Plainte de Client Earth : Bruxelles Environnement rappelle l’importance des actions structurelles pour améliorer la qualité de l’air

16/11/2017

Bruxelles, le 16 novembre 2017 – Alors que se poursuit aujourd’hui l’examen de la plainte de 5 citoyens soutenus par Client Earth, Bruxelles Environnement rappelle que son réseau de surveillance de la qualité de l’air est conforme aux exigences européennes.  La qualité de l’air s’est améliorée ces dernières années même si des efforts doivent être encore accomplis pour diminuer les concentrations de dioxyde d’azote.   Pour améliorer la qualité de l’air sur le long terme et protéger la santé des bruxellois, la région bruxelloise privilégie les actions structurelles comme le plan Air Energie Climat et la zone de basse émission.
La plainte portée par Client Earth et le rassemblement citoyen prévu ce jeudi sont l’occasion de rappeler la manière dont fonctionne le réseau automatique de surveillance de la qualité de l’air en région bruxelloise. Ce réseau comporte 9 stations de mesures gérées par Bruxelles Environnement , soit plus de points de prélèvement que requis par l’Europe, ce qui est nécessaire pour pallier aux éventuelles difficultés techniques ou logistiques. Toutes les données des stations bruxelloises sont communiquées chaque année à la Commission européenne sauf celles de la station Arts-Loi car étant située à moins de 25 m d’un carrefour important.

Transparence des informations sur la qualité de l’air

Les stations de mesure permettent de de suivre en temps réel l’évolution de la qualité de l’air sur www.qualitedelair.brussels/ ou www.irceline.be. A Bruxelles, la qualité de l'air extérieur s'est améliorée de façon très significative ces dernières décennies. Toutefois, des efforts sont encore nécessaires pour assurer le respect des normes européennes relatives aux concentrations moyennes annuelles de dioxydes d’azote (40 microgrammes/m3 NO2).

Il faut noter les améliorations plus récentes concernant la valeur limite européenne pour la moyenne journalière des concentrations de PM10, valeur pour laquelle nous étions en infraction depuis de nombreuses années et qui a été respectée en 2014, 2015 et 2016. La pose des filtres à particules sur les véhicules et l’amélioration technologique des véhicules ont certainement contribué à cette amélioration.
Bruxelles Environnement reste cependant attentif aux PM10 et PM2,5  et plus spécifiquement aux plus fines particules comme les Black Carbon, un indicateur de la combustion automobile. C’est ce qui a incité Bruxelles Environnement à mener la campagne EXPAIR où des citoyens ont mesuré les concentrations de Black Carbon. Ces données ont abouti récemment à une cartographie des rues les plus touchées par ce polluant.  

Mesurer la qualité de l’air et agir sur le long terme 

Cette action en justice est  aussi l’occasion de rappeler qu’au-delà de la qualité des mesures, la  Région bruxelloise a élaboré dans le cadre de son plan AIR CLIMAT ENERGIE de nombreuses actions pour améliorer sur le long terme la qualité de l’air qui dépend notamment du nombre de kilomètres parcourus en voiture et du chauffage des bâtiments. Améliorer la qualité de l’air passe par une mobilisation tant des pouvoirs publics que des citoyens appelés à modifier les habitudes de mobilité et de consommation d’énergie notamment.

Rappelons notamment que l’instauration d’une zone de basse émission permanente à partir du 1er janvier 2018 interdisant l’accès aux véhicules les plus polluants est l’une des mesures  destinées à aider la région bruxelloise à respecter l’ensemble des seuils de concentrations de polluants fixés par l’Union européenne.
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Date de mise à jour: 16/11/2017