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Zones tampons

La contamination des eaux de surface par les pesticides et leurs résidus posent de sérieux problèmes pour l’environnement. Les organismes vivants qui peuplent l’eau (poissons, crustacés, insectes, algues, plantes aquatiques…) y sont particulièrement sensibles. Des pesticides dans l’eau, c’est aussi une exposition plus importante de la population à ces substances dangereuses.  

C’est pour ces raisons qu’il faut à tout prix éviter d’utiliser des pesticides à proximité des eaux de surface et de toute étendue où l’eau peut ruisseler vers les égouts, qui constituent des zones à risques pour le milieu aquatique. C’est notamment pour cela qu’il est strictement interdit d’utiliser des pesticides (même les produits « bios » et « écos ») pour désherber les trottoirs. Le gouvernement bruxellois a également fixé des zones tampons sur lesquelles il interdit d’utiliser des pesticides.

Les zones tampons sont des bandes de terrain qui sont situées en bordure de zones à risques : à proximité des plans d’eau (rivière, ruisseau, étang, mare, fossé,…) ou le long de surfaces imperméables reliées à l’égout (zones à risque pour le milieu aquatique). Pour protéger les organismes aquatiques, il est interdit de stocker, manipuler et appliquer des pesticides dans ces zones, ainsi bien sûr que dans les zones à risque pour le milieu aquatique proprement dites.

Ces interdictions concernent aussi bien les professionnels que les particuliers, et s’appliquent dans les espaces publics et privés.

Zones tampons applicables en Région bruxelloise

L’ordonnance « pesticides » détermine plusieurs zones tampons de largeurs minimales, bien que celles-ci puissent être plus larges en fonction du type de produit phytopharmaceutique utilisé (voir la distance à respecter mentionnée sur l’étiquette. Elle peut aller jusque 30 mètres !) :

  • 6 mètres à partir de la crête de la berge, le long des eaux de surface (mares, étangs, rivières, canal, fossés…).

Ces deux schémas illustrent les zones tampons applicables à  un cours d’eau. Dans cet exemple, il est interdit d’utiliser des pesticides dans le cours d’eau, sur la berge en pente, et sur les 2 zones tampons de 6 m de part et d’autres de ces surfaces.

  • 1 mètre le long des terrains revêtus non cultivables (béton, asphalte, graviers, dolomie, pavés, dalles, terrains synthétiques…) et qui sont reliés à un réseau de collecte des eaux pluviales (égouts, grilles, fossés…) ou des eaux de surface : par exemple trottoirs, allées pavées, terrasses, cours, balcons, entrées de garages, parkings… Cette distance est portée à 3 mètres en cas de pulvérisation non dirigée vers le sol (par exemple pour l’entretien des arbres d’alignement).

Ces deux schémas illustrent les zones tampons applicables à un trottoir relié à l’égout pour une pulvérisation de pesticides vers le bas. Dans ce cas, il est interdit d’utiliser des pesticides sur la route et le trottoir (zones à risque), ainsi que sur une zone tampon additionnelle de 1 m au-delà du trottoir. Les photos ci-dessous fournissent un exemple concret.

  • 1 mètre à partir du sommet de la pente, le long des terrains non cultivés en permanence (friches, talus), sujets au ruissèlement en raison d’une pente supérieure ou égale à 10%, et contigus à des eaux de surface ou des terrains revêtus reliés à un réseau de collecte des eaux pluviales.

Ces deux schémas illustrent les zones tampons applicables à  un talus qui surplombe une zone à risque pour le milieu aquatique. Dans cet exemple, il est interdit d’utiliser des pesticides à la base du talus et sur le terrain en pente, ainsi que sur la  zone tampon de 1 m à partir de la rupture de pente au sommet du talus.

Aidez-nous à reconquérir la bonne qualité des eaux de surface pour préserver notre environnement et notre santé, respectez les zones tampons et utilisez des techniques alternatives aux pesticides !

Date de mise à jour: 18/07/2019