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Première réouverture de la Senne en région bruxelloise à l’horizon 2019

09/02/2018

Un permis d’urbanisme pour la remise à ciel ouvert et la renaturation d’un tronçon de Senne a été délivré à Bruxelles Environnement. 150 ans après les premiers travaux de voutement de LA rivière bruxelloise... un tournant dans sa gestion.

 

 

 

Un peu d’histoire

Oui notre capitale bruxelloise a bien SA rivière. Paris a sa Seine, et nous avons notre Senne. La différence, c'est qu'au lieu de mettre en valeur notre rivière, nous l’avons cachée.  La toute première canalisation souterraine a été réalisée entre 1867 et 1871. Au fil du temps, le lit de la rivière Senne a été dévié. Le double pertuis souterrain d’origine fut asséché pour y installer les stations du prémétro. Aujourd’hui, la Senne contourne Bruxelles sous la petite ceinture (entre la Gare du midi et Sainctelette) puis jusqu’au pont Van Praet.

Voutement sous la rampe du lion Senne Voutement sous la rampe du lion Senne

Voutement sous la rampe du lion (près de l’incinérateur)

Le tronçon qui sera bientôt mis à ciel ouvert se situe dans le nord de la Région de Bruxelles Capitale, en amont de la station d’épuration Aquiris. Ce site a été occupé pendant plusieurs dizaines d’années par une zone de stockage de la société Esso. En 2000, le site Esso est à l’arrêt, offrant de nouvelles opportunités de redéveloppement de la zone. 

vue du ciel de la Senne et le site Esso au printemps 1971vue du ciel de La Senne et le site Esso au printemps 2015

La Senne et le site Esso au printemps 1971

La Senne et le site Esso au printemps 2015

Bruxelles Environnement rentre en scène !

Le département Eau (Service Réseau hydrographique, Division autorisations et partenariats) a repris en gestion la Senne en 2007. Bruxelles Environnement profite alors  de la dynamique autour du Plan Canal pour marquer son intérêt pour la renaturation et la mise à ciel ouvert de la Senne dans cette zone. En 2016, un marché d’étude est lancé en ce sens.  Le permis d’urbanisme délivré en octobre dernier porte sur un premier tronçon de 230 m.

Objectif : améliorer la qualité de l’eau

Concrètement, il s'agit de reconstruire un nouveau cours d’eau basé sur le fonctionnement d’un cours d’eau naturel, afin d'augmenter la diversité des habitats, des animaux et plantes qui y vivent, ce qui à son tour augmentera la qualité écologique globale du cours d’eau.

coupe transversale du Nouveau profil de la rivière projeté

Nouveau profil de la rivière projeté (en trait discontinu les anciens voutements)

Un projet ambitieux

Au vu des quantités de déblais, l’impact environnemental de ce chantier pourrait être important. Pour réduire celui-ci au minimum, les porteurs de projet prévoient d’imposer l’utilisation de la voie d’eau pour le transport et l’évacuation des matériaux.

La possibilité de réutiliser des matériaux sur place (par exemple, les gravats triés pour constitués les nouvelles structures) sera également étudiée.  L’idée est de récupérer les morceaux de béton issus de la démolition du pertuis pour constituer les "risbermes" (pied de berges pour accueillir la végétation).

Ces travaux font l’objet d’un subside européen via le projet Belini qui réunit les trois régions belges (Programme Life, www.life-belini.be).    

Pour en savoir plus

Date de mise à jour: 09/02/2018