Aller au contenu principal
Accueil blog citoyen de Bruxelles environnement
  • Blog Professionnel
  • Site web
  • Contact
  • Offres d'emploi
  • À propos
  • Agenda
FR
  • NL
Faucon pèlerin © Getty Images
  1. Home
  2. Big 5 : à la découverte des 5 animaux emblématiques de Bruxelles

Big 5 : à la découverte des 5 animaux emblématiques de Bruxelles 

  • Animaux
  • Biodiversité
  • Espaces verts

À Bruxelles, la ville ne résonne pas qu’au bruit du trafic : elle grouille aussi de tout ce qui vit, pousse et fleurit. Avec deux experts de Bruxelles Environnement, nous partons à la rencontre des animaux fascinants qui composent le Big Five bruxellois.  

Comme en Afrique, notre capitale abrite 5 animaux emblématiques qui peuplent la forêt, la campagne, la ville dense et les milieux d’eau. Espèces protégées, parfois rares, elles jouent un rôle clé pour la biodiversitéDiversité d'espèces vivantes, capables de se maintenir et de se reproduire spontanément (faune et flore).. Margot Leemans, experte en habitats et Xavier Vermeersch, expert en espèces vous les présentent dans notre nouveau podcast. 

Le Big 5 de la faune bruxelloise

Saviez-vous que Bruxelles abrite un véritable « Big Five » animalier ? Derrière ce nom intrigant se cache une richesse insoupçonnée qui fait battre le cœur de notre capitale. C’est l’occasion d’explorer, de se laisser guider à travers une région plus vivante, plus sauvage et plus proche de la nature que vous ne l’imaginez. 

Retrouvez toutes les anecdotes de Margot et Xavier ainsi que nos conseils pratiques pour mieux cohabiter avec ces espèces animales uniques. 

Lire le texte de transcription

[Pierre-Edouard Verhaeghe, modérateur]

« Bruxelles, ça sonne comme

[Bruit ambiant de sirènes de véhicules d’urgence, de trafic]

Mais si on tend bien l'oreille, on entend aussi

[Bruit ambiant d’oiseaux qui chantent]

Bienvenue dans le podcast de Bruxelles Environnement, où l'on tend l'oreille à tout ce qui vit, pousse, fleurit et bouge dans notre ville et à celles et ceux qui y contribuent et en prennent soin ou s'en émerveillent. Je suis Pierre-Edouard Verhaeghe et j'aime parler de tout ce qui rend notre ville doucement plus verte, plus belle, plus résiliente et plus surprenante. Aujourd'hui, je pars à la découverte avec vous des animaux qui composent le Big Five bruxellois. Et pour cela, j'ai invité des personnes qui s'y connaissent vraiment : Margot Leemans, experte en habitats, et Xavier Vermeersch, expert en espèces de Bruxelles Environnement. Bienvenue à vous deux. »

[Intervenant 1 : Xavier Vermeersch]

« Bonjour. »

[Intervenant 2 : Margot Leemans]

« Salut! »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Le Big Five, c'était la liste des trophées des chasseurs au Kenya, en Tanzanie ou au Malawi. Les cinq animaux les plus grands et dangereux à chasser. Aujourd'hui, ce sont cinq espèces emblématiques à observer, à admirer et à raconter. Et oui, on en trouve aussi à Bruxelles. Xavier, le Big Five... on le connaît comme un groupe d'animaux d'Afrique de l'Est. As-tu une idée desquels il s'agit ? »

[Xavier]

« Je pense directement au lion, bien sûr. Le roi de la jungle. Et l'éléphant. Je ne sais pas. Margot, tu en connais d'autres ? »

[Margot]

« Je dirais encore le rhinocéros. Peut-être le léopard et le buffle ? »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Exactement. Les Big Five d'Afrique de l'Est sont le lion, l'éléphant, le buffle, le léopard et le rhinocéros. Et si on transposait ça à Bruxelles ? Selon vous, quels seraient les Big five de notre ville ? On a posé la question à nos chers Bruxellois et Bruxelloises. »

