6 conseils pour une utilisation sobre de l’IA
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Comment utiliser l'IA de manière responsable ? Michaël Lamot, IT manager chez Bruxelles Environnement, partage ses conseils.
1. Commencer par le besoin réel
Avant de recourir à l’IA, il faut se demander si elle est vraiment nécessaire. Si une tâche peut être réalisée efficacement avec des outils déjà en place, il vaut mieux les conserver. Ainsi, il est préférable de commencer à travailler avec un moteur de recherche classique comme point d’entrée vers d’autres sites, plutôt que de directement exploiter l’IA.
Chiffres-clés
L'utilisation de l'IA en entreprise s'accélère : 78% des organisations ont déclaré y avoir recours en 2024 contre 55% l’année précédente (Source : Rapport sur l’indice d’IA 2025 de l’Université de Standford).
2. Réserver l’IA aux bons usages
L’IA est plus pertinente pour certains usages que pour d’autres. Elle peut aider à explorer des idées, synthétiser, challenger un contenu, une présentation ou accélérer certaines tâches répétitives, mais elle ne doit pas devenir un réflexe systématique. Avant d’intégrer l’IA, il faut se demander quelle valeur elle apporte réellement. Si elle n’améliore ni la qualité, ni l’efficacité, ni la pertinence du travail, elle n’a pas forcément sa place.
3. Éviter les usages les plus coûteux
Dans une logique de sobriété numérique, il vaut mieux limiter la génération d’images, de vidéos ou d’autres contenus multimédias par IA, car ces usages sont plus énergivores et apportent souvent un gain limité. C’est même souvent très gadget !
Bon à savoir
En matière d’image, mieux vaut privilégier les images réalisées par de vrais humains. C’est beaucoup plus intéressant et cela évite les problèmes de propriété intellectuelle et d’éthique aussi, qui pourraient exister avec des images générées par l’IA.
4. Formuler des demandes claires et complètes
Pour limiter les allers-retours inutiles, il est préférable de rédiger une requête, une consigne précise, (un prompt) dès le départ. Plus la demande et les instructions sont claires, plus la réponse a de chances d’être utile, et moins on multiplie les calculs inutiles.
5. Garder un regard critique
L’IA peut se tromper, inventer des informations ou produire des réponses inexactes, ce que l’on appelle communément « hallucination ». Il faut donc toujours vérifier les résultats, surtout lorsqu’ils servent à prendre une décision, à rédiger un document officiel ou à produire un contenu sensible comme dans le domaine légal. On ne peut pas tout déléguer à l’IA.
6. Préserver l’expertise humaine
L’IA doit rester un outil d’appui, pas un substitut complet. Les entreprises doivent conserver en interne les compétences et les expertises nécessaires à la pérennité de l’organisation et au maintien de sa valeur. Une entreprise doit pouvoir fonctionner si un outil d’IA devient indisponible ou non conforme, ce qui pourrait poser des problèmes de sécurité. Il est donc important de garder des alternatives et une certaine autonomie, si jamais il faut revenir en arrière.
Important
Encadrer les usages
Il est important de définir des règles internes dans l’usage de l’IA : quels usages sont autorisés ou déconseillés, qui peut utiliser l’IA, et dans quel cadre. Cela aide à éviter les dérives et à garder une cohérence avec la stratégie de l’entreprise.
Il faut également tenir compte des règles européennes, notamment de l’AI Act, ainsi que des enjeux de transparence, de sécurité et de protection des données.
À télécharger
- La charte de l’IA Responsable de l’Institut français du Numérique Responsable, lieu de réflexion sur les enjeux clés du numérique responsable.
- Le MOOC IA Responsable : ce tout nouveau cours gratuit de l’Académie NR, de l’Institut du Numérique Responsable, permet de comprendre les enjeux éthiques, environnementaux et de gouvernance de l'intelligence artificielle.
Liens utiles
Retrouvez de plus amples informations sur le numérique responsable sur le site web de l’Institut belge du Numérique Responsable, équivalent de l’Institut français. L’organisation rassemble entreprises et citoyens belges pour les aider à réussir leur transition digitale tout en réduisant l’empreinte environnementale et sociale de leurs usages numériques.
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De jeunes développeurs web en discussion devant un écran d'ordinateur.
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