Vous êtes ici

Qualité de l'air : concentration en dioxyde d'azote (NO2)

Indicateur - Actualisation : décembre 2021

A Bruxelles, 45% des concentrations en dioxyde d’azote mesurées dans l'air seraient dues à une contribution externe à la Région, et 44% au trafic. La concentration moyenne mesurée est influencée par la proximité aux principaux émetteurs, comme le trafic. En 2020,  toutes les stations prises en compte dans l’évaluation du respect des normes de qualité de l’air ont respecté les valeurs limites (annuelle et horaire) européennes.

Contexte

Le dioxyde d'azote (NO2) est une substance nocive pour la santé humaine (effet sur les voies respiratoires) et l’environnement (contribution à la formation d’ozone et de particules secondaires, ainsi qu’à l'acidification). Sa concentration dans l’atmosphère est notamment   liée aux émissions d’oxydes d’azote causées par les processus de combustion liés au transport routier et au chauffage des bâtiments. 

Normes européennes et valeurs guides de l’OMS

Dans un objectif de protection de la santé publique, la directive européenne 2008/50/CE impose qu’à partir de 2010, la concentration moyenne annuelle de NO2 n’excède pas 40 µg/m3 (ligne rouge sur le graphique). . Du côté de l’OMS, les seuils recommandés ont été fortement revus à la baisse et ramenés à 10  µg/m³ de NO2 en moyenne par an (au lieu de 40 µg/m³ précédemment). Cette nouvelle valeur annuelle recommandée par l’OMS est dépassée dans toutes les stations de la Région bruxelloise. Notons que les valeurs recommandées par l’OMS sont établies en prenant en compte exclusivement l’impact santé de la pollution de l’air, et pas la faisabilité socio-économique du respect des seuils (contrairement aux normes européennes)

Concentrations en NO2 dans l'air

En Région bruxelloise, 8 stations du réseau télémétrique de la qualité de l’air mesurent le NO2 en continu et sont prises en compte dans l’évaluation du respect des normes européennes. L’indicateur présenté ici est basé sur les données de la station de Molenbeek-St-Jean (code 41R001) qui est représentative d’un environnement urbain influencé par le trafic routier. 

Evolution de la concentration moyenne annuelle de NO2 relativement à la norme européenne à la station de Molenbeek-Saint-Jean (1986-2020)

Source : Bruxelles Environnement, Département Laboratoire Qualité de l’air 

  

Jusqu’en 2014, les concentrations moyennes annuelles en NO2 à la station de Molenbeek-Saint-Jean se situaient, à quelques exceptions près, au-delà de la valeur limite de 40 µg/m³. Depuis 2014, la concentration moyenne annuelle en NO2 respecte la valeur limite annuelle à cette station. Les valeurs mesurées présentent en effet une évolution à la baisse depuis 2005. 

La nette diminution de la concentration moyenne en NO2 pour l’année 2020 peut être reliée aux mesures mises en place dans le cadre de la pandémie de COVID-19. 

Dans les autres stations de mesure du réseau, la concentration moyenne annuelle de NO2 en 2020 était comprise entre 11 et 36 µg/m³. Les concentrations les plus élevées en NO2 ont été observées aux stations Belliard (41B008) et Arts-Loi (41B001), deux stations urbaines soumises à une très forte influence du trafic. Néanmoins, en 2020 toutes les stations prises en compte dans l’évaluation du respect des normes de qualité de l’air ont respecté les valeurs limites (annuelle et horaire) européennes. 

Origine du NO2

Dans tous les postes de mesure, les concentrations mesurées sont le résultat de différentes contributions : 

  • la pollution de fond (telle que mesurée dans les Ardennes par exemple) ; 
  • la contribution transrégionale (importée en RBC via les flux de masses d'air) ; 
  • la pollution urbaine de fond, mesurée en ville loin des sources directes ; 
  • la contribution urbaine, principalement liée au trafic ;
  • la contribution supplémentaire du trafic que l’on retrouve dans les zones à haute densité de véhicules. 

Ainsi, en moyenne annuelle, environ 45% de la concentration en NO2 mesurée sont liés à une contribution externe à la Région bruxelloise (pollution de fond et contribution transrégionale), 11% correspondent à une pollution urbaine de fond et 44% sont liés au trafic. 

Date de mise à jour: 04/01/2022