[Musique]

[Citoyens et citoyennes interviewés]

« Les abeilles. »

« Les pigeons ? »

« Les renards. »

« Les rats ? »

« On a au-dessus de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, on a les petits faucons qui nichent. »

« Les sangliers font leur apparition aussi maintenant. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Alors Margot et Xavier, quels sont les Big Five de Bruxelles ? »

[Margot]

« Je dirais déjà sûrement le sanglier et le faucon pèlerin. »

[Xavier]

« Il y a aussi la couleuvre à collier, le machaon et le lucane cerf-volant. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Et quels sont les critères qui ont permis de sélectionner ces espèces comme Big Five bruxellois ? »

[Margot]

« Ce sont cinq espèces qui sont des bels exemples d'espèces qu'on retrouve dans les différents types d'habitats qu'on trouve à Bruxelles. Par exemple, le sanglier et le lucane cerf-volant sont des espèces qu'on retrouve dans la ville forêt. On a le faucon pèlerin qu'on retrouve dans la ville dense, la couleuvre à collier qu'on retrouve dans la ville d'eau et le machaon, une espèce qu'on retrouve dans la ville campagne. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Et qu'est-ce qu'elles ont en commun, ces cinq espèces, pour figurer dans cette sélection ? Xavier ? »

[Xavier]

« Ce sont toutes des espèces protégées, ce qui veut dire qu'on ne peut pas les déranger ou faire quoi que ce soit avec. Certaines sont rares et nécessitent une attention particulière. Mais surtout, elles sont toutes cruciales pour la biodiversité à Bruxelles. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Tu parles de biodiversité dans la ville : de quoi s'agit-il exactement et pourquoi est-ce si important ? »

[Xavier]

« La biodiversité, c'est littéralement la diversité du vivant. Dans une ville comme Bruxelles, il ne s'agit pas seulement des renards dans la forêt de Soignes ou des faucons dans les clochers. Il s'agit aussi des fleurs sauvages sur les bas-côtés, des abeilles sur un balcon, des mousses sur une façade. Enfin, tout ce qui vit en fait.

Car cette biodiversité assure un équilibre. Elle a un rôle important. Elle aide à purifier l'air, à retenir l'eau, à garder le sol sain et à atténuer la chaleur, ce qui est important bien sûr aussi pour nous, et à limiter les maladies. De plus, la biodiversité rend aussi la ville belle et agréable pour ceux qui aiment profiter de la nature, d'un coin vert ou d'un pique-nique dans un parc. Donc pour nous, c'est aussi agréable d'être dans un milieu qui est vert, où il y a plein de vie autour de nous. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Et toi Margot, est-ce que tu as une espèce préférée parmi ces cinq citées ? »

[Margot]

« Je pense que l’un de mes préférés de ces cinq, c'est le lucane cerf-volant. C'est un coléoptère très impressionnant. C'est le plus grand de l'Europe. Il est rare aussi, et c'est quand même une espèce vraiment emblématique, symbolique de Bruxelles. Il s'appelle le lucane cerf-volant, parce que les mâles ont de très grandes mandibules et ils sont en forme de bois de cerf. Et ils les utilisent pour renverser d’autres mâles sur le dos et pour vraiment se battre les uns contre les autres.

Et donc du coup, les mâles sont brun foncé. Ils sont vraiment très grands. Ils peuvent être jusqu'à neuf centimètres de grandeur et ils sont plus grands que les femelles. Les femelles sont entre trois et six cm. Les femelles n’ont pas ces mandibules en forme de bois de cerf. Mais par contre, elles ont des mandibules qui sont beaucoup plus puissantes. Et avec ces mandibules, elles peuvent vraiment gratter l'écorce des arbres vivants pour boire la sève.

