Zone de Basses Emissions : le parc automobile change de visage à Bruxelles

25/10/2021

Le rapport d’évaluation 2020 de la Zone de Basses Emissions de Bruxelles vient d’être publié. Constat : la LEZ réduit la pollution liée au transport et contribue à améliorer la qualité de l’air.

Ce n’est pas nouveau : le transport routier est l’un des principaux responsables des émissions de polluants atmosphériques à Bruxelles. Il est la première source d’oxydes d’azote (NOx),  de black carbon (BC) et l’un des grands responsables des émissions de particules fines. Si la crise sanitaire et les confinements ont eu un impact majeur sur le trafic et donc sur la qualité de l’air en 2020, la LEZ, en interdisant les véhicules les plus polluants, contribue également à améliorer la qualité de l’air et donc la santé des Bruxelloises et des Bruxellois.

Un parc automobile moins polluant à Bruxelles

Principal constat : la LEZ continue de modifier le visage du parc automobile en diminuant le nombre de véhicules polluants. Ainsi, la part des véhicules diesel de norme EURO 3, interdits depuis le 1er janvier 2020, a chuté de 85% en un an. Globalement, la part des voitures diesel en circulation est passée sous la barre des 50% fin 2020, pour 62% avant la création de la LEZ. Cette diminution se fait au profit des véhicules essence et hybrides.

Cette modification du parc automobile a un impact positif sur les émissions de polluants.  Afin de pouvoir isoler cet impact de celui de de la crise sanitaire, des estimations ont été faites. Ces dernières montrent qu’à situation de mobilité constante (même nombre de kilomètres parcourus), la LEZ aurait permis entre juin 2018 et octobre 2020 de réduire les émissions :

  • de NOx de 9%
  • de PM2.5 de 17%
  • du black carbon de 38%.  Cette forte réduction s’explique par l’interdiction des véhicules diesel les plus anciens, à la base d’une grande partie de ces émissions.

En réalité, la crise sanitaire ayant fait chuter le trafic et donc le nombre de kilomètres parcourus, les réductions d’émissions ont été bien plus importantes en 2020.

Selon l’Agence européenne de l’Environnement, la pollution de l’air cause chaque année 9000 décès prématurés en Belgique, dont environ 1000 rien qu’à Bruxelles.  Elle provoque notamment des maladies respiratoires et cardio-vasculaires, et est responsable de coûts économiques importants pour la société (médicaments, hospitalisations, absentéisme au travail). Réduire la pollution de l’air est donc un enjeu de santé publique. Comme dans de nombreuses autres grandes villes, une zone de basses émissions a donc été mise en œuvre à Bruxelles pour lutter contre ce problème et réduire les émissions polluantes issues du secteur du transport.

Interdiction des véhicules diesel Euro 4 en 2022

Le 1er janvier 2022, les voitures, bus et camionnettes diesel de norme EURO 4 seront interdits à Bruxelles Il s’agit d’une étape importante puisque ce sont les derniers véhicules qui ne possèdent pas de filtre à particules. S’ils ne représentent que 10% du parc, les voitures et camionnettes diesel Euro 4 polluent particulièrement.  Ils sont par exemple à eux seuls responsables de 30% des émissions de PM2.5 issues du transport.

Date de mise à jour: 26/10/2021