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Panneaux solaires photovoltaïques

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Gratuit et inépuisable... le soleil est une fabuleuse source d'énergie renouvelable.

Les rayons solaires sont convertis en électricité grâce à des panneaux solaires photovoltaïques, une solution efficace pour la production d'électricité verte.

Les panneaux solaires sont meilleur marché que vous ne le pensez et rapportent même de l'argent. Ils sont aussi faciles à installer sur les toits, qu'ils soient plats ou en pente.

 

Les panneaux solaires présentent de nombreux avantages :

  • Ils sont très avantageux financièrement - Les prix des panneaux solaires ont fortement baissé. De plus, dans la plupart des cas, grâce aux certificats verts,  en dix ans vous récupérerez plus d'argent que ce que vos panneaux solaires vous auront coûté. Vous verrez également votre facture d'électricité baisser de manière drastique. Vous pouvez même demander à votre fournisseur de revoir le montant de vos acomptes afin de bénéficier immédiatement d'un avantage économique. Vous n'avez pas de capital de départ ? Demandez un Prêt vert bruxellois, proposé à des conditions très intéressantes.
  • Ils sont faciles à placer techniquement - Le plus souvent, ils sont placés en un jour. Avant d'installer des panneaux, veillez néanmoins ce que l'isolation du toit soit effectuée.
  • L'installation est facile d’un point de vue administratif - Un permis d'urbanisme n'est généralement pas nécessaire et vous pouvez conserver votre fournisseur d'énergie actuel. De plus, votre revenu cadastral reste inchangé.

Découvrez rapidement si le toit de votre bâtiment convient au placement de panneaux solaires grâce à la carte solaire.

Comment fonctionne un panneau solaire ?

Chaque cellule d'un panneau solaire convertit la lumière du soleil en électricité. Ensemble, les cellules produisent suffisamment d'électricité pour alimenter un bâtiment.  L'installation est raccordée à l'installation électrique domestique. L'électricité produite est utilisable immédiatement. Quand la production est supérieure à la consommation, l'excédent est renvoyé sur le réseau électrique. Inversement, si vous en avez besoin, vous pouvez compléter votre propre production avec de l'électricité du réseau.

L’offre s’est diversifiée et les panneaux prennent aujourd’hui toutes sortes de formes. Ils peuvent être installés sur la plupart des toits, même plats ou en verre, et sont compatibles avec des toitures vertes. Les panneaux peuvent aussi être intégrés comme élément de construction aux façades, aux vitrages, aux protections solaires, etc. Dans ce cas, on parle de « Building Integrated Photovoltaics » ou BIPV.

Vous trouverez de plus amples informations techniques sur les panneaux solaires photovoltaïques et les différents modèles disponibles dans le Guide Bâtiment Durable.

Réaliser votre projet en 3 étapes

Besoin d’aide ?  Bénéficiez de conseils d'experts et gratuits

Étape 1: Calculez votre potentiel sur la carte solaire

La carte solaire donne une estimation du coût et des gains nets pour une installation solaire sur votre toit. Pour les grandes installations, divers outils de calcul sont disponibles dans le Guide Bâtiment Durable.

Étape 2 : Choisissez un installateur certifié

Donnez la préférence à un installateur certifié. Certaines sociétés disposent aussi d'un label supplémentaire, p. ex. Quest. Quest est un organisme indépendant qui décerne des labels aux installateurs qui se distinguent par la qualité de leurs prestations, leur compétence technique et leur engagement de résultat.

Demandez des devis à plusieurs installateurs pour comparer les prestations proposées.

Incluez également les résultats de la carte solaire dans la demande de devis; cela permettra aux installateurs d'affiner encore le résultat pour l'adapter idéalement à votre toiture.

Posez les bonnes questions à votre installateur de panneaux photovolataïques. 