Peut-être parler un peu plus sur leur habitat et où ils vivent. Donc les lucanes, ils aiment bien des endroits chauds et ensoleillés. Mais je pense que le plus important, c'est la présence de bois mort, donc de bois mort qui est déjà présent depuis plusieurs années ou depuis vraiment longtemps. Et on trouve ça par exemple dans des clairières, dans des lisières de forêts, mais également dans certaines rues. Donc par exemple à Watermael-Boitsfort, à Bruxelles, on a certains arbres morts sur pied qui sont toujours présents, où on retrouve des lucanes cerf-volant. Et ce bois mort est tellement important parce que la femelle, elle dépose ses œufs dans ce bois mort souterrain ou juste à côté. Et vraiment plus spécifiquement du bois mort vraiment pourri ou affecté par des champignons. Et donc, une fois que les œufs se développent en larves, là ils vont rester dans ce bois mort pourri pendant trois jusqu'à cinq ans. Et ils mangent vraiment ce bois mort qui est affecté par ces champignons. Ils restent dans ce bois mort en dessous de la terre, entre trois et cinq ans.

Et après, une fois qu'ils se transforment en nymphe et après en adulte, en coléoptère adulte, ils ressortent et ils restent vraiment sur l'endroit d'où ils viennent. Donc ils peuvent voler, mais ils ne bougent vraiment pas beaucoup.

Le meilleur moment pour les observer, c'est pendant la période de reproduction, donc entre juin et juillet. Une soirée, quelques heures avant le coucher du soleil, un jour ensoleillé : alors là, c'est vraiment un moment pour les voir parce que les mâles vont à la recherche d'une femelle. »

[Musique]

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Et toi Xavier, est ce que tu as un favori ? Le lucane ou peut-être un autre parmi les Big Five ? »

[Xavier]

« Oui, le faucon pèlerin. Le faucon pèlerin est considéré comme l'oiseau le plus rapide au monde, en piqué. Donc lorsqu'il chasse, il va en fait voler très rapidement vers le bas, vers sa proie. Et le record du monde est mis sur 389 km/h, ce qui est absolument spectaculaire. Et donc voilà, c'est un oiseau qui est très joli, qui sait faire de belles choses et c'est quand même étonnant qu'il soit aussi indigène chez nous. Alors il est capable de grands exploits. Il joue aussi un rôle écologique très important, car étant rapace, les proies préférées sont d'autres oiseaux et donc il joue un rôle de régulateur sur les populations, entre autres de pigeons des villes qui sont très abondants à Bruxelles. Et donc il joue un rôle pour les tenir sous contrôle.

Alors ce qui est particulier à ces faucons, c'est qu'ils nichent dans des cavités. Dans la nature, ce sont des rochers, mais en ville, on les trouve dans des bâtiments, entre autres des églises. Et là en hauteur, on peut trouver parfois des nids de faucons où ils se reproduisent avec succès. Même en centre-ville.

Maintenant, l'espèce se porte bien à Bruxelles actuellement, mais ce n'était pas toujours le cas dans le passé, c'est un oiseau qui avait presque disparu. Et cela a été causé par l'utilisation de pesticides, comme le DDT, qui a eu des effets très néfastes sur les populations de faucons. Parce que ce produit, qui n'est pas biodégradable, reste accumulé dans les organismes vivants et se retrouve aussi dans les faucons et a un impact sur la solidité des œufs qui en fait étaient devenus trop fragiles. Et donc la reproduction était plus ou moins arrêtée à cause de ça.

Mais maintenant qu'on a des nouvelles lois qui interdisent l'utilisation de certains de ces produits et que la nature se porte mieux, l’espèce est en train de revenir en force et est bien présente à Bruxelles.

