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Qualité de l'air : concentrations en NO2

Contexte

Le dioxyde d'azote (NO2) est une substance nocive pour l’environnement (contribution à la formation d’ozone et de particules secondaires, et à l' acidification ) et pour la santé humaine (effet sur les voies respiratoires). Sa concentration dans l’atmosphère est notamment liée aux émissions d’oxydes d’azote causées par les processus de combustion à haute température.

Concentrations en NO2 dans l'air

En 2010, d'après les mesures réalisées à la station de Molenbeek-Saint-Jean, représentative d’un milieu urbain influencé par le trafic routier, la concentration moyenne en NO2 était de 43 µg/m³. Selon les résultats des autres stations de mesure du réseau, la concentration moyenne de NO2 était comprise entre 28 et 54 µg/m³, en fonction de la proximité par rapport aux émetteurs d’oxydes d’azote, comme le trafic.

Evolution des concentrations moyennes en NO2 relativement à la norme européenne à la station de Molenbeek-Saint-Jean (1986-2010)
Source : Bruxelles Environnement, Laboratoire de recherche en environnement (air)

Les concentrations moyennes en NO2 se maintiennent à un niveau relativement constant depuis 1990.

Origine

Les concentrations mesurées dans les différents postes de mesure s’expliquent par différentes contributions : la pollution de fond (telle que mesurée dans les Ardennes par exemple), la contribution transrégionale (importée en RBC via les flux de masses d'air), la pollution urbaine de fond, la contribution urbaine principalement liée au trafic et la contribution supplémentaire du trafic que l’on retrouve dans les zones à haute densité de véhicules.

Ainsi, en moyenne annuelle, environ 40% de la concentration en NO2 mesurée sont liés à une contribution externe à la Région bruxelloise (pollution de fond et contribution transrégionale), 13% correspondent à une pollution urbaine de fond et 47% sont liés au trafic.

Notons en outre que, contrairement à la diminution des émissions de NOX observée depuis les années '90 (voir l'indicateur spécifique), la fraction NO2 dans les émissions NOX du transport routier augmente depuis quelques années, entre autres suite :

  • à la diésélisation du parc automobile (le diesel émet relativement plus de NO2) ;
  • aux catalyseurs oxydants imposés par la norme EURO 3, qui augmentent la part de NO2 par rapport au NO dans les émissions ;
  • aux filtres à particules des camions qui augmentent indirectement les émissions de NO2.

Normes européennes

Dans un objectif de protection de la santé publique, la directive européenne 2008/50/CE impose qu’à partir de 2010, les concentrations de NO2 en moyenne annuelle n’excèdent pas 40 µg/m3 (ligne rouge sur le graphique), valeur correspondant également à la valeur guide préconisée par l’OMS.
Cette valeur limite, en moyenne annuelle, n'est donc pas respectée à la station de Molenbeek-Saint-Jean. Il en est de même dans les autres stations suivantes du réseau télémétrique : Ixelles (41R002), Avant-Port (41N043) et Woluwe-Saint-Lambert (41WOL1) qui présentent également une relative proximité avec le trafic. Dans d'autres postes tels que Sainte-Catherine, Eastman-Belliard et Parlement Européen, le respect de cette valeur limite n'est pas encore garanti. Celui-ci ne pose par contre pas de problème dans les postes de mesures situés à Uccle, Berchem, au parc Meudon ou dans le poste d’Electrabel à Forest (stations de fonds ou stations urbaines). Environ la moitié des postes de mesure bruxellois respecte par conséquent la valeur limite, alors que l'autre moitié n'est généralement pas en mesure de satisfaire la valeur limite annuelle imposée.

Date de mise à jour: 06/10/2016