Posez les 8 questions suivantes à l'installateur : 

  1. Ma toiture est-elle en bon état ? Si vous avez un toit plat, demandez si la structure peut supporter le poids des panneaux solaires.
  2. L'installateur connecte vos panneaux extérieurs à l'onduleur intérieur à l'aide de câbles. Dans ce cadre, il doit s'assurer que ni l'eau ni le vent ne peuvent pénétrer à l'intérieur. Comment s'en assure-t-il ?
  3. Discutez avec votre installateur de la manière dont il peut adapter vos panneaux solaires à votre utilisation. Vous pouvez, par exemple, décider d'installer des panneaux solaires dans différentes zones de vent pour répartir un maximum votre production. À l'est pour votre consommation du matin, à l'ouest pour votre consommation du soir.
  4. Les trois points suivants sont régulièrement manquants dans les installations. Demandez à votre installateur s'il a prévu ces éléments :
    1. Une protection (par exemple une gouttière) autour des câbles qui vont des panneaux à l'onduleur
    2. Un câble de plus gros diamètre pour éviter les pertes de courant excessives, si la distance entre l'onduleur et les panneaux dépasse 10 mètres
    3.  Une résistance à une charge plus élevée (ampérage) de votre système électrique.  La fourniture d'électricité supplémentaire a un impact sur le reste du circuit électrique. Et parfois, cela demande une adaptation du tableau principal et de la mise à la terre.
    4. Le diagramme solaire :  Il s'agit du plan sur lequel est repris l'emplacement des différents éléments de l'installation.
  5. D’où viennent  les panneaux solaires et l’onduleur ? Le matériau doit être conforme aux normes européennes. En général, les panneaux européens sont des produits de haute qualité.
  6. Quelles garanties l'installateur offre-t-il ?
    1. Pour les travaux : la période de garantie légale sur les interventions d'installation et l'électricité est d'au moins 2 ans. Pour l'étanchéité au vent et à l'eau du revêtement de toiture cette garantie est de 10 ans.
    2. Pour le matériel : au moins 10 ans sur les panneaux, 5 ans sur l'onduleur, 2 ans sur les autres matériaux et une garantie de performance de production des cellules photovoltaïques.
    3. Au niveau du fonctionnement : y a-t-il une garantie sur la perte de rendement ? Le plus souvent, les panneaux solaires perdent 10 % de leur efficacité après 10 ans et 20 % après 25 ans. Ce point est surtout important pour les installations de plus de 5 kWc. Cette garantie oblige l'installateur à vous indemniser si la perte annuelle de rendement s'avère supérieure à celle convenue. Cette perte est calculée à l'aide d'un logiciel de simulation.
  7. Y a-t-il un contrat de maintenance ? Dans l'affirmative, quels en sont le coût et les conditions ? Pour les installations de plus de 5 kWc, il est fortement recommandé de prévoir une clause ou un contrat spécifique pour cette maintenance dès le début de l'installation.
  8. Le prix total inclut-il les éléments suivants  :
    1. le contrôle de l'installation électrique par un organisme de contrôle agréé (100 à 150 EUR) ?
    2. l'installation du compteur bidirectionnel de Sibelga (290 EUR) ? *
    3. la demande de certification du compteur vert à Brugel ? *
    4. le travail administratif lié à l’introduction d’une demande de prime énergie ou autre soutien éventuel?

* Ces éléments sont nécessaires pour avoir accès aux mesures d'aide financière.

Pour éviter les mauvaises surprises, exigez un engagement clair dans l'offre au niveau des éléments mentionnés ci-dessus.

Les réponses à ces questions vous aideront à choisir un installateur compétent. 