Une petite anecdote, c'est que les faucons pèlerins ont récemment aussi niché dans la cathédrale Saints-Michel et Gudule à Bruxelles. Donc quand on a un peu de chance, on peut les voir même en centre-ville. »

[Musique]

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Dans cette liste, tu l'as mentionné, Margot, on retrouve également la couleuvre à collier qui est assez surprenante. Pourquoi fait-elle partie de cette liste ? »

[Margot]

« En Belgique, on n'a que trois espèces de serpents indigènes et la couleuvre à collier en est une. C'est un serpent assez fin, de plus ou moins un mètre de longueur et à l'arrière de sa tête, deux taches jaunes et noires très caractéristiques. Et en plus, elle a des rectangles noirs sur le côté. Donc le long de ses flancs. Il y a peut-être une anecdote quand même assez intéressante, c'est que chaque individu de couleuvre à collier a un motif unique sur son ventre, un peu comme un code QR, et ça permet de vraiment identifier des individus spécifiques.

Où est-ce qu'ils vivent ? Donc ils vivent dans des zones humides, comme par exemple le marais de Jette-Ganshoren : c'est une station Natura 2000 à Bruxelles et c'est un endroit où on peut la retrouver. Donc comme elle aime bien les zones humides, elle sait très bien nager. Bien sûr, elle se déplace aussi sur la terre. Elle aime bien aussi les endroits ensoleillés. Elle aime bien se réchauffer donc elle a besoin de coins pour cela aussi. Et peut-être un autre “fun fact”, en parlant de chaleur, c'est qu'elle pond ses œufs dans des tas de compost parce qu'il fait bien chaud là-bas. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« OK, super ! Mais un serpent, ça fait quand même un peu peur, non, quand on y pense ? Où peut-on les trouver ? Doit-on s'en méfier ? Et peut-on également essayer de scanner le code QR qu'il a sur le ventre, pour la couleuvre ? »

[Margot]

« Malheureusement, je ne pense pas que nous en tant que citoyens, on peut scanner leur code QR, mais les scientifiques les utilisent parfois. Donc c'est très intéressant. Et pour le reste, non, ils sont très farouches. On ne doit vraiment pas en avoir peur. Ils ne sont pas dangereux pour les humains. Ils ne sont pas venimeux et se nourrissent de grenouilles, de crapauds, d'autres amphibiens et de poissons. »

[Musique]

[Pierre-Edouard, modérateur]

« On retrouve également le sanglier dans cette liste. Est-ce que vous en avez déjà vu, vous ? »

[Xavier]

« Non, malheureusement pas encore. »

[Margot]

« Moi, je n’en ai pas vu à Bruxelles non plus. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Mais que peux-tu nous dire de plus sur cet animal, Xavier ? »

[Xavier]

« Le sanglier, c'est un animal iconique de nos régions et qui mérite certainement sa place dans le Big Five, vu que c'est quand même un grand mammifère impressionnant. Et les promeneurs, parfois en forêt de Soignes, tombent sur un sanglier par hasard et l'observent brièvement avant qu'il disparaisse dans les buissons. Donc il est bien possible d'en trouver à Bruxelles et de les observer, mais ce n'est pas fréquent.

C'est un animal que l'on trouve typiquement dans des habitats forestiers, donc la forêt de Soignes par excellence et qui sort rarement de la forêt. Mais dans certains cas, on peut aussi le trouver en lisière de forêt ou légèrement en dehors.

Intéressant à savoir, c'est que le sanglier avait en fait complètement disparu de la Région bruxelloise à cause de la chasse. Mais depuis les années 60, il fait un “comeback”.

Alors une petite anecdote sur le sanglier, c'est que c'est une espèce qui est omnivore et qui donc se nourrit de tout ce qu'elle peut trouver. Les sangliers adorent fouiller le sol à la recherche de petits animaux, de vers, de larves d'insectes, mais aussi de racines, de tubercules ou de glands. Et pour cela, ils utilisent leur excellent odorat pour trouver leur nourriture et leur groin qui a la forme d'une pelle. Grâce à leur grosse tête et à leurs puissants muscles du cou, ils creusent et fouillent le sol, trouvant ainsi leur nourriture et jouant un rôle écologique important. On peut d'ailleurs facilement retrouver les traces de leur passage lorsque le sol a été complètement retourné, et parfois en forêt, on trouve des endroits où les sangliers ont creusé la nuit précédente. »

