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Le Parc L28 : un sol assaini pour une meilleure vie de qualité

Suite aux travaux d’aménagement achevés en 2014, le parc L28 s’est transformé en un cadre agréable composé d’espaces verts et d’aires de détente. Il s’étire le long des voies de métro et de chemin de fer entre les stations Belgica et Pannenhuis.

Photos aériennes centrées sur l’actuel Parc L28 entre 1944 et 2018

Figure 1 : Photos aériennes centrées sur l’actuel Parc L28 (contour vert) entre 1944 et 2018 (Données : https://mybrugis.irisnet.be)

Situation en 2004 avec la station Belgica en fond et le talus sur la gauche

Figure 2 : Situation en 2004 avec la station Belgica en fond et le talus sur la gauche (illustration : D. Seurynck)

Par le passé, le paysage était fort différent. Au début du 20ème siècle, en pleine révolution industrielle, le site était occupé par une voie de chemin de fer sans issue qui longeait la ligne 28, ligne qui relie les gares de Bruxelles-Midi et de Schaerbeek en contournant le centre par l’ouest. Cette voie secondaire servait à parquer les trains de marchandises (ou à effectuer quelques réparations) avant leur entrée sur le site de Tour et Taxis avec ses entrepôts de marchandises et son bureau de dédouanement. Avec le déclin progressif du site de Tour et Taxis, la voie sans issue perd son intérêt et est laissée à l’abandon. Entre les années 1940 et les années 2000, le site du parc actuel est successivement occupé par de petits entrepôts, des dépôts de voitures d’occasion et est même utilisé comme décharge clandestine.

Tranchée d’excavation en contre bas du talus avec des cendrées polluées dans l’horizon supérieur

Figure 3: Tranchée d’excavation en contre bas du talus avec des cendrées polluées dans l’horizon supérieur  (illustration : D. Seurynck)

En 2004, lorsque le site est identifié par Beliris pour y aménager un nouveau parc urbain, la zone est une friche urbaine qui est entièrement colonisée par une végétation abondante. Des études de sol confirment rapidement les suspicions de pollution du sol que Bruxelles Environnement avait prédites en ajoutant le site à l’inventaire de l’état du sol. Grâce aux études réalisées, plusieurs taches de pollution sont mises en évidence avec des concentrations importantes en huiles minérales et en composés organochlorés, notamment dans le terre-plein le long des voies et à proximité de l’avenue Jean Dubrucq. Des quantités importantes de matériaux de remblais tels que des cendrées, pollués en métaux lourds et en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sont également observées, principalement au niveau du terre-plein, mais aussi dans le talus situés à l’arrière des bâtiments de l’avenue Jean Dubrucq.

Un projet d’aménagement du site est donc mis sur pied avec la collaboration d’un bureau d’étude de sol de Beliris, de Infrabel et de Bruxelles Environnement. Pour gérer les risques environnementaux et humains liés aux pollutions du sol, des excavations sont entreprises au niveau du terre-plein situé le long des voies et des actuelles plaines de jeux, à proximité de l’avenue Dubrucq. Ensuite, une couche de terre saine est étalée au-dessus des remblais sur le terre-plein. Enfin, pour préserver la stabilité des bâtiments de l’avenue, il est décidé en concertation avec tous les acteurs du chantier de conserver le talus et la végétation qui s’y est développée, tout en y installant une barrière afin d’empêcher l’accès à cette partie de site qui présente encore des pollutions.

Bruxelles Environnement a suivi ce chantier du début à la fin pour accompagner et conseiller les acteurs qui œuvraient dans ce dossier. « Lors des conflits entre les acteurs du chantier, notre rôle est aussi de statuer en privilégiant toujours les aspects environnementaux dans le respect de la législation. Le talus du parc L28 en est un parfait exemple. » explique l’agent traitant de ce dossier à Bruxelles Environnement. « Par la suite, il faut reconnaitre que, personnellement, c’est très valorisant de voir les habitants du quartier se réapproprier pleinement cet espace de vie » continue l’agent traitant.

Aujourd’hui, le bénéfice pour le quartier est évident. Le site est à la fois devenu un parc et une liaison verte pour la mobilité douce. Par ailleurs, le parc offre des aires de jeux, des terrains multisports ainsi que des espaces de repos variés.

Situation actuelle avec le talus clôturé sur la droite et la station Belgica dans le dos

Figure 4 : Situation actuelle avec le talus clôturé sur la droite et la station Belgica dans le dos (illustration : J. Schoonejans)

Dans le futur, ce parc fera partie d’un des plus grands espaces verts bruxellois qui reliera les stations de métro Belgica et Bockstael au site du Tour et Taxis jusqu’au canal. C’est autour de cette coulée verte que se développeront les nouveaux projets immobiliers sur le site de Tour et Taxis.

Date de mise à jour: 26/04/2019