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Qualité de l'air : concentration en O3 troposphérique

Actualisation : janvier 2018
L’ozone troposphérique est formé dans l'atmosphère à partir d'autres substances, dont le dioxyde d’azote NO2. La réaction photochimique se déroule principalement de la mi-juin à la mi-août et peut donner lieu à des pics d'ozone lorsque l’ensoleillement est abondant et en présence de composés précurseurs comme le dioxyde d'azote. Si l'ozone est présent en quantité anormalement élevée, il peut causer de graves problèmes sanitaires. En Région bruxelloise, la valeur cible européenne pour la protection de la santé publique est respectée depuis 2005.

Contexte

L’ozone est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas émis directement dans l’air ambiant par les activités humaines, mais se forme sur base de composés déjà présents dans l’air. La formation de l’ozone est une réaction photochimique nécessitant du rayonnement ultraviolet et se produisant donc lorsque l’ensoleillement est abondant.
L’ozone apparaît en première place parmi les indicateurs de la qualité de l’air vu son impact sur la santé (diminution de la fonction respiratoire) et sur l’environnement.

Valeurs européennes

Dans le but d’éviter à long terme des effets nocifs sur la santé humaine et/ou l’environnement dans son ensemble, la directive européenne 2008/50/CE relative à la qualité de l’air ambiant définit notamment pour l’ozone la « valeur cible » suivante à atteindre à partir de 2010 :

  • 120 µg/m3 en maximum journalier des moyennes glissantes sur 8 heures ;
  • maximum 25 jours de dépassement par an (calculé comme nombre moyen sur 3 années consécutives).

Evolution des concentrations en O3 dans l'air

Le réseau télémétrique de la Région compte six stations qui mesurent en continu l’ozone troposphérique. L’indicateur est basé sur les mesures effectuées à Uccle. Comme ce poste est situé à l’écart des axes routiers importants (dans une zone résidentielle avec peu de trafic), les processus de formation d’ozone y prévalent sur les processus de destruction qui ont lieu en présence de NO, que l’on retrouve principalement à proximité du trafic).

Evolution des concentrations moyenne et médiane annuelles en ozone troposphérique à la station d'Uccle (1986-2016)

Source : Bruxelles Environnement, Département Laboratoire Qualité de l’air

En 2016, la concentration moyenne annuelle comme la concentration médiane annuelle d'ozone troposphérique était de 43 µg/m³ à la station d’Uccle. L'évolution des concentrations dans le temps semble montrer une tendance à la hausse de la concentration médiane dans les années '90, qui est beaucoup moins prononcée dans les années 2000. La médiane et la moyenne annuelles semblent se stabiliser. De manière générale, on observe une diminution des pics d’ozone et une augmentation des concentrations de fond. La tendance à la hausse dans les années ’90 peut notamment s’expliquer par une diminution générale des concentrations en NO (polluant destructeur d’ozone).

Le poste de mesure situé à Berchem-Sainte-Agathe présente également, mais dans une moindre mesure, des valeurs élevées pour la concentration moyenne annuelle. Au centre-ville et à proximité des axes routiers (stations de Woluwe-Saint-Lambert, Molenbeek-Saint-Jean et Sainte-Catherine), par contre, les émissions primaires de monoxyde d’azote (NO) provenant du trafic contribuent directement à la destruction de l’ozone et expliquent les niveaux d’ozone plus faibles.

Respect des valeurs cibles européennes

Nombre de jours de dépassement de la valeur cible de 120 µg/m3 pour la concentration d'ozone troposphérique moyenne sur 8 heures à la station d’Uccle (1986-2016)

Source : Bruxelles Environnement, Département Laboratoire Qualité de l’air


Depuis la période 2005-2007, la valeur cible européenne pour la protection de la santé est respectée en Région bruxelloise. Pour la période 2014-2016, il y a eu en moyenne sur ces trois ans entre 1 (station de Molenbeek Saint-Jean) et 9 jours (stations d’Uccle et de Berchem Sainte Agathe) de dépassement suivant les caractéristiques des alentours des stations de mesures. Ce nombre se situe bien en deçà des 25 jours autorisés en moyenne sur 3 ans.
Notons que les années caractérisées par un temps ensoleillé et chaud durant les mois de juillet et août présentent plus de jours de dépassement. C’était par exemple le cas pour les années 2003, 2006, 2010, 2013 et 2015. Cependant, cette caractéristique ne semble plus à l'origine d'un dépassement de la valeur cible européenne ces dernières années.

Date de mise à jour: 04/12/2019