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J’achète en vrac et j’évite les emballages

L’achat en vrac permet d’éviter la production de déchets d’emballages, qui tendent à augmenter le prix du produit, et de se procurer uniquement la quantité nécessaire, évitant ainsi le gaspillage.

 

 

 

 

 

Actualité – Covid 19

La vente en vrac et l’utilisation de ses propres conditionnements sont toujours autorisés moyennant certaines précautions : 
 L’utilisation de ses propres emballages, tels que les sacs pour fruits et légumes en libre-service, peut continuer à se faire. Comme toujours, une bonne hygiène de l'emballage reste essentielle.
 L’utilisation des propres contenants des consommateurs chez les bouchers, boulangers, traiteurs,... est pour l’instant déconseillée afin d’éviter la propagation du virus. Les contenants des consommateurs pourraient être un transporteur du virus et infecter le boucher, le boulanger, le traiteur….
 Il est important de se laver soigneusement et régulièrement les mains après un contact avec des surfaces et des emballages touchés par de nombreuses personnes.

Retrouvez les avis de :  
 L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaine alimentaire – FAQ « Emballage » 
 De l’association professionnelle des magasins qui vendent en vrac, le « Réseau Vrac ». 

Pourquoi éviter les emballages ?

Les déchets d’emballage sont très importants

Les emballages ont un impact sur l’environnement

Même si 82% des emballages sont recyclés, le plastique lui n’est recyclé qu’à 38-40% (Rapport 2017, Fost Plus (.pdf)) et le recyclage a lui aussi un impact sur l’environnement (transport des déchets, broyage, refonte, nettoyage…). Il est toujours préférable de ne pas avoir d’emballage plutôt que de devoir en recycler un. De plus, le plastique ne se recycle pas encore de manière « circulaire », on ne peut pas encore faire du plastique de qualité « neuve » avec du plastique recyclé. Voir à cet effet l’étude déchets plastiques : la dangereuse illusion du tout-recyclage par Nathalie Gonrard, directrice de recherche, professeure, sciences de l’aliment et de l’emballage, Inrae en 2018. 

De nombreux écobilans montrent que les emballages réutilisables ont moins d’impact mais cela n’est vrai que si ceux-ci sont effectivement réutilisés un certain nombre de fois (variable selon les études et les emballages analysés). En 2019, l’Ademe (.pdf) a analysé l’impact environnemental de plusieurs type des sacs jetables, en papier, en bioplastique à 40% (biosourcé), hybride et réutilisables. Il ressort que les sacs réutilisables sont nettement plus respectueux de l’environnement. Le sac en plastique réutilisable est plus intéressant, après 8 réutilisations, que tous les autres sacs jetables analysés, quelle que soit la matière et à partir de 40 utilisations pour les sacs en coton, soit une utilisation par semaine pendant 9 mois…Par contre, un sac conçu pour être réutilisé mais qui n’est pas réutilisé est plus impactant sur l’environnement car il présente une épaisseur plus importante pour assurer la résistance. 
En ce qui concerne l’impact des emballages de boisson (bouteilles consignées, gobelets réutilisables, etc.) ecoconso a fait un tour d’horizon en 2016 … 

Les emballages ont un impact sur la santé

Les emballages en plastique peuvent relarguer, dans les aliments qu’ils contiennent, des molécules cancérigènes, des perturbateurs endocriniens etc. Un des exemples les plus célèbres est celui du bisphénol-A, un perturbateur endocrinien qui a été interdit, en Europe, dans les biberons en plastique à destination des enfants de moins de 3 ans. C’est ce qu’on appelle des « migrations ». Ces migrations sont connues et contrôlées. Lors d’une utilisation normale des plastiques (par exemple, on ne chauffe pas un plastique qui n’est pas prévu pour), ces migrations sont faibles et respectent les normes en vigueur. Le principe de précaution nous pousse cependant à éviter toute contamination. Les migrations de substances sont favorisées par l’acidité, la chaleur et le gras.