Étape 3 : Occupez-vous de l'aspect administratif

Si votre installateur ne s'occupe pas des formalités administratives nécessaires, c'est à vous qu'il revient de vous en occuper :

  • Permis d'urbanisme : Habituellement, aucun permis n'est requis pour les panneaux solaires qui ne sont pas visibles de la voie publique ou qui sont intégrés dans la surface du toit ou montés parallèlement à la surface sur le toit. Renseignez-vous toutefois auprès du service de l'urbanisme de votre commune. Si votre immeuble est un bâtiment classé, vous aurez toujours besoin d'un permis.
  • Le raccordement électrique : Une fois les travaux terminés, un organisme de contrôle agréé pour les installations électriques doit vérifier si l'installation est conforme au Règlement général pour les installations électriques (RGIE). Cet organisme vérifie le circuit des panneaux solaires jusqu'au compteur d'électricité verte. L'installation doit également être équipée d'un compteur bidirectionnel (A+A) de Sibelga. Sibelga est le gestionnaire du réseau de distribution qui remplace le compteur existant. Ensuite, pour avoir droit aux certificats verts, le compteur d'énergie verte doit être certifié par Brugel.
Compteur bidirectionnel Compteur d'énergie verte

  • Cadastre : Les panneaux solaires n'ont aucun impact sur le calcul de votre cadastre. La seule chose à faire, c'est d'informer le cadastre dans les 30 jours suivant l'installation des panneaux solaires.
  • Primes et autres mesures d'aide : La Région bruxelloise soutient l'installation des panneaux solaires en proposant un prêt vert pour leur installation et l'octroi de certificats verts pour la production.
  • Faites modifier votre certificat PEB : Si vous avez un certificat PEB, vous pouvez demander au certificateur PEB qui vous a délivré votre certificat de recalculer la performance énergétique du bâtiment sur base de l’installation de panneaux solaires, car cette performance sera améliorée. Par contre, l’installation ne peut pas être prise en compte par le certificateur, si il s’agit d’une installation commune qui est connectée sur l’électricité des communs (ascenseurs, luminaires, détecteurs de mouvements, garages…) dans un immeuble à appartements.

Bénéficiez d'un maximum d'avantages : adaptez votre consommation

Si vous avez des panneaux solaires, vous pouvez bénéficier d'électricité gratuite. Il est maintenant à vous de concentrer votre consommation autant que possible sur les moments où il y a du soleil.

Quelques conseils :

  • Faites tourner vos appareils électroménagers énergivores comme la machine à laver, le lave-vaisselle et le sèche-linge aux heures où le soleil brille.

Pour cela, 5 façons de faire  :

  • Vous pouvez les mettre en route dès que vous remarquez que le soleil brille ;
  • Vous pouvez les mettre en route automatiquement avec une minuterie placée sur la machine ;
  • Vous pouvez les mettre en route automatiquement avec une minuterie placée sur la prise ;
  • Vous pouvez les mettre en route à distance via le programme intégré dans l'appareil ;
  • Vous pouvez les allumer à distance via un Smart Plug, que vous contrôlez via une application.
  • Rechargez vos batteries (téléphone portable, ordinateur portable, vélo, voiture, brosse à dents,...) autant que possible quand le soleil brille.
  • Réduisez autant que possible votre consommation du soir, par exemple en installant un éclairage LED.
  • Si vous avez un chauffe-eau, programmez-le pour qu'il chauffe l'eau au moment où les panneaux produisent le plus. 

    Certains appareils sont programmables. Si votre appareil n'est pas programmable, vous pouvez acheter un simple interrupteur horaire, relativement bon marché, pour que votre chauffe-eau s'allume et s'éteigne chaque jour à la même heure. Encore mieux : un PV-heater. Avant d'envoyer l'excédent d'électricité sur le réseau, cet appareil la détourne et l'utilise pour chauffer l'eau de votre chauffe-eau électrique. Un PV-heater coûte entre 200 et 500 euros. Si vous devez encore installer un chauffe-eau électrique, vous pouvez opter pour un chauffe-eau électrique classique (entre 500 et 1 000 euros) ou un chauffe-eau thermodynamique, qui consomme moins mais coûte plus cher (environ 3 500 euros).

  • Si vous avez une pompe à chaleur, branchez-la à vos panneaux solaires.
  • Stockez votre surplus d'énergie dans une batterie. 

    Cette façon de faire est toutefois moins efficace et moins écologique qu'un PV-heater et aussi plus onéreuse (3 000 à 8 000 euros).

