Régénération de massifs boisés au parc de Woluwe

19/11/2018

L’opération d’abattage a pour objectifs d’assurer un meilleur état de santé des arbres, favoriser la régénération naturelle, la création de nouvelles lisières et préserver la qualité paysagère de ce site classé.

Quel est le contexte ?

Le parc de Woluwe a été créé à la fin du XIXème/début XXème siècle, à l’époque pour offrir un cadre de verdure en périphérie de Bruxelles. Aujourd’hui, il est entièrement entouré par la ville. Pourtant, son intérêt écologique et paysager n’en est pas moins essentiel, comme le prouvent ses statuts de site Natura 2000 et de site classé.

Les massifs boisés du parc de Woluwe structurent les vues et perspectives. Ils sont de type forestier, denses et, à l’échelle du parc, diversifiés.

Plusieurs études menées en 2015 ont montré que les massifs boisés souffraient de problèmes phytosanitaires (étude de la société Eurosense) et d’une perte de la diversité biologique initialement présente (étude forestière d’Olivier Baudry et de l’étude historique du bureau Fondu). Une des causes de cette problématique est la surdensité actuelle des massifs forestiers. La surdensité a des conséquences multiples : une banalisation de la diversité, une accumulation des bois sur pied menant à un très haut niveau de compétition entre les arbres, une diminution de la vigueur des arbres, une fermeture des milieux…

Durant les prochaines années, des travaux de coupes sont programmées dans l’ensemble du parc. Il s’agit de coupes d’éclaircies et non de mises à blanc.

Quels sont les objectifs de l’opération ?

  • Assurer la qualité paysagère par le maintien à terme des massifs forestiers et des vues dans le parc.
  • Permettre la régénération naturelle ou replantation.
  • Revaloriser les lisières, milieux très favorables à la biodiversité.
  • Sécuriser la fréquentation des massifs et des abords en renforçant la stabilité des arbres résiduels (les arbres seront plus « trapus »).
  • Augmenter l’état de santé des arbres résiduels.
  • Maintenir la diversité des espèces en conservant en priorité celles qui tolèrent le moins l’ombrage et qui seraient, par nature, plus rares si on laissait le milieu évoluer naturellement.

Qu’est-ce qui sera réalisé après la phase d’abattage ?

Au sein des massifs, rien. La réduction de la densité d’arbres par l’homme est une accélération du processus naturel. Progressivement, la remise en lumière du sous-bois devrait permettre le développement d’une flore herbacée plus diversifiée et accueillante pour la faune. Dans certaines situations, des plantations seront réalisées en bordure de massif, de manière à accélérer le renouvellement des massifs ; il s’agira de plantations d’arbres ou d’arbustes en lisière ou dans les massifs. Ces plantations seront préservées du piétinement par des clôtures mobiles en bois.

Quel impact pour les riverains ?

Aucun n’impact direct n’est à prévoir. En effet, les interventions se font principalement à l’intérieur des massifs. Cependant, certaines voiries du parc pourront être temporairement fermées dans le cas des arbres situés en bordure de massifs. Ces fermetures seront cadrées par les gardiens de parc qui orienteront le public vers d’autres itinéraires.

Où en est le dossier ?

Le permis d’urbanisme a été obtenu le 25 janvier 2018 (référence 19/PFU/635404). Une enquête publique a été effectuée au préalable du 02/10/2017 au 16/10/2017 et plusieurs réunions d’information ont été tenues courant 2018.

Date de mise à jour: 19/11/2018