Les emballages en carton peuvent aussi contenir des résidus d’encres provenant du recyclage des papiers-cartons. Ces résidus contiennent des huiles minérales qui peuvent migrer vers l’aliment. On a encore peu de recul cependant sur ces contaminations. Il n’existe pas non plus de règlement encadrant ces migrations de composés minéraux. D’autres composés utilisés pour le séchage des encres peuvent aussi se retrouver dans les aliments (migrations de photo-initiateurs, sur le site de l’Afsca (.pdf)).

Les bénéfices du VRAC

Le vrac permet :

  • De diminuer le gaspillage chez le consommateur, car il n’achète que la quantité voulue ;
  • De réduire complètement la quantité d’emballage pour le consommateur ;
  • De réduire les emballages pour le commerçant (Rapport ERU, 2015 (.pdf)) ;
  • D’éviter que les légumes ne moisissent en étant stockés emballés ;
  • De faire des économies. D’après une étude de l’ADEME en 2012 (.pdf), les produits vendus en vrac sont entre 10% et 45% moins chers que les produits pré-emballés, car le VRAC permet de ne pas payer le coût de l’emballage du produit. Mais la ne sont pas les seuls avantages de l’achat en VRAC.

Par contre, l’absence d’emballage peut conduire à :

  • Des gaspillages à la maison (moins de protection pour les produits frais)  qui peut être plus impactant que l’emballage (étude VITO/Spark, 2015)
  • Un gaspillage sur place, en magasin, suite à de mauvaises manipulations. Mais il existe actuellement peu de retours chiffrés sur l’impact lié au gaspillage alimentaire en magasin. (Étude ERU, 2015 (.pdf)).

Dans tous les cas, pour que le vrac soit bénéfique, il est primordial d’éviter le gaspillage alimentaire, tant en magasin que chez soi.

Interdiction des sacs à usage unique

En effet, depuis le 1er septembre 2018, les sacs en plastique à usage unique de moins de 50 microns sont interdits. Il s’agit des sacs de caisse ainsi que les sacs utilisés pour les produits en vrac. Mais depuis le 1er mars 2020, même les sacs biosourcés sont interdits dans tous les commerces à Bruxelles. Les sacs en plastique composés de 40% de matériaux biosourcés et compostables à domicile seront eux autorisés jusqu’au 31 décembre 2024 uniquement pour les denrées alimentaires vendues au détail, humides et contenant des liquides pouvant couler. 

Une nécessité donc de penser à une autre manière d’emporter ses courses…avec une caissette en bois, une boite en carton, un contenant réutilisable, un sachet en coton/ en lin/ en papier ou un sac réutilisable à condition de l’utiliser régulièrement pour amortir l’impact initial de sa fabrication.

Comment se passer d’emballage ?

Acheter en vrac, késako ?

Selon l’ADEME, « Le vrac est un système de distribution consistant à proposer à la vente des produits qui ne sont pas préemballés que le client peut acheter au poids (ou au volume pour les liquides) en fonction de ses besoins et qui sont conditionnés sur le lieu de vente, soit dans un emballage simplifié fourni par le magasin, soit dans un contenant apporté par le client. Le vrac inclut la vente en libre-service, mais aussi les systèmes de vente à la coupe (rayons boucherie, fromagerie, poissonnerie...). De nombreux produits de consommation sont susceptibles d’être vendus en vrac : denrées alimentaires, produits pour animaux, produits d’hygiène et cosmétiques, détergents, accessoires de bricolage... » .

Source : Ademe, La vente en vrac, pratiques & perspectives (.pdf)

Quels produits trouver en vrac ?

Il y a une foule de produits que vous pouvez aujourd’hui acheter en vrac.

  • Les produits en vrac courants : fruits, légumes, oeufs, olives mais aussi la viande, la charcuterie, le poisson, le fromage, et le pain à la découpe
  • Les produits relativement courants : produits alimentaires secs comme les fruits secs, légumineuses, pâtes, riz, céréales, graines, sucre, épices, farine café, thé/tisanes, bonbons 
  • Les produits en vrac moins fréquents
    • Certains produits transformés comme la passata, le sucre impalpable, la pâte à tartiner, certains fruits secs, le pain pita, les galettes pour chili con carne, la pâte à pizza,…
    • les produits alimentaires liquides comme le vinaigre, certaines huiles, le vin, l’eau, le lait, le yaourt, …
    • les produits cosmétiques comme le savon, la crème, le parfum, le dentifrice, l’après shampoing
    • les produits détergents comme la lessive, les produits de vaisselle, les pastilles lave-vaisselle 
    • et enfin les produits de jardinerie (bulbes, terreau,...), de bricolage et d’animalerie.