Fin du principe de compensation

Le « principe de compensation » (ou « compteur qui tourne à l'envers ») sera supprimé dans le courant de 2020. Ce principe permet aux propriétaires d'une petite installation (≤ 5 kWc), au moment du décompte annuel, de ne payer que l'électricité nette consommée, c'est-à-dire la différence entre les kWh prélevés sur le réseau et injectés dans celui-ci. Cela signifie qu'à partir de 2020, vous recevrez une facture pour toute l'électricité que vous avez prélevée sur le réseau, quelle que soit la quantité d'électricité que vous aurez injectée dans ce dernier. Par contre, vous pourrez vendre votre électricité excédentaire. Il se peut toutefois, dans ce cadre, que les prix du marché pour la vente de l'électricité soient inférieurs à son prix d'achat. C'est pourquoi il est d'autant plus important d'utiliser un maximum de l'énergie que vous produisez. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur le site web de Brugel.

Encaissez vos certificats verts

Après la certification de votre installation, vous avez droit à des certificats verts. Une fois que votre installation a produit 1000 kWh (1 MWh), vous pouvez transférer cette production à BRUGEL. Après avoir obtenu vos certificats verts, vous pourrez les vendre. Plus vous produisez de l’électricité verte, plus vous recevez de certificats verts : vous avez donc intérêt à suivre votre production et à bien entretenir votre installation pour que son rendement soit toujours optimal.

Dans la Région de Bruxelles-Capitale, la valeur de vente des certificats verts aux fournisseurs d'énergie s'élève à environ 85 EUR, un montant stable depuis l'adaptation du système des certificats verts en 2011. En tout cas, vous recevrez au moins 65 € par certificat si vous le vendez à Elia, le gestionnaire de réseau de transport belge, qui est tenu de l'acheter à ce prix minimum garanti.

Entretenez régulièrement votre installation

Correctement placée par un professionnel et bien entretenue, votre installation a une durée de vie de plus de 25 ans sans une maintenance intensive. Assurez-vous cependant une rentabilité maximale grâce à quelques précautions :

  • Suivez votre production électrique 

    Relevez régulièrement votre compteur vert et vérifiez, en particulier, qu’elle correspond à la production attendue. Si un système de suivi automatique n’est pas prévu pour votre installation, un outil en ligne comme EnergieID peut vous y aider

  • Contrôlez visuellement votre installation 

    Si l'angle d'inclinaison de votre installation est d'au moins 20°, les orages la nettoient normalement automatiquement. Cependant, si vous avez l'impression que vos panneaux produisent moins d'énergie que d'habitude, vérifiez qu'ils ne sont pas gênés dans leur fonctionnement (saleté, ombre).  Contrôlez ou faites régulièrement contrôler les éléments tels que le câblage et l'onduleur, surtout en cas de conditions climatiques extrêmes. Normalement, il ne faut pas nettoyer les panneaux, car la poussière a un impact négligeable sur le taux de production.

  • Remplacez l'onduleur s'il est défectueux 

    Pendant la durée de vie de vos panneaux solaires, l'onduleur devra être remplacé une fois. La durée de vie moyenne de l'onduleur est de 10 à 15 ans. Après cette période, le risque de panne augmente considérablement. Cela dépend toutefois largement de l'environnement dans lequel il est placé : l'onduleur doit être placé dans un endroit ventilé, frais et accessible, protégé de la pluie et de la lumière directe du soleil.

Si vos panneaux ont plus de 25 ans et que leur production n'est plus optimale, il est temps de les remplacer. Vous pouvez demander à l'installateur qui place vos nouveaux panneaux solaires qu'il reprenne les anciens, exactement comme lors du remplacement d'un appareil électroménager. Les panneaux seront recyclés pour au moins 85%.

Pour des grandes installations, un chapitre sur l’entretien est réalisé sur le Guide Bâtiment Durable.

Date de mise à jour: 12/11/2018