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Qualité de l'air : concentration en particules fines (PM10)

Actualisation : janvier 2018
Les particules en suspension dans l’air (PM) ont des origines et caractéristiques chimiques et physiques très variées. Les concentrations et les émissions de PM dans l'air sont règlementées par l’Europe au vu des impacts sanitaires significatifs que ces particules ont sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire. Les concentrations moyennes annuelles en PM10 respectent la norme européenne dans toutes les stations de mesure de la qualité de l’air de la Région. La valeur limite journalière, qui a posé problème pendant plusieurs années, est également respectée depuis 2014. Différentes composantes sont à prendre en compte pour expliquer les concentrations de PM10 : les sources locales, l’importation de polluants de pays voisins et la formation secondaire des particules fines.

Contexte

PM10 est l’acronyme pour « particulate matter » désignant l’ensemble des particules de taille inférieure à 10 micromètres, sans distinction de composition chimique ou d’aspect physique. Les particules en suspension dans l’air ambiant ont des origines diverses: les particules « primaires » sont émises directement, par les processus naturels (par exemple, l’érosion des sols, particules du Sahara) ou par les activités humaines (combustion, usure de revêtements routiers, chantiers de construction ou de démolition,…) tandis que les aérosols « secondaires » se forment par réactions chimiques à partir d’autres composés présents dans l’atmosphère (nitrates, sulfates, ammonium, nucléation de composés gazeux, …).

Valeurs limites européennes

Dans un objectif de protection de la santé publique, la directive européenne 2008/50/CE impose pour la concentration en PM10 dans l’air ambiant deux valeurs limites qui sont d’application depuis le 1er janvier 2005 :

  • 50 µg/m3 en moyenne journalière, avec un maximum de 35 jours de dépassement par an autorisés ;
  • 40 µg/m3 comme moyenne annuelle. 

Concentration en PM10 dans l'air

En Région bruxelloise, six stations du réseau télémétrique de la qualité de l'air mesurent en continu les PM10. L’indicateur est basé sur les données de la station de Molenbeek-Saint-Jean (code 41R001) parce que celle-ci est représentative d’un environnement urbain influencé par le trafic routier. L’indicateur bruxellois pour les PM10 concerne uniquement les moyennes journalières.

PM10 : évolution du nombre de jours de dépassement de la valeur limite de 50 µg/m3 en moyenne journalière à la station de Molenbeek-Saint-Jean (1997 à 2016)

Source : Bruxelles Environnement, Département Laboratoire Qualité de l’air


Jusqu’en 2009, la station à Molenbeek-Saint-Jean a systématiquement dépassé le nombre de jours de dépassement autorisés par la valeur limite de la directive (35 jours/an). Une amélioration est cependant observée depuis 2012, en particulier en 2015 et 2016.
Par contre, la station de l’Avant-Port (Haren), située au bord du Canal, était en dépassement jusqu'en 2013 compris. La Région se trouvait donc en infraction jusqu'à cette date, car une valeur limite est considérée comme non respectée dès l’instant où un dépassement est constaté dans une des stations de mesures du réseau de surveillance de la Région.
Depuis 2014 par contre, la valeur limite est respectée. L'amélioration récente observée à la station de Molenbeek-Saint-Jean est également constatée pour les autres stations.

Depuis 2004, plus aucune station du réseau de surveillance de la Région n’a dépassé la valeur limite de 40 µg/m3 en moyenne annuelle.

Origine des PM10

En raison de leur petite taille, les PM10 sont susceptibles d’être transportées par les masses d’air sur de longues distances et, de ce fait, les concentrations mesurées à Bruxelles ne résultent pas uniquement d’émissions locales : elles s'expliquent par la pollution de fond (telle que mesurée dans les Ardennes par exemple), la contribution transrégionale (importée en Région bruxelloise via les flux de masses d'air), la pollution urbaine de fond (résultante des émissions du chauffage et du trafic comme c’est le cas dans les stations à Uccle et à Berchem-St-Agathe), la contribution urbaine locale principalement liée au trafic (dans le cas d’un environnement avec une habitation plus dense comme à Molenbeek-St-Jean).

Date de mise à jour: 04/12/2019