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Les émissions de polluants qui affectent la qualité de l’air en Région de Bruxelles Capitale

paysage bruxellois

Les activités humaines constituent la principale source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations. En cause, le fonctionnement de la ville, la densité de sa population, les activités qui s’y déroulent, les déplacements. Même si la situation de la Région bruxelloise n’est pas aussi alarmante que celle d'autres métropoles européennes, elle n'en demeure pas moins préoccupante.

Les principales sources d’émissions de polluants atmosphériques sont :

  • la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (chauffage, eau chaude sanitaire et cuisson);
  • le transport routier ;
  • les usages domestiques de solvants;
  • les installations de production d’énergie (incinérateur de déchets ménagers, cogénération).

Chaque année, Bruxelles Environnement réalise un inventaire des émissions de polluants affectant la qualité de l’air. Il s’agit d’une base de données qui reprend les émissions d’une vingtaine des polluants répertoriés, pour la période 1990 jusqu’à 2020. La dernière version de l’inventaire des émissions de polluants affectant la qualité de l’air (LRTAP) de la Région de Bruxelles-Capitale est ici disponible pour téléchargement.

En 2020, les principaux polluants affectant la qualité de l’air sont :

  • les oxydes d’azote (NOX) ;
  • les oxydes de soufre (SOx) ;
  • les composées volatiles non méthaniques (COVNM) ;
  • les particules fines (PM2.5).

Distribution sectorielle des émissions de polluants atmosphériques à Bruxelles en 2020

Les sources principales d’émissions de NOX en 2020 sont le transport routier (55%) et la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (28%). La production d’énergie émet 9% et la catégorie « Autres » 7%.

Les émissions de SOX proviennent très majoritairement de la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (97%).

Les émissions de COVNM proviennent principalement des procédés industriels (dégraissage, industrie alimentaire, traitement de carrosserie, etc.) et de l’utilisation domestique de produits de nettoyage, cosmétiques, parfums, peintures… (68%). Les autres secteurs émetteurs de COVNM sont le transport routier (12%) et le chauffage des bâtiments (10%). La catégorie « Autres » représente 9% des émissions.

La combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires est la source principale d’émissions de PM2,5,(36%), suivie par le transport routier (23%). La gestion des déchets (hors valorisation énergétique) représente 22% des émissions. Les procédés industriels et les utilisations de produits émettent 15%.  La production d’énergie émet 1% et la catégorie « Autres » représente 3% des PM2.5 .

Les sources principales d’émissions de NOX en 2020 sont le transport routier (55%) et la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (28%).

Les émissions de SOX proviennent très majoritairement de la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (97%).

Les émissions de COVNM proviennent principalement des procédés industriels (dégraissage, industrie alimentaire, traitement de carrosserie, etc.) et de l’utilisation domestique de produits de nettoyage, cosmétiques, parfums, peintures… (68%). Les autres secteurs émetteurs sont principalement le transport routier (12%) et la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (10%).

La combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires est la source principale d’émissions de PM2.5 (36%), suivie par le transport routier (23%). Le secteur des déchets émet 22% des particules fines et le secteur des utilisations de produits, 15%.

Evolution des émissions de polluants atmosphériques sur la période 1990-2020

Les résultats font apparaître que les émissions sont globalement en baisse entre 1990 et 2020: -71% pour les NOx, -90% pour les SOx et -71% pour les COVNM. Les émissions de PM2.5 ont aussi diminué de 80% sur la période.

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Tous polluants confondus, le transport et la combustion dans les bâtiments résidentiels et tertiaires (principalement pour le chauffage mais aussi pour l’eau chaude sanitaire et la cuisson) sont les plus importantes sources d’émissions.

Sur l’ensemble de la période, les émissions issues de la combustion dans les bâtiments enregistrent des variations assez marquées d’une année à l’autre. Ces variations sont liées aux besoins en chauffage, qui dépendent de la rigueur des hivers. Les émissions de SOx et de PM2.5 ont enregistré depuis 1990 une diminution continue et s’établissent en 2020 à respectivement 16% et 20% des émissions de 1990. Les émissions de NOx et COVNM ont quant à elles baissé de moitié depuis 1990. Ces tendances à la baisse peuvent s’expliquer par une combinaison de facteurs tels qu’une meilleure isolation des bâtiments, des systèmes de chauffage plus performants et l’utilisation de combustibles moins émetteurs tels que le gaz naturel.

Les émissions issues du transport routier ont fortement baissé depuis 1990, en particulier les émissions de SOx s’établissent à des niveaux presque nuls depuis 2008, et les émissions de COVNM ont progressivement baissé pour atteindre le niveau de 6% des émissions de 1990 en 2020. Les émissions de PM2.5 ont connu une importante baisse entre 1990 et 2000, déclinent de nouveau de manière marquée depuis 2010 et s’établissent en 2020 à 12% du niveau de 1990. Les émissions de NOx ont aussi baissé, même si dans une moindre mesure, et s’établissent en 2020 à 24% du niveau de 1990 ; elles déclinent néanmoins de manière plus marquée depuis 2015.

L’année 2020 a été caractérisée par des évènements particulièrement inhabituels. D’une part le début de la crise sanitaire de la Covid-19 a nécessité des mesures tout à fait inédites (confinement, télétravail, fermetures de commerces, etc) ayant entraîné d’importantes diminutions de la mobilité et  de l’activité dans le secteur tertiaire. D’autre part, selon les mesures de l’Institut royal météorologique à Bruxelles-Uccle, 2020 a été l’année la plus chaude depuis 1990 et s’est caractérisée par des températures hivernales particulièrement élevées (2ième position après l’année 2014 dans le nombre minimum de degrés-jours depuis 1990). Ainsi entre 2019 et 2020 les émissions des principaux polluants ont enregistré une diminution relativement importante, sauf pour les émissions de COVNM qui ont enregistré une augmentation liée à la prise en compte dans les inventaires, à partir de 2020, des émissions liées à la consommation de gels hydroalcooliques, utilisés notamment comme mesure barrière pour limiter la propagation du virus Covid-19.

Date de mise à jour: 06/05/2022