Si les produits vrac alimentaires sont plus faciles à trouver, les produits vrac non alimentaires commencent aussi à se répandre comme les produits d’entretien et de lessive à "re-remplir", les cosmétiques et produits d’hygiène solides et tous les ingrédients de base pour faire ses propres produits d’entretien ou de lessive (bicarbonate, savon noir…),

Et la plupart des produits transformés qu’on ne trouverait pas, peuvent être fabriqués maison, à partir d’ingrédients achetés en vrac. Retrouvez par exemple une liste de 10 produits du commerce que l’on peut faire maison.

Acheter des contenants consignés

Si les produits ne sont pas disponibles en vrac, vous pouvez aussi vous passer d’emballage jetable en les achetant dans des emballages consignés. Avec la vague du "zéro déchet", la consigne ou "vidange" connaît d’ailleurs un regain d’intérêt. Le principe est simple : en rapportant vos bouteilles au point de collecte, souvent le magasin, vous récupérez les quelques centimes que valent les contenants. Ceux-ci sont ensuite nettoyés en vue d’être réutilisés pour le même usage. Un mode opératoire qui, selon certaines études, aurait un bilan carbone nettement moins élevé que le recyclage des bouteilles et bocaux déposés dans les bulles à verre. Ce système reste populaire chez nous pour les bouteilles de bière, d’eau ou de limonade mais vous trouverez également certains jus (Pajotenland, Oxfam), du yaourt, des pâtés végétaux, des biscuits, etc. Des services de gestion de consigne commencent à se développer (comme Jean Bouteille) ce qui peut aider les petits producteurs à utiliser des consignes sans avoir à supporter toute la logistique du système (source : RTBF).

Où acheter en VRAC ?

Le VRAC a le vent en poupe, vous en trouvez maintenant presque partout ! La où vous trouverez le plus de produits, c’est dans des magasins VRAC qui sont spécialisés mais vous en trouverez aussi dans la plupart des magasins BIO. Fromage, charcuterie, pain, œufs…pensez à aller au marché, dans les commerces de proximité, les épiceries coopératives ou à commander des paniers de fruits et légumes bio, via un GASAP (Groupes d’Achat Solidaires de l’Agriculture Paysanne), un GAC (groupe d’achat collectif) ou la Ruche qui dit oui par exemple. Comme le soulève novethic.fr dans son article, les grandes surfaces commencent aussi à suivre le mouvement pour répondre à la demande croissante des clients et proposent des produits comme les fruits et légumes, les céréales, riz, pâtes...
La bloggeuse Zéro Déchet Milena&Co vous emmène voir ses adresses VRAC préférées à Bruxelles : fromage à la découpe, chocolat à casser, pâtes en bocal, graines en silo, fruits en sachets réutilisables, …de nombreuses solutions s‘offrent au zero wasteur !

Sylvie Droulans, bloggeuse de zérocarabistouille tient à jour la liste des magasins objectif Zéro Déchet et de vrac à Bruxelles.

Magasins « contenant bienvenus »

Si les pionnier.ère.s du zéro déchet ont dû faire face à de nombreuses résistances, beaucoup de commerçants de quartiers, artisans, supérettes acceptent maintenant d’utiliser les contenants que l’on apporte. Vous pouvez aussi vous faciliter la vie en allant plutôt dans un magasin qui accepte les contenants réutilisables, ceux-ci sont répertoriés sur la carte interactive développée par l’asbl Zero waste Belgium et vous pouvez notamment les identifier via l’autocollant suivant « Contenants bienvenus – Eigen verpakkingen welkom ».

Autocollant contenants bienvenus

Faire ses courses avec ses propres contenants

Equipez-vous ! Ne vous laissez plus prendre au dépourvu. Ayez toujours sur vous au moins un sac de courses réutilisable et quelques sacs à vrac dans votre sac à main, sac à dos… 
Pour vos courses, préparez une boîte avec différents récipients réutilisables à côté de la porte d’entrée à la maison, dans le coffre de votre voiture ou dans les fontes de votre vélo. Le « réutilisable » n’a de sens que s’il est effectivement réutilisé…

Quels types de contenants choisir ?

