PM2,5, dont la composition chimique a des effets sanitaires nocifs. Les nouveaux principaux composés des particules à surveiller sont le carbone élémentaire (EC) et le carbone organique (OC). Ces aérosols carbonés sont reconnus comme nuisibles pour la santé mais aussi pour le climat.
De nouvelles stations de mesure
La Région bruxelloise est désormais concernée par la mesure de ces polluants. Afin de mesurer le carbone élémentaire et le carbone organique, le laboratoire Qualité de l’air de Bruxelles Environnement a acquis de nouveaux préleveurs et analyseurs. Les concentrations de EC et OC sont actuellement calculées dans 3 stations en Région de Bruxelles-Capitale.
Ces polluants étendent la palette des substances mesurées dans le réseau non-télémétrique. Ils complètent par ailleurs le réseau secondaire pour la mesure du NO2, mis en place en 2023. Le réseau secondaire, qui effectue essentiellement des prises d’échantillons, comporte actuellement 27 sites fixes et 7 autres sites consacrés à des campagnes de mesure spécifiques et de courte durée.
L’objectif : effectuer des relevés dans les endroits les plus affectés par des concentrations élevées en NO2, à travers le suivi des concentrations annuelles. À terme, il s’agit d’évaluer l’impact des différentes mesures mises en place par la Région bruxelloise (LEZ, Good Move, etc.) destinées à améliorer la qualité de l’air.
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Description du graphique
L'axe vertical du graphique indique les dates auxquelles les mesures ont été effectuées. L'axe horizontal indique la concentration mesurée (µg/m³) entre 0 et 10. Les valeurs d'OC mesurées sont représentées par des points bleus dans le graphique, et les points sont reliés par une ligne bleue pour montrer l'évolution des valeurs mesurées. Les valeurs d'EC mesurées sont représentées par des points orange dans le graphique, et les points sont reliés par une ligne orange pour montrer l'évolution des valeurs mesurées. Autour de chaque point représentant une valeur mesurée se trouve une barre grise représentant le degré d'incertitude de la mesure.
Consultez les valeurs d’EC et d’OC mesurées qui sont indiquées dans le graphique.
Les particules de carbone élémentaire (EC) sont émises directement dans l'atmosphère au cours des processus de combustion. L’EC évolue de façon similaire aux concentrations de NO2 et de black carbon, ce qui montre un lien étroit avec la pollution émise par le trafic routier.
L’origine du carbone organique (OC) est comparativement plus complexe et son évolution temporelle s’accorde bien avec celle des particules fines PM2.5.
Le saviez-vous ?
- 25 µg/m2 : la valeur limiteValeur à respecter afin d'éviter des effets indésirables sur la santé ou l'environnement. Une valeur limite reprise dans une réglementation devient une norme. annuelle des particules fines PM2,5 est largement respectée en Région bruxelloise
- 300.000 décès prématurés par an dans l’UE dus à l a pollution atmosphérique
- 3 nouvelles stations de prélèvements d’échantillons :
- Zone urbaine : Molenbeek-St-Jean
- Zone résidentielle à proximité d’activités industrielles : Neder-Over-Heembeek
- Zone résidentielle (pollution urbaine de fond) : Uccle