[Musique]

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Et pour terminer, il y a le machaon jaune ou appelé également Grand porte-queue. Qu'est-ce que tu peux nous dire d'autre dessus, Xavier ? »

[Xavier]

« Le machaon est l'un de nos papillons les plus spectaculaires, un papillon diurne que l'on peut observer un peu partout, également en centre-ville. Malgré le fait qu'il est très spectaculaire. Donc c'est un papillon de grande taille jaune avec un dessin noir et des taches bleues et rouges sur les ailes. On ne peut pas le rater en fait.

Le papillon, lui, va chercher les fleurs pour se nourrir. Les chenilles par contre, on les trouve spécifiquement sur certaines plantes de la famille des ombellifères comme la carotte sauvage, le fenouil ou l'aneth. Et ce sont des plantes qu'on trouve dans les endroits sauvages de Bruxelles, mais également dans certains jardins et les potagers. Les papillons adultes peuvent être observés un peu partout dans les prairies, mais aussi dans les parcs urbains et parfois très près du centre-ville. Car ils sont très mobiles. Ils peuvent voler très loin et ils se nourrissent principalement de fleurs. Il est donc important d'avoir une nature diverse et variée, aussi pour ce papillon que l'on peut voir dans des coins naturalisés, laissés un peu sauvage.

Alors une petite anecdote : lorsque la chenille se sent menacée, elle va déployer derrière sa tête deux petites cornes orange. C'est un organe fourchu qui dégage une odeur désagréable pour chasser les prédateurs, entre autres les oiseaux qui essaieraient d'attraper une chenille.

On peut la trouver près des points de vue dans le paysage, où ils aiment patrouiller. Dans les parcs bruxellois, ils patrouillent par exemple depuis les hauteurs à la recherche de congénères. Bruxelles, qui offre beaucoup de reliefs, est donc idéale pour ce papillon. »

[Musique]

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Nous savons maintenant que nous cohabitons à Bruxelles avec des espèces animales uniques et comment vivre en harmonie avec elles ? Mais que faire si vous tombez par hasard sur un sanglier à Bruxelles ? »

[Citoyens et citoyennes interviewés]

« Je ne l'embête pas, je le laisse tranquille. Il ne faut pas le provoquer, je pense. Mais voilà, moi je le laisserais tranquille. »

« Je lui dis bonjour. [Rire.] Je ne m'approcherais pas trop parce qu'ils sont un peu dangereux s'ils chargent. »

« Je dirais l'observer, ne pas faire trop de bruit et attendre qu'il aille un petit peu plus loin. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Xavier, notre enquête révèle qu'un Bruxellois sur quatre a déjà aperçu un sanglier dans la forêt de Soignes. C'est beaucoup. La réaction la plus fréquente est de rester à distance et attendre que l'animal s'en aille. Qu'est-ce que tu recommandes ? »

[Xavier]

« On conseille toujours de rester calme, ne pas s'approcher de l'animal, rester immobile ou gentiment s'éloigner, mais surtout de ne pas se rapprocher. Si un sanglier se dirige vers vous, il faut le contourner calmement et à bonne distance ou repartir lentement sans courir. Il ne faut pas utiliser de bâton, sûrement pas. Ou un autre objet pour les chasser ou leur faire peur, ça pourrait avoir l'effet inverse.

N'essayez aussi surtout pas de les nourrir. C'est un très mauvais réflexe, car ce sont des animaux sauvages et en principe imprévisibles.

Pour les gens qui se promènent avec leur chien, le message à donner, c'est : gardez votre chien en laisse. Car un chien qui est libre et qui pourrait chasser un sanglier, ça pourrait mal tourner pour le sanglier ou pour le chien. Donc gardez les toujours bien en laisse.