Les contenants varient en fonction des produits contenus et des usages (courses, stockage, transport, lunch…). 

Un bon kit de base contient :

  • Des cabas à provision qui serviront plutôt pour les fruits et les légumes,
  • Des récipients en plastique (petit –moyen – grand) pour le transport des aliments secs. Il est léger, de toutes les formes mais peut contaminer les aliments s’il est rechauffé. Suivant leur qualité, les prix varient entre 1 et 10€ (IKEA, Tupperware,...) ;
  • Des récipients en inox (petit –moyen – grand) pour le transport des aliments liquides ou humides, gras, chauds, acides. L’inox n’altère pas le goût des aliments, est incassable mais ne permet pas de réchauffer le contenu pour une pause déjeuner. Son prix varie de 2 à 25€. 
  • Des récipients en verre (petit –moyen – grand) pour le stockage et la cuisson des plats préparés. Le verre n’altère pas le goût et permet de voir facilement ce qu’il y a dedans mais il est plus lourd à transporter. Les prix varient d’une forme à l’autre, d’un magasin à l’autre mais comptez entre 2 à 25€ aussi.
  • Des sacs à vrac en tissu, réservés à transporter uniquement des aliments secs. On les trouve à des prix très variables en magasins de vrac, supermarchés, magasins de déco/cuisine, sur des sites spécialisés comme Flax & Stitch, Little Step, Sebio.be. Ils peuvent bien-sûr être confectionné maison en tissu de recup !
  • Plusieurs bocaux en verre de récup ;
  • Des sacs à pain en papier de récup ou en tissu vendus en grandes surfaces. Il est également possible de faire vos propres sacs à pain en tissu de recup ou de participer à des ateliers comme cette initiative schaerbeekoise, Bloemesac, qui allie des ateliers couture à l’utilisation de sacs à pain réutilisable. 

Est-ce autorisé par l'AFSCA de faire ses courses avec ses propres récipients ?

Oui, l’AFSCA (Agence fédérale responsable de la sécurité de la chaîne alimentaire de la fourche à la fourchette) se positionne en faveur du « zéro déchet » et des pratiques de vente en vrac. Cependant le contenant (boîte, bouteille, sac, etc.) proposé par le consommateur au vendeur doit être propre, approprié à l’emballage d’aliments et adapté à l’utilisation spécifique. Le consommateur qui fournit son propre emballage porte la responsabilité en terme d’hygiène. Un client victime d’une indigestion causée par un contenant sale ne peut pas le reprocher à son boucher, boulanger, sa grande surface ou tout autre commerçant.

Avant d’acheter, récupérer !

Il est tentant d’acheter plusieurs récipients d’un coup pour être fin prêt à tout achat en vrac. Mais vous risquez d’acheter des récipients qui ne vous seront peut-être pas utile. Le mieux est d’y aller progressivement en utilisant ce que vous avez déjà à la maison et de n’acheter que ce qui vous manquera réellement. Un récipient que vous n’utilisez pas… est un déchet en puissance.

Vous pouvez par exemple très bien récupérer d’anciens bocaux en verre. Veillez juste à ce que vos bocaux n’aient pas contenu autre chose que de la nourriture si c’est pour un usage alimentaire. 

Pour décoller une étiquette sur un récipient en verre, essayez d’abord de laisser tremper le récipient dans de l’eau. Si l’étiquette ne part pas, grattez-la le plus possible, par exemple avec une éponge métallique. Enlevez les restes de colle avec de l’huile alimentaire, qui va dissoudre la colle, éventuellement mélangée à du bicarbonate pour son côté abrasif. L’alcool et l’acétone fonctionnent aussi, mais risquent d’abîmer le récipient si celui-ci est en plastique. 

Comment réaliser ses propres sacs à vrac ?

