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Les émissions de polluants qui affectent la qualité de l’air en Région de Bruxelles Capitale

Les activités humaines constituent la principale source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations. En cause, le fonctionnement de la ville, la densité de sa population, les activités qu’elle développe, les déplacements. Même si la situation de la Région bruxelloise n’est pas aussi alarmante que celle d'autres métropoles européennes, elle n'en demeure pas moins préoccupante.

Chaque année, la Région élabore un inventaire d’émissions de polluants atmosphériques. Une vingtaine des polluants sont répertoriés à partir de 1990. La dernière année disponible est 2016. L’ensemble de la série historique 1990 – 2016 est disponible en bas de page.

Les principaux polluants affectant la qualité de l’air sont : les oxydes d’azote (NOX), les oxydes de soufre (SO2), les composées volatiles non méthaniques (COVNM) et les particules fines (PM2.5).

Les sources d’émissions plus importantes sont : le chauffage des bâtiments (résidentiels, tertiaires et industriels), le transport routier, les usages domestiques et les installations de production d’énergie (incinérateur de déchets ménagers, cogénérations). Leur importance relative varie en fonction du type de polluant.

Dans le cas des NOX, la principale source est le transport routier (69% en 2016), suivi par le chauffage des bâtiments (25%), les installations de production d’énergie (4%).

La répartition sectorielle des émissions de SOX est différente : le chauffage des bâtiments représente environ 92% des émissions totales, 7% sont émis dans les installations de production d’énergie, et le reste correspond aux autres secteurs y compris le transport routier.  

Les émissions de COVNM résultent principalement de l’utilisation de produits dans les ménages (produits de nettoyage, cosmétiques et parfums, peintures…) et des procédés industriels comme le dégraissage, l’industrie alimentaire ou le traitement de carrosseries (68%), suivi par le transport routier (17%) et le chauffage des bâtiments (14%). Les autres secteurs émettent moins d’1% du total.

Concernant les PM2,5, le chauffage des bâtiments est la source principale à cause de la combustion du charbon et du bois (45%), suivie par le transport routier (29%), la consommation de tabac (15%) et la gestion des déchets (incendies des voitures et bâtiments compris) (10%). Les autres secteurs représentent moins d’un pourcent du total.

distribution sectorielle 2016

Date de mise à jour: 14/01/2019