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Qualité de l'air : pics de pollution

Contexte

Depuis plusieurs années, l’Union Européenne établit des directives pour une bonne qualité de l’air afin de minimiser l’impact des pollutions liées à l’activité humaine sur la santé, le climat et l’environnement.

La directive cadre européenne 2008/50/CE concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe, qui abroge la directive 1996/62/CE, établit à cette fin des valeurs limites e.a. pour la concentration en dioxyde d’azote (NO2) et en particules fines (PM10). D'autre part, lorsqu’il existe un risque que le niveau de polluants dépasse ces valeurs, cette directive demande un plan d'action à court terme des Etats membres indiquant les mesures à prendre pour réduire ce risque ou limiter la durée de celui-ci.

Mesures prises à Bruxelles

Le Gouvernement de la Région bruxelloise a donc établi un "plan d’urgence" destiné à informer la population et mettre en place des mesures en cas de pic de pollution hivernal.

Les dispositions du plan font l’objet de l’arrêté du 27 novembre 2008 qui implique, à partir de trois seuils de pollution croissants, trois niveaux d’interventions de plus en plus restrictives pour limiter les émissions anthropiques locales provenant du trafic (limitation de vitesse, système de plaques alternées, voire interdiction totale de la circulation) et du chauffage des bâtiments publics. L’arrêté est entré en vigueur le 1er janvier 2009.

Les seuils d’intervention sont atteints lorsqu’au moins deux stations du réseau télémétrique en Région bruxelloise atteignent les niveaux de pollution fixés par les seuils en question pour au moins un des deux polluants visés, pendant deux jours consécutifs au moins durant la période hivernale de novembre à mars. C’est en effet au cours de cette période que les situations les plus défavorables à la dispersion des polluants sont susceptibles de se produire : les conditions météorologiques à l’origine des pics de pollution les plus sévères sont caractérisées par de très faibles vitesses de vent, ainsi que par la présence d’inversions thermiques dont la persistance est facilitée par le faible ensoleillement durant les mois d’hiver.

Occurrence des pics de pollution hivernaux

Occurrence des pics de pollution hivernaux
Source : Bruxelles Environnement, Laboratoire de recherche en environnement (air)
Occurrence des pics de pollution hivernaux

Les occurrences des pics de pollution hivernaux indiquées dans les graphiques ci-dessus ont été calculées en ne considérant que les mois de novembre à mars, soit la période au cours de laquelle le plan d’urgence bruxellois est actif. En moyenne, le premier seuil d’intervention des PM10 est atteint 3 fois par an, et celui du NO2 2 fois tous les 3 ans ; le second seuil d’intervention des PM10 n’est atteint en moyenne qu’une fois tous les 3 ans. Il n'a encore jamais été atteint pour le NO2, tout comme le troisième seuil d’intervention (pour les PM10 comme pour le NO2).

Date de mise à jour: 09/07/2018