Un protocole innovant pour étudier l’électrohypersensibilité

02/03/2021

L’électrohypersensibilité (EHS) est un syndrome dont se plaignent les personnes atteintes de troubles fonctionnels (fatigue, maux de tête, insomnies, etc.) qu’ils attribuent à une exposition à des champs électromagnétiques. Le projet ExpoComm rassemble plusieurs universités et instituts de recherche dans le cadre d’une exploration expérimentale de l’électrohypersensibilité via un protocole cocréé avec des personnes se déclarant EHS.

Fatigue, maux de tête, insomnies, difficultés de concentration, problèmes dermatologiques et digestifs… Autant de troubles ressentis par les personnes déclarant souffrir d’électrohypersensibilité (EHS). Les sources incriminées sont toujours plus répandues dans nos sociétés modernes : antennes de téléphonie mobile, GSM, routeurs WI-FI, lignes à haute tension, écrans d’ordinateurs, appareils électriques… Mais le lien entre une exposition à des appareils ou installations générant des champs électromagnétiques (CEM) et les symptômes décrits par les personnes EHS est-il avéré ?

Universités et Instituts de recherche

A ce jour, malgré la grande détresse de certaines personnes, les études n’ont pas permis d’établir un lien entre les champs électromagnétique et ces symptômes. C’est pourquoi plusieurs universités et Instituts de recherche (Sciensano, Bruxelles, ULiège, CMW, Lyon, Sorbonne Nouvelle, Paris, ISSeP, Liège) se sont regroupés pour créer un protocole d’exposition, en partenariat avec des personnes se déclarant électrohypersensibles.

Un protocole innovant

Malgré la crainte de se soumettre à des expositions en laboratoire, les personnes EHS sont majoritairement convaincues de l’utilité de ces tests innovants, qui prendront en compte la spécificité de leurs troubles : diversité des sensibilités individuelles, délai avant l’apparition des symptômes, état de santé au moment des tests…

Un cocktail de champs électromagnétiques

Les volontaires seront soumis de manière contrôlée à un cocktail de champs électromagnétiques générés par les sources suivantes : antennes de téléphonie mobile, DECT, Wi-Fi, câbles parcourus par un courant électrique 50 Hz. Il s’agira d’évaluer la perception de la présence ou non des champs électromagnétiques (expositions contrôlées, réelles ou simulées en double aveugle), ainsi que le report de symptômes (nombre et sévérité).

Contrôles

Les personnes EHS seront leurs propres contrôles, en mesurant la cohérence de leurs réactions lors de plusieurs sessions d’expositions réelles ou simulées. Le rôle de l’attribution des symptômes aux champs électromagnétiques sera également étudié à l’aide d’un groupe contrôle ne présentant pas les critères de l’électrohypersensibilité.

Plus d'infos

Février 2021 : Enquête sur l'hypersensibilité aux champs électromagnétiques

Un nombre croissant de personnes se plaignent de problèmes de santé qu’elles attribuent aux champs électromagnétiques (antennes, TV, écrans, GSM, Wifi,…). C’est ce qu’on appelle l’électrosensibilité. Il n’existe actuellement aucune étude scientifique qui permet d’établir un lien entre ces symptômes et l’exposition aux champs électromagnétiques.

Cette thématique vous intéresse ? C’est un court sondage auquel nous vous proposons de participer.   Cette enquête, menée par l’ISSEP (Institut Scientifique de Service Public) vise à  suivre l’évolution de la sensibilité aux ondes électromagnétiques de la population, soumise à des modifications du mode de vie du fait de la mise en place d’un confinement total, suivi d’un confinement partiel avec une reprise progressive des activités.

Une première enquête fut menée en Juillet 2020, visant à faire un état des lieux de la sensibilité aux ondes électromagnétiques après l’instauration d’un confinement total au mois de Mars 2020. Suite à la prolongation du changement de notre mode de vie avec le passage à un confinement actuellement partiel,  l’ISSEP renouvelle ce sondage. Ce questionnaire permettra d’établir un comparatif et de déterminer dans quelles mesures les conditions liées au confinement et à l’adaptation de notre mode de vie impactent ou ont impacté les personnes, qu’elles soient électro sensibles ou non. L’enquête sera répétée dans quelques mois de manière à suivre l’évolution au gré des changements éventuels de notre paysage électromagnétique.

N’hésitez pas à y participer, ce questionnaire est anonyme et accessible jusqu’au 12 mars 2021.

Date de mise à jour: 02/03/2021
Contact: 

Sciensano, Unité Évaluation des risques

Maryse Ledent

Rue J. Wytsman, 14

1050 Ixelles         

Téléphone : 02 642 54 36 (uniquement le mardi matin)

e-mail : maryse.ledent@sciensano.be