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Le son amplifié : un risque pour la santé !

Depuis la généralisation du baladeur jusqu’aux installations de sonorisation professionnelles de plus en plus puissantes, les individus en général et le public en particulier sont aujourd’hui exposés à des doses de bruit trop importantes : du son amplifié, de plus en plus longtemps et de plus en plus fort ! Or nos oreilles sont des organes complexes et fragiles. Le son amplifié a des effets sur la santé.

Risques pour la santé

Les risques auditifs sont reconnus. Certaines personnes éprouvent de la fatigue auditive, d’autres des bourdonnements d’oreille ou des sifflements passagers. A terme, ces traumatismes entraînent un vieillissement prématuré de l’oreille et conduisent à une surdité précoce. D’autres ressentent des acouphènes  permanents ou une diminution de leur audition ou hypoacousie . Ces symptômes signalent un traumatisme sonore aigu et une perte d’audition irréversible.

Les acouphènes sont des bruits que l'on entend dans l'oreille sans avoir d'excitation sonore provenant du milieu extérieur. Ils peuvent être perçus dans l'une ou l'autre oreille ou dans les deux. Ces bruits peuvent se manifester sous forme : de sifflements, de bourdonnements ou de tintements.

L'hypoacousie est un trouble de l'audition qui se caractérise par une diminution de l'audition sans cause apparente. Ce trouble se manifeste à différents niveaux de gravité jusqu'à la surdité.

Pour remédier à cet handicap, il n’y a que les appareils d’aide à l’audition et encore, ceux-ci ne seront malheureusement pas d’un grand renfort si la personne souffre d’acouphènes ou d’hyperacousie . L’oreille traumatisée ne retrouve jamais ses performances naturelles.

L’hyperacousie est un trouble auditif qui survient à la suite d’un traumatisme sonore (exposition à un son d’intensité et de durée trop fortes). Les personnes qui souffrent d’hyperacousie entendent les sons à un niveau assez faible alors qu’un son d’intensité moyenne va leur sembler trop fort, voire douloureux.

Facteurs de risque

Les risques sanitaires, qu’ils soient auditifs ou autres , dépendent du niveau sonore, de la durée d’écoute et de la sensibilité de la personne (personne fatiguée, malade, jeune ou encore femme enceinte).

les risques non auditifs peuvent aussi être très invalidants. Ils se déclarent par des perturbations du sommeil, des insomnies, de la fatigue, du stress, des difficultés d’apprentissage et de concentration, voire des troubles cardio-vasculaires, de l’hypertension.

C’est une erreur de croire que l’on s’habitue au bruit et que notre corps s’adapte. Le constat, aujourd’hui, c’est que la majorité des jeunes croit pouvoir supporter le bruit et ne protège pas ses oreilles lors d’exposition à des niveaux sonores élevés.

Plus l’oreille est soumise jeune à des niveaux sonores importants, plus le risque de développer une surdité précoce est important.

Il est aussi prouvé que la fréquentation de lieux diffusant du son amplifié à haut niveau par les femmes enceintes n’est pas sans conséquence sur l'audition des enfants à naître. L’abdomen, l’utérus et le placenta atténuent l’énergie acoustique issue du milieu extérieur mais cette atténuation est faible, voire inexistante, pour les basses fréquences !

Il est encore à noter que la prise d’alcool, de drogue, de médicaments déforme la perception auditive et atténuent la sensation de douleur.

Et les basses fréquences ?

L’évolution technique et musicale a conduit à une élévation des niveaux sonores dans les basses fréquences.

L’oreille humaine n’est pas sensible de la même manière à toutes les fréquences de son. Ainsi, à un volume sonore équivalent, un son aigu est perçu plus fort qu’un son grave.

Cependant, au fur et à mesure que le niveau sonore augmente, la sensibilité de l’oreille humaine aux basses fréquences augmente. Ces basses fréquences présentent un risque pour l’audition pour des niveaux à partir de 85 dB(A) environ, et peuvent également perturber le fonctionnement de l’organisme (troubles de l’équilibre, pneumothorax).

Alors que le dB(A) est principalement utilisé dans les réglementations liées à l’environnement et à la santé, la Région bruxelloise fait figure de pionnière en prenant dorénavant aussi en compte les basses fréquences et en adoptant également des valeurs limites exprimées en décibel C ou dB(C) .

Le décibel permet de mesurer les bruits entre le seuil d’audibilité et le seuil de douleur avec des valeurs comprises entre 0 dB(A) et 120 dB(A). Le décibel est l’unité qui rend compte de l’intensité sonore.

Afin de permettre d’exprimer un niveau de bruit avec une valeur unique et de manière à ce qu’il corresponde à la perception humaine, des filtres de pondération fréquentielle sont appliqués au décibel :

  • le filtre de pondération A correspond à la perception humaine lors d’une conversation normale. Le niveau de bruit corrigé en utilisant ce filtre s’exprime en dB(A).
  • le filtre de pondération C prend en compte la sensibilité de l’oreille humaine aux basses fréquences et est plus adapté pour caractériser des sons correspondant à des niveaux supérieurs à 85 dB. Le niveau d’un bruit corrigé en utilisant ce filtre s’exprime en dB(C).

La législation bruxelloise fixe deux limites à ne pas dépasser : une limite en dB(A) et une limite en dB(C) en fonction du fait que le niveau de pression acoustique ait été pondéré selon l’une ou l’autre des pondérations fréquentielles.

Et la législation ?

La législation bruxelloise a pour objectif de protéger le public des nuisances qu’un son amplifié important peut provoquer. Elle prévoit, dès le 21 février 2018, trois seuils exprimés en décibels et impose des conditions en fonction des volumes sonores liés à ces situations.

Plus d’infos ?

Date de mise à jour: 09/03/2018
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