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A la crèche

Etude de la qualité de l'air intérieur dans les crèches

Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ont montré une augmentation des pathologies allergiques dans le monde occidental. La prévalence de toutes les affections allergiques telles l'eczéma atopique, la rhinite et l'asthme a été multipliée par deux, voire trois. L'allergie est une maladie multifactorielle résultant d'une prédisposition génétique et de facteurs en rapport avec l'environnement. Parmi ceux-ci, la pollution, le mode de vie, les habitudes de vie, les modifications des habitudes alimentaires, etc.

L’exposition précoce à la pollution intérieure mène, entre autres, à des infections respiratoires chroniques des voies inférieures chez les enfants de moins de 5 ans.

Analyses de la pollution intérieure dans des milieux d’accueil de la petite enfance en Région bruxelloise

Pour la CRIPI, il est important d’évaluer l’exposition des nourrissons et des jeunes enfants aux polluants intérieurs, et ce plus particulièrement dans les crèches.

De nombreux facteurs de risques peuvent être recensés dans ces locaux. Une série de polluants chimiques et de polluants biologiques sont évalués, accompagnés de mesures de certains paramètres physiques.

Des mesures de la température, de l’humidité relative et du bruit sont également prises.

Pour chaque crèche investiguée, un questionnaire est rempli avec l’aide de la directrice ou de l’assistante sociale. Les questions ont essentiellement trait au bâtiment en lui-même et à son « entretien ».

Conclusions partielles

  • Depuis 2006, 44 milieux d’accueil ont été analysés en Région de Bruxelles-Capitale. Les résultats ne montrent pas de problèmes significatifs. Ci-dessous quelques constats observés :
  • Les mesures de CO2 traduisent régulièrement un manque d’aération des locaux, surtout dans les sections de jeux, pièces fréquentées par le plus grand nombre d’individus ;
  • Les terpènes (principalement le limonène), émis par les produits de nettoyage et parfums d’ambiance, sont présents en concentrations parfois significatives, alors qu’on sait que ces substances ont un caractère sensibilisant et irritant ;
  • Plusieurs crèches contiennent des résidus de peinture au plomb sur divers supports, avec parfois des couches de peinture altérées entraînant un risque d’ingestion et donc d’intoxication pour les enfants ;
  • Quelques crèches comportaient des problèmes d’humidité, avec parfois développement de foyers de moisissures généralement inaccessibles aux enfants
  • La charge bactérienne environnementale totale mesurée dans l’air intérieur était régulièrement plus élevée que celle mesurée dans l’air extérieur, ce qui traduit généralement un manque d’aération des locaux.

Vu le nombre assez faible de crèches analysées, ces résultats ne peuvent être généralisés à tous les milieux d’accueil de la Région de Bruxelles-Capitale, mais peuvent déjà donner quelques tendances quant à la présence de certains polluants.

Une brochure éditée par l’ONE guide les responsables de crèches vers les gestes indispensables à la préservation de la qualité de l’air.

Date de mise à jour: 12/09/2019