Pas de sac réutilisable sous la main ? Facile, confectionnez-en vous-même ou trouvez un tuto pour coudre votre propre sac à vrac ! Sylvie Droulans alias madame carabistouille vous partage sur son blog, deux tutoriels hyper faciles pour coudre vos propres sacs à vrac à partir de tissu récupéré (nappe, essuie/serviette, rideau…) ou à partir d’un vieux t-shirt. A vos machines, prêts, cousez !

Vous êtes nul(le)s en couture et vous avez plein de vieux tee-shirts que vous comptez donner ? Il existe aussi une technique archi simple pour faire un totebag sans couture qui vous permettra de transporter votre lunch de midi, ranger des chaussures, porter les affaires de vos enfants quand vous partez en balade, remplacer un sac de courses, etc...

Comment s’organiser en magasin et à la maison ?

Le consommateur qui se rend dans un magasin vrac s’organise pour avoir de quoi transporter du magasin à chez lui les produits qu’il achète. Il prévoit également de quoi les stocker chez lui. Les références, informations relatives au produit sont également à indiquer sur le contenant.

C’est quoi la tare ?

Tarer permet de déduire le poids du contenant de ce que vous achetez. Sinon vous payez votre bocal au prix de l’aliment que vous mettez dedans. Et comme tous les récipients ont des poids très variables, il est important de tous les tarer.

Tarer se fait en magasin, soit seul, soit avec l’aide d’un.e vendeu.r.se.

La plupart des magasins de vrac permettent d’identifier le récipient une fois pour toute avec une étiquette qui contient l’information de la tare. Vous ne devez donc plus tarer le récipient à chaque fois, la tare est automatiquement déduite à la caisse.

Comment étiqueter les récipients ?

Vous pouvez utiliser un morceau de papier (de récup) que vous attachez au récipient avec un élastique ou avec du papier collant (le but étant de pouvoir détacher l’étiquette facilement) sur lequel vous écrirez :

  • La nature du produit (type d’aliment, bio ou pas…)
  • Les allergènes éventuels qui sont présents
  • La date d’achat / de conservation du produit
  • Les conseils de cuissons éventuels (par ex. la durée de cuisson du riz, des pâtes, la quantité d’eau conseillée pour la cuisson etc).

Pour les produits d’entretien, en plus de la date d’achat et la nature du produit, vous pouvez ajouter les conseils d’utilisation et de protection (dangers du produit par exemple) et la recette.

Vous pouvez aussi faire une photo de l’étiquette du produit en magasin pour vous souvenir de ce que vous avez acheté ! 
Le commerçant doit pouvoir fournir toutes les informations concernant le produit vrac comme pour un produit préemballé. Idéalement cette information devrait être mise à disposition du consommateur sans qu’il doive en faire la demande.

Est-ce qu’il faut nettoyer ses récipients systématiquement ?

  • Les récipients qui contiennent des aliments secs pour le transport uniquement ne doivent pas être nettoyés à chaque fois. Les vider complètement suffit. Veillez à ce qu’il ne reste pas de miettes dans les sacs à vrac, dans les bocaux, dans les boîtes etc.
  • Les récipients qui contiennent des aliments humides ou liquides pour le transport uniquement doivent être nettoyés à chaque fois (après avoir transvasé le produit). Le nettoyage ne doit pas nécessairement être intensif : pour les sacs qui ont servi à transporter des légumes humides, on peut soit les rincer (si le sac est muni d’un revêtement en plastique à l’intérieur), soit simplement les laisser sécher et enlever les résidus secs une fois le sac sec. Dans tous les cas, évitez que le récipient reste humide, surtout pour les sacs en coton.
  • Les récipients qui ont contenu des produits d’entretien peuvent être simplement rincés à l’eau claire.
  • Les récipients qui servent de stockage doivent être vidés et nettoyés à chaque re-remplissage. Cela évite que des poussières d’aliments ne restent « éternellement » dans le récipient.

Comment nettoyer une tache de moisissure ?

Mélangez du bicarbonate avec de l’eau (75-25). Frottez la tâche avec la pâte obtenue. Rincez le tout avec de l’eau vinaigrée (50-50). Lavez le sac en machine comme d’habitude.

Quelle est la durée de conservation d’un aliment acheté en vrac ?