Et si vous observez un sanglier blessé, vous pouvez bien sûr le signaler à Bruxelles Environnement et nous allons faire le nécessaire pour aider cet animal. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Merci pour ces détails, parce que ce sont vraiment cinq espèces protégées extraordinaires. En tant que citoyen, si on veut aller plus loin, que pouvons-nous faire de plus pour qu'elles se sentent vraiment chez elles, ces espèces à Bruxelles ? Margot ? »

[Margot]

« Il y a plein de choses que l’on peut faire. Je pense que le plus important, c'est vraiment de protéger la nature qu'on a déjà et d'essayer de la renforcer là où on peut. Donc, par exemple, si vous avez un jardin, vous pouvez laisser pousser des zones d'herbes hautes. Donc, quand vous tondez votre pelouse, laissez une partie comme elle est. Ça, c'est vraiment favorable pour des papillons et plein d'autres insectes. Vous pouvez aussi laisser des tas de branches, du bois mort par terre. Ce sont vraiment des abris ou des sources de nutrition, de nourriture pour un grand groupe d'animaux. Vous pouvez aussi construire un mur de branches, un mur très bas. Ça, c'est pour les oiseaux, les hérissons. Comme on a déjà dit, des pyramides pour des lucanes cerf-volant à des endroits où on sait qu'on a déjà observé des lucanes.

Si vous avez un balcon ou une cour intérieure, là par exemple, vous pouvez installer des nichoirs pour oiseaux. Ou vous pouvez installer des bacs à fleurs que vous pouvez remplir avec des plantes indigènes.

Et aussi, très important, quand vous allez vous promener dans des parcs, c'est de ne surtout pas nourrir les animaux sauvages. Ces animaux peuvent vraiment trouver tout ce dont ils ont besoin dans la nature et la nourriture que nous on leur donne, ce n’est vraiment pas toujours adapté pour eux. Par exemple, donner du pain aux oiseaux : ce n’est pas une bonne idée du tout parce que ça peut gonfler dans leur estomac et leur causer des problèmes. Donc, vraiment, ne jamais nourrir des animaux sauvages. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« OK, super, nous voilà bien informés, c'est très clair. C'était notre épisode sur les Big Five de Bruxelles présenté par Bruxelles Environnement. Si vous avez trouvé ce podcast intéressant, n'hésitez pas à le partager avec vos amis et votre famille. Je suis Pierre-Edouard Verhaeghe et j'ai parlé aujourd'hui avec Margot Leemans, experte en habitat et Xavier Vermeersch, expert en espèces de Bruxelles Environnement. Merci à vous deux d'avoir partagé toutes vos connaissances avec nous. »

[Xavier]

« Avec plaisir ! »

[Margot]

« Avec plaisir. »

[Pierre-Edouard, modérateur]

« Vous voulez en savoir plus sur les animaux à Bruxelles ? Commandez les fiches d'identification de Bruxelles Environnement sur les amphibiens et les reptiles, les mammifères, les libellules, les oiseaux et bien plus encore. Envoyez un e-mail à info@environnement.brussels ou téléphonez au 02 775 75 75. »

[Fin]

Ceci vous a plu ?

Partager:

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur BlueSky
  • Partager sur E-mail
  • Partager sur Imprimer
Sorties et actions
Découvrir nos Sorties et actions
Conseils pratiques
Découvrir nos Conseils pratiques
Dossiers
Découvrir nos Dossiers
Témoignages
Découvrir nos Témoignages
Nos autres sites web
  • Brussels Gardens
  • Good food
  • Site web Citoyen
  • Site web Professionnel
  • Site web Enseignement

Suivez-nous

  • Facebook
  • Bluesky
  • Linkedin
  • Youtube
  • Instagram

Newsletters

Restez au courant

Je m'inscris
Accueil blog citoyen de Bruxelles environnement
  • Accès à l'information
  • Déclaration d'accessibilité
  • Écoconception
  • Mentions légales
  • Politique relative aux cookies
  • Transparence
  • Contacts de crise