  • Les aliments secs se gardent facilement plusieurs mois, voire plus d’un an au-delà de la date de péremption. (Circulaire relative aux dispositions applicables aux banques alimentaires et associations caritatives Afsca, 2017 (.pdf)). Les dates de péremption sur les produits secs préemballés sont d’ailleurs souvent remises en question. Elles pourraient ne plus être obligatoires un jour. Une des dernières propositions en ce sens sur le site de RetailDetail (2018)
  • Les aliments liquides très gras ou très acides se gardent également plusieurs mois (huile, vinaigre…)
  • Les aliments frais en vrac se conservent moins longtemps que ceux qui sont préemballés. Un jambon cuit ne se gardera que quelques jours par exemple (contre plusieurs semaines en préemballé). Le fromage peut se garder plus d’une semaine. La viande et le poisson sont à consommer dans les 48h.

Quelles sont les conditions de conservation ?

Veillez à garder :

  • Les aliments secs au frais et au sec, à l’abri de la lumière et dans des récipients hermétiques (de préférence en verre).
  • Les aliments périssables ou très périssables, au frigo. Entre 2 et 4°C pour les viandes et poissons frais. En-dessous de 7°C pour les fromages.

Plus d’infos dans la brochure « Alimentation et environnement » (.pdf) de Bruxelles Environnement (en p29).

Comment gérer les fonds de bocaux ?

Évitez de re-remplir un bocal avant de l’avoir complètement vidé, sinon vous risquez d’accumuler, dans le fond, des restes de produit qui ne sont jamais mangés . Si ce n’est pas possible, mettez de côté le reste de produit, remplissez le bocal avec le nouveau produit puis mettez au-dessus le reste que vous avez mis de côté. De cette façon vous mangez en premier l’aliment le plus vieux.

Comment éviter les parasites alimentaires ?

Des parasites peuvent se développer dans la farine, les céréales (riz, pâtes), le sucre, les fruits secs… comme des mites alimentaires (Ephestia kuehniella, Pyralis farinalis) ou des vers de farine (Tenebrio molitor).  Les mites sont des sortes de petit papillon argenté (adulte), ou des larves (jeunes) qui font des fils assez caractéristiques. Le Ténébrion (ver de farine) est un petit coléoptère qu’on connaît plus souvent à son stade larvaire. Ces parasites ne sont pas dangereux pour la santé humaine. Par contre vous n’aurez probablement pas envie de manger de la nourriture qui grouille de vers ou avec des fils partout. Si vous ne pouvez pas éviter ceux déjà présents dans le produit (c’est de la responsabilité du magasin), vous pouvez éviter que des parasites ne s’installent chez vous dans des produits sains en stockant les produits sensibles (farine, riz, pâtes, sucre, fruits secs…) dans des récipients bien hermétiques

Pour vous en débarrasser, vous devez jeter la marchandise attaquée (dans la poubelle qui est à l’extérieur du logement). Jetez de préférence le produit dans un sac en plastique fermé. Vous pouvez aussi mettre les aliments attaqués au compost (à l’extérieur) ou dans le sac orange (toujours si à l’extérieur, sinon vous risquez de voir les parasites envahir encore plus facilement votre logement).

Il est important de vérifier tous les endroits de la maison où l’on stocke ce genre de produit !

Il faut également attraper/tuer les adultes dès qu’on en voit un. Vous pouvez également utiliser des pièges à phéromones, qui se vend en magasin bio notamment ou en magasin de bricolage, pour les attraper plus efficacement.

Le vrac, un secteur économique en plein développement

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous tourner vers le VRAC mais il faut que les commerces et les restaurants suivent… C’est pourquoi Bruxelles Environnement les accompagne dans cette transition avec des analyses environnementales comparatives, des solutions de contenants réutilisables, des listes de fournisseurs, des conseils pratiques de mise en œuvre par rayon. Ainsi les commerces et restaurants sont formés et parés pour répondre à vos demandes en magasin mais aussi pour vos plats à emporter.

Epiceries, glaciers, auberge de jeunesse, restaurants,… tous se démènent avec des solutions innovantes pour réduire les déchets d’emballage (consigne, contenants réutilisables, réduction du gaspillage, neutralité carbone, etc.).

Date de mise à jour: 01/04/2020